Chemilly – Les Girodeaux

Epoque : XVII° (1662) – Protection : MH (2002)
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Chemilly - Les Girodeaux (geneallier.blogspot.com)
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Situation

Histoire

Ensemble rural avec logis de maître et chapelle aux belles portes, bâtiments à pans de bois, pavillon-porche, 1662.

(source : à la découverte du Bourbonnais- Jacques Corrocher, Henriette Dussourd)

Les environs

Les races animales du Bourbonnais

Races animales du Bourbonnais

Les races animales bourbonnaises sont-elles préservées ?

(article d’Alain Landry dans les Cahiers du Bourbonnais n°185)

S’il est un cas unique en France grâce à son passé historique et sa spécificité administrative, c’est bien la province et duché de Bourbonnais.

Quelle autre province de France peut se prévaloir d’appartenir à un seul département ? (avec quelques amputations il est vrai) Quel département peut se prévaloir d’avoir donné à la France une dynastie de huit rois qui ont porté à son sommet et au monde la notion de civilisation et de l’art à la française ? Mais ce qui en fait aussi un lieu sans égal, c’est la richesse

des races animales qui y ont été développées… les races animales bourbonnaises, élevées traditionnellement, parties intégrales de notre patrimoine, sont les ambassadeurs du Bourbonnais. Elles en assurent la bonne renommée en France et dans le monde. Le braque du Bourbonnais est largement utilisé par les chasseurs en France, mais également au Québec, aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Portugal, en Espagne, en Norvège, en Suède et en Italie.

La foire aux ânes de Braize accueille un public toujours plus nombreux et l’âne du Bourbonnais est reconnu comme une race à part entière par les haras nationaux.

Le C.I.P.B. (Comité interprofessionnel du poulet bourbonnais), travaille sans précipitation à l’obtention de son A.O.C. depuis près de huit années. Des raisons majeures de perpétuer la tradition et de ne pas laisser – par indifférence – une race s’éteindre en sombrant dans l’oubli.

Pourtant, quelques-unes sont lourdement menacées par une indifférence à tous les niveaux.

Revue de détail de ces animaux… pas comme les autres !

(source : extrait de l’article d’Alain Landry dans les Cahiers du Bourbonnais n°185)

Poule du Bourbonnais (futura-sciences.com)

Poule et coq bourbonnais

À sa lointaine origine, elle est issue du croisement de races indo-européennes (Brahmapootra) et de races locales. Son plumage blanc herminé semble souligner son appartenance au duché de Bourbonnais. D’une bonne taille, la poule atteint 2,5 kg, et 1 kilo de plus pour le coq. Elle pond en quantité honorable des œufs teintés beige clair, mais n’est pas une excellente couveuse. Sa grande rusticité et sa capacité d’engraissement font oublier ce léger défaut.

C’est une race très active qui se débrouille bien pour trouver sa nourriture sur un parcours enherbé, à l’abri d’une haie. En résumé, une très bonne poule fermière à la chair très délicate. Jadis orgueil de nos fermes, sa production en poulet de chair est reprise et soutenue par quelques esprits passionnés et courageux comme les Ets. Bernard Leutrat, de Saint-Germain de Salles et l’entreprise Allier-volailles d’Escurolles, rejoints par des éleveurs bourbonnais, amoureux de l’élégant gallinacé et fiers de leur terroir, œuvrant tous au développement de l’économie départementale.

Une curiosité spécifique à l’administration française : le ministère de l’Agriculture, via son officine I.N.A.O. (Institut national des appellations d’origine), exige, pour satisfaire à l’A.O.C convoitée, – clé d’une commercialisation à grande échelle – que la Poule Bourbonnaise abandonne… son nom, afin que l’A.O.C. « Poulet bourbonnais » soit conservée… Comprenne qui pourra… au pays des Gribouilles administratives ! D’autant qu’un jugement du tribunal de Moulins, en date du 28 mars 1961 : « … dit et juge que pour la production du “Poulet Bourbonnais”, les animaux : coqs, poules ou poulets vendus pour la consommation ne peuvent provenir, d’après les usages locaux, loyaux, constants et très anciens, que :

1°) d’animaux de race bourbonnaise, c’est-à-dire correspondant au standard de la race tel qu’il a été déposé par le Bourbonnais-Club le 9 octobre 1911 et approuvé par la Fédération nationale des sociétés d’aviculture de France le 19 avril 1920.

2°) d’un territoire comprenant toutes les communes du département de l’Allier et aux communes appartenant aux cantons limitrophes du dit département.

3°) d’élevages conduits suivant les méthodes définies au rapport, et notamment avoir été élevés et engraissés selon les coutumes traditionnelles du Bourbonnais (élevage en liberté ou parquets herbeux et engraissés à l’aide de produits naturels avec emploi facultatif de lait écrémé ou de lait en poudre et additionnés de compléments minéraux vitaminés).

Dit que l’appellation “Poulets du Bourbonnais” est réservée aux produits définis dans le rapport et élevés et engraissés dans la zone délimitée dans la carte annexée au rapport… ». « La chose est jugée ; le droit est dit » ; mais qu’elle sera la valeur de cet acte de justice face aux exigences capricieuses d’une l’administration non contrôlée ? Ceci est une autre affaire… qui est à suivre.

https://poules-club.com/selection-de-40-races-de-poules-fermieres/

Le saviez-vous ? Les Anglo-Saxons, plus constants que les Français en matière d’élevage et de sélection des races animales auraient “ récupéré ”, au siècle passé, le gallinacé bourbonnais pour produire la race Sussex, de taille nettement plus trapue et lourde ; L’on conjecture une “piraterie britannique afin de créer une race dite “Sussex“ pataude et trapue, sans l’élégance française, mais au plumage très proche et pour cause ! son l’hermine ducale trahirait le larcin.

Contact : – “Union avicole bourbonnaise – Bourbonnais club” – Président : Christian Roy, rue du Chatet 03500 Saint-Pourçain-sur-Sioule Tél. : 04 70 45 48 14

(source : extrait de l’article d’Alain Landry dans les Cahiers du Bourbonnais n°185)

Braque du Bourbonnais
(éleveurs-online.com)

Le braque du Bourbonnais

C’est une race de braque très anciennement connue ; elle fut décrite pour la première fois par l’Italien Ulysse Aldrovandus en 1537.

Largement utilisé par les chasseurs, ce braque, défini anoure dès l’origine, est un champion sur gibier à plumes et un virtuose sur bécasse. De taille moyenne, il est un doux compagnon en famille. De fond blanc, sa robe présente des mouchetures de couleur fauve ou marron, ce qui est un atout appréciable, car elle est facilement repérable à la chasse au bois, au gibier d’eau “à la passée” et à la bécasse, chasse ou il excelle.

