Vieure – Château de La Chaussière

Epoque : fin XIX° (1876-78) – Protection : ISMH (2007)
Propriétaire : Privé
Visite : oui, entre le 16 juillet  et le 31 août
Adresse : château de la Chaussière 03430 Vieure
Téléphone :
Courriel :
Site internet : chateaudelachaussiere.com

La Chaussière (www.flickr.com)
La Chaussière (photo-envol.fr)
La Chaussière (www.collection-jfm.fr)
La Chaussière -intérieur (www.millon.com)
Vieure - La Chaussière (www.lamontagne.fr)

Situation

Vieure est situé à 39 km à l’ouest de Moulins.

La Chaussière est à 2 km au nord de Vieure.

Histoire

Le château de la Chaussière a été construit entre 1876 et 1878 dans un style mêlant néo-gothique et néo-Renaissance. Un corps de bâtiment unique, allongé, avec la partie sud-ouest légèrement élargie, et l’abside pentagonale de la chapelle, à l’opposé, sur la partie gauche de la façade latérale. Sur la façade principale, une échauguette forme l’angle avec la façade latérale. Elle se termine en encorbellement vers le bas et est coiffée d’un toit en poivrière. Le parti décoratif adopté pour la façade est le même que celui des châteaux dits “Louis XIII”, un jeu de couleurs entre la brique, la pierre et l’ardoise. La partie droite de cette façade est occupée en son rez-de-chaussée par la chapelle. L’abside s’orne d’un balcon aux balustres séparés par des arcs gothiques. Aux quatre angles supérieurs de ce balcon s’élèvent quatre pinacles, et aux quatre angles inférieurs quatre gargouilles. Cette demeure est un pastiche à la fois du style gothique et du style Louis XIII, c’est un témoignage de l’architecture romantique en Bourbonnais.

(source :”Châteaux, Fiefs, Mottes, Maisons Fortes et Manoirs en Bourbonnais aux éditions De Borée”)

Les environs

Vieure – Le château de la Salle à 1 km à l’est

Ygrande – Eglise Saint-Martin à 7 km au nord-est

Hérisson – La Forteresse à 16 km à l’ouest

Saint-Gérand de Vaux – Château des Guichardeaux

Epoque :  1870 – Protection : ISMH
Propriétaire : Monsieur et Madame Gaudin de Villaine
Visite : oui
Dates et horaires : Ouvert du 15 juin au 15 septembre les lundis, mercredis, vendredis et dimanches sur rendez-vous
Adresse : Les Guichardeaux-03340 Saint-Gérand de Vaux 
Téléphone : 04 70 43 07 90
Courriel : p.de-villaine@wanadoo.fr
Site internet :

Les Guichardeaux (Office de tourisme Entr'Allier Besbre et Loire)
Les Guichardeaux (Allier Hotels Restaurants)
Carte postale des Guichardeaux (eBay)

Situation

Saint-Gérand de Vaux est situé à 23 km au sud de Moulins

Les Guichardeaux sont siutés à 3,5 km au nord-ouest de Saint Gérand de Vaux

Histoire

Château réalisé vers 1875 par l’architecte René Moreau. Edifice de style néogothique comprenant un corps de logis carré cantonné de tours rondes et un grand pavillon carré. Moreau utilise ses concepts architecturaux favoris : principe de l’asymétrie pondérée, emploi du mur pignon, utilisation du jeu des matériaux à des fins décoratives. Décors intérieurs également dus à Moreau (boiseries, cheminées, stucs, parquets en marqueterie, peintures au pochoir, vitraux). Edifice représentatif de la vie mi mondaine mi champêtre menée par certaines familles aisées avant la guerre de 1914. Parc aux allées rayonnantes…

(source : “www.allier-hotels-restaurants.com”)

la Ferté-Hauterive – Les Echerolles

Epoque :  XVII°-XIX°- Protection : ISMH (2003)
Propriétaire : privé
Visite : oui, uniquement les extérieurs
Dates et horaires :
Adresse :
Téléphone :
Courriel :
Site internet :

Les Echerolles ( www.chateau-fort-manoir-chateau.eu)
Les Echerolles (www.chateau-fort-manoir-chateau.eu)
Les Echerolles l'entrée (www.allier-hotels-restaurants.com)
Les Echerolles (www.allier-hotels-restaurants.com)
Les Echerolles vue aérienne (www.allier-hotels-restaurants.com)

