Ainay le Château – Porte de l’horloge

Epoque :  XII° – Protection :
Propriétaire :
Visite :
Dates et horaires :
Adresse : 18 Rue de l’Horloge 03360 Ainay-le-Château
Téléphone :
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Site internet :

Ainay le Château - Porte de l'horloge (Marc ROUSSEL)
Ainay le Château - Porte de l'horloge (mesvoyagesenfrance.com)

Situation

Ainay le Château est à 44 km au nord de Montluçon et à 61 km au nord-ouest de Moulins.
La Porte de l’horloge est dans le centre d’Ainay le Château.

Histoire

Ainay-le-Château constituait une des dix-sept châtellenies du Bourbonnais. Elle fut une des demeures des plus anciens seigneurs de Bourbon. C’est d’Ainay que parti, avec le Roi Louis le Jeune en 1147, Archambault V pour la seconde Croisade prêchée par Saint Bernard.Trois portes servaient la cité ; la Porte Moricet, la Porte Aubret et la Porte de l’Horloge, seule à avoir survécue. Une quatrième permettait l’accès à la cour du château. Ces portes s’ouvraient grâce à un pont levis et des herses sur des fossés (toujours visibles) de vingt mètres de large et dix de profond et étaient chacune surmontées d’une tour de défense. Un campanile a été installé au centre du toit qui protège les 2 tours rehaussées et couvertes. La porte présente encore des traces de herse et de meurtrières datant du XVe, l’une des deux tours a servi de prison. Le mécanisme de l’horloge a été remplacé en 1867.

(source : allier-hotels-restaurants.com)

Les environs

Ainay le Château – Chapelle saint-Roch à 700 m à l’est

Forêt de Tronçais à 8.7 km à l’ouest

Vitray – église Saint-Eloy à 14 km au sud

Néris les Bains – Site antique

Epoque :  Gallo-romaine- Protection : Classé MH (1862(amphithéâtre)-1927(piscines)-1984(établissement thermale)-1991(Villa Cheberne))
Propriétaire :
Visite :
Dates et horaires :
Adresse :
Téléphone :
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Site internet :

Néris les Bains - Le camp des chaudes - les piscines romaines (fifideneris.canalblog.com)
Néris les Bains - Amphithéâtre romain (wikipédia.fr)
Néris les Bains - Aqueduc romain (fifideneris.canalblog.com)
Néris les Bains - Les Thermes (weekendesk.fr)
Néris les Bains - Villa Cheberne (hades-archeologie.com)
Néris les Bains - Le camp des chaudes - les piscines romaines (Lamontagne.fr-© SALESSE Florian)
Néris les Bains - Le camp des chaudes - les piscines romaines (fifideneris.canalblog.com)
Néris les Bains - Nécropole mérovingienne (photos.piganl.net)

Situation

Néris les Bains est a 8 km au sud-est de Montluçon

Histoire

Période gallo-romaine

Au cours de la période gallo-romaine, la cité de Neriomagus devient Aquae Nerii et connaît une phase d’accroissement urbain significative. De ses 3 hectares initiaux, la cité, sous sa forme antique, se déploie sur une superficie de 200 hectares. Aux Ier et IIe siècles, l’essentiel de la parure monumentale de la ville gallo-romaine est mise en place. Celle-ci est alors constituée deux complexes thermaux, d’un aqueduc, d’un amphithéâtre, d’un sanctuaire.

Aquae Neri était située au carrefour de voies romaines : celle reliant Lugdunum (Lyon) à Limonum (Poitiers), celle reliant Avaricum (Bourges) à Augustonemetum (Clermont-Ferrand) et celle reliant Augustoritum (Limoges) à Nevirnum (Nevers). Un détachement de la VIIIe légion stationnait à Neriomagus.

Des fouilles, effectuées dans les années 1980 sur le site de Néris-les-Bains, ont également permis de dégager des structures maçonnées appartenant à une villa, la villa de Cheberne, ainsi qu’un castrum (camp romain de stationnement), le camp romain des Chaudes.

En 1969, des fouilles archéologiques ont révélé la présence d’une zone d’habitat dense et d’activités artisanales. Ont été mis au jour des vestiges d’ateliers de potier, de bronzier, de tabletier du IIe siècle, de travail du bois, de travail de cuir.

Vestiges

L’oppidum des Eaux-Chaudes

Sur l’éperon rocheux escarpé délimité par la rencontre de deux vallons, le vallon thermal où coule le ruisseau des Eaux chaudes et la vallée du Cournauron, a été construit, à l’extrémité, un petit oppidum de 3 ha. Cet oppidum est séparé du reste de l’éperon par une levée de terre doublée d’un fossé.

Le théâtre

L’édifice est classé au titre des monuments historiques en 1862.

Les aqueducs

Deux aqueducs amenaient l’eau potable à Néris. Le plus ancien, l’aqueduc ds Combes, entièrement souterrain, était long d’une dizaine de kilomètres. Sa construction remonterait au Ier siècle. Le second, l’aqueduc des Viviers, entièrement souterrain lui aussi mesurait 35 km, il aurait été construit au IIe siècle, sous la dynastie des Antonins pour assurer les besoins croissants d’une ville en expansion. L’écoulement de l’au se faisait uniquement par gravitation. Un castellum divsiorum (château d’eau) situé sur les hauteurs de Néris recevait l’au et assurait son épuration et sa répartition en différents points de la ville. L’utilisation des aqueducs semble avoir cessé au IVe siècle.

