Huriel – Donjon de La Toque

Epoque :  XII°- Protection : MH (1886)
Propriétaire : Commune d’Huriel
Visite : Oui
Dates et horaires : Ouvert du 1er juillet au 31 août les lundis, mercredis, vendredis, samedis et dimanches de 14h à 18h : départ des visites toutes les heures, dernier à 17h. En dehors de cette période, accès à la terrasse panoramique en demandant les clés au PIT.
Ouvert du 1er juin au 30 septembre :
– en juin et septembre de 15h à 18h les week-ends,
– du 1er juillet au 31 août de 14h à 18h. Fermé les mardis et jeudis. 
Adresse :Donjon de la Toque 6 place de la Toque 03380 HURIEL
Téléphone : 04 70 28 94 91 (Point Info Tourisme)
Courriel : huriel.03@wanadoo.fr
Site internet : mairie-huriel.fr

La Toque (Wikipédia)
La Toque (www.allier-auvergne-tourisme.com)
la Toque - détail (www.richesheures.net)
Le donjon de la Toque lorsqu'il était coiffé début 20è siècle (www.mairie-huriel.fr)
Vue aérienne d 'Huriel (ekladata.com)

Situation

Huriel est situé à 13 km au nord ouest de Montluçon.

La Toque est située dans Huriel.

Histoire

Plus connu sous le nom populaire de « la Toque », ceci en raison de son ancienne toiture en forme de toque pointue, le donjon d’Huriel est un des rares donjons quadrangulaires français du début du XIIème siècle encore visibles aujourd’hui, au même titre que les donjons de Montrichard, Beaugency, ou bien encore Loches.

Description
Le donjon d’Huriel était primitivement un édifice de défense lorsque le seigneur d’Huriel ordonna sa construction au XIIe siècle. Plusieurs campagnes d’édification ont été nécessaires pour ce château. Cette bâtisse, qui culminait à 33 mètres lorsqu’elle était encore coiffée de son toit à quatre pans (1903), est un rectangle de 10 mètres sur 12 environ. La terrasse actuelle offre une vue panoramique allant des Combrailles à la région montluçonnaise.

Le visage que revêt aujourd’hui le donjon résulte de diverses restaurations, en particulier celle de 1900.

En accédant aux étages par l’escalier en vis de 1903, nous pouvons découvrir de grandes salles, rendues habitables au XVIe siècle par le percement de fenêtres à meneaux ainsi que la construction de cheminées.
Les baies en plein cintre et en arc brisé, quant à elles, témoignent d’un passé plus rude, puisque ces ouvertures permettaient aux soldats d’accéder à une galerie de bois d’où s’effectuait la défense. Ce système défensif appelé « hourd » présentait des meurtrières percées dans les parois de bois, par lesquelles les soldats tiraient pour attaquer l’ennemi.

Au fur et à mesure des années, et des changements de propriétaires, l’enceinte et les dépendances du Château seront laissées à l’abandon, se ruinant peu à peu. A partir de 1779, jusqu’en 1845, les fossés seront comblés, en raison des fièvres mortelles qu’ils entraînent.

La commune achètera ce qui reste de l’ensemble en 1879, le Donjon est classé Monument Historique dès 1885. En 1903, les travaux de restauration verront disparaître le toit à quatre pans (son entretien étant de loin trop conséquent), remplacé par une terrasse, et la construction d’une tourelle d’escalier au nord pour permettre un meilleur accès aux salles.

La Tour Tronquée
L’une des deux tourelles rondes est ouverte au public depuis l’été 2009. Cette tour autrefois tronquée et à moitié détruite, a été restaurée récemment

(source :”www.mairie-huriel.fr”)

Moulins – Le Palais Ducal

Epoque :  XIV°- Protection : MH (1875)
Propriétaire : Conseil départemental de l’Allier
Visite : oui
Dates et horaires : Ouvert du 15 avril au 31 octobre. Réservation conseillée.
– jusqu’au 30 juin et à partir du 1er septembre visite guidée les mercredis à 14h30 et les samedis à 10h.
– en juillet et août de 10h à 11h et de 14h à 17h du lundi au samedi et dimanche aprèsmidi : départ des visites toutes les 1/2heures
Adresse : Place du Colonel Laussedat 03000 Moulins
Téléphone : 04 70 20 48 47
Courriel :
Site internet : musees.allier.fr

www.allier-auvergne-tourisme.com
www.paysdauvergne.fr
Palais Ducal à Moulins (www.paysdauvergne.fr)
www.paysdauvergne.fr
montjoye.net
sites.google.com
medias.sit.auvergne-tourisme.info

Actualités : Quand la Mal Coiffée était une prison

Moulins - Quand la Mal Coiffée était une prison (Semaine de l'Allier du 29 août 2019)

Actualités : 1,8 million pour la Mal-Coiffée (La Semaine de l'Allier du 16 juillet 2020)

Moulins - La Mal-Coiffée (Semaine de l'Allier du 16 juillet 2020)

Situation

Place du Colonel Laussedat à Moulins

Histoire

Si la présence d’un château à Moulins est attestée au milieu du XIème siècle, il est probable qu’une motte féodale y trouvait place dès l’origine de la ville, à la fin du Xème siècle. Les sires de Bourbon la bâtirent en haut d’un léger promontoire d’intérêt stratégique, puisque situé au carrefour de voies navigables, avec la rivière Allier, et terrestres, avec le chemin reliant Paris au Languedoc et celui reliant l’abbaye de Cluny à son prieuré de Souvigny. Quand Moulins devint la capitale administrative du duché du Bourbonnais, érigé en 1327, le château fut alors vraisemblablement réaménagé, non seulement en tant que place forte défensive, mais aussi en tant que représentation symbolique du pouvoir ducal. Mais c’est surtout avec les principats des ducs Louis II, dans le dernier tiers du XIVème siècle, et Pierre II, à la fin du XVème siècle, que le château put acquérir une grandiloquence et une richesse artistique, que les siècles suivants allaient faire progressivement disparaître, sans pour autant voir s’effacer les deux restes architecturaux qui demeurent aujourd’hui : la Mal-Coiffée et le pavillon Anne de Beaujeu.

