Chassenard – église Saint-Georges

Epoque : XII° – Protection : L’église, ISMH (9 avril 2001)  à l’exception des parties romanes (portail et nef)  classées MH (10 décembre 2001)

Propriétaire : Commune de Chassenard

Affectataire : Paroisse Sainte-Marie, Mère de Dieu

Visite : Visite libre avec pupitre d’information. Toute l’année, tous les jours.
Pour la visite intérieure, clé à retirer en mairie sur rendez-vous de 9h à 12h et de 14h à 17h.
Dates et horaires :
Adresse : place de l’église 03510 Chassenard
Téléphone : 03 85 53 08 79
Courriel : chassenard.mairie@orange.fr
Site internet : chassenard.com

Chassenard-église Saint-Georges (auvergne-centrefrance.com)
Chassenard-église Saint-Georges (auvergne-centrefrance.com)
Chassenard-église Saint-Georges - le tympan (Crédit photo Kris71 )
Chassenard-église Saint-Georges (photos-eglises.fr)
Chassenard-église Saint-Georges (photos-eglises.fr)
Chassenard-église Saint-Georges (photos-eglises.fr)
Chassenard - tympan roman lors de la découverte en 2000 (M. Couture)
Chassenard - tympan roman lors de la découverte en 2000 (M. Couture)

Situation

Chassenard est situé à 59 km au sud-est de Moulins et à 64 km au nord-est de Vichy

Histoire de l’église

Sous l’ancien Régime, il y avait deux paroisses sur le site actuel de la commune de Chassenard (1) :

Saint Georges, à Chassenard (archives paroissiales de 1547 à 1792)
Saint Denis, à Cée (archives paroissiales de 1613 à 1791)

Ces deux paroisses dépendaient de l’archiprêtré de Pierrefitte s/Loire et du Diocèse d’Autun; des Bailliages et Recettes de Semur en Brionnais et Charolles et, pour quelques lieux, du Brionnais.

Au XIIème siècle :

La construction de l’église Saint Georges remonte probablement pour ses parties les plus anciennes au début de la seconde moitié du XIIème siècle, soit plus de 150 ans après la création de la paroisse (2).
Ces éléments, ainsi que les observations faites par les archéologues d’aujourd’hui, permettent de supposer que l’église construite à cette époque entre dans une typologie bien spécifique, étudiée par Hannelore Durix, historienne, dans un article sur les églises paroissiales en pays Brionnais :

“Avec une simple nef charpentée ou couverte d’un plafond de bois, un chœur dans le simple prolongement de la nef, à peine séparée d’elle (… ces églises) se dressent sur des plans légèrement trapézoïdaux.”

Selon Neil Stratford (3) la sculpture du tympan a probablement été réalisée par l’atelier du Donjon (voir aussi : Neuilly en Donjon, St Léger s/Vouzance, Anzy le Duc, Montceaux l’Etoile).

Au XVIIème siècle (5) :

D’après le récit d’une visite pastorale, à Chassenas, (orthographe de l’époque) en 1641, l’église paroissiale de la collation de Monseigneur d’Autun, est sous le patronage de Saint Georges. On dénombre environ 200 communiants ou pratiquants. Il manque une chasuble, il n’y a ni aube, ni surplis.

Messire Claude Gay, Curé de 1651 à 1675, dispose d’un bénéfice annuel de 4 à 6000 livres.

A son décès en 1675 et , conformément à son testament, son frère, Messire Léon Gay, chevalier servant de Malte, et prêtre, fait construire près de l’église et du cimetière, une chapelle dédiée à Saint Claude.

Au XVIIIème siècle :

D’après un récit d’une visite pastorale, le 24 mai 1705, en raison d’un regroupement des paroisses circonvoisines et du grand nombre de fidèles, il fallut pour la messe et les Confirmations renouveler la cérémonie à diverses reprises. Le Curé est alors Matthieu Maublanc et l’état des objets du culte et des vêtements sacerdotaux est très apprécié cette fois.
Les bâtiments sont en bon état, la nef est couverte de tuiles creuses, le cimetière est clos de palis pour la plus grande partie et d’une muraille. La chapelle Saint Claude, nouvellement construite est couverte de tuiles plates avec un petit clocher couvert d’essones  comme celui de l’église. Un vicaire y assure trois messes en semaine et l’office du dimanche.
Des textes précisent l’existence d’une sacristie, entre les deux contreforts sud de l’église ; les deux bâtiments, contigus, communiquent par une porte. La sacristie sert également pour la chapelle Saint Claude.

Quelques faits notables pendant la période révolutionnaire :

La création de Chassenard : administrative puis territoriale (4)

Le 15 février 1790, Assemblée générale de la paroisse de Chassenard-outre-Loire, province de Bourgogne, département de Semur en Brionnais, pour la constitution de la Municipalité de cette paroisse. M. Jean-Marie Gay est élu maire.

Le 24 août 1791, en présence d’Antoine Buisson, maire de la municipalité de Chassenard, on procède à la détermination des limites de la circonscription de la paroisse de Chassenard. Aucune référence n’est faite à la paroisse de Cée, et à cette date, les termes de paroisse et municipalité sont utilisés. Le terme commune est employé dans d’autres textes de la même année.

Les Biens Nationaux (4)

Les “Domaines Nationaux” situés à Chassenard, district du Donjon, Département de l’Allier, sont mis en vente le 23 mai 1791 (cf. affiches pour adjudication définitive en date du 9 avril 1791). L’inventaire des vases, linges et autres objets trouvés dans l’église et la sacristie de la commune de Chassenard est fait le 1er Frimaire an II (1793).
Le 20 Thermidor An II, il fut procédé à une vente de quelques effets de la ci-devant Eglise pour un total de 455 livres 12.
L’église St Denis de Cée et la chapelle St Claude à Chassenard sont vendues définitivement à des particuliers. Seule l’église Saint Georges, devenue bâtiment communal reviendra à sa destination initiale, pour un territoire paroissial plus étendu.

Au XIXème siècle :

Le 4 Thermidor An II (été 1804) l’église Saint Georges est de nouveau affectée au culte catholique; confirmation par le Conseil de la Municipalité en 1816.

En 1822, création du Diocèse de Moulins.

En 1842, Jacques Chevageon, curé de Chassenard et Gaspard Buisson, maire de la commune conviennent de divers travaux à exécuter dans l’église. Pierre Barille, peintre et plâtrier de la ville de Marcigny, devra “argenter le nuage du chœur, dorer la gloire, peindre en bleu de ciel la draperie et dorer les cordons, rétablir la dégradation de tout le corps intérieur de l’église ….”
Ces précisions permettent de savoir que l’abside était décorée et que ces travaux ne constituaient que des repeints. Il est donc regrettable qu’elle ait été détruite 80 ans plus tard, sans que des mesures conservatoires aient été effectuées. (Cf. sauvegarde des peintures de l’église de Molinet, actuellement conservées au Musée Anne de Beaujeu, à Moulins.)

De 1853 à 1859, l’entreprise Gauchot, de Digoin, exécutera différents travaux de plâtrerie et peinture.