Les thermes

Le site antique possédait deux ensembles de thermes, l’un au sud mis au jour en 1819 et l’autre au nord mis au jour en 1847.

Les eaux de Néris furent captées par les Romains par le creusement de trois puits. En 1964, lors du nettoyage du fond du puits César, la dalle romaine fut mise au jour. Une inscription monumentale retrouvée en trois exemplaires nous révèle que Lucius Julius Equester, deux fois duumvir et flamine de Rome et d’Auguste ainsi que ses deux fils occupant les mêmes fonctions, ont dédié les aménagements des thermes au culte impérial et au dieu Nerio démontrant ainsi la sollicitude des administrateurs de la civitas des Bituriges Cubes siégeant à Avaricum envers une ville thermale dont le rayonnement dépassait le cadre local.

À l’intérieur des bâtiments des thermes construits au XIXe siècle, dans la galerie sud, sont conservés de nombreux éléments lapidaires des anciens thermes.

La villa de Cheberne

Cette villa fut découverte sous le Second Empire. Elle était organisée autour d’une cour à péristyle. Elle était équipée de thermes privés.

De nouvelles fouilles archéologiques effectuées au début des années 1980 ont lises au jour des vestiges qui montrent que cette maison n’était pas isolée, mais faisait partie d’une agglomération, avec ses rues, un réseau d’égouts, des ateliers de verriers et de potiers.

Le camp des Chaudes

Le sanctuaire

La nécropole

(Source : Wikipédia.fr)

Moulins – Le Grand Café

Epoque :  1898- Protection : Inscrit ISMH (1978)
Propriétaire : Famille Belin
Visite :
Dates et horaires :
Adresse : 49, place d’Allier 03000 Moulins
Téléphone :
Courriel :
Site internet :

Moulins - Le Grand Café (wikipédia.fr)
Moulins - Le Grand Café (wikipédia.fr)
Moulins - Le Grand Café (wikipédia.fr)
Moulins - Le Grand Café (wikipédia.fr)

Situation:

49, place d’Allier à Moulins

Présentation :

Le Grand café est un café-restaurant situé 49, place d’Allier, dans le centre de Moulins, dans le département français de l’Allier. Considéré comme l’un des plus beaux cafés de France, il fut créé en 1899. Son architecture intérieure s’apparente au style Rocaille, un style revenu à la mode dans la seconde moitié du xixe siècle, mais avec une expression baroque annonciatrice des créations de l’Art nouveau que l’on retrouve sur sa façade. La salle principale est décorée de grandes glaces murales, de pilastres en stuc avec guirlandes de feuillage, de ferronneries, de différents luminaires dont un grand lustre de bronze, d’un plafond avec une fresque allégorique et une verrière et de quelques peintures murales.

Architecture :

Au rez-de-chaussée, la grande salle rectangulaire est divisée en deux, division marquée par une grande poutre métallique centrale siglée Eiffel, recouverte de stuc et qui porte un immense lustre en bronze. Le fond de la salle est dominée par une mezzanine à la balustrade en fer forgé très travaillée qui porte une pendule.

Les murs longitudinaux sont ornés, entre chaque pilastre de stuc, de bois chantournés surmontés d’immenses miroirs aux encadrements dorés qui créent une perspective infinie.

Au plafond, sur la partie avant de la salle, la partie « café », une fresque peinte par Auguste Sauroy représente la légende de Gambrinus, roi mythique de Flandre et Brabant, à qui on attribue la naissance de la bière. Il existait probablement une autre fresque sur le plafond de l’arrière de la salle, la partie « brasserie », mais qui a été remplacée plus tard par une grande verrière dans le style années 30.

Histoire :

Le concept de café-brasserie commence à essaimer les grandes villes de France à la fin du xixe siècle, en partie sous l’impulsion d’Alsaciens ayant fui l’annexion allemande de leur région après la défaite de 1870. Les architectes laissent alors libre cours à leur imagination durant cette période de la Belle époque, marquée par une intense activité culturelle. Ces cafés vont souvent devenir des hauts lieux de la vie intellectuelle locale.

Un dénommé Renoux, originaire de Montluçon et qui avait été garçon de café dans la brasserie parisienne Lipp cherchait un lieu pour créer un tel établissement. Il va le trouver sur la place de l’Allier, qui est devenue le nouveau centre de l’activité commerciale de Moulins: un marché couvert à structure métallique y a été inauguré en 1880, le Crédit Lyonnais s’implantant à Moulins, installe sa succursale sur la place en 1881 (au n° 66 mais déménagera dans un immeuble spécialement construit au n° 33 en 1910, la Société générale s’installera également sur cette place en 1910). Les architectes moulinois reproduisent dans ce quartier les évolutions architecturales de l’époque ainsi les ondulations apparaissent sur les façades, balcons et fenêtres comme par exemple sur le typique immeuble des Nouvelles Galeries qui ouvrent en 1914 rue de l’Allier.