Chez-nous en Bourbonnais, la couleur fauve est dénommée “fleur de pêcher” et la couleur marron est dénommée “lie de vin”. Mais la réglementation de la S.C.C. (Société centrale canine), qui est l’autorité de tutelle des clubs de races, ne connaît ni la poésie des choses, ni la beauté de la langue française et ses nuances

D’une grande finesse de nez, avec un arrêt ferme naturel, le braque du Bourbonnais règle de lui-même sa quête en fonction du terrain ; son rapport est également naturel tant sur terre qu’à l’eau. Aujourd’hui, on compte 1 400 sujets en France et 200 sujets hors de France.

Contact : Club du “Braque du Bourbonnais” – Président : Alain Picot, 26, rue de la Lombardie. 03100 Montluçon. Tél. : 04 70 05 58 12

(source : extrait de l’article d’Alain Landry dans les Cahiers du Bourbonnais n°185)

 

Canard blanc du Bourbonnais (lespalmipedesdomestiques.com)

Le canard blanc du Bourbonnais

Le mâle peut peser jusqu’à 3,5 kg et la femelle environ 3 kg. Il a un plumage blanc avec un bec de couleur « ongle rosé », sans trace de noir, et des pattes de couleur orange, les ongles roses.

Ses yeux sont grands et foncés à noir. Son corps est long, large, légèrement relevé. Le dos est large et long, légèrement incliné vers l’arrière. Les ailes sont fortes, collées au corps et ne se croisent pas.

Sa queue est assez courte, dégagée de la ligne du dos, en éventail ; celle du mâle avec des plumes bouclées.

Cette race à la chair onctueuse est de nouveau en expansion, après avoir failli disparaître…

Cuisiné à la sauce Duchambais, c’est un régal ; la recette nous viendrait des troupes d’occupation de 1815 qui nous apprirent le principe de l’aigre-doux, alors inconnu dans notre cuisine locale et régionale.

Contact :  “Union avicole bourbonnaise – Bourbonnais club” – Président : Christian Roy, rue du Chatet 03500 Saint-Pourçain-sur-Sioule – Tél. : 04 70 45 48 14

(source : extrait de l’article d’Alain Landry dans les Cahiers du Bourbonnais n°185)

Ane du Bourbonnais
(France bleu)

L’âne du Bourbonnais

De taille moyenne (légèrement plus petit que son cousin du Berry), il mesure de 1,20 m à 1,35 m au garrot selon le sexe. C’est un animal robuste et d’une intelligence remarquable. Bâté, il porte jusqu’à 90 kg, ce qui en fait un très bon randonneur. Attelé, il est docile et fort ; il était encore utilisé dans les années 1920 à Vichy pour promener les curistes à la découverte de la ville. Dans les années cinquante, la plus petite exploitation agricole possédait encore son âne qui rendait de nombreux services comme pour butter les pommes de terre ou sarcler les vignes, et transporter hommes et marchandises vers les villages d’un trot alerte !

L’ennui et un surplus de nourriture sont de nos jours les plus grands ennemis du gentil animal.

Contacts : – Association française de l’âne bourbonnais –

Présidente : Marie-Michèle Doucet, 8, impasse du Château – 95810 Grizy-lès-Plâtres – Tél.. : 01 34 66 67 44 ; Fax. : 01 34 66 62 22

  • Maison de l’âne du Bourbonnais, “Beauregard“- 03360 Braize, Tél./Fax.: 04 70 06 08 87.

(source : extrait de l’article d’Alain Landry dans les Cahiers du Bourbonnais n°185)

Pigeon coquillé du Bourbonnais (Cahiers Bourbonnais)

Le pigeon coquillé du Bourbonnais

Benjamine, (1987), des races bourbonnaises, (en cours d’homologation), ce gracieux colombin compte actuellement 4 à 500 sujets.

D’un port altier, son cou est orné d’un collier de plumes régulier, bien droit, descendant sur la poitrine qu’il met en valeur et semble protéger sa tête bien détachée.

Selon son standard, ce pigeon est fier, vif et botté, il porte collier ; son poids est de 350 à 400 grammes environ, selon le sexe.

Différentes variétés existent : noir, bleu, fleur de pécher, rouge, jaune, argenté. Sa chair, fine et délicate, est appréciée des gourmets.

Contact : Centre d’élevage : Jean-Claude Gayet – 03120 Le Breuil – Tél. : 04 70 99 26 75

(2 éleveurs sont en Bourbonnais, 1 en Alsace, 1 en Allemagne)

(source : extrait de l’article d’Alain Landry dans les Cahiers du Bourbonnais n°185)

Dindon noir du Bourbonnais (wikipedia.org)

Le dindon du Bourbonnais

Son plumage et son torse sont uniformément d’un noir jais à reflets métalliques, sans trace de reflets bronzés. Sa tête est longue, dépourvue de plumes et recouverte de granulations ou caroncules allant grossissant jusqu’à la base du cou.

Cette race rustique, de nature vagabonde, aime les grands espaces.

Le mâle, ou coq d’Inde, atteint 12 kg (prononcer « cô d’Inde » et parfois plus simplement « l’dinde » ou encore « un dinde », en parler bourbonnais) atteint les 12 kg. Et la poule pèse entre 7 et 9 kg.

La poule d’Inde est moins osseuse que le coq ; moins volumineuse aussi elle est plus facile à enfourner.

C’est une dinde très pondeuse et excellente couveuse.

Quant à orgueil, ce coq au paon approche

Et fait sa queue en roue comme luy,

Les barbillons et creste d’icelluy

Sont de couleur à l’azurée proche.

Pierre Belon, 1557

Chaque année, à la mi-décembre, une foire aux dindes ( de toutes races et variétés) se tient à Jaligny. Oies et canards sont également présents. On parle parfois de la « dinde de Jaligny », mais c’est un terme commun à une foule de sujets de provenance variée et de races tout autant indéfinies.

Rôtie et truffée, farcie à la chair à saucisse et aux marrons, auxquels on peut ajouter le foie haché d’une volaille. On l’aura préalablement désénervée et on la présentera à table en « bonnet d’évêque », ce « proche du paon » est un mets royal.

Contact : “Union avicole bourbonnaise – Bourbonnais club” – Président : Christian Roy, rue du Chatet 03500 Saint-Pourçain-sur-Sioule – Tél. : 04 70 45 48 14

(source : extrait de l’article d’Alain Landry dans les Cahiers du Bourbonnais n°185)

Oie blanche du Bourbonnais (fermedebeaumont.com)

L’oie blanche du Bourbonnais

C’est une oie active, massive, trapue, mais sans lourdeur.

Son plumage immaculé est très serré et possède un duvet très fin ; son port est trapu, son dos est large et plat à hauteur des épaules, long et incliné vers l’arrière. Son bec est de couleur rouge orangé, tirant parfois sur le rose vif, le moins jaune possible. Ses yeux sont de couleur bleu clair.

Le mâle pèse jusqu’à 10 kg et la femelle de 5 à 8 kg.

Voilà une race très rustique et prolifique, pondant et couvant bien. Cette grande mangeuse d’herbe est d’un élevage économique et peu délicat.

C’est, à notre avis, rôtie et dorée que le fumet du plat engage à savourer sa chair goutteuse.