Le 4 décembre 1874, Mgr l’Evêque de Moulins autorise une réunion extraordinaire du Conseil de Fabrique de la paroisse de Chassenard. Le 10 décembre 1874, l’état déplorable de l’église est constaté.

Le 22 mai 1875, l’architecte A. Dupré présente un important projet de restauration de l’église.

La seule information sur le mur sud (où fut découvert en octobre 2000 le portail roman) est :
“Sur la façade du côté sud, ce raccordement est consolidé par un contrefort dont la solidité n’est pas altérée; mais du côté opposé c’est à dire du côté nord, le raccordement existe sans contrefort, et c’est sur ce point de l’édifice que sa stabilité est grandement compromise”.

Le 17 novembre 1875, la Commission d’Architecture de l’Allier accepte le projet, sous le bénéfice d’une observation, dans le souci de respecter l’aspect originel de l’abside romane.”Il conviendra d’éviter de placer le contrefort destiné à consolider la voûte de l’abside qui est fendue dans le sens de l’axe de l’église, au chevet même du monument parce qu’il est naturel de réserver une fenêtre dans ce chevet”.

Le 13 mai 1876, le préfet autorise l’adjudication.

Le 21 juin 1876, sieur Pegon Jean-Marie, seul déposant, est déclaré adjudicataire.

Le 20 novembre 1881, le Conseil municipal constate la nécessité de réparer la toiture de l’église et charge M. Moreau architecte à Moulins d’établir un devis pour connaître précisément le montant de la dépense envisagée.

Le 20 avril 1896, R. Coindeau présente un devis estimatif de travaux de réparation de l’église, du presbytère et des murs de clôture. Il sera modifié et restreint à des travaux aux seuls murs du presbytère, par un nouveau devis le 7 mars 1899.
L’état de l’église au début du XXème siècle, laisse penser que ces devis n’auront pas été exécutés en totalité. Restent avec certitude le contrefort principal du mur Nord, et les vitraux de la nef datés de 1894.

XXème siècle  (4) :

Le 24 avril 1901, M. Michel Mitton, architecte à Moulins, rédige un rapport sur le mauvais état de l’église. Des réparations urgentes et d’une certaine importance sont à prévoir ou la reconstruction totale de l’édifice religieux. Il insiste sur l’état préoccupant du clocher et de l’abside.

Le 19 mai 1901, le conseil de Fabrique déclare n’avoir aucune ressource financière pour subvenir aux frais de reconstruction et dégage sa responsabilité en cas d’accident face à l’état de délabrement dans lequel se trouve l’église, surtout depuis la chute de la foudre en juin 1900.

Les rapports de l’architecte et les délibérations sont transmises aux autorités religieuses et civiles et reçoivent l’approbation de l’Evêché le 15 juin 1901.

Le 28 août 1909, comme aucune décision n’a été prise, M. le curé Bargheon adresse une lettre au maire de Chassenard sur l’urgence de la situation et propose la construction d’une nouvelle église sur le terrain de l’ancien cimetière. Parmi les diverses clauses, le Curé Bargheon précise : “L’église devra servir à perpétuité à l’exercice du culte catholique …”. Ce point posera sérieusement problème et retardera d’autant les décisions. Finalement l’idée de construction d’une nouvelle église sera abandonnée.

1912, l’architecte M. Michel Mitton (1864-1954) étudie un nouveau projet qui désoriente l’église :

  • Construction à l’Ouest, d’un transept, d’un nouveau sanctuaire et d’une sacristie,
  • Suppression à l’Est de l’abside romane très lézardée,
  • Ouverture à l’Est d’un portail.

Sur un plan du 6 décembre 1912, il prévoit dans le mur sud, la création d’une porte. Il n’y avait donc pas de porte à l’emplacement où en 2000 on découvrira le portail roman !

Le 23 novembre 1913, le conseil municipal de Chassenard prend connaissance d’un contrat passé entre M. le Maire et M. le Curé Bargheon, par lequel ce dernier s’engage à réparer à ses frais l’église suivant les plans déposés en mairie.

En 1914, les travaux commencent par l’ouverture du mur Ouest de la nef pour la construction du transept.
Les travaux sont rapidement arrêtés à cause de la Guerre de 14/18 et pendant plus de cinq ans, l’église sera fermée à l’Ouest par un mur provisoire fait de briques  et de planches.

Après la Grande Guerre :

En 1919, reprise des travaux.  M. Bargheon demande une subvention pour aider au paiement des travaux et obtient une réponse négative de la part de la sous-préfecture de Lapalisse le 18 novembre.

Le 13 mars 1922, acquisition par la commune de Chassenard de la “maison Cuissinat”, anciennement chapelle Saint Claude.

Le 3 octobre 1922, M. Mitton, Architecte à Moulins et M. J.B. Boudeville, Entrepreneur à Dompierre, établissent, pour M. le Curé Bargheon un projet de construction de la façade. A cette époque, M. Michel Mitton est associé avec son fils François, ils ont vraisemblablement travaillé ensemble sur ce projet. Cette nouvelle façade avec portail à l’Est entraînera la destruction de l’abside romane.

En 1923, démolition de la “maison Cuissinat”, anciennement chapelle Saint Claude.

Le 17 juillet 1924, M. Lafeuille, Ingénieur d’arrondissement des Ponts et Chaussées écrit dans un rapport : qu’il résulte que l’église n’est pas classée aux Monuments historiques et que les travaux à y exécuter consistent en la réparation de la toiture et en crépissage des murs intérieurs et extérieurs.

En 1925, des sculptures formant frise sont mises au jour sur le mur Sud, lors du décrépissage du mur, près de la porte récemment ouverte, sur des indications données en 1913 par M. Mitton. Elles représentent un “combat de chevaliers” et “l’Adoration des Mages”. Bien qu’assez endommagée, la partie gauche montre clairement que l’un des chevaliers, portant cotte de mailles et casque, a été désarçonné par l’autre. De plus, la pointe de la lance adverse pénètre sous son menton. A droite d’une tour à base carrée comportant trois niveaux d’ouvertures dont deux baies géminées au deuxième étage, deux rois mages couronnés et vêtus de longues robes s’avancent de profil. Le troisième roi est agenouillé, sa sculpture a été mutilée lors de la découverte.

En 1930, plantation de 8 platanes sur la nouvelle place de l’église.

L’église vers 1931

En 1988, lors du Congrès Archéologique de l’Allier, l’église de Chassenard ne figurait pas au nombre des monuments visités.En 1991, classement des “reliefs de style roman” par arrêté du 30 décembre 1991 au titre des Objets Mobiliers. Il semblait alors raisonnable de supposer que ces fragments découverts vers 1925, provenaient de la Commanderie de Beugnet située sur le territoire de la même paroisse.

En 2000 :

Un nouveau ravalement de l’église Saint Georges est décidé par le conseil municipal.

Le lundi 23 octobre 2000, les travaux commencent et grâce à un éclairage rasant, de soleil d’automne, M. Albert Féjard, chef de chantier à l’entreprise Lassot, constate au-dessus de la porte Sud une différence dans l’aspect du mur. Cela le préoccupe au point de le réveiller en pleine nuit du lundi au mardi. Reprenant le chantier le mardi matin 24 octobre, il demande l’autorisation de faire un sondage et découvre la tête d’un ange, puis, stupeur et émerveillement partagés par tous : car c’est le Christ lui-même qui a été découvert, sous les yeux ébahis des habitants du village de Chassenard (2) .