En 1898, Renoux va investir 250 000 francs-or (équivalent de 600 000  de 2016) pour la création de ce café. Il fait appel à une de ses connaissances, l’architecte italien Louis Galfione-Garetta, alors directeur de l’école municipale des beaux-arts, qui va concevoir un décor un peu fantastique, qui annonce l’Art nouveau (il dirigera aussi la décoration de la confiserie Aux Palets d’or encore existante aujourd’hui). Galfione confie la décoration du plafond du Grand café au peintre Auguste Sauroy. Cet artiste local avait peint en 1894 sur le plafond du nouveau théâtre de la ville, une fresque (disparue aujourd’hui) en hommage au poète symboliste Théodore de Banville né à Moulins et mort quelques années plus tôt. Il participa en 1896, toujours à Moulins, à la décoration de la maison Mantin, riche demeure bourgeoise devenue aujourd’hui un musée. Une mezzanine est construite à l’arrière du rez-de-chaussée pour qu’un orchestre puisse s’y installer, le Grand café restera un café-concert jusque dans les années 1950-1960. Il ouvre en 1899.

Le café présentera le « cosmorama mouvant », où l’on présentait, avec un jeu de lentilles et de tableaux, des lieux pittoresques du monde. Les prospectus distribués dans la ville parlaient d’un « spectacle artistique et mondain sans rival, variant tous les lundi, mercredi et vendredi: illusion complète » Vers 1905, le Grand café offrira les premières séances de cinématographe de la ville (suivi par deux autres cafés de la ville), d’abord données en plein air sur la place. L’appareil de projection était alors monté sur le balcon extérieur du premier étage, l’orchestre installé sur la mezzanine à l’intérieur jouant pendant la projection.

En ce début de siècle, l’ambiance y est feutrée. Le Grand café est fréquenté par les notables de Moulins, dont les hauts fonctionnaires de cette préfecture du département, les riches commerçants et les marchands de bestiaux après les foires.

C’est à cette période que Coco Chanel, qui s’appelait encore Gabrielle Chasnel et qui travaillait alors comme couturière à la Maison Grampayre, une mercerie située à moins de 200 mètres de là, fréquenta le Grand café, et où elle s’est peut-être produite comme chanteuse. Avec sa tante Adrienne, de deux ans son ainée, elles y ont leur premier contact avec la bourgeoisie. Elles y fréquentent les officiers du 10e régiment de chasseurs à cheval stationné à Moulins et qu’elles suivront ensuite au café de la Rotonde (aujourd’hui disparu), un café-concert plus festif et bruyant et où elle gagnera le surnom de « Coco », inspiré d’une chanson qu’elle y interprétait.

En 1933, Émile Marcelot, âgé d’à peine vingt ans et tout juste sorti de l’école hôtelière, va prendre la suite de son père à la tête de l’établissement; il y restera soixante ans.

Après guerre, la clientèle se diversifie. La jeunesse lui donnera son surnom de « Grand jus », encore repris de nos jours par les Moulinois.

Le 22 septembre 1978, la façade et les deux salles avec leur décor du Grand café sont inscrites au titre des Monuments historiques.

En 1993, Marcel Pocheron devient le nouveau propriétaire. Il en entreprend la rénovation sous le contrôle de l’architecte des bâtiments de France, la grande salle du Grand café retrouve ainsi sa couleur gris impérial.

Le Grand café change de nouveau pour son propriétaire actuel, le cinquième depuis sa création, Christian Belin qui, à la fin des années 2000, début des années 2010, en transmet la direction à ses deux filles Maud et Alexandra. Fin 2013, le Grand café décroche le label d’État de Maître restaurateur. En mars 2014, le Grand café a été rénové et la cuisine a été étendue passant de 20 à 80 m2 ouvrant désormais sur la salle.

(source : www.wikipédia.org)

Les environs

Moulins – le Palais Ducal à 400 m au nord

Moulins – La Cathédrale à 400 m au nord

Moulins – Le Centre National du Costume de Scène (CNCS) à 1.1 km à l’ouest

Moulins – Les Hôtels particuliers

Epoque :  – Protection :
Propriétaire :
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Moulins - Les Hôtels particuliers (Pinterest)

Actualités : Les Hôtels particuliers de la rue de Paris (La Semaine de l'Allier 6 février 202)

Moulins - Les Hôtels particuliers de la rue de Paris (La Semaine de l'Allier 6 février 2020)
Moulins- Hôtel Vic de Pontgibaud (de Rougé) (Pinterest- CC BY-SA 4.0)

Actualités : L'Hôtel Vic de Pontgibaud (de Rougé). Un particulier veut sauver ce bijou abandonné.