Le château de Louis II
Après six ans de captivité en Angleterre, le duc Louis II de Bourbon, de retour dans un duché ravagé par la Guerre de Cent Ans, engagea la reconstruction des fortifications et des châteaux du Bourbonnais, dont celui de Moulins, rebâti entre 1366 et 1375. L’organisation spatiale de ce nouveau château, à la fois puissante forteresse et luxueux palais, suivait alors les principes des grandes demeures seigneuriales de l’époque, par l’association d’une tour maîtresse (communément appelée “donjon”) à une Grande Salle (ou “aula”). La tour-maîtresse, qui apparaît aujourd’hui comme le reste architectural le plus monumental du château, fut appelée la “Mal-Coiffée”, ce nom fait référence soit à la couverture actuelle dont les proportions ne s’accordent pas forcément avec celles de la tour, soit à la couverture tronquée qui la couronnait par le passé. Cette tour, dont les bases peuvent être antérieures à 1366, est haute de 45 mètres, compte 7 niveaux au dessus du sol et 3 en sous-sol. Au XVème siècle, il semble qu’elle était destinée à recevoir les archives du duché, mais contenait également la chambre de parement du duc (espace semi-privé destiné à recevoir les proches conseillers) ainsi qu’un oratoire, dont subsiste la baie gothique sur la paroi sud de la tour. Le deuxième élément fondateur du château était la Grande Salle, appelée la “Salle des États”, elle était un lieu de représentation extrêmement fort où la puissance civile, administrative et judiciaire du seigneur se faisait manifeste : c’est là que le duc rendait la justice, et que se déroulaient les festivités. C’est notamment dans cette aula, que Louis II remit au Connétable du Guesclin la “ceinture Espérance”, symbole du Bourbonnais, à titre honorifique. De cette aula placée sur le côté sud de la tour-maîtresse, subsiste le grand mur ouest avec ses quatre grandes baies, dont les deux baies supérieures, gothiques, sont terminées par un remplage dessinant une fleur de lys. La cage d’escalier qui y menait subsiste elle-aussi : sur le tympan de l’une des fenêtres supérieures, deux personnages présentent le blason du duché du Bourbonnais, un semis de fleurs de lys barré d’un bâton, rappelant la filiation des Bourbons aux Capétiens (le premier duc de Bourbon, Louis Ier, était en effet le petit-fils de saint Louis). Toutefois le château du XIVème siècle ne se réduisait pas à l’association tour-maîtresse/aula, puisqu’il était organisé selon quatre ailes, autour d’une cour intérieure, l’aile ouest abritait les appartements du duc et dans l’aile sud, au-dessus de l’entrée principale, se tenait une chapelle où furent placées au XVème siècle les effigies sculptées des ducs de Bourbon. Le château était protégé par des fossés secs ou en eau, ainsi que par des lices, et intégré à la muraille protégeant la ville ; les tours étaient couronnées de hourds de bois, de créneaux et de mâchicoulis. L’Ancien Palais, annexe du château qui regroupait les différents organes administratifs du duché fut édifié dans le prolongement sud du château ; la petite place portant aujourd’hui ce nom rappelle son existence. Tout près du château se trouvait également l’ancienne chapelle des sires de Bourbon, devenue collégiale à l’époque de Louis II, église qui allait devenir, à partir de 1823, la cathédrale de Moulins. L’on doit la sauvegarde de la Mal-Coiffée à sa reconversion en prison départementale, dès 1793, elle resta d’ailleurs la prison de Moulins jusqu’en 1984 ; ce fut un lieu d’enfermement extrêmement actif pendant la Seconde Guerre Mondiale, dans une ville située en zone occupée, traversée par la ligne de démarcation (l’Allier). Au XIXème siècle, la Mal-Coiffée échappa cependant de peu à la destruction : si le projet d’agrandissement de la cathédrale, mis en oeuvre à partir de 1852, n’avait pas été finalement “raccourci” par rapport à ce qui avait été prévu initialement, nul doute que l’ancien donjon aurait été sacrifié pour créer un grand parvis ; d’autres restes du château furent d’ailleurs détruits lors de ce chantier.

(source : « Ville de Moulins-Service du patrimoine »)

Les environs

Le musée Anne de Beaujeu sur le même site

La Villa Mantin sur le même site

La Cathédrale sur le même site

Hérisson – La Forteresse

Epoque :  XI° – XIV° – Protection : MH (1986)
Propriétaire : Commune d’Hérisson
Visite : oui
Dates et horaires : Accès libre toute l’année. En juillet et en août, visite guidée gratuite le mardi à 10h
Adresse : Château de Hérisson 03190 Hérisson
Téléphone : 04 70 06 82 23 (OT d’Hérisson)- 04 70 06 80 45 (Mairie)
Contact : village-medieval-herisson SCH : Association pour la sauvegarde du Château féodal de Hérisson Président : Monsieur Michel Lécuyer
Courriel :

Site internet : château Hérisson
Vidéo : château Hérisson

Actualités : Des jeunes bénévoles participent à la sauvegarde du château

Hérisson - La Forteresse (Semaine de l'Allier du 29 août 2019)

Situation

Hérisson est situé à 24 km au Nord de Montluçon
La Forteresse est dans le bourg

Histoire

C’est selon toute vraisemblance aux environs de 1380, que le « Bon duc» Louis II prit la décision de rendre plus impressionnante la forteresse qui dominait la ville.