La découverte du tympan montre que les sculptures mises au jour en 1925, font partie d’un ensemble beaucoup plus important. Prolongeant vers la droite les sculptures de l’« Adoration des Mages », c’est le portail entier qui se révèle : deux colonnes, rappelant celles du chœur de l’église de Saint Léger sur Vouzance, encadrent l’entrée et soutiennent un linteau qui n’apparaît que par ses extrémités.

Le 9 avril 2001, l’église Saint Georges est inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

Le 10 décembre 2001, les parties romanes (portail sud et nef) de l’église sont classées parmi les Monuments Historiques.

En 2004, une étude archéologique et historique est réalisée et met au jour une arcade intérieure, une fenêtre romane et la base des colonnes encadrant le portail. Elle a également montré que tous les éléments architecturaux romans sont en place depuis leur réalisation initiale.

2008 – 2010 :

Les travaux de restauration

À partir de juin 2008, suite au décès de M. François Voinchet ACMH, M. Richard DUPLAT – Architecte en Chef des Monuments Historiques assure la maîtrise d’œuvre en liaison avec la CCVal qui a cette « compétence » pour nos communes. Les travaux de restauration de la nef et du portail romans de l’église Saint Georges commencent sous sa conduite, en septembre 2008.

Tout d’abord, toutes les stabilisations et consolidations urgentes et indispensables sont exécutées. Il a été procédé ensuite :

– Mur Sud : au renforcement  du mur par intégration de fibres de verre

– Mur Nord : au démontage et remontage complet du parement extérieur

– Portail Sud : à la reconstruction du linteau et des pieds-droits, ceux-ci en pierre de Jaumont (calcaire oolithique à grain moyen ; la couleur jaune qui lui donne sa spécificité est due à la présence d’oxyde de fer). Les caractéristiques de cette pierre sont très proches de celles du calcaire à entroques employé pour ce portail, au XIIe siècle

– Charpente et  toiture totalement refaites, pour redonner tout son volume à la nef romane

– Un auvent est ajouté au-dessus du portail, essentiel pour la conservation des sculptures

– Intérieur : * éclairage, chauffage, rénovation de certains vitraux et des enduits muraux

                   * des peintures anciennes sont mises au jour, sous le clocher, et finement restaurées

                   * pose de dalles de pierre et de carreaux de terre cuite

 -Installation de la porte en cuivre  et  enduits extérieurs terminent les travaux d’architecture.

Tous ces travaux effectués, en décembre 2009, les restaurateurs de sculptures ont pu commencer la restauration du tympan et de tout son environnement. Des fragments soigneusement conservés lors de la découverte, inventoriés et étudiés, par G. Rollier, archéologue INRAP, en 2005, sont remis en place : éléments du tympan, de la voussure, du linteau.

Voir détails à la rubrique HISTOIRE : TYMPAN

Les travaux ont été achevés en septembre 2010.

Sources :

site : www.chassenard.com

Recherches historiques de Solange Couture (Chassenard)

  1. Archives départementales de l’Allier
  2. Annie Regond maître de Conférence en Histoire de l’Art à l’Université Blaise-pascal et CAOA de l’Allier, “Présentation aux habitants de Chassenard du tympan de leur église”
  3. Conservateur honoraire au British Museum, professeur à l’Ecole des Chartes
  4. Archives Municipales de Chassenard déposées aux Archives Départementales de l’Allier
  5. Archives départementales de Saône-et-Loire

Histoire du tympan

Description du tympan roman lors de la découverte en 2000

Au centre du tympan, dans une mandorle, cadre en forme d’amande, trône le « Christ de la Parousie », c’est-à-dire le Christ apparaissant au moment de l’Apocalypse. Assis sur un siège aux extrémités se terminant en élégantes volutes, Il lève la main droite, l’index désignant le ciel.
De la main gauche, détachée mais conservée, Il tient un livre. Il porte une courte barbe, et son front est ceint d’une couronne d’orfèvrerie, de même type que celles des rois mages et de la Vierge. Les draperies de sa robe conservent par endroits des fragments de polychromie.

La partie supérieure de la mandorle est tenue par deux anges portant de longues robes plissées. Leurs têtes sont bien conservées, de même que le plumage de leurs ailes. Ce type de présentation de la mandorle avait été adopté, si l’on en croît Conant, à Cluny III.

En dessous de l’ange de gauche qui pourrait symboliser saint Matthieu, à droite du Christ, s’impose le lion ailé de saint Marc, au long cou et à la tête très abîmée, mais dont le nimbe est conservé. Ce qui subsiste de son pelage peut être rapproché de celui du lion de Neuilly en Donjon. Trois de ses pattes sont visibles, semblables à celles du lion d’un chapiteau d’Anzy-le-Duc.

En dessous de l’ange de droite, donc à gauche du Christ, on reconnaît l’aigle de saint Jean, surmontant le taureau de saint Luc. La tête du taureau a partiellement disparu.

L’archivolte, en avancée par rapport au tympan, a perdu une grande partie de son décor. Seuls subsistent une grappe de raisin (en haut) et un fragment de l’étoile qui guide les mages.

D’autres éléments de décor sont visibles : des restes du linteau dont il manque la partie centrale, et les chapiteaux surmontant les colonnes latérales du portail.

2009 – 2010 Restauration du portail roman

De nombreux fragments sauvegardés, étudiés et identifiés au cours de l’Etude archéologique, par Gilles Rollier, archéologue INRAP ont été repositionnés lors de la restauration.

Ont notamment été remis en place :

– dans le tympan : la main du Christ tenant le Livre ; des fragments de draperie de la robe du Christ , le bras gauche de l’ange soutenant la mandorle, côté Est ; la joue du taureau représentant l’évangéliste saint Luc ;

– dans la voussure : des grappes de raisin ; des fragments de l’étoile des Mages, la restituant ainsi complètement.

D’autre part, au cours de l’Étude archéologique, Gilles Rollier, avait eu, par Madame Dendraël, conservateur du Musée du Hiéron, connaissance de fragments de sculptures provenant de Chassenard, conservés à Paray-le-Monial. Il avait immédiatement identifié ces trois fragments de statues, comme provenant du linteau brisé lors de l’ouverture du mur Sud, en 1920/22. Les restaurateurs des sculptures du tympan en ont fait des copies  et les ont replacées dans le linteau pour en compléter partiellement le décor : un cortège apostolique.

Sources :

Site : www.chassenard.com

  • Texte : Solange Couture et Stéphanie Michel, d’après Annie Regond, CAOA de l’Allier.
  • Extrait de la maquette de la Communauté de Communes du Val de Loire du 5 avril 2005.
  • Description des travaux effectués en 2008 – 2010. S. Couture.