Contact : “Union avicole bourbonnaise – Bourbonnais club” – président : Christian Roy, rue du Chatet, 03500 Saint-Pourçain-sur-Sioule – Tél. : 04 70 45 48 14

(source : extrait de l’article d’Alain Landry dans les Cahiers du Bourbonnais n°185)

Lapin gris du Bourbonnais (lapin-gris-bourbonnais.com)

Le lapin gris du Bourbonnais

Ce lapin, au pelage gris foncé, se rapprochant du gris fer a des oreilles assez courtes, portées légèrement en V, aurait été menacé de disparition totale si un groupe de passionnés ne l’avaient relancé. Le poil est court, serré, fin et brillant.

La femelle est douce, prolifique et rustique. Son poids peut atteindre les 5 kg (sans les dépasser) et sa chair est ferme et très fine.

Le lapin possède sur les volailles la grande supériorité de ne pas devoir subir une attente de 24 heures, une fois dépouillé, pour passer à la casserole sans risque d’être filandreux ; on le met à cuire 20 minutes après.

Le secret, c’est de ne pas laisser à la viande le temps de refroidir. Rôti, en gibelotte, à la moutarde (de Charroux de préférence), aux macaronis, au vin blanc ou mariné en terrine, en compote ou en rillettes, vous vous régalerez en régalant vos amis.

Contacts : “Union avicole bourbonnaise – Bourbonnais club” – président : Christian Roy, rue du Chatet, 03500 Saint-Pourçain-sur-Sioule Tél. : 04 70 45 48 14.

– Club Doyen et Européen des éleveurs du “Lapin gris du Bourbonnais” – président d’honneur et  fondateur : Jean-Claude Gayet, 03120 Le Breuil Tél. : 04 70 99 26 75. – (61 éleveurs en France, couvrant 14 départements -1 seul dans l’Allier-, 14 en Belgique, 3 en Allemagne, 2 en Hollande, 1 au Danemark -).

(source : extrait de l’article d’Alain Landry dans les Cahiers du Bourbonnais n°185)

Château sur Allier – La ferme d’Embraud

Epoque :  – Protection :
Propriétaire : Acquise par La Chavannée en 1977
Visite :(intérieur populaire bourbonnais reconstitué), visite sur rendez-vous, expositions et fêtes champêtres.
Dates et horaires :
Adresse :La Chavannée
Embraud 03320 Château-sur-Allier
Téléphone : 04.70.66.43.82
Courriel : frederic.paris@lachavannee.com
Site internet : http://lachavannee.free.fr/Embraud/la%20ferme.html

Château sur Allier - La ferme d'Embraud (lachavannee.free_.fr)

Situation

Histoire

Acquise par La Chavannée en 1977, cette locature bourbonnaise se compose d’une maison d’habitation et d’une grange. Le premier bâtiment abrite des pièces où l’on peut retrouver l’intérieur traditionnel paysan au XIXème siècle, ainsi qu’une exposition thématique.

Dans la grange, des salles d’activités, une cuisine, un dortoir et des sanitaires nous permettent de recevoir des groupes.

De plus, trois fois l’an, Embraud accueille nos fêtes : Les Brandons, la fête de la rivière le jeudi de l’ascension, et la fête des Chavans l’été.

Venez donc un de ces jours-là…

(source : http://lachavannee.free.fr/Embraud/la%20ferme.html)

Les environs

Chappes – église Sainte-Anne

Epoque :  XI° – XII°- Protection : classée MH (1979)
Propriétaire : Commune de Chappes
Visite :
Dates et horaires :
Adresse : Le Bourg 03390 Chappes
Téléphone :
Courriel :
Site internet :

Chappes -église Sainte-Anne (mesvoyagesenfrance.com)
Chappes -église Sainte-Anne (lieuxsacres.canalblog.com)
Chappes -église Sainte-Anne La tourelle d'accès au clocher (lieuxsacres.canalblog.com)
Chappes -église Sainte-Anne La tourelle d'accès au clocher (lieuxsacres.canalblog.com)
Chappes -église Sainte-Anne- Le porche (lieuxsacres.canalblog.com)
Chappes -église Sainte-Anne- Le caquetoire (lieuxsacres.canalblog.com)
Chappes -église Sainte-Anne (lieuxsacres.canalblog.com)
Chappes -église Sainte-Anne (lieuxsacres.canalblog.com)

Actualités : Chappes : Monument historique, l'église Sainte-Anne sera rénovée (Semaine de l'Allier 8 avril 2021)

Chappes-église Sainte-Anne (semaine de l'allier du 8 avril 2021)

Situation

Chappes est situé à 31 km au nord-est de Montluçon et à 42 km au sud-ouest de Moulins.

Histoire

Eglise qui appartenait à l’ancien diocèse de Bourges, donnée à l’abbaye de Souvigny au début du 12e siècle. Edifice à une nef de quatre travées flanquée de bas-côtés, et un transept non saillant. Deux travées plus petites rejoignent l’abside et les deux absidioles. La nef centrale est couverte d’un berceau continu, soutenu par des arcs doubleaux. Les collatéraux ont reçu des voûtes en quart de cercle. La croisée du transept est couverte d’une coupole sur trompe. Les piles sur lesquelles retombent les arcs formerets dénotent plusieurs campagnes de construction. Les deux piles orientales du transept, cruciformes, peuvent remonter au 11e siècle. La première travée orientale de la nef présente des piles carrées flanquées de colonnes latéralement et en regard du vaisseau central, dateraient d’une première campagne du 12e siècle. Les trois travées occidentales de la nef présentent des piles carrées cantonnées de quatre colonnes engagées, correspondant à une seconde campagne du 12e siècle. Les colonnes sont toutes couronnées de chapiteaux sculptés d’un mélange de végétaux et d’êtres fantastiques. Le portail principal, sur la façade ouest, est roman. La porte est encadrée de deux colonnes engagées surmontées de chapiteaux à crochets rappelant les feuilles d’acanthe. La porte s’ouvre sur de nombreuses voussures. Le tympan esst formé par un linteau en bâtière, traduisant une influence auvergnate. Une tourelle couronnée par un toit en poivrière contient l’escalier permettant d’accéder au clocher.

(source : monumentum.fr)

Saint-Germain des Fossés – Notre Dame du Prieuré

Epoque : XII° – Protection : MH (1969)
Propriétaire : Commune de Saint-Germain des Fossés
Visite : Possibilité de visite guidée (04 70 59 60 45)
Dates et horaires :
Adresse :
Téléphone :
Courriel :
Site internet :

Affectataire : paroisse-saintjosephdesthermes@moulins.catholique.fr. 04 70 98 39 63

Blog : repb03.free.fr
Site internet : églises peintes du Bourbonnais

Sur la route du patrimoine : Les églises peintes du Bourbonnais : Saint-Germain des Fossés Note Dame du Prieuré

Saint-Germain des Fossés- Notre Dame du Prieuré (Cindy Michaud)
Saint-Germain des Fossés- Notre Dame du Prieuré-Le caquetoire (httpsculture.allier.fr)
Saint-Germain des Fossés- Notre Dame du Prieuré (paroisse-saintjosephdesthermes)
Saint-Germain des Fossés- Notre Dame du Prieuré (Cindy Michaud)
Saint-Germain des Fossés- Notre Dame du Prieuré-La luxure (httpsculture.allier.fr)
Saint-Germain des Fossés- Notre Dame du Prieuré-Saint Austremoine (httpsculture.allier.fr)

Situation

Saint-Germain des Fossés est à 11 km au nord de vichy

et à 45 km au sud de Moulins.