Moulins - Hôtel Vic de Pontgibaud (de Rougé) (La Semaine de l'Allier 6 février 2020)
Moulins- Hôtel Héron (Pinterest- CC BY-SA 4.0)
Moulins- Hôtel de Chavagnac (Pinterest- CC BY-SA 4.0)
Moulins- Hôtel ancien collège des jésuites (Pinterest- CC BY-SA 4.0)
Moulins- Hôtel Dubuisson de Douzon (Pinterest- CC BY-SA 4.0)
Moulins- Hôtel de la Feronnays (Pinterest- CC BY-SA 4.0)
Moulins- Hôtel de Rochefort (Pinterest- CC BY-SA 4.0)
Moulins- Hôtel de Ballore (Pinterest- CC BY-SA 4.0)
Moulins- Hôtel de Garidel (Pinterest- CC BY-SA 4.0)
Moulins- Hôtel de Morat (Pinterest- CC BY-SA 4.0)

Situation

Histoire

Les environs

Agonges – Pont romain

Epoque :  – Protection :
Propriétaire :
Visite :
Dates et horaires :
Adresse :
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Courriel :
Site internet :

Agonges pont romain (Alain MSL)
Extrait de la carte des voies romaines en Bourbonnais

Situation

Agonges se situe à 17,5 km à l’ouest de Moulins

Le pont romain se situe à 5km à l’ouest d’Agonges. Prendre la D54, après 2km, au château du Breuil prendre à gauche puis, après le domaine agricole,  prendre à droite.

Histoire

Agonges n’est que peu concernée par le réseau des voies romaines en Bourbonnais ; toutefois on peut penser, en analysant la carte établie par E.Tudot (voir carte page ci-contre) que la voie reliant Varicum (Bourges) à Augustodunum (Autun) par Decize était proche des lisières nord de la commune et Lucien Fanaud émet l’hypothèse que la voie de Bourges à Lyon par Bourbon tangente le territoire de la commune lorsqu’il écrit

ˮ ….le vieux chemin arrive à Franchèse……continue au sud-est sur les Dameriaux, Lucet (Lucay), traverse la Burge au moulin de Lucay tout en servant de limite, sur près de 7 kilomètres aux paroisses de Franchèse et d’Agonges, d’une part et de Bourbon et Saint-Menoux d’autre part jusqu’au domaine de la Justiceˮ

Le vieux pont romain proche de Lucay reste, très certainement, un jalon sur cette voie

(Sources : Alain Martin Saint-Léon)

Les environs

Agonges – Eglise Notre Dame à 5 km à l’est

Agonges – Château de l’Augère à 7,2 km à l’est

Bourbon l’Archambault – La Forterresse à 5.8 km au sud-ouest

Vichy – l’opéra

Epoque : 1903 – Protection : ISMH partie(1991) – MH partie (1996)
Propriétaire : Ville de Vichy
Visite : non
Adresse :
Téléphone :
Courriel :
Site internet : www.opera-vichy.com/

L'opéra de Vichy (www.ville-vichy.fr)
L'opéra de Vichy (www.forumopera.com)
L'opéra de Vichy (www.forumopera.com)
L'opéra de Vichy (www.harmonie-vichy.com)

Situation

L’Opéra se trouve près du quartier thermal et marque, avec le Grand Café, l’extrémité sud du parc des Sources.

Histoire

Le premier casino fut construit à la demande de Napoléon III en 1864-1865 par l’architecte Charles Badger, architecte de la Compagnie fermière de Vichy. Il est inauguré le 2 juillet 1865. Étendu au début du XXe siècle, à l’emplacement du kiosque à musique de 1866, celui est déplacé sur la place de la République (il sera détruit en 1935 pour la construction de la Poste). Aïda, de Verdi, était le premier opéra donné en inauguration du théâtre. Inauguré d’abord le 2 juin 1901, l’intégralité de cet édifice ne le sera que le 31 mars 1903, après l’achèvement des décorations intérieures de l’opéra, avec l’appui des architectes français Charles Le Cœur et belge Lucien Woog.

La salle, de style Art nouveau, d’une capacité de 1 483 sièges, est décorée par le peintre polonais Léon Rudnicki. La voûte de la coupole du dôme est ornée de visages d’artistes : Sarah Bernhardt, Réjane, Coquelin, Cléo de Mérode, Mounet-Sully. Les ferronneries, les trois portes, balustrades et rampes, sont d’Émile Robert.

Les masques sont du sculpteur Pierre Seguin.

L’édifice est inscrit aux monuments historiques le 13 août 1991 notamment pour le hall d’entrée et la grande galerie1 et classé le 18 mars 1996 pour la salle du théâtre avec les galeries et le vestibule, les salles et les déambulatoires de l’ancienne salle de jeux1.

Ce monument est le seul théâtre « Art nouveau » en France.

Vichy était connue entre 1901 et 1964 sous le nom de « capitale d’été de la musique ».

Dans les années 1930, plus de 90 représentations étaient données chaque été. En juillet 1940, le gouvernement Pétain s’installe à Vichy et la salle de l’opéra est le théâtre du vote des pleins pouvoirs par les parlementaires, sauf 80 d’entre eux qui s’y opposent.

Dans la seconde moitié du XXe siècle, outre le déclin du thermalisme, l’activité de l’opéra va aussi diminuer, avec la disparition des orchestres et des troupes en résidence.

Un incendie ravage l’opéra en 1986. La ville de Vichy acquiert l’édifice l’année suivante et le restaure en 1995.