Les environs

Coulanges – Château de Mortillon à 12 km au nord-ouest

Neuilly en Donjon – église Sainte-Marie Madeleine à 16 km au sud-ouest

Saligny sur Roudon – le château à 23 km à l’ouest

Villebret – église Saint-Etienne

Epoque :  XII°- Protection :
Propriétaire : Commune de Villebret

Affectataire :  Paroisse de la Sainte Famille
Visite :
Dates et horaires :
Adresse :
Téléphone :
Courriel :
Site internet : paroissedelasaintefamille.over-blog.fr

Villebret - église Saint-Etienne (patrimoine-religieux.fr)
Villebret - église Saint-Etienne (allier-hotels-restaurants.com)
Villebret - église Saint-Etienne (allier-hotels-restaurants.com)
Villebret - église Saint-Etienne (allier-hotels-restaurants.com)
Villebret - église Saint-Etienne (Media center for Art History)

Situation

Villebret est à 9.1 km au sud de Montluçon.

Histoire

Petite église en croix latine avec transept saillant. Une seule nef. Le chevet est plat et percé de trois baies en plein cintre et d’un oculus. L’édifice est bordée de contreforts et de pilastres.

Le clocher surplombe la croisée du transept. Il est percé de baies en plein cintre renfermant des abat-sons. Le clocher est carré avec une flèche conique en ardoise.

L’édifice est à la fois en pierre de taille et recouvert d’un crépis blanc.

L’intérieur de l’église allie plein cintre et ogive.

Histoire et dates importantes

A la fin du V ème siècle, saint Marien se posa au lieu-dit Polliacum et bâtit un ermitage, qui devint église, puis fut détruite au X ème siècle lors des invasions de Hongrois et des Normands. L’église Saint-Etienne fut alors construite dès le XIIe siècle.

(source : patrimoine-religieux.fr)

Vitray – église Saint-Eloy

Epoque :  XII° – XVII°- Protection : ISMH (1976)
Propriétaire : Privé
Visite : Ouverture toute l’année sur rendez-vous. Téléphone : 06 12 96 41 19
Dates et horaires :
Adresse :
Téléphone :
Courriel :
Site internet : églises peintes du Bourbonnais

Vitray - église Saint-Eloy (raymond-faure.com)
Vitray - église Saint-Eloy (©Andy PINOTEAU)
Vitray - église Saint-Eloy - Porte occidentale avec les marques mystérieuses de part et d'autres de la porte (raymond-faure.com)
Vitray - église Saint-Eloy - le chevet plat (raymond-faure.com)
Vitray - église Saint-Eloy (©Andy PINOTEAU)
Vitray - église Saint-Eloy (©Andy PINOTEAU)
Vitray - église Saint-Eloy (©Andy PINOTEAU)

Situation

Vitray est à 34.6 km au nord de Montluçon et à 59 km à l’ouest de Moulins

Histoire

Principales étapes de construction

Le chevet roman date du XIIe siècle.
Les peintures murales remontent aux XIIe et XIIIe siècles.
La nef et son clocher ont été élevés au XVIIe siècle.

Histoire et dates importantes

Cette église dont l’implantation, est antérieure au XIe siècle, est la propriété d’un particulier local. Édifice composé d’un chœur à chevet plat d’époque romane (XIIe siècle) , voûté en plein cintre, et d’une nef édifiée au XVIIe siècle, plafonné. Deux figures sans doute d’époque gothique sont encastrées dans la façade occidentale, de part et d’autre de la baie haute.
Une iconographie divine rarissime pouvant dater du IXe siècle se trouve dans cet édifice, de même que la représentation picturale d’une sainte aux
cheveux roux (Marie Madeleine?). Les deux travées romanes de l’ensemble, entièrement peinte et récemment dégagées comportent des décors de XIe, XIVe et XVe siècle. Le clocher à bardeaux remonte au XVIIe siècle.

Eléments remarquables

Peinture murale ou mosaïque

Le prix Émile-Mâle a récompensé en 2009 les propriétaires de l’édifice, pour le financement de la restauration des peintures murales.

(source : www.patrimoine-religieux.fr)

Chapeau – église Saint-Barthélémy et Saint Genès

Epoque : XII° – Protection :
Propriétaire : Commune

Affectataire : paroisse Saint-Pierre et Saint-Paul
Visite : oui
Dates et horaires : Toute l’année, tous les jours de 9h à 18h.
Adresse : Le Bourg  03340 Chapeau
Téléphone : 04 70 43 80 84
Courriel :
Site internet :

Chapeau - église Saint-Barthélemy et Saint-Genès (allier-auvergne-tourisme.com)
Chapeau - église Saint-Barthélemy et Saint-Genès (allier-auvergne-tourisme.com)
Chapeau - église Saint-Barthélemy et Saint-Genès (allier-auvergne-tourisme.com)
Chapeau - église Saint-Barthélemy et Saint-Genès (randos-allier.com)
Chapeau - église Saint-Barthélemy et Saint-Genès (randos-allier.com)

Situation

Chapeau est situé à 18 km au sud-ouest de Moulins

Histoire

L’église SAINT-BARTHELEMY ET SAINT-GENES est un édifice roman composé d’une nef s’achevant à l’est par une travée plus étroite, flanquée de chapelles postérieures. Son portail, aux multiples voussures et au tympan trilobé, est attribué aux bénédictins de Saint-Pourçain. Classée Monument Historique en 1974.

La paroisse de Chapeau, peut-être antérieure au XIIème siècle, comme en témoigne la bulle de Pascal II datée du 25 avril 1105, appartenait à l’origine à l’ancien diocèse de Clermont, et relevait alors de l’abbaye de Tournus. Le 18 septembre 1702, le curé du village institue, à la demande de ses paroissiens, la confrérie de Saint-Sacrement, exigeant pour cela la soumission aux statuts diocésains, et la remise chaque année des comptes par les confrères.

L’église abrite cinq autels distincts. Le premier n’est pas accessible au public, est le plus ancien. L’absence de sculpture révèle un souci de sobriété, lié à l’importance liturgique de cet élément. Un autre est consacré à Notre-Dame de La Salette. Il commémore l’apparition présumée de la Vierge à deux jeunes bergers en 1846. Il est le témoin du développement important de ce culte, bien au-delà des frontières du département.

Le vitrail de saint Pierre a été  ajouté bien après la construction de l’édifice. Il représente donc saint Pierre, identifiable à ses attributs traditionnels: les deux clés du royaume de Dieu, dont il est le dépositaire, celle du ciel et celle de la terre.

Du même style que l’autel de la Vierge, les fonts baptismaux reposent sur une colonne à chapiteau sculpté. Autrefois, un escalier, qui a probablement remplacé un escalier-échelle en bois,  donnait accès au clocher qui comprend trois cloches fondues au XIXème siècle. La plus grosse pèse environ 600 kgs, et la plus petite 400.

Fermés dans une pièce, inaccessible et à l’écart du grand public, l’église comprend quelques joyaux, dont la Vierge à l’enfant, en plâtre polychrome du XIXème siècle, iconographie développée depuis le XIIIème siècle en occident.  Dans cette oeuvre, elle reçoit, sous des traits de composition classique, un traitement original par la posture donnée à l’Enfant Jésus, tenant l’orbe, mais présenté dans une attitude d’enseignement, et dont le regard se détache de sa mère. L’identité d’un saint reste inconnue. Le seul attribut apparent dans la composition est la palme du martyre, ce qui semble désigner un saint des premiers siècles de chrétienté. Il s’agit peut-être de saint Genès ou Genest, patron de l’église avec saint Barthélemy et martyr Romain du début du IVème siècle.