Le prieuré est situé au sud de Saint-Germain-des-Fossés, entre la D 258, la D 67 et la D 77.

Histoire:

Le prieuré était rattaché à l’ordre de Cluny et dépendait de l’abbaye de Mozac. Il bénéficiait des droits de justice civile et criminelle.

En 1791, les biens du prieuré deviennent biens nationaux et sont vendus.

Certaines salles du prieuré accueillent aujourd’hui des expositions temporaires, ainsi que des objets découverts dans la cour intérieure du prieuré à l’occasion de fouilles qui ont eu lieu au début des années 1980.

Depuis le début des années 2000, le service religieux y est assuré par les frères de la Communauté Saint-Jean, qui occupent une partie des bâtiments conventuels.

Description :

L’église, de style roman, est surmontée d’un clocher coiffé d’un dôme à impériale. La nef comporte trois travées et elle est munie de bas-côtés. Le transept n’est pas saillant. Le chevet est constitué d’une abside flanquée de deux absidioles.

Une chapelle latérale date du XVe siècle. C’est dans l’absidiole nord qu’était installée la statue de la Vierge, objet d’un pèlerinage le , avant qu’elle ne soit transférée dans la nouvelle basilique.

Elle abrite des peintures murales du XIIIe siècle.

L’église accueille depuis 1994 un orgue Haerpfer-Erman de plus de 800 tuyaux. Cet orgue a été démonté pour être déplacé ; cependant, après avoir été démonté, il a été placé dans un entrepôt et s’y trouve toujours.

(source : wikipédia.org)

Contigny – église Saint-Martial

Epoque :  XII° – XV°- Protection : ISMH ( juin 1927)
Propriétaire : Commune de Contigny
Visite : oui
Dates et horaires : Ouvert tout les jours de 9h à 17h
Adresse : 4 Place de l’Église 03500 Contigny

Affectataire : Paroisse Saint-Vincent
3436 rue de la République
03500 Saint-Pourçain-sur-Sioule
Téléphone : 04 70 45 54 12

Courriel de la paroisse : paroisse.st.pour@wanadoo.fr

Blog : repb03.free.fr
Site internet : églises peintes du Bourbonnais 

Sur la route du patrimoine : Les églises peintes du Bourbonnais : Saint-Martial à Contigny

Visite panoramique (Université de Columbia) : Contigny-Eglise Saint-Martial

Contigny - église Saint-Martial (auvergne-centrefrance.com)
Contigny - église Saint-Martial (église peintes du Bourbonnais)
Contigny - église Saint-Martial (allier-hotels-restaurants.com)
Contigny - église Saint-Martial (église peintes du Bourbonnais)

Situation

Contigny est à 26 km au sud de Moulins et à 32 km au nord de Vichy.

Histoire

Description architecturale

Eglise de plan longitudinal, en croix latine, à transept peu saillant, terminé par une abside dotée d’une absidiole et d’une annexe de forme quadrangulaire. Tour-clocher terminée par une flèche d’ardoise, située au niveau de la croisée du transept.

La seule peinture murale de l’édifice est celle se trouvant sur la face nord du deuxième pilier de la nef. La composition, hélas très dégradée, sur laquelle nous pouvons y remarquer un groupe de trois ou quatre personnes.

La femme, très certainement la donatrice, vêtue d’une robe rouge, les mains jointes, porte une coiffe intéressante ; un chaperon à bavolet, unique représentation de cette coiffure dans le département.

Principales étapes de construction

Cette église dépendait de l’ancien diocèse de Clermont, elle est donnée en 1100 au prieuré bénédictin de Saint-Pourçain, qui dépendait de Tournus. Cet édifice comprend une nef de trois travées en berceau brisé, flanquée de bas-côtés voûtés d’arêtes. L’abside en hémicycle est flanquée d’une absidiole au sud, celle du nord ayant été remplacée à l’époque moderne par une sacristie.

L’église Saint-Martial a été l’objet de trois campagnes de construction. Au XIe siècle, apparaissent le chevet, le chœur, le transept et les deux travées orientales ; au XIIe siècle, les bas-côtés sont reconstruits sur un plan plus large et au XVe siècle, les croisillons sont transformés en chapelles privées. En 1861, la nef est allongée d’une travée à l’ouest et la porte du XIIe siècle installée dans la nouvelle façade.

(source : https://www.patrimoine-religieux.fr/)

Thiel sur Acolin – Le Grand Péage

Epoque : XVII° – Protection :
Propriétaire : Privé
Visite : non
Adresse :
Téléphone :
Courriel :
Site internet :

Thiel sur Acolin - Le Péage (L. Bernardet)
Thiel sur Acolin - Le Grand Péage-Le Porche (L. Bernardet)
Thiel sur Acolin - Le Grand Péage-Extérieur et porche (L. Bernardet)

Situation

Thiel sur Acolin est a 22 km à l’est de Moulins

Le Grand Péage est à la sortie nord-ouest du bourg

Histoire

Le Péage :

L’existence de construction à cet endroit proche de l’Acolin remonte à l’Antiquité : les Romains y avaient édifié un camp romain qui surveillait la voie allant de la Loire à l’Allier ; les usagers de la voie romaine payaient vraisemblablement un péage pour  son entretien.

Il existe encore des traces du camp : deux levées de terre situées au nord-ouest  d’une grange, à proximité de la voie ferrée.

Au départ des Romains, on découpa, à l’intérieur du camp, une motte entourée d’eau sur laquelle fut construite une maison forte abandonnée au XVII° siècle. L’emplacement de cette motte apparaît sur le plan Napoléon ainsi que l’étang qui la baignait et dont la chaussée se trouvait à 200 mètres en  amont de l’actuelle RCEA.

Au XVII° siècle fut construite   une maison de Maître en briques polychrome  qui servit de monastère aux Cordeliers venus assainir la Sologne Bourbonnaise en créant fossés, étangs et en déboisant ; pour accéder à la cour, en venant du village de Thiel, on pénétrait par l’actuel porche surmonté d’une croix, et constitué par un assemblage de grosses briques, assez rares en Bourbonnais.

Au milieu du XVII° siècle  le fief du Péage appartenait à Gilbert Cousin seigneur du Péage . Le 10 juin 1674 il passait   un contrat avec le maitre architecte de Souvigny Hilaire Bernard qui s’engageait à construire en limite de la Mothe du Péage :  3 pavillons : 1 pavillon central d’une longueur de 50 pieds(16m) et d’une largeur de 20 pieds(6.4m), dans l’axe du porche,   et à chaque extrémité 1 pavillon de mesure identique d’une longueur de 28 pieds(8.96m) et d’une largeur de 19 pieds(6.08m), pour le prix de 750 livres. Toutefois, le 5 aout 1674 le Sieur du Péage et l’architecte ont annulé le contrat: ont seulement été construits deux pavillons situés à chaque extrémité du mur d’enceinte de part et d’autre du porche, à la fin du XVIIème siècle.