La basse-cour et ses trois tours

…L’enceinte de la basse-cour séparant la forteresse de la ville, et datant pour l’essentiel de la seconde moitié du XIII’ siècle, était flanquée de trois tours…: tour de Saint-Martin, tour Percée, tour de l’horloge. Seules les deux premières, bien que très endommagées, sont encore debout …On trouvait aussi dans la basse-cour des logements, des écuries, des hangars, une forge … Enfin, dans la partie sud … fut édifiée au milieu du XV è s …, une chapelle placée sous le vocable de Saint-Blaise…

De la cour basse à la haute cour

… il fallait d’abord franchir un fossé « de vingt pieds de profondeur creusé dans le roc» surmonté d’un robuste mur-bouclier percé de quatre belles archères de 2,50 mètres de hauteur, cette puissante muraille n’étant que la face extérieure du passage voûté long d’une trentaine de mètres auquel on ne parvenait qu’après … le pont-levis -placé à l’intérieur d’un châtelet -qui enjambait le fossé. L’ouvrage conçu comme une souricière pour un éventuel assaillant, était surveillé d’une terrasse supérieure et possédait sur sa voûte trois assommoirs «pour getter pierres et défendre l’entrée »…le passage se poursuivait par un escalier de pierre de deux mètres environ de large, et aboutissait à un second châtelet d’entrée muni d’une herse située à l’angle sud-ouest de l’enceinte haute …

Ajoutons qu’un puits profond d’une trentaine de mètres, accessible et dans la basse-cour, et à l’abri du passage voûté pour les éventuels assiégés, avait été creusé tout près du châtelet qui protégeait le pont-levis enjambant le fossé …

Les tours dressées dans la cour haute

La tour du Guet

Située dans l’angle sud-ouest, la tour du Guet commandait l’entrée de la haute cour. Tour puissante avant tout destinée à la défense et bâtie au XIII’ siècle… Ses murs font à la base plus de 2,40 mètres de large et l’on voit à son flanc accolé au portail d’entrée le passage de la herse… L’intérieur comporte un rez-de-chaussée et une salle haute voûtée en berceau tronconique accessible seulement par le chemin de ronde placé derrière la courtine. Chaque salle est pourvue de deux archères.

La tour de la Chapelle

…accueillit … dans la partie haute une chapelle voûtée sur croisée d’ogives aux nervures retombant sur de fines consoles de calcaire blanc…Elle datait aussi du XIIIe siècle et avait été probablement coiffée de hourds propices à la défense.

Le petit donjon

…la tour considérée comme la plus ancienne, datant peut-être de la fin du XII’ siècle, mais postérieurement plusieurs fois remaniée et surélevée: c’est le petit donjon, belle tour d’angle de plan circulaire avec un plat sur le côté cour, contre lequel a été ultérieurement accolée l’élégante tourelle gothique surmontée d’une guette de l’escalier à vis comptant deux cents marches qui desservait les étages du grand et du petit donjon. Ce dernier…s’articulait, au-dessus de la salle basse, sur trois niveaux planchéiés: au premier étage, de grandes archères voûtées en berceau; la salle haute, voûtée, a conservé sa cheminée et reçoit la lumière du jour par deux baies carrées.

Le grand donjon

… un haut et puissant donjon flanqué de trois tours secondaires couronnées de mâchicoulis, et surplombé d’une guette ou vigie prolongeant l’axe de la tourelle d’escalier gothique et dominant la contrée … À l’intérieur, outre une cave voûtée et un rez-de-chaussée, se succèdent quatre étages planchéiés, faisant du grand donjon une véritable tour-résidence. La salle haute, notamment, offre au regard ses nervures sur croisée d’ogives, s’épanouissant sur deux travées séparées par un large doubleau mouluré. Avec sa grande cheminée et sa large baie rectangulaire, elle formait au temps de sa splendeur un logis très confortable pour l’époque, avec salle de bains (?) et latrines…

La tour du Pendu

En contre-bas de la tour du Pendu, subsistent quelques vestiges, perdus dans la végétation, d’un modeste mur de pierre qui courait tout au long et en avant de l’enceinte de la haute cour: c’était une « braie !!, première défense qui permettait aux hommes d’armes une circulation quelque peu protégée en avant des murailles de la forteresse.

Textes extraits du livre « HÉRISSON EN BOURBONNAIS »
avec l’aimable autorisation de Jean-Claude RENON
Éditions des Cahiers Bourbonnais

Escurolles – Le château des Granges

Epoque :  XV°- Protection : ISMH (1983)
Propriétaire : Famille Roustan
Visite : oui
Dates et horaires : Visite guidée des intérieurs et extérieurs. Dates et horaires : Ouvert du 1er mars au 31 octobre du lundi au samedi de 14h à 18h ou sur rendez-vous hors saison
Adresse : Les Granges 03110 Escurolles
Téléphone : 04 70 90 50 11
Courriel :
Site internet :

Situation

Escurolles est situé à 17 km à l’ouest de Vichy
Les Granges se situent au sud d’Escurolles

Histoire

La maison forte des Granges a été construite au XV ème siècle par Durand Fradel. Ce “bel hostel”, de plan carré, était protégé de hautes murailles cantonnées de quatre tours rondes. Des douves profondes, remplies d’eau, ceinturaient la forteresse et défendaient l’accès de la porte principale. Le pont dormant a remplacé le pont-levis primitif, flanqué de canonnières installées en ligne. Deux tours subsistent de la maison forte du XV ème siècle: une à l’angle ouest qui a conservé ses canonnières, mais qui a été en partie rasée, pour être recouverte par un toit faisant corps avec celui des communs qui lui sont accolés; la seconde,à l’angle lord du corps de logis, a été couverte d’un toit conique et transformée en pigeonnier, dans son étage supérieur. Le bâtiment principal à deux niveaux, desservi par un escalier intérieur en vis, se compose d’un corps de plan barlong et d’une aile en retour d’équerre. À l’intérieur, une cheminée orne la pièce principale qui se déploie sous un plafond à la française.
le château des Granges appartient aujourd’hui à la famille Roustan qui restaure les bâtiments et qui y a installé un atelier de menuiserie (meubles et parquets massifs).
(source :”www.allier-hotels-restaurants.com”)

Chatel de Neuvre – La Tour du Moulin neuf

Epoque :  XIV°- Protection : ISMH (1927)
Propriétaire : Monsieur et Madame de Chasseval
Visite : oui
Dates et horaires : Accès libre toute l’année par le biais des chemins de randonnées. Visite guidée les 20/05, 10 et 17/06, 8 et 22/07, 5 et 19/08, 2, 16 et 30/09 à 16h (programme sur demande), réservation obligatoire à l’office de tourisme de Saint-Pourçain/Sioule (04 70 45 32 73).
Adresse : Tour du Moulin Neuf Le Moulin Neuf 03500 Châtel-de-Neuvre
Téléphone : 04 70 42 88 04 – 06 74 74 16 43
Courriel : jul.madelin@orange.fr
Site internet :