Barthélemy est un martyr et le patron de la paroisse de Chapeau. On lui attribue l’évangélisation de l’Arménie et de la Mésopotamie. Ecorché vif puis crucifié au cours de son apostolat en Arménie, il est ici représenté avec un couteau. Il est également le patron des bouchers et des tanneurs, et plus généralement des métiers en rapport avec le traitement des peaux et du cuir. Il apparaît également sur l’un des rares vitraux de l’église. La représentation du Christ enfant est peu commune. Il est présenté debout, tenant dans ses mains un livre sur lequel est inscrit: “si vous m’aimez, imitez moi”. Cette invitation est renforcée par l’attitude sérieuse de l’enfant, dont le bras levé attire l’attention du fidèle sur l’enseignement à suivre.

(source : randos-allier.com)

Les environs

Chapeau – Château de La Cour à 500 m à l’ouest du bourg

Saint Pourçain sur Besbre – Château de Thoury à 10 km à l’est

Saint Pourçain sur Besbre – Château de Beauvoir à 10 km à l’est

Montluçon – église Saint-Pierre

Epoque : XI° – XII° – Protection : Clasée MH (1978)
Propriétaire : Commune
Visite : Visite libre avec document toute l’année ou visite guidée sur réservation.
Dates et horaires : toute l’année de 8 h. 30 à 19 h. (Le dimanche à partir de 10 h.)
Adresse :Place Saint-Pierre   03100 – Montluçon
Téléphone : 04 70 05 05 95
Courriel :
Site internet :

Montlucon - église Saint-Pierre (wikipédia-Lionel Allorge)
Montlucon - église Saint-Pierre (auvergne-centrefrance.com)
Montlucon - église Saint-Pierre (wikipédia-Modillons58)
Montlucon - église Saint-Pierre (wikipédia-Modillons58)

Situation

Place Saint-Pierre   03100 – Montluçon

Histoire

L’église romane construite aux XIème et XIIème siècles, et remaniée au XIIème siècle, dépendait du prieuré d’Évaux-les-Bains, qui subit dans sa construction deux influences architecturales, berrichonne et auvergnate. On devine le plan en croix de cette église dissimulée par de magnifiques maisons à pans de bois, appuyées sur des murs gouttereaux.

Façade remaniée au XVIIème siècle. Clocher à arcades du XVIIIème siècle, couronné par un bulbe en charpente. A l’intérieur, sanctuaire de plan bénédictin datant pour l’essentiel de l’époque romane (XII ème siècle). La nef est couverte d’une charpente apparente du XVIème siècle. Les quatre piliers de la croisée du transept qui soutiennent le clocher ont été renforcés dès le XIIIème siècle, d’où leur aspect cylindrique. L’un d’eux, dégagé lors de la restauration de 1960, montre un plan cruciforme. L’abside communique avec les absidioles par des passages aménagés au XVème siècle. Les bras du transept et le chœur sont voûtés en berceau ; l’abside et les absidioles en cul-de-four ; la croisée du transept est coiffée d’une coupole sur trompes. elle comporte également un important mobilier : croix de carrefour de la fin du XIVème siècle, sainte Barbe en pierre du XVème siècle, Piéta en pierre du XVème siècle, et une magnifique sainte Madeleine de la fin du XVème siècle , dont une copie se trouve au Palais Chaillot au Musée des Monuments Français à Paris

À l’origine, le prieuré-cure dépendait du prieuré des augustins d’Évaux dans la Creuse, et faisait partie du diocèse de Bourges.

(source : www.auvergne-centrefrance.com)

Les environs

Montluçon – le Musée Mupop à 400 m à l’est

Montluçon – église Notre Dame à 400 m à l’est

Montluçon – château de La Louvière à 1.8 km à l’est

Louchy-Montfand – église Saint-Pourçain

Epoque :  XII°- XIV°- Protection : ISMH (1933
Propriétaire :
Visite : Oui
Dates et horaires : Du 01/04 au 01/10/2020, tous les jours de 10h à 18h.
Autres périodes sur rendez-vous.
Adresse :Rue de l’Église  03500 Louchy-Montfand
Téléphone : 06 20 92 51 04  ou  04 70 45 34 80
Courriel : cclpothier@wanadoo.fr
Site internet :

Sur la route du patrimoine – Les églises peintes du Bourbonnais : Saint-Pourçain à Louchy-Montfand

Louchy-Montfand - église Saint-Pourçain (wikipédia-Jeannine blehs)
Louchy-Montfand - église Saint-Pourçain (monumentum.fr)
Louchy-Montfand - église Saint-Pourçain (monumentum.fr)
Louchy-Montfand - église Saint-Pourçain (jacquet.fr)
Louchy-Montfand - église Saint-Pourçain (jacquet.fr)
Louchy-Montfand - église Saint-Pourçain (jacquet.fr)

Situation

Louchy-Montfand est à 30.6 km à l’ouest de Vichy, à 32.5 km au sud de Moulins et à 58.8 km à l’est de Montluçon.

Histoire

L’église Saint-Pourçain est un petit monument bien intégré dans un bourg viticole très authentique. Le vin blanc de Louchy est réputé un de meilleurs de la zone qui vit le développement d’un cru qui, s’il n’est pas très connu, n’en est pas moins l’un des plus anciens de France. La dédicace à saint Pourçain situe très bien cette paroisse dans le voisinage de la grande abbaye bénédictine dépendant du monastère de Tournus (Saône-et-Loire) et du diocèse de Clermont : le porcher Porcianus, précisément originaire de Louchy, après avoir été maltraité par son maître, entra au monastère, accomplit de nombreux miracles, et y mourut en odeur de sainteté. Cette église, régulièrement orientée, est composée d’une nef de deux travées romanes, prolongée par un transept saillant, le tout étant augmenté  au XIVe s. par un chœur  pentagonal, et trois chapelles latérales. Le clocher, dont la souche à base rectangulaire est proche du carré, s’élève sur un plan octogonal à la croisée du transept. Celui-ci présente une ouverture en plein cintre sur chaque face, mais a malheureusement été tronqué à mi-hauteur. Il devait, à l’origine, se présenter d’une manière analogue à ceux de Bayet et Verneuil-en­ Bourbonnais, deux autres communes du vignoble saint-pourcinois. Au XVIe s., un « caquetoir » fut ajouté en avant de la façade ouest, complétant un ensemble déjà composite. Cette petite adjonction, composée d’un mur-bahut en pierre et d’un toit en charpente couvert de tuiles plates, contestée par certains, n’en participe pas moins à la vie locale. Le sanctuaire gothique est couvert d’une voûte d’ogives à six nervures. La croisée du transept a reçu une croisée d’ogives percée d’un oculus central. La nef centrale, comme les croisillons, est couverte d’un berceau brisé continu, et les chapelles latérales sont voûtées d’arête. La chapelle, à laquelle on accède à partir de la chapelle latérale nord-ouest, se distingue par une fenêtre ouvrant au nord ornée d’un intéressant réseau flamboyant. On peut également y voir la dalle funéraire de Jacques de Montbrun, écuyer, mort en 1628 ; deux écussons timbrés de heaumes sont gravés sous l’épitaphe. La commune a effectué deux tranches de restauration de la toiture et a sollicité l’aide de la Sauvegarde de l’Art français pour la troisième tranche : renforcement des contreforts et réfection du caquetoir ; il lui a été accordé 26 000 F en 1999.