(source : “Wikipédia”)

Les environs

Vichy – Musée de l’opéra à 400m au sud-est 500 m à l’ouest

Cusset -Musée de la Tour prisonnière et souterrains à 3.5 km au nord-est

Busset – Le château à 12 km au sud-est

Noyant d’Allier – La Pagode et le Bouddha

Epoque : 1983 – Protection :
Propriétaire :
Visite : oui
Dates et horaires :Du 1er avril au 30 octobre : Ouverture de 14 à 18 h les mercredis, jeudis, vendredis, samedis et dimanches. Du 1er novembre au 15 décembre : Ouverture de 14 à 17h les samedis et dimanches
Adresse :Allée de la Pagode – 03210 Noyant-d’Allier
Téléphone : 04 70 47 29 37
Courriel :
Site internet :
Page Facebook :
https://fr-fr.facebook.com/PagodeNoyantdAllier

Le Bouddha de 7m (www.allier-auvergne-tourisme.com)
La Pagode (chez.gerarddu63.free.fr)
Allée de Bouddha (bocagesud.weebly.com)

Situation

Noyant d’Allier est situé à 21 km au sud-ouest de Moulins

Le Bouddha et la Pagode sont situés à 500 m au nord du centre ville

Histoire

Le village de Noyant abrite une pagode, témoin de l’exode des rapatriés d’Indochine vers ce village dépeuplé par la fermeture des mines. Avec la moitié de ses habitants d’origine eurasienne, Noyant est le témoin d’une intégration réussie. Depuis 1955, une communauté asiatique a remplacé les mineurs de Noyant et a édifié une pagode et des statues pour célébrer le culte de Bouddha. L’intérieur de l’édifice richement décoré peut être visité à condition de poser ses chaussures à l’entrée. Edifice de plan rectangulaire, auquel est accolé sur sa partie gauche un bâtiment vitré en “L”. Il est précédé d’un portique tripartite, surmonté en son centre d’un édicule couronné par un toit en demi- croupe. Devant le portique, on trouve deux pagodes miniatures encadrant une statue du bouddha Sakyamuni assis. On accède au temple par une allée bordée de statues de bodhisattvas, que précède une pièce d’eau. L’ensemble des bâtiments s’inscrit dans un jardin paysager.

Pour faire revivre sa communauté et accomplir un geste de solidarité, la municipalité crée un centre d’accueil pour recevoir les familles franco-vietnamiennes, les enfants de français mariés à des indochinoises qui n’ont jamais vu la France. Vont donc arriver des centaines de rapatriés qui s’installeront ensuite dans les corons, anciens habitats des miniers et s’habitueront jour après jour aux habitudes françaises.

​​Les habitants de Noyant d’Allier se sont bien adaptés à la venue de cette nouvelle population. Si bien que le village abrite aujourd’hui un riche patrimoine asiatique. Le restaurant et boutique “Le Petit d’Asie” propose des spécialités asiatiques et un traiteur indochinois prépare également des repas à emporter.

L’ancien quartier des mineurs s’est transformé en la Cité de la Brosse. Ce bourg vietnamien abrite le lieu de culte des bouddhistes, une pagode érigée en 1983 par la communauté religieuse asiatique pour y pratiquer sa religion. Les plus curieux peuvent découvrir l’intérieur du temple grâce aux bénévoles de la communauté, mais à condition de déposer ses chaussures à l’entrée, comme la tradition l’oblige.

​​​Tout autour du temple, de multiples statues décorent le parc. La plus impressionnante : un gigantesque Bouddha doré, de plusieurs mètres de haut, semblable à celles d’Asie. Pour le plaisir des yeux et de l’odorat, les lieux sont aussi parés de jardins où les locaux viennent pour se ressourcer et méditer : lotus, orchidées et pivoines ornent ce magnifique parc où les visiteurs constatent la formidable preuve d’acceptation mutuelle et de solidarité des habitants de Noyant d‘Allier et d’Asie.

(source :”www.auvergne-centrefrance.com”)

Les environs

Noyant d’Allier – Le musée de la mine dans le village

Souvigny – La Prieurale à 8 km au nord-est

Meillers – église Saint-Julien à 5.2 km au nord

Noyant d’Allier – Le musée de la mine

Epoque :  – Protection :
Propriétaire : privé
Visite : Oui
Dates et horaires : Juillet et août : du mardi au dimanche départ des visites 14h,15h30 et 17h
Avril, mai, juin et septembre : les dimanches après-midi uniquement départ des visites 14h et 16h.
Adresse : Les Amis de la Mine, 31 rue de la Mine 03210 Noyant d’Allier
Téléphone : 04 70 47 31 51 (aux heures d’ouvertures) 07 68 59 46 95
Courriel :
Site internet : mine-noyant.fr

Devant le puy de la mine (medias.sit.auvergne-tourisme.info)
Galerie reconstituée au musée de la mine (Wikipédia : A.BourgeoisP)
Matériel roulant du train touristique du musée de la mine (Wikipédia : A.BourgeoisP)