A la fin du XIX° siècle des bâtiments agricoles ont été érigés sur la façade occidentale des murs d’enceinte, pour servir de communs à la maison en pierres meulière située entre l’école du Péage et ce mur,  construite à la même époque.

Au XVIII° siècle le Péage appartenait à Gabriel Feydeau, également propriétaire de la Cour en Chapeau puis fut vendu à Claude Roy de la Nizière dont les descendants les frères de Pardieu s’en séparèrent dans le premier tiers du XX° siècle. Ceux-ci ne vivaient plus au Péage, mais au château de La Pierre, manoir  construit au XIX° siècle et situé sur Thiel.

(Sources : « Les Fiefs du Bourbonnais » par A de  LA FEIGE et R de LA BOUTERESSE, et « Histoire du Canton de Chevagnes » par Marie LITAUDON)

(Merci à L. Bernardet)

Chassenard – église Saint-Georges

Epoque : XII° – Protection : L’église, ISMH (9 avril 2001)  à l’exception des parties romanes (portail et nef)  classées MH (10 décembre 2001)

Propriétaire : Commune de Chassenard

Affectataire : Paroisse Sainte-Marie, Mère de Dieu

Visite : Visite libre avec pupitre d’information. Toute l’année, tous les jours.
Pour la visite intérieure, clé à retirer en mairie sur rendez-vous de 9h à 12h et de 14h à 17h.
Dates et horaires :
Adresse : place de l’église 03510 Chassenard
Téléphone : 03 85 53 08 79
Courriel : chassenard.mairie@orange.fr
Site internet : chassenard.com

Chassenard-église Saint-Georges (auvergne-centrefrance.com)
Chassenard-église Saint-Georges (auvergne-centrefrance.com)
Chassenard-église Saint-Georges - le tympan (Crédit photo Kris71 )
Chassenard-église Saint-Georges (photos-eglises.fr)
Chassenard-église Saint-Georges (photos-eglises.fr)
Chassenard-église Saint-Georges (photos-eglises.fr)
Chassenard - tympan roman lors de la découverte en 2000 (M. Couture)
Chassenard - tympan roman lors de la découverte en 2000 (M. Couture)

Situation

Chassenard est situé à 59 km au sud-est de Moulins et à 64 km au nord-est de Vichy

Histoire de l’église

Sous l’ancien Régime, il y avait deux paroisses sur le site actuel de la commune de Chassenard (1) :

Saint Georges, à Chassenard (archives paroissiales de 1547 à 1792)
Saint Denis, à Cée (archives paroissiales de 1613 à 1791)

Ces deux paroisses dépendaient de l’archiprêtré de Pierrefitte s/Loire et du Diocèse d’Autun; des Bailliages et Recettes de Semur en Brionnais et Charolles et, pour quelques lieux, du Brionnais.

Au XIIème siècle :

La construction de l’église Saint Georges remonte probablement pour ses parties les plus anciennes au début de la seconde moitié du XIIème siècle, soit plus de 150 ans après la création de la paroisse (2).
Ces éléments, ainsi que les observations faites par les archéologues d’aujourd’hui, permettent de supposer que l’église construite à cette époque entre dans une typologie bien spécifique, étudiée par Hannelore Durix, historienne, dans un article sur les églises paroissiales en pays Brionnais :

“Avec une simple nef charpentée ou couverte d’un plafond de bois, un chœur dans le simple prolongement de la nef, à peine séparée d’elle (… ces églises) se dressent sur des plans légèrement trapézoïdaux.”

Selon Neil Stratford (3) la sculpture du tympan a probablement été réalisée par l’atelier du Donjon (voir aussi : Neuilly en Donjon, St Léger s/Vouzance, Anzy le Duc, Montceaux l’Etoile).

Au XVIIème siècle (5) :

D’après le récit d’une visite pastorale, à Chassenas, (orthographe de l’époque) en 1641, l’église paroissiale de la collation de Monseigneur d’Autun, est sous le patronage de Saint Georges. On dénombre environ 200 communiants ou pratiquants. Il manque une chasuble, il n’y a ni aube, ni surplis.

Messire Claude Gay, Curé de 1651 à 1675, dispose d’un bénéfice annuel de 4 à 6000 livres.

A son décès en 1675 et , conformément à son testament, son frère, Messire Léon Gay, chevalier servant de Malte, et prêtre, fait construire près de l’église et du cimetière, une chapelle dédiée à Saint Claude.

Au XVIIIème siècle :

D’après un récit d’une visite pastorale, le 24 mai 1705, en raison d’un regroupement des paroisses circonvoisines et du grand nombre de fidèles, il fallut pour la messe et les Confirmations renouveler la cérémonie à diverses reprises. Le Curé est alors Matthieu Maublanc et l’état des objets du culte et des vêtements sacerdotaux est très apprécié cette fois.
Les bâtiments sont en bon état, la nef est couverte de tuiles creuses, le cimetière est clos de palis pour la plus grande partie et d’une muraille. La chapelle Saint Claude, nouvellement construite est couverte de tuiles plates avec un petit clocher couvert d’essones  comme celui de l’église. Un vicaire y assure trois messes en semaine et l’office du dimanche.
Des textes précisent l’existence d’une sacristie, entre les deux contreforts sud de l’église ; les deux bâtiments, contigus, communiquent par une porte. La sacristie sert également pour la chapelle Saint Claude.

Quelques faits notables pendant la période révolutionnaire :

La création de Chassenard : administrative puis territoriale (4)

Le 15 février 1790, Assemblée générale de la paroisse de Chassenard-outre-Loire, province de Bourgogne, département de Semur en Brionnais, pour la constitution de la Municipalité de cette paroisse. M. Jean-Marie Gay est élu maire.

Le 24 août 1791, en présence d’Antoine Buisson, maire de la municipalité de Chassenard, on procède à la détermination des limites de la circonscription de la paroisse de Chassenard. Aucune référence n’est faite à la paroisse de Cée, et à cette date, les termes de paroisse et municipalité sont utilisés. Le terme commune est employé dans d’autres textes de la même année.

Les Biens Nationaux (4)

Les “Domaines Nationaux” situés à Chassenard, district du Donjon, Département de l’Allier, sont mis en vente le 23 mai 1791 (cf. affiches pour adjudication définitive en date du 9 avril 1791). L’inventaire des vases, linges et autres objets trouvés dans l’église et la sacristie de la commune de Chassenard est fait le 1er Frimaire an II (1793).
Le 20 Thermidor An II, il fut procédé à une vente de quelques effets de la ci-devant Eglise pour un total de 455 livres 12.
L’église St Denis de Cée et la chapelle St Claude à Chassenard sont vendues définitivement à des particuliers. Seule l’église Saint Georges, devenue bâtiment communal reviendra à sa destination initiale, pour un territoire paroissial plus étendu.