Situation

La Ferté Hauterive est située à 21 km au sud de Moulins

Le château des Echerolles est situé à 3,5 km au sud de La Ferté-Hauterive

Histoire

Le château est représentatif du domaine bourbonnais classique à la composition ordonnancée: pavillon d’entrée, allée d’accès, cour d’honneur fermée par le château et deux ailes de bâtiments de communs flanqués de tours rondes. Le château primitif fut remanié vers 1880. La structure primitive, un logis central et un pavillon carré, fut surélevée et percée de baies régulières, la façade fut dotée d’une terrasse couverte par une marquise et ornée d’un décor de style éclectique (baies néo gothiques et néo Renaissance, ferronneries néo XVIIIe siècle…). Propriété de Jacques Coeur au XVe siècle, puis plusieurs grandes familles s’y succèdent les Du Guesclin, pour finir par les Giraud des Echerolles. Alexandrine écrivit un livre sur sa famille pendant la Terreur et servit d’héroïne à Lamartine. Un parc arboré au bord de l’Allier de 14 hectares, entoure cette belle propriété des XVIIe et XIXe. Sont à remarquer; les deux tours à lanternons, l’écurie ronde, les entourages de fenêtres sculptés et les échauguettes, les rambardes en plomb des deux grandes tours…

Trevol – Château d’Avrilly

Epoque :  XV°-XVII°-XIX°- Protection : MH (1999)
Propriétaire : Famille de Chabannes
Visite : Oui
Dates et horaires : Visites du 1er juillet au 31 août tous les jours sauf le lundi. visites guidées de 14h à 17h.
Visites libres et payantes possibles de 11h à 14h sur demande uniquement.
Adresse : Château d’Avrilly  03460 Trevol
Pour contacter l’Association des Amis d’Avrilly
courriel : secretariat@chateauavrilly.com
Téléphone : 06 77 50 43 63 ou 04 70 42 61 13
Courriel : gite@chateauavrilly.com
Site internet : chateauavrilly.com

Site internet : Famille de Chabannes

Situation

Trevol se situe à 10 km au nord de Moulins

Le château d’Avrilly se situe à 2,2 km au nord-ouest de Trevol

Histoire

Le XVème siècle
Guillot Constant, trésorier général du Bourbonnais reçoit en 1436 du Duc de Bourbon Charles 1er l’autorisation « d’édifier un château, maison forte et basse-cour entourée de fossés ». Par le mariage de sa fille Anne, Avrilly passe à Jean Cordier, conseiller et avocat fiscal du Duc de Bourbon Pierre II, époux d’Anne de France, fille de Louis XI.
La façade Est date de cette époque, fortifiée à chaque angle par une échauguette, au milieu par un donjon coiffé d’un comble assez élevé et garni de machicoulis à linteaux, reposant sur trois assises en quart de rond. Chacun des linteaux est orné de l’arc en accolade, caractéristique du XVème.
La tour Nord, également du XVème, possède deux contreforts entre lesquels se logeait un pont-levis. Chaque contrefort est surmonté d’un clocheton et d’une niche destinée à recevoir une statue. Au-dessous, un écusson laisse deviner des vestiges d’armoiries. Le rez de chaussée de cette tour est voûté d’ogives : on accédait jadis aux étages supérieurs par un escalier à vis. La façade Ouest, démolie au XIXème siècle, était semblable à celle de l’Est et comportait une cour intérieure.

Le XVIIème siècle
En 1629, à la suite de difficultés financières chroniques pour ses propriétaires successifs (Popillon, Filhol) et d’une mise en vente forcée, Avrilly est adjugé à François Garnier, Président-Trésorier de France à Moulins, et conseiller du roi Louis XIII (son fils Jean fut maire de Moulins de 1676 à 1682).
Très riche, il entreprend d’importants travaux à Avrilly où il obtient d’Anne d’Autriche le droit de faire tenir justice.
Il construit à cette époque le porche sur lequel se voient ses armoiries et son chiffre, ainsi que les deux pavillons.