Situation

Noyant d’Allier est situé à 20 km au sud-ouest de Moulins

Le musée de la mine est situé à 500 m au nord-est du centre ville

Histoire

Visite guidée. Le chevalement ainsi que le bâtiment minier dit « puits central », tous les deux de construction d’Eugène Freyssinet , constituent avec le site qui les entourent le musée de la Mine. Des circuits ferroviaires en fonctionnement permettent aux visiteurs d’avoir une première approche originale du site. Le musée possède aussi une fabuleuse collection de matériel minier, tant pneumatique que ferroviaire ; les galeries reconstituées, modestes mais utile,s complètent le parcours extérieur. Enfin l’exposition de petits outillages et de matériel didactique dans la chambre chaude achève la visite. Cette salle abrite une cuisine reconstituée grandeur nature telle qu’elle se présentait dans les années trente dans les corons. C’est dans cette salle que se déroulent des expositions temporaires

(source : “www.allier-auvergne-tourisme.com”)

Les environs

Noyant d’Allier – La Pagode et le Bouddha à 500 m au nord

Meillers – L’église Saint-Julien à 6.6 km au nord-ouest

Souvigny – La Prieurale à 8 km au nord-est

Montluçon – Traction Vapeure – AAATV

Association : Amicale des Anciens et Amis de la Traction Vapeur
Protection : Le pont tournant, sa voie d’accès et la signalétique correspondante sont inscrits MH.
Création
: 8 décembre 2009
Visite :
Dates et horaires :
Adresse : AAATV -Section Montluçon Auvergne – 2 rue Pierre Sémard 03100 Montluçon
Téléphone :
Courriel : aaatvmontlucon@sfr.fr
Site internet : aaatvmontlucon.fr

Arrivée à Commentry de la 141 TD 740 (www.simtrain-fr.com)
Le dépôt (www.aaatvmontlucon.fr)
Présentation des Diesels sous la rotonde (www.simtrain-fr.com)
Le dépôt (www.aaatvmontlucon.fr)

Situation

2, rue Pierre Sémard à Montluçon

Historique du dépôt

Pourquoi un dépôt ferroviaire (et une rotonde !) à Montluçon ?

La construction du dépôt de Montluçon à débuté en 1862
 Au début du XIXème siècle, Montluçon voit son activité industrielle se développer à la suite de la présence de ressources minérales importantes ainsi que des gisements de houille à proximité de : Commentry, Chamblet, bassin de l’Aumance et Saint Eloy-les Mines. L’arrivée du chemin de fer depuis Moulins vers Commentry et Montluçon en décembre 1859 va concurrencer sévèrement le canal du Berry vers Bourges et Tours, avec en second lieu la construction de la ligne Bourges-Montluçon. Pas encore de dépôt à Montluçon, mais deux ans plus tard, la circulation a beaucoup augmenté suite au raccordement de la ville à Paris via Bourges, Vierzon et les Aubrais. Montluçon vient de devenir un nœud ferroviaire. Un dépôt est alors construit autour d’une rotonde permettant d’abriter 16 machines. L’implantation du dépôt est effective en 1880. La radiale Paris-Montluçon-Béziers via Eygurande croise la transversale Bordeaux-Lyon-Genève avec branche sur Commentry-Moulins-Strasbourg. Montluçon constitue le point de passage obligé depuis Paris par trains rapides et express pour Aurillac, le Mont-Dore, Ussel. Le nœud ferroviaire est devenu étoile et avant 1900 la Compagnie est obligée d’agrandir les installations, le nombre des locomotives en service ne cessant d’augmenter. En 1883, la gare représente le 3ème tonnage des gares de la Compagnie du P.O. Mais une autre raison explique l’implantation de ce dépôt à Montluçon : la ville se trouve au contact des régions relativement plates du Bassin parisien au nord et des zones bien plus accidentées du Massif Central dans les autres directions.

 

La rotonde et ses ponts tournants

La rotonde semi-circulaire permettant d’abriter 38 locomotives est alors desservie par trois ponts tournants de vingt quatre, quatorze et neuf mètres. Ces deux derniers seront remplacés en 1949 par un demi-pont secteur (sorte de pont tournant coupé en 2) de vingt trois mètres destiné à desservir le centre autorails. Il est placé à l’extrémité du pont restant, disposition unique en France – paraît il ! Un atelier complète l’ensemble. Un troisième pont tournant sera implanté en 1954 près des bureaux administratifs pour virer les 141R du dépôt de Vierzon en escale, mais il n’a jamais servi, les virages se faisant sur le pont de la rotonde.

 

Les machines

Du fait de son implantation géographique le dépôt de Montluçon comprend des machines de vitesse destinées à la circulation en plaine, et des plus lentes mais très puissantes pour les sections montagneuses. En 1872, on compte 60 machines de plaines et de montagnes. L’effectif atteint une centaine de machines en 1938, et même 120 de1939 à 1950.

Séries de machines attachées à Montluçon
* Série 4200 (230 G), série 1700, série 5000 (140-B), série 6000 (150 A)
* Série 1516 / 1565 (030), série 792 / 941 (030A), série 1114 / 1140 (040-B)
* Série 1021 / 1030 (030T).
Entre les deux guerres, Montluçon abritait quarante deux 5600 / 700 (141-TB).
En 1921, arrivent des Pacific 4500 (231 A Sud-ouest), chassées de la ligne Limoges-Brive par l’électrification.
En 1929, Montluçon compte 129 machines à ses effectifs.
En 1951, il y a 119 machines en pression.
En juin 1952, arrivée de 12 autorails types VH.