Situation

Châtel de Neuvre est situé à 19 km au sud de Moulins
Le Moulin Neuf est situé 1,2 km au nord-ouest du bourg

Histoire

La Tour du Moulin Neuf se dresse au milieu d’un étang qui l’entoure encore presque entièrement. Possession des seigneurs de Montaigu-le-Blin au début du XIVe siècle, le grand donjon sera édifié dans la seconde moitié de ce siècle, après qu’une première construction eut été occupée par les Anglais vers 1365. Béatrice de Montaigu qui hérita du fief en 1494, le porta par mariage à François Dugué. Ce dernier rend hommage pour “sa maison et place fort de Moulin Neuf, foussez, estangs, moulins, prés, terres, buissons, boys, cens, rentes, corvées, champarts, gélines, dixmes, tailles, charroys … ” estimés 60 livres de revenus annuels. Puis se succédèrent à la tête du Moulin Neuf, qui était alors “terre, chastel fort et justice” Jean Ripoud en 1569, Claude de Balarre en 1601, qui le vendit en 1622 à Jean Roussel avocat au Parlement de Moulins. La fille de ce dernier le transmit par mariage aux Semyn de Saint Sernin en 1648. Il fut vendu en 1725 à un autre Jean Ripoud. Ses descendants le firent passer par mariage aux Sicaud de Mariol. Il fut acquis dans la seconde moitié du XIXe par le comte Achille Vemin d’Aigrepont, ancêtre des propriétaires actuels.
Haute de presque 25 mètres, la tour est de plan carré de dix mètres de côté et divisé primitivement en quatre niveaux. Une tour quadrangulaire contenant un escalier en vis éclairé par de petites fenêtres rectangulaires, est accolée à la façade ouest. Des ouvertures furent percées au rez-de-chaussée de la façade, le côté sud a conservé en état les meurtrières qui l’éclairaient. Le sommet des murs est couronné de hourds que recouvre la toiture. L’intérieur fut modifié, on a installé des cloisons supplémentaires et supprimé le plancher du quatrième niveau.

(source : “www.chateau-fort-manoir-chateau.eu”)

Besson – Château de Fourchaud

Epoque :  XIV°-XVI°- Protection : MH (1932)
Propriétaire : Charles-Henri de Lobkowicz
Visite : oui
Dates et horaires : se renseigner à : Association « Présence Bourbon» – sauvegarde du Chateau de Fourchaud
Adresse : Chateau de Bostz 03210 Besson
Téléphone : 06 80 95 24 03
Courriel : presencebourbon@gmail.com
Site internet :presence-bourbon.com

Situation

Besson est situé à 14 km au sud de Moulins
Le château de Fourchaud est situé à 2 km au sud de Besson

Histoire

Le nom Fourchaud semble provenir de « Fourche », puisque c’est là que se séparait la route gallo-romaine qui venait de Bourges et allait soit à Lyon, soit à Clermont-Ferrand. Les premières traces du château datent de 1351, où Jean Mareschal fait aveu de ses terres et de son château. Péronnelle de Cieux, veuve de Jean Mareschal, possède le château dans un acte de 1470. La famille Mareschal est toujours présente en 1560 puisque c’est Claude Mareschal (épouse de messire Antoine Pungsat, chevalier de l’ordre du roi et capitaine de 50 hommes d’armes des ordonnances du roi) qui le possède.

Au début du XVIIe siècle, les Mareschal cèdent la place aux Hugon. Pierre Hugon, écuyer, était en 1625 sieur de Fourchaud, Givry, le Breuil et la Fouresthile. Sa femme est inhumée dans l’église de Besson. Ses descendants possèdent encore le château en 1741. En 1775, le marquis de Tilly, seigneur de Bostz, devient aussi seigneur de Fourchaud.

Le château appartient aujourd’hui aux descendants des Bourbon-Parme, lointains héritiers de la famille Roussel de Tilly. Il est laissé depuis plus d’un demi-siècle dans un état de quasi-abandon, ce qui fait craindre qu’il ne suive le sort du château de Rochefort, à quelques kilomètres de là, voué aux pillages et à l’altération du temps.

La courtine ouest et la tour ronde ont été classés au titre des monuments historiques le 30 mai 19321.

Le jardin est inventorié 2 dans le cadre d’une démarche tendant à lui accorder le label de jardin remarquable.

Architecture

Le château de Fourchaud, constitué d’un donjon et d’une basse-cour, vestiges massifs des XIVe et XVe siècles, surplombe le Bourbonnais. La porte primitive, qui était défendue par un pont-levis, est toujours présente dans la courtine ouest. Le logis comporte deux étages composés chacun de deux pièces, situés sur un rez-de-chaussée et des caves voûtées.

Situé dans un creux, il borde le ruisseau de Fourchaud et était autrefois entouré de douves sèches, probablement comblées au XVIIIe siècle. Les douves en eau qui entouraient le mur jardin en contrebas étaient encore bien visibles au début du siècle.

Le Petit Fourchaud, à moins de 100 mètres du Grand Fourchaud, est un donjon à colombages dont la haute toiture percée de toutes parts laisse envisager un triste sort. La situation très proche de ces deux donjons massifs et caractéristiques du Bourbonnais serait due, au XVIe siècle, à deux frères qui, à la suite d’une dispute, auraient voulu se séparer. Une raison plus logique est que la présence du Petit Fourchaud sur un piton rocheux plutôt élevé en fait une tour de guet qui devait communiquer autrefois avec la tour du couvent de Besson (disparue) et le château de Rochefort.