Le XIXème siècle
Saisi en 1688, Avrilly n’est adjugé qu’en 1707 à Claude du Ligondès, capitaine des vaisseaux du roi, puis est vendu au vicomte de Bar avant de passer en 1784 à Antoine de Pontgibaud, en 1800 à Pierre Allier, puis en 1803 au comte Etienne des Roys, membre du Conseil d’Etat en même temps que Camille de Tournon, et maire de Moulins de 1805 à 1816.
Son fils épouse la fille du général Hoche et reçoit en 1845 à Avrilly son ami Adolphe Thiers; il devient pair de France sous Louis-Philippe.
En 1873, Avrilly est vendu au Comte de Tournon, le fils de Camille de Tournon, préfet de Rome sous Napoléon, et père de la Comtesse Jean de Chabannes. Depuis cette date, Avrilly est resté dans la famille et il appartient toujours aujourd’hui à la famille de Chabannes la Palice, actuels descendants.
Des travaux considérables sont entrepris au XIXème et au XXème : en 50 ans, le château est doublé en profondeur :
•La zone marécageuse sur laquelle il est situé est transformée en une succession de sept bassins et étangs sur quatre niveaux différents
•La route de Trévol est détournée pour permettre la réalisation de son parc de 100 hectares, clos de 5 kilomètres de murs et 3 kilomètres de grille
•Un belvédère de 23 mètre de haut, des pavillons aux deux entrées et d’immenses communs sont construits successivement.

(source :”www.chateauavrilly.com”)

Audes – Château de La Crête

Epoque :  XIX°- Protection : ISMH (2006)
Propriétaire : Privé
Visite : oui
Dates et horaires :Du 01/01/2018 au 30/04/2018 ( 10:00-12:00 / 14:00-18:00 )
Du 01/05/2018 au 30/09/2018 ( 08:00-12:00 / 14:00-18:00 )
Du 01/10/2018 au 31/12/2018 ( 09:00-12:00 / 14:00-17:00)
Adresse : Château de la Crête 03190 Audes
Téléphone : 04.70.07.93.12 / 06.41.04.89.11
Courriel :
Site internet : chateau de la Crête
Vidéo :
La Crête1
La Crête2

Audes - La Crête (www.chateau-fort-manoir-chateau.eu)
Audes - La Crête (www.chateau-fort-manoir-chateau.eu)
Audes - La Crête (www.auvergne-tourisme.info)

Situation

Audes est situé à 15 km au nord de Montluçon

Le château de La Crête est situé à 3 km à l’ouest d’Audes

Histoire

Dans la basse cour de la vielle forteresse, on construit entre 1895 et 1905 un nouvel édifice de style Renaissance. Il comprend des bâtiments encadrant une cour centrale, avec un porche d’où saillent tours, tourelles et pigeonnier de style néogothique avec fenêtres à meneaux. Dans cette cour on aperçoit une chapelle dont la structure, le clocher et les ouvertures datent de l’origine de la construction au XIV ème, on aperçoit les reste d’un oculus gothique rayonnant à l’arrière de la nef, au-dessus de l’abside. Le clocher est en pierre rouge issue de la carrière locale.

(source :”www.allier-hotels-restaurants.com/tourisme”)

Les environs

Audes – Le musée du canal de Berry à 3.2 km à l’est

Reugny – Le Prieuré Notre Dame à 7.9 km à l’est

Saint Désiré – Eglise Saint-Désiré à 14 km au nord-ouest

Villeneuve sur Allier – le château de Balaine

Epoque : XIX° – Protection : MH (1993)
Propriétaire : Madame Courteix-Adanson
Visite : oui
Dates et horaires : Du 1er mars au 30 novembre tous les jours de 9h à 12h et de 14h à 19h
Adresse : Balaine 03460 Villeneuve sur Allier
Téléphone : 04 70 43 30 07
Courriel : arboretum.balaine@wanadoo.fr
Site internet : arboretum-balaine.com

Situation

Villeneuve sur Allier est situé à 14 km au nord de Moulins

Balaine est situé 4 km au nord de Villeneuve sur Allier

Histoire

Dans la seconde moitié du XIVème siècle, Baleine fut la propriété de Pierre et Étienne Célerier, chevaliers. Mais la propriété était liée au nom des Pierrepont. Lorin Pierrepont, trésorier général du duc Louis II, à qui fut tout d’abord donné le domaine du Colombier, à Saint-Bonnet les Moulins, fit bâtir en 1375 deux châteaux identiques, rectangulaires à quatre tours rondes, l’un à La Motte sur Aurouër, l’autre à Latays, qui devint Baleine. Les Pierrepont servirent toujours fidèlement les pouvoirs en place : en 1443, Pierre était capitaine et châtelain de Souvigny, puis Gilbert fut chambellan du roi Charles VII. Les registres paroissiaux permettent de connaître René, gendarme de monsieur le prince en 1636, qui cumulait les seigneuries de Baleine, Lucenay, la Grange et divers autres lieux.