(source : www.sauvegardeartfrancais.fr)

Fleuriel – église Notre Dame

Epoque :  XII°- Protection : MH (1954)
Propriétaire : commune

Affectataire : Paroisse Saint- Vincent Saint- Pourçain
Visite : libre avec document et panneau d’information.
Dates et horaires : 9h -18h
Adresse : 5 place de la Mairie 03140 Fleuriel
Téléphone : 04 70 45 42 13 – 04 70 56 91 11
Courriel : paroisse.st.pour@wanadoo.fr
Site internet : fleuriel.fr

Fleuriel - église Notre Dame (fleuriel.fr)
Fleuriel - église Notre Dame (pop.culture.gouv.fr)
Fleuriel - église Notre Dame - Vitrail de la Vierge à l'enfant (ndoduc.free)
Fleuriel - église Notre Dame - Métope (wikimedia.org)

Situation

Fleuriel est à 34.3 km au nord-ouest de Vichy et à 40.6 km au sud de Moulins

Histoire

Mentionnée au XIIIème siècle sous le nom de Floriacus, Fleuriel tire son nom d’une origine gallo-romaine. Du Moyen-âge, il subsiste une très belle église romane d’influence bourguignonne.

XIème siècle

L’abside est éclairée par trois vitraux en voute romane. Le Chœur se trouve au centre. Le Transept sépare à la croisée le chœur et la grande nef. Il est recouvert de voûtes en arcs plein cintre : du pur Roman.

XIIème siècle

La nef et les bas côtés portent des arcs en berceau. Les Chapiteaux très ouvragés sont d’intérêt exceptionnel.

Un porche remarquable

Il répond dans sa conception à la règle architecturale du nombre d’or que les Egyptiens avaient déjà découvert.

En entrant dans l’église de style roman bourguignon, on est accueilli par un personnage étrange, appuyé sur un bâton et entouré de deux reptiles : un aspic menaçant et un basilic surmonté d’un coq triomphant. Il s’agit d’une représentation symbolique de Saint-Jacques le Majeur. Les animaux rappellent deux légendes se rattachant au pèlerinage de Compostelle : celle d’Hermogène, converti par l’apôtre du Christ, et celle du “pendu dépendu” que répandait au Moyen-âge les pèlerins. Les chapiteaux du XIIème siècle sont sculptés avec naïveté : ils empruntent au règne végétal avec des feuilles de vigne, des acanthes… et au règne animal.


ARCHITECTURE
& ORNEMENTATION
Le portail, encadré de grandes voussures en plein cintre, ouvre dans un avant-corps, comme c’est le cas dans de nombreuses églises romanes du Bourbonnais. L’archivolte retombe sur deux pilastres cannelés, référence à l’art roman bourguignon. Les colonnes portent des chapiteaux sculptés de végétaux et d’animaux fantastiques.

Au-dessus du portail s’ouvre un oculus polylobé qui traduit la transition entre art roman et art gothique. A l’intérieur de l’église, un chapiteau présente une personnage assis qui s’appuie sur un bourdon et dont l’iconographie reste à confirmer : Saint-Jacques guérissant miraculeusement Hermogène, ou le pendu dépendu.

Le transept est entièrement recouvert de voûtes en arc plein cintre (pur roman). Les chapiteaux du XIIème siècle, particulièrement remarquables sont sculptés avec naïveté : ils empruntent au règne végétal avec des feuilles de vigne, des plantes aquatiques, des acanthes… et au règne animal. Notre Dame, étape vers Compostelle, possède un ensemble de peintures où des anges musiciens symbolisent le ciel auquel un cortège de clercs souhaite voir accéder l’âme d’un défunt.

 LE VITRAIL

Le vitrail de la Vierge et l’Enfant s’insère dans une fort belle rosace polylobée à huit voussures, aussi bien à l’extérieur qu’a l’intérieur, ce qui est rare, dans un édifice roman.

Chapiteau Saint Jacques de Compostelle

Ce chapiteau est la représentation la plus ancienne de Saint Jacques en Bourbonnais. Il y apparaît assis, le menton appuyé sur son bourdon (bâton) et la main droite levée. Son pied nu et sa longue tunique évoquent sa condition d’apôtre alors que sa coiffe et son bourdon, celle de pèlerin.

(source : auvergne-centrefrance.com)

Les environs

Chareil-Cintrat – Château de Chareil à 4.5 km au sud-est

Lafeline – Chapelle Notre Dame de Reugny à 6.5 km au nord

Chantelle -Abbaye Saint-Vincent à 7.1 km au sud-ouest

Broût-Vernet – église Saint-Mazeran

Epoque :  X°-XI°- Protection : ISMH
Propriétaire : Commune
Visite :
Dates et horaires : 0uvert toute l’année de 10h à 18h
Adresse :
Téléphone : 04 70 58 21 23
Courriel :
Site internet : église peintes du Bourbonnais

Broût-Vernet - église Saint-Mazeran (wikikédia.fr)
Broût-Vernet - église Saint-Mazeran (httpeglisespeintesenbourbonnais.planet-allier.com)
Broût-Vernet - église Saint-Mazeran (Ⓒ Monsieur Mondière)
Broût-Vernet - église Saint-Mazeran - Sarcophage de Saint-Mazeran (wikikédia.fr)
Broût-Vernet - église Saint-Mazeran (comcom-ccspsl.fr)

Situation

Broût-Vernet est à 17.9 km au nord-ouest de Vichy et à 44.4 km au sud de Moulins

Description :

Le plan de l’église est de type basilical avec un chœur fermé par une abside en hémicycle, une nef et des bas-côtés à cinq travées sans transept, chaque bas-côté étant fermé par une absidiole. La plupart des voûtes et des arcades datent probablement de la fin de l’époque romane.

Dans le chœur se trouve une peinture murale datant de 1530-1540 et représentant saint Mazeran. Selon la tradition, il est l’auteur des plans de l’église originale, il est donc représenté avec les attributs de l’architecte, une équerre et un fil à plomb sur un des vitraux datant du XIXe siècle.

Un vitrail de 1906 représentant sainte Élisabeth, réalisé par le maître verrier chartrain Charles Lorin est répertorié à l’Inventaire général du patrimoine culturel.

Le clocher actuel sur le bas-côté sud date de 1840, le précédent ayant disparu.

L’autel en marbre date du XVIIe siècle.

Un sarcophage en grès, dit « sarcophage de saint Mazeran » et datant probablement de l’époque mérovingienne, est exposé dans l’église.