Au XIXème siècle :

Le 4 Thermidor An II (été 1804) l’église Saint Georges est de nouveau affectée au culte catholique; confirmation par le Conseil de la Municipalité en 1816.

En 1822, création du Diocèse de Moulins.

En 1842, Jacques Chevageon, curé de Chassenard et Gaspard Buisson, maire de la commune conviennent de divers travaux à exécuter dans l’église. Pierre Barille, peintre et plâtrier de la ville de Marcigny, devra “argenter le nuage du chœur, dorer la gloire, peindre en bleu de ciel la draperie et dorer les cordons, rétablir la dégradation de tout le corps intérieur de l’église ….”
Ces précisions permettent de savoir que l’abside était décorée et que ces travaux ne constituaient que des repeints. Il est donc regrettable qu’elle ait été détruite 80 ans plus tard, sans que des mesures conservatoires aient été effectuées. (Cf. sauvegarde des peintures de l’église de Molinet, actuellement conservées au Musée Anne de Beaujeu, à Moulins.)

De 1853 à 1859, l’entreprise Gauchot, de Digoin, exécutera différents travaux de plâtrerie et peinture.

Le 4 décembre 1874, Mgr l’Evêque de Moulins autorise une réunion extraordinaire du Conseil de Fabrique de la paroisse de Chassenard. Le 10 décembre 1874, l’état déplorable de l’église est constaté.

Le 22 mai 1875, l’architecte A. Dupré présente un important projet de restauration de l’église.

La seule information sur le mur sud (où fut découvert en octobre 2000 le portail roman) est :
“Sur la façade du côté sud, ce raccordement est consolidé par un contrefort dont la solidité n’est pas altérée; mais du côté opposé c’est à dire du côté nord, le raccordement existe sans contrefort, et c’est sur ce point de l’édifice que sa stabilité est grandement compromise”.

Le 17 novembre 1875, la Commission d’Architecture de l’Allier accepte le projet, sous le bénéfice d’une observation, dans le souci de respecter l’aspect originel de l’abside romane.”Il conviendra d’éviter de placer le contrefort destiné à consolider la voûte de l’abside qui est fendue dans le sens de l’axe de l’église, au chevet même du monument parce qu’il est naturel de réserver une fenêtre dans ce chevet”.

Le 13 mai 1876, le préfet autorise l’adjudication.

Le 21 juin 1876, sieur Pegon Jean-Marie, seul déposant, est déclaré adjudicataire.

Le 20 novembre 1881, le Conseil municipal constate la nécessité de réparer la toiture de l’église et charge M. Moreau architecte à Moulins d’établir un devis pour connaître précisément le montant de la dépense envisagée.

Le 20 avril 1896, R. Coindeau présente un devis estimatif de travaux de réparation de l’église, du presbytère et des murs de clôture. Il sera modifié et restreint à des travaux aux seuls murs du presbytère, par un nouveau devis le 7 mars 1899.
L’état de l’église au début du XXème siècle, laisse penser que ces devis n’auront pas été exécutés en totalité. Restent avec certitude le contrefort principal du mur Nord, et les vitraux de la nef datés de 1894.

XXème siècle  (4) :

Le 24 avril 1901, M. Michel Mitton, architecte à Moulins, rédige un rapport sur le mauvais état de l’église. Des réparations urgentes et d’une certaine importance sont à prévoir ou la reconstruction totale de l’édifice religieux. Il insiste sur l’état préoccupant du clocher et de l’abside.

Le 19 mai 1901, le conseil de Fabrique déclare n’avoir aucune ressource financière pour subvenir aux frais de reconstruction et dégage sa responsabilité en cas d’accident face à l’état de délabrement dans lequel se trouve l’église, surtout depuis la chute de la foudre en juin 1900.

Les rapports de l’architecte et les délibérations sont transmises aux autorités religieuses et civiles et reçoivent l’approbation de l’Evêché le 15 juin 1901.

Le 28 août 1909, comme aucune décision n’a été prise, M. le curé Bargheon adresse une lettre au maire de Chassenard sur l’urgence de la situation et propose la construction d’une nouvelle église sur le terrain de l’ancien cimetière. Parmi les diverses clauses, le Curé Bargheon précise : “L’église devra servir à perpétuité à l’exercice du culte catholique …”. Ce point posera sérieusement problème et retardera d’autant les décisions. Finalement l’idée de construction d’une nouvelle église sera abandonnée.

1912, l’architecte M. Michel Mitton (1864-1954) étudie un nouveau projet qui désoriente l’église :

  • Construction à l’Ouest, d’un transept, d’un nouveau sanctuaire et d’une sacristie,
  • Suppression à l’Est de l’abside romane très lézardée,
  • Ouverture à l’Est d’un portail.

Sur un plan du 6 décembre 1912, il prévoit dans le mur sud, la création d’une porte. Il n’y avait donc pas de porte à l’emplacement où en 2000 on découvrira le portail roman !

Le 23 novembre 1913, le conseil municipal de Chassenard prend connaissance d’un contrat passé entre M. le Maire et M. le Curé Bargheon, par lequel ce dernier s’engage à réparer à ses frais l’église suivant les plans déposés en mairie.

En 1914, les travaux commencent par l’ouverture du mur Ouest de la nef pour la construction du transept.
Les travaux sont rapidement arrêtés à cause de la Guerre de 14/18 et pendant plus de cinq ans, l’église sera fermée à l’Ouest par un mur provisoire fait de briques  et de planches.

Après la Grande Guerre :

En 1919, reprise des travaux.  M. Bargheon demande une subvention pour aider au paiement des travaux et obtient une réponse négative de la part de la sous-préfecture de Lapalisse le 18 novembre.

Le 13 mars 1922, acquisition par la commune de Chassenard de la “maison Cuissinat”, anciennement chapelle Saint Claude.

Le 3 octobre 1922, M. Mitton, Architecte à Moulins et M. J.B. Boudeville, Entrepreneur à Dompierre, établissent, pour M. le Curé Bargheon un projet de construction de la façade. A cette époque, M. Michel Mitton est associé avec son fils François, ils ont vraisemblablement travaillé ensemble sur ce projet. Cette nouvelle façade avec portail à l’Est entraînera la destruction de l’abside romane.

En 1923, démolition de la “maison Cuissinat”, anciennement chapelle Saint Claude.

Le 17 juillet 1924, M. Lafeuille, Ingénieur d’arrondissement des Ponts et Chaussées écrit dans un rapport : qu’il résulte que l’église n’est pas classée aux Monuments historiques et que les travaux à y exécuter consistent en la réparation de la toiture et en crépissage des murs intérieurs et extérieurs.