En 1664, il céda son titre à son fils, Gilbert. Il épousa Esmée de Paris qui lui donna au moins huit enfants. En 1700, Édouard de Pierrepont fut le dernier membre connu de cette famille de seigneurs de Baleine et Lucenay. En 1783, le propriétaire était Étienne de Chabre, chevalier, ancien lieutenant de vaisseau chevalier de Saint-Louis. . Après une vie mondaine bien remplie sous le consulat, le directoire et l’empire, la belle Aglaé Adanson âgée de 30 ans et fille du célèbre naturaliste Michel Adanson, se retira à Balaine dans la propriété que lui légua, en 1812, un ami de la famille.

Le Château, est toujours habité et comprend un parc où, par l’entremêlement de conifères et de feuillus, on pourrait se croire transporté dans la forêt primitive des montagnes du sud de la Chine. Aglaé se défit des terres arides et garda pour dessiner son parc, les sols les plus riches et les mieux situés, qu’elle draina, assécha, et protégea des vents. Sa passion pour la botanique et les plantes la conduisit à entreprendre toute une série d’expérimentations.

Elle essaya d’acclimater les plantes exotiques, que rapportaient par bateaux les grand botanistes de l’époque. Sa patience, ses dons d’observation et ses intuitions sur les besoins des plantes qu’elle cherchait à éduquer, furent récompensés par des succès dont le visiteur d’aujourd’hui bénéficie, deux siècles plus tard. Le parc est resté dans la même famille depuis sa création en 1804 (7ème génération actuellement).

Chouvigny – Le Château

Epoque :  XIII° – Protection : non
Propriétaire : Privé
Visite : oui
Dates et horaires : du 7 juillet au 19 août, de 14h à 18h.
Adresse : 03450 Chouvigny
Téléphone : 04.70.59.81.77
Courriel : chateau.chouvigny@gmail.com
Site internet : chouvigny.net

Situation

Chouvigny est situé à 37 km au sud-ouest de Saint-Pourçain sur Sioule et à 50 au sud-est de Montluçon .
Le château de Chouvigny est situé à 400m au sud-est du bourg.