Histoire :

L’église fut édifiée vers 1070, au lieu-dit de Brout, par les seigneurs d’Escoles et de la région, les Majoran. Dans la seconde moitié du Xe siècle, Théobald (baldus) Majoran, plus connu sous le nom de saint Mazeran, entre en religion et entreprend la construction d’une église, rattaché à prieuré clunisien la région, à Souvigny. Selon la légende, il aurait lui-même dressé les plans de l’église. A une date incertaine, elle fut érigée en prieuré

Agrandie et remaniée en 1168, elle devint alors église paroissiale. Les paroisses de Broût et Vernet dépendaient avant la Révolution du diocèse de Clermont. Vendue en 1796, l’église fut rachetée sous le Consulat par Claude Bourgoing, curé du Vernet, qui n’ayant pas d’église dans sa paroisse y célébra les messes à partir de 1803.

L’édifice, sauf le clocher, est inscrit au titre des monuments historiques en 1933.

En 1974, lors de fouilles dans le chœur, un sarcophage en grès de forme trapézoïdale, caractéristique de l’époque mérovingienne, a été mis au jour. Sa cuve monobloc était vide, et son couvercle brisé en quatre. Une plaque en marbre brisée a également été retrouvée, datant elle du XVIIe siècle et de même facture que l’autel avec l’inscription « SAINT MAGERAND ». Le sarcophage est exposé depuis 2005 dans l’église.

(source : wikipédia)

Les environs

Saint-Pont – Le château à 4.6 km au sud-est

Saint-Didier la Forêt – Abbaye de Saint-Gilbert à 9.4 km au nord-est

Etroussat – Château de Douzon à 9.6 km au nord-ouest

Treignat – église Saint-Julien

Epoque : Roman – XIII° – XIX° – Protection :
Propriétaire : Commune

Affectataire : Paroisse Saint-François d’Assise
Visite :
Dates et horaires :
Adresse :
Téléphone :
Courriel :
Site internet :

Treignta - église Saint-Julien (paroissesaintfrancoisdassise.eklablog.com)
Treignat - église Saint-Julien (mobtrip.over-blog.com)
Treignat - église Saint-Julien (www.allier-hotels-restaurants.com)

Actualités : Le fief des Le Groing - si son histoire m'était contée (La semaine de l'Allier 19 mars 2020)

Treignat - église Saint-Julien (la Semaine de l'Allier 19 mars 2020)

Situation

Treignat est à 22.2 km à l’ouest de Montluçon

Histoire

Eglise Saint Julien et le clocher Saint Gervais

L’originalité du site est donnée par la présence de deux monuments voisins, une église et un clocher, en fait deux églises car, au XIIème siècle, la paroisse se trouvait, comme maintenant, à la limite des diocèses de Bourges et Limoges, et il y avait sans doute, ou certainement, des rivalités.

Le clocher

C’est l’ancienne église St Gervais, patron de la paroisse. A sa création, elle dépend du prieuré de Chambon/Voueize, donc du diocèse de Limoges. Elle date sans doute du début du XIIème siècle, et devait comporter : une tour carrée, moins haute que l’actuelle, le clocher, avec une couverture à quatre niveaux et, sur le mur sud, vers la place du marché, une abside demi-circulaire. La corniche de cette abside était supportée par des modillons : des têtes d’animaux fantastiques . L’un d’eux ,une tête de vache ou de cheval, tenant un rouleau dans sa gueule est enchâssé dans la façade de la maison à l’ouest. Voir à Boussac-Bourg dit encore Boussac-les-deux-Eglises ,où existe un clocher sans doute identique.
Elle est encore fonctionnelle à la fin du 17ème siècle, selon des actes d’inhumation, mais elle est signalée ruinée en 1733, par un rapport de la visite de Mgr de la Rochefoucauld, évêque de Bourges.
Mais la cloche la plus ancienne du clocher actuel est datée de 1739. On pense donc à une restauration d’un clocher, à cette date, avec installation d’une cloche.
Des devis de réparation du début du XIXs permettent d’imaginer un aspect différent de l’actuel avec 2 étages de toitures encadrant un “beffroi” surmonté d’une flèche,
La forme actuelle est acquise en 1880 par une reconstruction à la suite d’un incendie. Elle persistera à travers des surélévations et restaurations. La dernière date de 2001 suite à la tempête de 1999.
A noter que la forte charpente intérieure, qui porte les cloches, descend jusqu’au sol et est indépendante de la maçonnerie, laquelle n’est donc pas soumise à des efforts lors de la sonnerie. Cette charpente date certainement de 1739. Elle porte des traces de l’incendie de 1880. Sous cette charpente et sur le mur Est, on peut encore voir l’ancien enduit intérieur de l’église, en terre et peint à la chaux.
Le mur sud montre une porte murée, avec seuil, linteau et montants en éléments de réemploi, elle donnait accès, par le clocher, au second cimetière, sur la place dite du marché .Le premier cimetière était devant les deux églises. Sur la place près de cette porte, on peux observer des vestiges de sarcophages issus de ce second cimetière , levé en 1903.

L’église St Julien (Julien de Brioude, soldat romain martyr)

Elle dépend du diocèse de Bourges . Son aspect extérieur actuel, résulte d’ne importante restauration entreprise en 1895 . Sa construction débute sans doute au cours du XIIème siècle, et peut-être par une simple chapelle qui serait le chœur actuel, soutenu par 6 contreforts épais, mais toujours visibles. Le mur de façade de ce chœur qui fait pignon arrière de la nef, porte une niche avec une cloche et faisait peut-être office de clocher. Ce n’est qu’une hypothèse. Ce chœur à chevet plat montre une voûte romane en pierre avec des fresques sur des épisodes de la vie et mort du Christ.
L’arc triomphal du chœur est soutenu par deux colonnes avec chapiteaux, très particuliers.
Ils montrent chacun 7 masques ou figures humaines, apparemment chevelus, avec des orbites creux , certains ayant contenu des globes. Ils sont surmontés d’abaques avec décors de billettes. Ces chapiteaux et les colonnes, sont en granite très érodé, ce qui implique une longue exposition extérieure. On peut donc penser qu’ils proviennent d’un édifice antérieur disparu et inconnu, pas forcément religieux.
La nef, plus courte que l’actuelle, est contemporaine ou ajoutée peu après. Elle avait une voûte en planches, peintes à la chaux, en léger arc brisé, directement sous la charpente du toit et encore existante. Le toit ne comporte pas de fermes, mais seulement des tirants. On construira ensuite successivement, deux voûtes en plein cintre en armature de lattes couvertes de terre et peinte à la chaux, et la voûte actuelle en briques en 1895, en même temps qu’on ajoutera une travée. Cette nef primitive était prolongée, devant le porche par une sorte d’auvent en bois,” le caquetoi”. L’endroit où l’ on « caquette »
Peut-être vers 1560 , Haubert Le Groing, Seigneur de Villebouche et Treignat, fait construire “sa chapelle”, la chapelle latérale gauche. Elle porte une voûte en pierre et il y fait creuser le caveau où il sera vraisemblablement inhumé. Un mausolée sera sans doute édifié dans la chapelle , son aspect est inconnu.  Elle communique avec le chœur par deux passages en arc roman entre les contreforts du chœur.
Cette chapelle recevra ensuite, après 1515, le tombeau de Anthoine Le Groing, construit dans une niche du mur latéral avec, comme conséquence, une fragilisation de l’édifice et la construction d’un imposant contrefort extérieur, encore visible. C’est probablement à cette date qu’est ajoutée la sacristie, ce qui va masquer la baie centrale en ogive, mise à jour lors d’une réfection d’enduits. La voûte en pierre est détruite en 1895. Le mur latéral repoussé dégage le tombeau.
Près de la porte de cette chapelle dans le mur de la nef, une petite porte murée avec linteau sculpté, est la « porte du seigneur ». Les Le Groing entraient par cette porte réservée.
La chapelle latérale droite sera construite probablement au XIIIème siècle, mais aucun document n’est connu. Elle porte alors une voûte en plein cintre faite de lattes avec enduit de terre et peinture à la chaux. La voûte actuelle de 1895 est en briques.
Ces deux chapelles étaient moins larges, et leurs toits, à une pente en continuité avec celui de la nef. Les toits actuels à deux pentes donnent à la ligne de faîtières une forme de croix.
En 1895 , on construit les rampants des toitures et les contreforts.