 

Les hommes

En juillet 1952 par exemple, Montluçon compte : 200 agents de conduite, 180 agents aux ateliers, 25 agents administratifs, 10 agents du magasin, 60 agents du service intérieur, 12 personnes de l’encadrement et direction, 37 apprentis. En 1967, il y avait 417 agents. En 2008 le dépôt est unité de production traction, rattaché à Clermont avec un chef d’UP, un CTT et 25 conducteurs.

 

Fin de l’activité

La crise de la sidérurgie dans le Centre et l’Allier intervient à la fin des années 50, les usines ferment une à une. L’exode rural n’arrange pas les choses pour les petites lignes, la crise du charbon fait fermer les mines de Noyant en 1940, Commentry en 1960, Saint Eloy fin 1977. L’activité diminue au fur et à mesure de la fermeture des lignes.
Si l’activité “vapeur” disparait en 1969, l’activité “autorails” perdure. Le centre autorail ferme ses portes en octobre 1970, transférant ses vingt X 2400 à Limoges. Montluçon devient dépôt-relais. Des 141 R de Vierzon viennent en escale (dont la 141 R 840) jusqu’en 1971.
Des fermetures de lignes font perdre la charge de travail au personnel de Montluçon
La rotonde du dépôt a été partiellement démolie en octobre 1975, entraînant une simplification du plan de voie et la suppression de 2 des 3 ponts ainsi que la destruction de l’estacade à charbon et des ateliers désaffectés.
En décembre 2010, fin de l’activité du dépôt. Le site est remis à disposition par le service de la Traction SNCF au propriétaire foncier interne SNCF : la D.T.I. (Direction Territoriale Immobilière).

 

Disparition de la rotonde et du pont tournant

Créée en décembre 2009, l’A.A.A.T.V. section Montluçon-Auvergne a pour objectif principal de préserver en état de fonctionnement, restaurer et mettre en valeur le site du dépôt ferroviaire historique de Montluçon, notamment sa rotonde et son pont tournant. Pour cela plusieurs projets pour valoriser au mieux le site, avec bien sûr un évènement ponctuel à fréquence annuelle : Le Festirail Montluçon, grande fête populaire autour du thème du chemin de fer.

 

Une nouvelle étape

Par un arrêté préfectoral du 3 février 2011, la rotonde ferroviaire de la gare de Montluçon avec son pont tournant, sa voie d’accès et la signalétique correspondante sont inscrits au titre des monuments historiques.

(source :”www.aaatvmontlucon.fr”)

Les environs

Montluçon – le Musée MUPOP à 1.5 km au nord

Montluçon – le château des Ducs à 1.4 km au nord

Montluçon – église Notre Dame à 1.5 km au nord

Moulins – Le Jacquemart

Epoque :  XV°- Protection : MH (1929)
Propriétaire :
Visite : oui
Dates et horaires : de 17h à 18h les 9/04, 28/05, 11 et 18/06, 9 et 23/07, 3 et 10/09, 1er et 8/10 ;
– de 18h à 19h le 7/05 ;
– de 18h30 à 19h15 les 6 et 13/08 ;
– à 18h et 20h dans le cadre de la Nuit des Musées le 21/05 ;
– de 15h à 17h le 2/07 : Jacquemart et quartier historique
Adresse : Le Jacquemart Place de l’Hôtel-de-Ville 03000 Moulins
Téléphone : 04 70 48 01 36
Courriel :
Site internet : ville-moulins.fr

Le Jacquemart (Wikipédia)
Le Jacquemart (medieval.mrugala.net)
Le Jacquemart - Les automates (Wikipédia)
Le Jacquemart - détail des automates (etudiant.aujourdhui.fr)
Incendie du Jacquemart nuit du 12 au 13 mai 1946 (image1.lamontagne.fr)

Situation

Moulins, Place de l’Hotel-de-Ville

Histoire

La tour actuelle a été construite entre 1452 et 1455. Son aspect alors ne ressemble pas à celui d’aujourd’hui, la tour ayant subi deux incendies. Elle ressemblait initialement à une flèche, surmontée de gargouilles et d’une corniche ornée. À son sommet, elle était couronnée d’une aiguille.
De 1451 à 1455, quatre consulats (les gouvernements de la ville) consécutifs se consacrent à l’acquisition et à la construction d’une tour d’horloge perfectionnée, à l’image de celles construites en Flandre.
Pour ce faire, le 16 mai 1452, un impôt spécial « sur le fait de l’horloge » est levé (ainsi qu’en 1653 et 1654) par Jean II de Bourbon : « Par le commandement de Monseigneur le chancelier bailler leur porçion de l’impoct de l’orloge de la dicte ville. ».
Au début de l’année 1453, la tour est élevée. C’est « l’ancêtre » de la tour Jacquemart actuelle.
En 1454, elle reçoit un couronnement de charpente en bois puis l’année suivante, en 1455, ses derniers accessoires. Cette même année, le fût est coiffé d’une fine aiguille en ardoise d’Orléans, ornée de pennons et de bannières armoriées par Jehan Chasteau.
La cloche est fondue par Robert Bresmant. Elle est ornée des armes du duc, de la duchesse de bourbon et de la ville.
Il y a alors un seul sonneur, un automate en fer peint qui frappe une cloche en égrenant les heures. Un soleil et une lune figurent au niveau du cadran de l’horloge.