(source : “Wikipédia”)

Les environs

Besson – Eglise Saint-Martin à 2 km au nord

Souvigny – la Prieurale à 12 km au nord

Besson – Château du Vieux Bostz  à 4 km à l’ouest

Meillard – Le château des Aix

Epoque :  XVII°- Protection : MH (1989)
Propriétaire : Docteur Gorse
Visite : oui
Dates et horaires : Ouvert 1er juin au 31 juillet et du 4 au 15 septembre du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h. Ouvert le dimanche des Journées du Patrimoine
Adresse : Les Aix 03500 MEILLARD
Téléphone : 06 10 75 84 86
Courriel :
Site internet :
Vidéo :
Les Aix

Actualités : Les Aix, le miracle de Meillard (La Montagne 12 septembre 2013)

Actualités : Les Aix s'offrent une nouvelle jeunesse (La Semaine de l'Allier du 15 septembre 2016)

Situation

Meillard est situé à 27 km au sud de Moulins.
Le Château des Aix est situé à 4,5 km à l’ouest du bourg.

Histoire

Forteresse médiévale, édifiée déjà au XIIIe siècle, puisque ses premiers seigneurs connus sont des Chenillat, qui reconnaissent, par Pierre Chenillat, damoiseau, le fief des Ayées en 1301. Leur descendante Ysabeau, veuve de Guillaume des Ays, damoiseau, possède toujours le domaine en 1326. Mais en 1397, la seigneurie est passée aux mains de la puissante famille de Montjournal par alliance, car en 1411, c’est jehanne de Chenilhat, veuve du chevalier Pierre de Montjournal, qui fait aveu de “son hostels forts des Hays et de Vieillefont, en la châtellenie de Verneuil”. À la fin du Moyen Age, le fief est devenu la propriété des la Condamine, mais la famille ayant marqué le plus le château des Aix est celle des du Buisson des Aix, possesseurs de divers fiefs dans le Bourbonnais, et dont certains occupèrent des fonctions importantes au XVIIIe siècle auprès du roi.
Le château des Aix est probablement l’un des édifices les plus attachants que nous ait laissés le XVIIe siècle dans la campagne bourbonnaise. Entourée de douves indiquant ses origines médiévales, la demeure se compose d’un corps de logis rectangulaire flanqué de pavillons à base carrée, l’ensemble aux proportions et aux volumes harmonieux ayant reçu un décor particulièrement soigné. La porte d’entrée donnant sur la terrasse a reçu un encadrement à bossage issu du traité d’architecture de Serlio, tout comme les pilastres doriques soutenant une frise de même ordre, elle-même surmontée d’un fronton triangulaire. On remarque encore dans l’ancien jardin les vestiges d’une volière en fer forgé voisine avec l’ancienne chapelle. Le château des Aix est en cours de restauration, très bon accueil des propriétaires, nous vous recommandons la visite de ce site.

Chouvigny – Le Château

Epoque :  XIII° – Protection : non
Propriétaire : Privé
Visite : oui
Dates et horaires : du 7 juillet au 19 août, de 14h à 18h.
Adresse : 03450 Chouvigny
Téléphone : 04.70.59.81.77
Courriel : chateau.chouvigny@gmail.com
Site internet : chouvigny.net

Situation

Chouvigny est situé à 37 km au sud-ouest de Saint-Pourçain sur Sioule et à 50 au sud-est de Montluçon .
Le château de Chouvigny est situé à 400m au sud-est du bourg.