Le tombeau

Ce monument valorisant de l’église a été certainement réaménagé en 1895 lors de la restauration de l’église, avec un encadrement de granite, et son aspect initial est inconnu.
La partie la plus remarquable est un gisant dans un enfeu. Le gisant, et la dalle qui le porte, sont sculptés dans le même bloc, un calcaire beige à grain fin, sans doute originaire de Bourgogne, seul le dais est rapporté On ignore qui était le sculpteur, certainement un artiste confirmé . Sur le pourtour de la dalle, l’épitaphe d’ Anthoyne Le Groing est sculptée en relief.
Au fond de l’enfeu, sur un cartouche en pierre, est sculptée en relief, l’épitaphe de Jehan Le Groing.
Dans la partie haute, un Christ écoté et deux fleurons ,appartenaient peut-être au tombeau de Haubert.
La chapelle et le tombeau nous ramènent évidemment à la famille Le Groing.
Cette famille est peut-être arrivée d’Espagne vers 850 ou 900 et l’ultime descendant direct meurt en1927. Un millénaire de « règne »
On ne retiendra que trois personnages directement liés à l’église et au tombeau.
-Haubert Le Groing ou Aubert, naît vers 1435, il se marie en 1460 avec Jeanne de la Forest. C’est un guerrier qui servira sous Charles VII et Louis XI. Il construit sans doute le château de Villebouche. Il a deux fils, Anthoine et Jehan.
Il meurt vers 1483 et laisse un testament assez délirant, organisant ses obsèques. Il est vraisemblablement inhumé dans “sa chapelle”.
-Anthoyne ou Antoine, Gentilhomme de Charles VII et Enseigne sous Louis XII. Marié à Jeanne des Barres, sans descendance, il meurt le 18 Mars 1505 et son épouse fait édifier le mausolée ou il est représenté par le gisant.
-Jehan ou Jean, son frère prend la succession. Il s’est marié le 1er Janvier 1498 à Gilberte Bertrande. Il sert sous Charles VIII, Louis XII et François 1er.
Il est sans doute blessé à Marignan, le 14 Septembre 1515, et meurt à Pavie le 26 Septembre, ainsi que le rapporte son épitaphe.
On ne sait quand la nouvelle de sa mort est arrivée à Villebouche. Mais en 1534 son épouse songe à rapatrier ses restes et, pour cela, elle vend la moitié de sa vaisselle d’argent.
Il est vraisemblable que le rapatriement a eut lieu car l’épitaphe porte « fut appourté dudit paye en ce lieu à la requeste d’ honorable dame madame Gilberte Bertrande femme dudit seigneur Le Groing par veuve amour conjugalle qu’elle lui pourtoit »
En 1534, le voyage Treignat-Pavie et retour, avec les restes d’un guerrier décédé depuis près de vingt ans , fut certainement une entreprise remarquable
Il y a eu des polémiques au sujet du gisant, certains affirmant que c’était Jehan, mais l’épitaphe de la dalle ne laisse aucun doute.
Des têtes de lions apparaissent sur de multiples blasons . Le blason des Legroing se disait « D’argent ,à trois têtes de lions arrachées de gueule, et couronnées d’or »

A cette description, on peut ajouter deux énigmes.

A gauche du perron de l’église, un morceau de colonne, haut ou bas, volumineux, en granite local, a une origine inconnue, mais laisse supposer qu’il y a peut-être eu, à Treignat, des constructions importantes disparues. Un rapprochement à faire avec les piliers et chapiteaux du chœur.
A droite de l’église, un « lion » couché, est assez grossièrement sculpté, dans un granite à gros grains ,non local. Il est resté très longtemps à l’angle du clocher au coin de l’emplacement du premier cimetière. Sa signification est inconnue : protecteur des défunts, ? Représentation de l’Anglais d’Aquitaine ?
La fête de Treignat a lieu le second dimanche de Juin, près de la fête St Gervais patron de la paroisse. Il y avait aussi une autre fête fin septembre, près de la fête de St Julien, patron de l’église, et c’est St Julien qui est représenté sur la fontaine.

(source : treignat-allier.weebly.com)

Les environs

Huriel – Donjon de la Toque à 12.4 km à l’est

Saint-Désiré – église Saint-Désiré à 21.3 km au nord

Sainte-Thérence – château de l’ours à 27.2 km au sud-est

Etroussat – église Saint-Georges

Epoque :  X° et XI°- Protection :
Propriétaire :
Visite :
Dates et horaires :
Adresse :
Téléphone :
Courriel :
Site internet :

Etroussat - église Saint-Georges (www.etroussat.fr)
Etroussat - église Saint-Georges (Pierre Bastien)
Etroussat - église Saint-Georges (Pierre Bastien)
Etroussat - église Saint-Georges (www.etroussat.fr)
Etroussat - église Saint-Georges (www.etroussat.fr)
Etroussat - église Saint-Georges (www.etroussat.fr)

Situation

Etroussat est à 22 km au nord-ouest de Vichy et à 42.6 km au sud de Moulins

Histoire

Une première église existait déjà au XIème siècle, reconnue parmi les possessions de l’Abbaye de Tournus en 1105. Seul le carré du transept (1) qui supporte le clocher, en est le témoin.
Quant à l’église actuelle, elle est le résultat de plusieurs campagnes de travaux, dont la plus importante menée entre 1856 et 1863, par l’Abbé Bobier, lui conserva un style neo-roman.
De la construction du XIIème  siècle il ne subsiste que l’absidiole sud (2), en hémicycle. Le clocher fut reconstruit au XIVème siècle et coiffé d’une flèche de pierre octogonale. Plusieurs agrandissements successifs ont ouvert des chapelles latérales, pour certaines disparues aujourd’hui : au nord, cinq chapelles gothiques furent édifiées, à la fin du XVème siècle; au sud, deux chapelles au milieu du XVIème siècle. La flèche du clocher, abattue en 1793, fut remplacée à la fin du XIXème siècle par une toiture de charpente à jet d’eau. Aujourd’hui, le vaisseau comporte cinq travées, flanquées de collatéreaux.

(source : www.etroussat.fr)