Incendie de 1655

Il n’y a pas d’avaries notoires pendant deux siècles malgré les réparations courantes qui doivent être effectuées sur le mécanisme.
Mais dans la nuit du 20 au 21 novembre 1655, un incendie qui partait des Halles, vers la collégiale, ravageât le Jacquemart. Les Halles sont entièrement détruites. La tour ne garde que sa carcasse de pierre, sauvegarde considérée alors comme miraculeuse, l’incendie s’arrêtant lorsqu’est jeté dans les flammes le voile qui recouvre la Vierge noire de la ville.

Reconstruction de 1656

En 1656, de la construction primitive, il ne subsiste que la partie en soubassement qui sert de base à une restauration.
Le 18 septembre 1656, la tour est reconstruite, mais a subi les influences du siècle avec l’apparition d’une nouvelle couverture en impériale et de la haute lanterne octogonale (détruite par l’incendie en 1946).
L’unique sonneur est remplacé par une famille complète de quatre jaquemarts — père, mère, fils et fille — taillés dans du bois de chêne et de châtaignier et recouverts de plomb. Les parents mesurent 1,80 m et les deux enfants, 1 m. Chacun est muni d’un marteau et pivote sur son axe, d’une seule pièce.
La tenue du père est proche de l’uniforme de garde-française (autrefois grenadier). Ce vêtement est réduit à une veste courte, pour faciliter sa rotation. Sa coiffe est ornée aux armes de la ville. Celle de la mère, Jacquette, à l’anatomie réaliste, est en tenue de roturière et porte un bonnet. Un ventre rebondi peut laisser penser à la représentation d’une femme enceinte ou à l’embonpoint des mères de famille bourgeoises.
La fille, Jacqueline, au profil mutin et nez pointu, est coiffée d’une bonnet gaufré et est vêtue d’une robe à pli. Quant au fils, Jacquelin, il est coiffé d’un béret et est habillé d’un modeste justaucorps juponnant.
Les Jacquemarts de 1655 sonneront jusqu’en 1946.
La première cloche, détruite par l’incendie de 1655, est remplacée par trois timbres pour les parents et pour chaque enfant de la famille :
La cloche centrale pour Jacquemart et “Jacquette”, nommée « Marie-Anne » car placée sous le parrainage de la reine-mère Anne d’Autriche, la mère de Louis XIV. La fonte de la cloche a été faite par Pavie et Mangeot en 1656 dans la cour de l’Hôtel de Ville. Cette cloche est d’un diamètre en 1,74 m et pèse 4 250 kg.
Les deux petites cloches pour “Jacquelin” et “Jacqueline”. Fondues en octobre 1658, elles pèsent 150 et 125 kg et font 0,64 et 0,68 m de diamètre.
Approximativement, le père et la mère frappent 56 940 coups par an et les enfants, qui frappent les quarts d’heure, environ 175 200 coups par an.

Après la Révolution

La couronne royale qui surmontait le couronnement disparaît pendant la Révolution.
La tour est classée au titre des monuments historiques le 10 octobre 1929.

Incendie de 1946 et reconstruction

Des feux de Bengale que l’on avait placés au sommet du Jacquemart, pour fêter le premier anniversaire de la victoire des Alliés et la Libération, causèrent un incendie qui ravagea le haut de la tour dans la nuit du 12 au 13 mai 1946, seul le fut principal est épargné. L’enquête révéla que des feux de Bengale avaient été installés sur la plate-forme haute du campanile — en bois — et non sur l’étage inférieur — en pierre —.
La partie haute va être reconstruite à l’identique, en partie grâce à une souscription. Le 23 août 1946, une délibération du Conseil municipal décide l’établissement des travaux de reconstruction qui seront confiés à l’architecte Génermont.
À partir de cette date, débute l’établissement de devis, tous plus ou moins respectés. Il y aura de nombreux contre temps dus aux difficultés inhérentes à la période de l’après-guerre avec un manque de matériaux, un manque d’essence, la longueur des démarches pour obtenir des bons de rationnement pour les ouvriers qui ont un statut spécial de “travailleurs de force”, etc. La première date prévue pour l’achèvement des travaux était alors le 6 septembre 1947 mais la nouvelle tour ne sera opérationnelle qu’en juin 1948, des travaux se poursuivant encore l’année suivante.

 

Un timbre de la tour sera émis en 1955 et une flamme philatélique du millénaire de Moulins en 1990.

(source :”Wikipédia”)

Les environs

Moulins – Le Palais Ducal à 200m au nord

Moulins – le musée Anne de Beaujeu à 300m au nord

Moulins le CNCS (musée du costume) à 3 km à l’ouest