Histoire

Le château de Chouvigny, vieux souvenir d’une époque désormais révolue, est l’un des rares fleurons de l’architecture militaire médiévale que l’on peut encore admirer aujourd’hui. Plus de 750 ans après qu’on lui a donné sa forme actuelle, il veille toujours sur les gorges de la Sioule, perché sur un piton rocheux qui domine de 87 mètres le cours de la rivière.
Le premier édifice fortifié construit à cet endroit fut un castrum gallo-romain, à l’époque de la Rome antique, ce qui fait de Chouvigny un des plus anciens lieux fortifiés de France. En ce temps là, le rôle du bâtiment était de maintenir la paix entre les peuples des Arvernes et des Biturgies, qui occupaient respectivement les terres situés au Sud et au Nord de la Sioule, d’assurer le passage dans les gorges et de maintenir l’ordre sur la voie romaine qui reliait les provinces du Lyonnais et de la Combraille, aujourd’hui aux alentours de Montluçon et de Bourges. Cette voie existe encore aujourd’hui et passe à flanc de colline juste au-dessus du château ; on y accède par un chemin communal.
Le castrum fut édifié par un officier gallo-romain dont on sait peu de choses, si ce n’est qu’il s’appelait Calvinius, donnant son nom à son domaine qu’on a appelé Calviniacum et Fondis Calvini. Dans sa descendance directe se crée la branche des Seigneurs de Chouvigny, qui conservera cette propriété jusqu’en 1460. Le nom même de Chouvigny vient du nom de Calvinius, dérivé et francisé au fil du temps. Ainsi, les Seigneurs de Chouvigny se sont d’abord appelés Seigneurs de Calviniaco, de Chouvignet et de Chauvigny avant de prendre le nom qu’on connaît aujourd’hui. Jusqu’à l’abolition des privilèges le 4 août 1789, les Seigneurs de Chouvigny ont toujours eu droit de haute, moyenne et basse justice sur leurs terres.
Le fief de Chouvigny est resté en possession de la descendance directe de Calvinius entre 900 et 1400 ans (cela dépend de la date de construction du tout premier bâtiment, qui nous est inconnue) mais les propriétaires, bien qu’appartenant toujours à la même famille, ont été particulièrement nombreux et n’ont laissé de traces que par intermittence. Ainsi, on sait que les Seigneurs de Chouvigny ont fondé au VIème siècle l’abbaye de Menat, un des plus vieux établissements monastiques d’Auvergne. Ensuite, il faut attendre cinq siècles pour retrouver un membre de cette branche : en 1070, le chevalier Blain de Chouvigny, Seigneur de Nades, La Lysolle, Saint Gal et Salpeyleine, se lance avec ses fils Claude et Roger dans la première croisade, lancée par Guillaume, duc d’Aquitaine et comte de Poitiers. En 1080, ces deux fils escortent le chevalier Arnauld de Veauce le long d’un pèlerinage jusqu’à Saint-Jacques de Compostelle, où ledit chevalier fera devant eux un certain nombre de dons au monastère d’Ebreuil avant de mourir.
Notons ici que le château tel qu’on peut le voir aujourd’hui, c’est-à-dire un ensemble fortifié de style médiéval et non plus gallo-romain, est apparu en 1250 sous le règne de Louis IX, dit Saint Louis. C’est Guillaume Ier de Chouvigny qui est à l’origine de sa construction : il hérite du castrum et ordonne sa conversion en place forte dans le style de l’époque, pensant ainsi pouvoir défendre les gorges et en assurer l’ordre.
En 1281, sous le règne de Philippe III, Guillemin, fils de Bertrand de Chouvigny, prend pour épouse Catherine, fille unique du baron de Blot, créant ainsi la branche Chouvigny de Blot. En 1320, Guillaume II de Chouvigny prête serment d’allégeance à Philippe V, sire de Bourbon. En 1346, durant le règne de Philippe VI de Valois, Philippe de Chouvigny, Seigneur de Saint Gérand, Vaud et Valençon, est fait prisonnier à la bataille de Crécy, avant de devenir chambellan du duc Louis II de Bourbon en 1359.
A cette date, les fonctions défensives et régulatrices du château deviennent caduques. En effet, son confort est alors considéré comme précaire, et son utilité militaire comme quasi-nulle au point que, si une garnison y demeure toujours par tradition, l’édifice n’a plus vraiment valeur de poste militaire. Il finit même par ne plus servir non plus de logis familial, les Seigneurs de Chouvigny ayant acquis d’autres terrains plus importants dans le reste du Bourbonnais. C’est d’ailleurs ainsi qu’en 1370, pendant la Guerre de Cent Ans, des pillards s’emparèrent facilement du château, entrainant la perte de tous les titres pour lesquels il a fallu demander au roi la permission de les reconstituer. Ici, la lignée des Seigneurs de Chouvigny devient plus précise. Bertrand, Guillaume, Hugues, André et Jean se succèdent, le dernier mourant au siège de Carthage après avoir épousé Catherine de Bressole et donné naissance à Isabeau de Chouvigny, dame de Nades. Celle-ci épousa le 3 novembre 1409 Pierre de Montmorin, chambellan du Roi et bailli de-Saint-Pierre-le-Moutier. Ils auront deux descendants: Jean, qui épousera Arthuse de Lavieu en 1455, et Françoise, qui épousera Jean Motier de La Fayette, lui apportant en dot le château.
Ici prend fin la descendance directe de Calvinius, avec le mariage de Françoise de Montmorin vers 1460, et apparait par ce même mariage le premier membre de la famille La Fayette, grande famille de la noblesse d’origine auvergnate, qui soit en lien avec le château de Chouvigny. C’est le début d’une transition difficile et mouvementée entre les deux familles qui auront été le plus longtemps propriétaires du château.
Il faudra en effet attendre le 28 juillet 1654 pour que le château appartienne durablement à la branche Motier de la famille La Fayette.. Le château de Chouvigny appartient donc désormais à François, comte de La Fayette, maréchal de camp des armées du Roi.. La famille de La Fayette est dès lors fortement implantée dans le Bourbonnais et le château restera en leur possession jusqu’en 1734. D’ailleurs, le château est aussi connu dans la région sous le nom de « Vieux Château La Fayette », à la fois suite à la longue possession du domaine par la famille de La Fayette et à la notoriété de certains de ses membres. Il ne faut cependant pas le confondre avec le château de Chavagnac La Fayette, qui se trouve en Haute-Loire et où est né le marquis de La Fayette.
François de La Fayette, s’y est installé par amour pour la terre de ses ancêtres. Il vivait là-bas de ses terres et avait fait planter sur les coteaux des vignes qui ont à l’époque fait la fierté du domaine. Mme de Sévigné, ayant passé en 1676 des vacances à Chouvigny pour tenir compagnie à Mme de La Fayette dont elle était proche, a par la suite envoyé à sa fille une lettre, conservée au château, vantant les mérites de « ce bon vin qui sent le fût ». On dit même que ce vin, le Clos La Fayette, avait un parfum de pierre à fusil et un nectar de chatoyant.