En 1925, des sculptures formant frise sont mises au jour sur le mur Sud, lors du décrépissage du mur, près de la porte récemment ouverte, sur des indications données en 1913 par M. Mitton. Elles représentent un “combat de chevaliers” et “l’Adoration des Mages”. Bien qu’assez endommagée, la partie gauche montre clairement que l’un des chevaliers, portant cotte de mailles et casque, a été désarçonné par l’autre. De plus, la pointe de la lance adverse pénètre sous son menton. A droite d’une tour à base carrée comportant trois niveaux d’ouvertures dont deux baies géminées au deuxième étage, deux rois mages couronnés et vêtus de longues robes s’avancent de profil. Le troisième roi est agenouillé, sa sculpture a été mutilée lors de la découverte.

En 1930, plantation de 8 platanes sur la nouvelle place de l’église.

L’église vers 1931

En 1988, lors du Congrès Archéologique de l’Allier, l’église de Chassenard ne figurait pas au nombre des monuments visités.En 1991, classement des “reliefs de style roman” par arrêté du 30 décembre 1991 au titre des Objets Mobiliers. Il semblait alors raisonnable de supposer que ces fragments découverts vers 1925, provenaient de la Commanderie de Beugnet située sur le territoire de la même paroisse.

En 2000 :

Un nouveau ravalement de l’église Saint Georges est décidé par le conseil municipal.

Le lundi 23 octobre 2000, les travaux commencent et grâce à un éclairage rasant, de soleil d’automne, M. Albert Féjard, chef de chantier à l’entreprise Lassot, constate au-dessus de la porte Sud une différence dans l’aspect du mur. Cela le préoccupe au point de le réveiller en pleine nuit du lundi au mardi. Reprenant le chantier le mardi matin 24 octobre, il demande l’autorisation de faire un sondage et découvre la tête d’un ange, puis, stupeur et émerveillement partagés par tous : car c’est le Christ lui-même qui a été découvert, sous les yeux ébahis des habitants du village de Chassenard (2) .

La découverte du tympan montre que les sculptures mises au jour en 1925, font partie d’un ensemble beaucoup plus important. Prolongeant vers la droite les sculptures de l’« Adoration des Mages », c’est le portail entier qui se révèle : deux colonnes, rappelant celles du chœur de l’église de Saint Léger sur Vouzance, encadrent l’entrée et soutiennent un linteau qui n’apparaît que par ses extrémités.

Le 9 avril 2001, l’église Saint Georges est inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

Le 10 décembre 2001, les parties romanes (portail sud et nef) de l’église sont classées parmi les Monuments Historiques.

En 2004, une étude archéologique et historique est réalisée et met au jour une arcade intérieure, une fenêtre romane et la base des colonnes encadrant le portail. Elle a également montré que tous les éléments architecturaux romans sont en place depuis leur réalisation initiale.

2008 – 2010 :

Les travaux de restauration

À partir de juin 2008, suite au décès de M. François Voinchet ACMH, M. Richard DUPLAT – Architecte en Chef des Monuments Historiques assure la maîtrise d’œuvre en liaison avec la CCVal qui a cette « compétence » pour nos communes. Les travaux de restauration de la nef et du portail romans de l’église Saint Georges commencent sous sa conduite, en septembre 2008.

Tout d’abord, toutes les stabilisations et consolidations urgentes et indispensables sont exécutées. Il a été procédé ensuite :

– Mur Sud : au renforcement  du mur par intégration de fibres de verre

– Mur Nord : au démontage et remontage complet du parement extérieur

– Portail Sud : à la reconstruction du linteau et des pieds-droits, ceux-ci en pierre de Jaumont (calcaire oolithique à grain moyen ; la couleur jaune qui lui donne sa spécificité est due à la présence d’oxyde de fer). Les caractéristiques de cette pierre sont très proches de celles du calcaire à entroques employé pour ce portail, au XIIe siècle

– Charpente et  toiture totalement refaites, pour redonner tout son volume à la nef romane

– Un auvent est ajouté au-dessus du portail, essentiel pour la conservation des sculptures

– Intérieur : * éclairage, chauffage, rénovation de certains vitraux et des enduits muraux

                   * des peintures anciennes sont mises au jour, sous le clocher, et finement restaurées

                   * pose de dalles de pierre et de carreaux de terre cuite

 -Installation de la porte en cuivre  et  enduits extérieurs terminent les travaux d’architecture.

Tous ces travaux effectués, en décembre 2009, les restaurateurs de sculptures ont pu commencer la restauration du tympan et de tout son environnement. Des fragments soigneusement conservés lors de la découverte, inventoriés et étudiés, par G. Rollier, archéologue INRAP, en 2005, sont remis en place : éléments du tympan, de la voussure, du linteau.

Voir détails à la rubrique HISTOIRE : TYMPAN

Les travaux ont été achevés en septembre 2010.

Sources :

site : www.chassenard.com

Recherches historiques de Solange Couture (Chassenard)

  1. Archives départementales de l’Allier
  2. Annie Regond maître de Conférence en Histoire de l’Art à l’Université Blaise-pascal et CAOA de l’Allier, “Présentation aux habitants de Chassenard du tympan de leur église”
  3. Conservateur honoraire au British Museum, professeur à l’Ecole des Chartes
  4. Archives Municipales de Chassenard déposées aux Archives Départementales de l’Allier
  5. Archives départementales de Saône-et-Loire

Histoire du tympan

Description du tympan roman lors de la découverte en 2000

Au centre du tympan, dans une mandorle, cadre en forme d’amande, trône le « Christ de la Parousie », c’est-à-dire le Christ apparaissant au moment de l’Apocalypse. Assis sur un siège aux extrémités se terminant en élégantes volutes, Il lève la main droite, l’index désignant le ciel.
De la main gauche, détachée mais conservée, Il tient un livre. Il porte une courte barbe, et son front est ceint d’une couronne d’orfèvrerie, de même type que celles des rois mages et de la Vierge. Les draperies de sa robe conservent par endroits des fragments de polychromie.

La partie supérieure de la mandorle est tenue par deux anges portant de longues robes plissées. Leurs têtes sont bien conservées, de même que le plumage de leurs ailes. Ce type de présentation de la mandorle avait été adopté, si l’on en croît Conant, à Cluny III.

En dessous de l’ange de gauche qui pourrait symboliser saint Matthieu, à droite du Christ, s’impose le lion ailé de saint Marc, au long cou et à la tête très abîmée, mais dont le nimbe est conservé. Ce qui subsiste de son pelage peut être rapproché de celui du lion de Neuilly en Donjon. Trois de ses pattes sont visibles, semblables à celles du lion d’un chapiteau d’Anzy-le-Duc.

En dessous de l’ange de droite, donc à gauche du Christ, on reconnaît l’aigle de saint Jean, surmontant le taureau de saint Luc. La tête du taureau a partiellement disparu.

L’archivolte, en avancée par rapport au tympan, a perdu une grande partie de son décor. Seuls subsistent une grappe de raisin (en haut) et un fragment de l’étoile qui guide les mages.

D’autres éléments de décor sont visibles : des restes du linteau dont il manque la partie centrale, et les chapiteaux surmontant les colonnes latérales du portail.