Par ailleurs, si le marquis Gilbert Motier de La Fayette, qui s’est illustré au cours de la Guerre d’Indépendance américaine, de la Révolution Française et de la Révolution de 1830, n’a jamais vu le château de Chouvigny, vendu avant sa naissance, ses aïeux l’ont longtemps occupé. Tous les grands membres de la famille Motier de La Fayette y ont tour à tour séjourné entre 1654 et 1734, soient qu’ils y aient résidé ou qu’ils y aient été invités. On retrouve entre autres François Motier de La Fayette, évêque de Limoges, et bien sûr Marie Madeleine Pioche de Lavergne, devenue comtesse de La Fayette suite à son mariage avec François de La Fayette. Les portraits de l’évêque de Limoges et de Mme de La Fayette, avec celui du jeune marquis de La Fayette, ornent les murs du salon d’honneur.
Il est notoirement dit que, mourant d’ennui pendant le voyage de noces qu’elle y a passé, c’est à Chouvigny que Mme de La Fayette aurait écrit La Princesse de Clèves, un roman qui accèdera à la notoriété en étant reconnu comme le premier roman psychologique de la littérature française. Il est en tout cas certain que Mme la comtesse ne partageait pas l’enthousiasme de son mari pour le château de Chouvigny, qu’elle décrie avec virulence dans le récit même de son voyage de noces. Elle y parle en effet de « ruine démantelée », de« désolation » et de « château fantôme ».
Le fils du comte et de la comtesse de La Fayette, René-Armand, hérite du fief en 1683. Sa fille Marie Madeleine épouse en 1706 Charles-Louis de La Trémoille, duc de Thouars et pair de France, qui prend à cette occasion possession du château. Leur fils, Armand-René, duc de la Trémoille, premier gentilhomme du roi Louis XV, en hérite en 1730. Peu intéressé par ce domaine à ses yeux trop lointain, trop insignifiant, trop vieux et trop peu rentable, il vend le fief, mettant fin à la branche La Fayette de la baronnie de Chouvigny. Le 16 avril 1734, le domaine de Chouvigny devient la propriété d’Ignace Le Noir, écuyer puis secrétaire du roi au présidial de Moulins. En 1760, à la mort d’Ignace Le Noir, c’est son fils Pierre François Le Noir, qui obtient le château. En 1789, le fief passe aux mains d’un dénommé Antoine Le Noir, Seigneur d’Espinasse et de Trévol. Alors que toute la France est balayée par les vents révolutionnaires, le château de Chouvigny, sereinement posé en haut de sa gorge, ignore magistralement les changements que l’époque semblait imposer. Encore aujourd’hui, le domaine semble avoir arrêté le temps aux alentours de 1250. Seules les fenêtres du salon d’honneur, les créneaux absents d’un mur et certaines parois enduites de ciment témoignent, pour les connaisseurs d’architecture médiévale, des différents réaménagements qui y ont été faits depuis sa construction.
Pour autant, Antoine Le Noir, conscient du danger que cela représentait d’être noble en ces périodes troubles, aurait caché un fabuleux trésor dans ou aux alentours du château, avec l’aide de son valet qu’il aurait ensuite tué pour conserver le secret de la cachette. A ce jour, le trésor reste introuvable et la légende court toujours.
En 1797, sous le Directoire, le domaine de Chouvigny est arbitrairement attribué à l’un de ses héritiers potentiels, Edme Gautier, baron d’Haute Serve. Cette famille conservera la propriété jusqu’en 1853. A cette date, un personnage hors norme fait son entrée dans l’histoire du château : le duc de Morny. Petit-fils naturel de Talleyrand, fils naturel de la reine de Hollande Hortense de Beauharnais et du comte de Flahaut, Président du Corps législatif, Président du Conseil Général du Puy-de-Dôme, Ministre de l’Intérieur lors du coup d’état et demi-frère de Napoléon III, marié à la princesse russe Sophie Troubetzkoy, il rachète le château de Chouvigny pour en faire une de ses nombreuses demeures. Il acheta également le domaine de Nades car les deux fiefs n’ont, à l’époque, jamais été distingués l’un de
l’autre depuis Calvinius. Il fit construire le magnifique château de Nades, merveille de l’architecture du milieu du XIXème siècle et dont il reste encore aujourd’hui le donjon, le parc et l’étang.
Charles de Morny, si on lui a reproché d’avoir fait percer des fenêtres dans le salon d’honneur, qui apportent de la lumière dans l’édifice même si pour les puristes elles « jurent »avec le style médiéval, et d’avoir fait raser certaines des tours, a tout de même eu le grand mérite de restaurer avec vitesse et efficacité le château. On lui doit également la portion de route qui relie le château au bourg de Chouvigny. Il meubla quelques pièces et fit du domaine un rendez-vous de chasse. Il est dit que c’était un lieu de prédilection pour la duchesse Sophie de Morny. Les héritiers du duc de Morny vendirent le château à M. Louis Paturet.
En 1878, le baron Eugène de Cadier de Veauce, dont l’un des ancêtres avait côtoyé la famille Blain de Chouvigny en 1080, rachète le château, tombé en ruine, pour deux mille francs de l’époque. En 1885, la baronne Jeanne Cornélie Valentine de Wykersvoth de Werdesteyn de Veauce, veuve du baron de Veauce, vend à son tour les ruines. Mises à prix à 600 francs, elles sont achetées 1500 francs par M. Pilastre, qui laissera le domaine à l’abandon jusqu’en 1925. Alors, un acquéreur se présente, un certain M. Ruffenacht qui désire transformer le monument en relais gastronomique, mais devant la somme à investir il abandonne vite son projet.
Enfin arrive, en 1945, un passionné du nom de M. Groslière qui rachète ces ruines lourdes d’Histoire dans le but de le restaurer, seul et sans aucun soutien officiel. Son projet non-lucratif passe par un lent rassemblement de toute la documentation nécessaire. Cela repousse le début des travaux, qui commencent en septembre 1960 avec l’installation de l’eau courante et se terminent en 1966. Il reconstruit la tour de la prison, le donjon carré, la tour de guet, la tour du trésor et la cour de cavalerie. La presse locale et régionale le loue avec force pour avoir entrepris ce que tout le monde souhaitait mais que personne n’osait financer.
A partir de 1967, le château est ouvert au public. Il ferme ses portes en 1976 suite à des problèmes de succession et reste à l’abandon pendant huit ans, restant à la merci du vandalisme et des intempéries. Les propriétaires suivants, M. et Mme Sévérac, ont fait leur possible pour remettre en état le domaine et pour le rouvrir au public.
Aujourd’hui, les nouveaux propriétaires du château de Chouvigny s’efforcent de continuer l’oeuvre de tous leurs prédécesseurs, grands ou petits, dans la conservation de ce joyau architectural, historique et culturel.
(source:”www.chouvigny.net”)