2009 – 2010 Restauration du portail roman

De nombreux fragments sauvegardés, étudiés et identifiés au cours de l’Etude archéologique, par Gilles Rollier, archéologue INRAP ont été repositionnés lors de la restauration.

Ont notamment été remis en place :

– dans le tympan : la main du Christ tenant le Livre ; des fragments de draperie de la robe du Christ , le bras gauche de l’ange soutenant la mandorle, côté Est ; la joue du taureau représentant l’évangéliste saint Luc ;

– dans la voussure : des grappes de raisin ; des fragments de l’étoile des Mages, la restituant ainsi complètement.

D’autre part, au cours de l’Étude archéologique, Gilles Rollier, avait eu, par Madame Dendraël, conservateur du Musée du Hiéron, connaissance de fragments de sculptures provenant de Chassenard, conservés à Paray-le-Monial. Il avait immédiatement identifié ces trois fragments de statues, comme provenant du linteau brisé lors de l’ouverture du mur Sud, en 1920/22. Les restaurateurs des sculptures du tympan en ont fait des copies  et les ont replacées dans le linteau pour en compléter partiellement le décor : un cortège apostolique.

Sources :

Site : www.chassenard.com

  • Texte : Solange Couture et Stéphanie Michel, d’après Annie Regond, CAOA de l’Allier.
  • Extrait de la maquette de la Communauté de Communes du Val de Loire du 5 avril 2005.
  • Description des travaux effectués en 2008 – 2010. S. Couture.

Les environs

Coulanges – Château de Mortillon à 12 km au nord-ouest

Neuilly en Donjon – église Sainte-Marie Madeleine à 16 km au sud-ouest

Saligny sur Roudon – le château à 23 km à l’ouest

Moulins – Maison Lorin des Barres

Epoque :  – Protection :
Propriétaire :
Visite :
Dates et horaires :
Adresse :
Téléphone :
Courriel :
Site internet :

Moulins - Maison Lorin de Barres (medieval.mrugala.net)
Moulins - Maison Lorin de Barres (medieval.mrugala.net)
Moulins - Maison Lorin de Barres (medieval.mrugala.net)
Moulins - Maison Lorin de Barres (medieval.mrugala.net)

Actualités : La maison Lorin de Barres : sublime, fragile mais à l'abandon

Moulins - Maison Lorin de Barres (La Semaine de l'Allier du 5 novembre 2020)

Situation

Histoire

Les environs

Fleuriel – Historial du paysan soldat

Propriétaire : Communauté de Communes Saint-Pourçain Sioule Limagne
Visite : Oui
Dates et horaires :

Réouverture le 2e week-end du mois d’avril.

Avril, mai, juin et septembre
Du vendredi au dimanche, de 14h à 18h.
Vacances scolaires (zone A) et jours fériés : du mercredi au dimanche de 14h à 18h.
Juillet et août
Du mercredi au vendredi, de 10h à 12h et de 14h à 18h.
Samedi et dimanche, de 14h à 18h.
Du 1er octobre au 11 novembre
Du vendredi au dimanche, de 14h à 18h.
Vacances de la Toussaint et jours fériés : du mercredi au dimanche de 14h à 18h.

Fermé les lundis et mardis.
Ouverture aux groupes, sur réservation, du 15 février au 15 décembre.

Adresse : 1 Route du Vallon – 03140 Fleuriel
Téléphone :
Courriel :
Site internet : historialpaysansoldat.fr

Fleuriel-Historial du paysan soldat (Historial du paysan soldat.fr)
Fleuriel-Historial du paysan soldat- La maison principale (B. Airaud)
Fleuriel-Historial du paysan soldat- La grange-étable (B. Airaud)
Fleuriel-Historial du paysan soldat (B. Airaud)
Fleuriel-Historial du paysan soldat (B. Airaud)
Fleuriel-Historial du paysan soldat (B. Airaud)
Fleuriel-Historial du paysan soldat (B. Airaud)
Fleuriel-Historial du paysan soldat (B. Airaud)
Fleuriel-Historial du paysan soldat (B. Airaud)

Situation

Fleuriel est à 34.3 km au nord-ouest de Vichy et à 40.6 km au sud de Moulins.

Historial du paysan soldat : 1 Route du Vallon – 03140 Fleuriel

Histoire

L’Historial du paysan soldat est un établissement muséal géré par la Communauté de Communes Saint-Pourçain Sioule Limagne. Il aborde la Première Guerre mondiale sous un angle novateur : la participation du monde rural à ce conflit.

Cette structure, située dans le village de Fleuriel, a été inaugurée en novembre 2015. Sa situation géographique peut interroger, la plupart des institutions culturelles traitant des deux conflits mondiaux se trouvant généralement sur l’ancienne ligne de front – pour ceux abordant la Première Guerre mondiale –, ou à des endroits où eurent lieu des événements marquants – pour ceux abordant la Seconde Guerre mondiale. Si cet Historial s’est installé au cœur de l’Allier, c’est parce qu’il souhaite mettre en avant un aspect particulier relatif aux deux conflits mondiaux : la participation du monde rural aux conflits. L’Allier, département agricole, a en effet été marqué par les deux guerres mondiales du fait du départ de nombreux paysans pour la guerre, mais aussi du fait de la mobilisation de la population rurale restée à l’arrière.

Si le musée est voué à aborder les deux conflits mondiaux, il est aujourd’hui exclusivement centré sur la Première Guerre mondiale. La Seconde Guerre mondiale, sujet territorial particulièrement problématique dans un département partagé entre France libre et France occupée, sera ensuite abordée dans un nouveau parcours permanent. Des approches comparatives entre les deux conflits seront alors proposées.

Le musée a pris place dans un ancien corps de ferme bourbonnais d’une surface totale de 780m2, dont environ 450m2 d’espaces d’exposition. Quatre bâtiments composent le site de l’Historial, trois étant actuellement ouverts au public. Le bâtiment d’accueil comprend la billetterie, l’espace boutique, l’espace détente, l’espace administration et une salle pédagogique. C’est à partir de ce bâtiment que se fait l’accès au bâtiment principal présentant, au rez-de-chaussée, l’exposition permanente, et au premier étage, une exposition temporaire. Un autre bâtiment propose chaque année une exposition conçue par l’un des collectionneurs du musée, Jean-Daniel Destemberg. Un jardin central permet de circuler entre les différents espaces et présente ponctuellement des expositions extérieures.

L’Historial du paysan soldat a fait le pari du numérique et de l’innovation scénographique. L’espace muséal comprend des tables numériques tactiles, des espaces d’écoute, des films documentaires et une salle audiovisuelle présentant un film en 3D réalisé à partir de plaques stéréoscopiques datant de la Grande Guerre. Ces dispositifs permettent au visiteur d’interagir pour mieux s’approprier le contenu des collections.

(source : www.historialpaysansoldat.fr)

Les environs

Chareil-Cintrat – Château de Chareil à 4.5 km au sud-est

Lafeline – Chapelle Notre Dame de Reugny à 6.5 km au nord

Chantelle -Abbaye Saint-Vincent à 7.1 km au sud-ouest