Les environs

Ebreuil – Abbaye saint-Léger à 10 km à l’est

Ebreuil – Gorges de la Sioule

Veauce – Le château à 11 km au nord-est

Chareil-Cintrat – Château de Chareil

Epoque :  XVI°- Protection : MH (1958)
Propriétaire : État français, (Centre des monuments nationaux)
Visite : Oui
Dates et horaires : du 15 juin au 15 septembre :
Ouvert tous les jours sauf le lundi et le samedi
10.00-12.00 / 14.00-18.00
du 16 septembre au 14 juin : Sur rendez-vous
Adresse :Château de Chareil-Cintrat 03140 Chareil-Cintrat
Téléphone : 04 70 56 94 28
Courriel : vincent.robert@monuments-nationaux.fr
Site internet : www.chareil-cintrat.fr

Château de Chareil

Situation

Chareil-Cintrat est situé à 10 km au sud-ouest de Saint-Pourçain sur Sioule.

Le château est situé à 2,6 km du bourg.

Histoire

La terre de Chareil est un des fiefs de la maison de Bourbon. Au milieu du XVIe siècle Claude Morin, de retour des campagnes d’Italie, commande pour le château qu’il vient de faire édifier, des décors peints « italianisants».
La sobriété des façades contraste avec la richesse de la décoration intérieure. D’abondants décors peints inspirés de l’Antiquité sont composés de représentations mythologiques, astrologiques et de grotesques. Le dernier ensemble est unique en France par son ampleur et sa conservation.
Au rez-de-chaussée, l’imposante cheminée sculptée présente un décor classique, à sa base, complété par un décor supérieur maniériste s’inspirant librement de la nature. Le linteau paré de patères et de crânes de boeuf en bas-relief est surmonté d’une hotte droite dont le décor est composé de deux cariatides encadrant un assemblage de cuirs, fruits, amours et masques. Dans ces deux derniers éléments, l’utilisation de la laideur, de la difformité témoigne d’un art refusant les conventions. La recherche d’harmonie transparait toutefois dans la composition régulière de l’ensemble.
Sur les voutes de l’escalier, le décor peint de grotesques déploie une profusion de motifs savamment assemblés : figures hybrides, oiseaux fabuleux, masques, vases, petites architectures … Certains de ces motifs, divinités et scènes de cultes romains, témoignent de l’origine antique de ce décor.
Au 1er étage, au nord, la légende d’Adonis est illustrée par 3 tableaux peints.. Le décor sculpté de la grande pièce sud est conçu comme celui de la précédente cheminée : base classique complétée d’un décor maniériste significatif de la seconde Renaissance : cuirs, fruits, chérubins, singes cornes d’abondance d’où sortent un homme et une femme.
Dans la petite salle voisine, deux tableaux peints : Mars et Vénus complétés d’un cupidon assoupi. La thématique du second se démarque de l’influence antique omniprésente : deux scènes de la vie quotidienne composent cet oeuvre : femmes au bain et scène de coucher. Le décor de grotesques au plafond est complété par un décor peint astrologique unique en France. Il représente sept planètes identifiées par sept divinités gréco-romaines (ainsi Apollon figure le soleil) véhiculées par des chars aux roues ornées de signes zodiacaux

(source: “www.allier-auvergne-tourisme.com“)

Les environs

Chantelle – Abbaye -Château à 6 km au sud-ouest

Charroux – Le village à 13 km au sud

Etroussat – Château de Douzon à 4,8 km au sud

Montaigu le Blin – La Forteresse

Epoque :  XIV°-XV°- Protection : MH (1926)
Propriétaire : Privé, mais le site est géré par Caciaura Chantiers – Pauline Lorek.
Visite : Oui
Dates et horaires : Visite guidée du 2 juillet au 1er octobre à 16h les dimanches et jours fériés ;
visite également possible à 10h30 (se renseigner sur place la vielle ou par téléphone).
À tout autre moment, période estivale comprise, sur rendez-vous à partir de 6 personnes.
Adresse :
Téléphone  :  06 70 74 61 85  Pauline Lorek

04 70 47 45 86 Office de tourisme Entr’Allier Besbre et Loire

06 07 04 51 10   Jean-Louis Périchon (visites guidées)

06 99 33 28 10 (visites guidées)
Courriel : jeanlouis.perichon@wanadoo.fr
Site internet :
Vidéo : Montaigu le Blin

Situation

Montaigu le Blin est situé à 23 km au nord de Vichy

Le château est situé à 600 m au nord du centre du bourg.

Histoire

A la fin du XIIe siècle, cette terre appartient aux Saint-Julien de Saint Gérand. Il la cède au siècle suivant à un membre de leur famille qui le premier prend le titre de seigneur de Montaigu vers 1220. Pierre de Montaigu rend hommage en 1226 à Robert, évêque de Clermont, pour son château de Montaigu. A la fin du XIIIe siècle, la familleAycelin s’est installée sur le fief et en 1309, c’est Gilles Aycelin de Montaigu qui est seigneur de Montaigu et du Breuil, de par sa mère Alix du Breuil.
Le château est endommagé pendant la guerre de Cent Ans, remis en état grâce à l’aide du duc de Bourbon, il est vendu en 1439 à Jacques 1er de Chabannes, futur seigneur de Lapalisse, il ne le paiera jamais et les enfants des anciens seigneurs de Montaigu essayeront en vain de se faire dédommager. En 1503, Montaigu est tenu en coseigneurie, l’écuyer Jehan de Bar fait aveu la duchesse de Bourbon pour la neuvième partie, par indivis, en toute justice, du chasteau, avec cens, rentes et autres, valant 30 livres de rente annuelle.
Le fief passa ensuite aux de la Guiche. Henriette de la Guiche le porte en secondes noces à Louis de Valois en 1627.
Ensuite, il est la propriété de Louis de Lorraine, puis de François de Rohan, qui le cède en 1717 à son frère Hercule Mériadec, baron de Montbazon.
Mais le château n’est plus habité depuis cette date et il est vendu en 1741 à François Senetaire du Buisson, seigneur de Douzon. Celui-ci habite à Poncenat en raison de l’état d’abandon du château. Son fils sera arrêté et guillotiné à la Révolution et ses biens vendus en 1794. Depuis 1925 Montaigu, racheté par quelques personnes, se relève peu à peu de sa ruine. Le château occupe le sommet d’une butte dominant le village. Il se compose d’une enceinte flanquée, aux angles, du côté du pont levis, de deux grosses tours et trois petites. Les murs d’enceinte et tours formaient le système de défense au XIVe siècle. Au centre s’élevait le donjon. A la Renaissance, d’importantes modifications furent faites par Jacques de Chabannes. Un corps de logis situé à gauche du pont levis date de cette époque. Un portail du XVe siècle avec moulures à méplat donne accès à ce bâtiment…

Les environs

Montoldre – Donjon de Gayette à 9,6 km à l’ouest

Rongères – le château du Méage à 4,7 km à l’ouest

Lapalisse – le château de La Palice à 12 à l’est