Histoire

Le château de Chouvigny, vieux souvenir d’une époque désormais révolue, est l’un des rares fleurons de l’architecture militaire médiévale que l’on peut encore admirer aujourd’hui. Plus de 750 ans après qu’on lui a donné sa forme actuelle, il veille toujours sur les gorges de la Sioule, perché sur un piton rocheux qui domine de 87 mètres le cours de la rivière.
Le premier édifice fortifié construit à cet endroit fut un castrum gallo-romain, à l’époque de la Rome antique, ce qui fait de Chouvigny un des plus anciens lieux fortifiés de France. En ce temps là, le rôle du bâtiment était de maintenir la paix entre les peuples des Arvernes et des Biturgies, qui occupaient respectivement les terres situés au Sud et au Nord de la Sioule, d’assurer le passage dans les gorges et de maintenir l’ordre sur la voie romaine qui reliait les provinces du Lyonnais et de la Combraille, aujourd’hui aux alentours de Montluçon et de Bourges. Cette voie existe encore aujourd’hui et passe à flanc de colline juste au-dessus du château ; on y accède par un chemin communal.
Le castrum fut édifié par un officier gallo-romain dont on sait peu de choses, si ce n’est qu’il s’appelait Calvinius, donnant son nom à son domaine qu’on a appelé Calviniacum et Fondis Calvini. Dans sa descendance directe se crée la branche des Seigneurs de Chouvigny, qui conservera cette propriété jusqu’en 1460. Le nom même de Chouvigny vient du nom de Calvinius, dérivé et francisé au fil du temps. Ainsi, les Seigneurs de Chouvigny se sont d’abord appelés Seigneurs de Calviniaco, de Chouvignet et de Chauvigny avant de prendre le nom qu’on connaît aujourd’hui. Jusqu’à l’abolition des privilèges le 4 août 1789, les Seigneurs de Chouvigny ont toujours eu droit de haute, moyenne et basse justice sur leurs terres.
Le fief de Chouvigny est resté en possession de la descendance directe de Calvinius entre 900 et 1400 ans (cela dépend de la date de construction du tout premier bâtiment, qui nous est inconnue) mais les propriétaires, bien qu’appartenant toujours à la même famille, ont été particulièrement nombreux et n’ont laissé de traces que par intermittence. Ainsi, on sait que les Seigneurs de Chouvigny ont fondé au VIème siècle l’abbaye de Menat, un des plus vieux établissements monastiques d’Auvergne. Ensuite, il faut attendre cinq siècles pour retrouver un membre de cette branche : en 1070, le chevalier Blain de Chouvigny, Seigneur de Nades, La Lysolle, Saint Gal et Salpeyleine, se lance avec ses fils Claude et Roger dans la première croisade, lancée par Guillaume, duc d’Aquitaine et comte de Poitiers. En 1080, ces deux fils escortent le chevalier Arnauld de Veauce le long d’un pèlerinage jusqu’à Saint-Jacques de Compostelle, où ledit chevalier fera devant eux un certain nombre de dons au monastère d’Ebreuil avant de mourir.
Notons ici que le château tel qu’on peut le voir aujourd’hui, c’est-à-dire un ensemble fortifié de style médiéval et non plus gallo-romain, est apparu en 1250 sous le règne de Louis IX, dit Saint Louis. C’est Guillaume Ier de Chouvigny qui est à l’origine de sa construction : il hérite du castrum et ordonne sa conversion en place forte dans le style de l’époque, pensant ainsi pouvoir défendre les gorges et en assurer l’ordre.
En 1281, sous le règne de Philippe III, Guillemin, fils de Bertrand de Chouvigny, prend pour épouse Catherine, fille unique du baron de Blot, créant ainsi la branche Chouvigny de Blot. En 1320, Guillaume II de Chouvigny prête serment d’allégeance à Philippe V, sire de Bourbon. En 1346, durant le règne de Philippe VI de Valois, Philippe de Chouvigny, Seigneur de Saint Gérand, Vaud et Valençon, est fait prisonnier à la bataille de Crécy, avant de devenir chambellan du duc Louis II de Bourbon en 1359.
A cette date, les fonctions défensives et régulatrices du château deviennent caduques. En effet, son confort est alors considéré comme précaire, et son utilité militaire comme quasi-nulle au point que, si une garnison y demeure toujours par tradition, l’édifice n’a plus vraiment valeur de poste militaire. Il finit même par ne plus servir non plus de logis familial, les Seigneurs de Chouvigny ayant acquis d’autres terrains plus importants dans le reste du Bourbonnais. C’est d’ailleurs ainsi qu’en 1370, pendant la Guerre de Cent Ans, des pillards s’emparèrent facilement du château, entrainant la perte de tous les titres pour lesquels il a fallu demander au roi la permission de les reconstituer. Ici, la lignée des Seigneurs de Chouvigny devient plus précise. Bertrand, Guillaume, Hugues, André et Jean se succèdent, le dernier mourant au siège de Carthage après avoir épousé Catherine de Bressole et donné naissance à Isabeau de Chouvigny, dame de Nades. Celle-ci épousa le 3 novembre 1409 Pierre de Montmorin, chambellan du Roi et bailli de-Saint-Pierre-le-Moutier. Ils auront deux descendants: Jean, qui épousera Arthuse de Lavieu en 1455, et Françoise, qui épousera Jean Motier de La Fayette, lui apportant en dot le château.
Ici prend fin la descendance directe de Calvinius, avec le mariage de Françoise de Montmorin vers 1460, et apparait par ce même mariage le premier membre de la famille La Fayette, grande famille de la noblesse d’origine auvergnate, qui soit en lien avec le château de Chouvigny. C’est le début d’une transition difficile et mouvementée entre les deux familles qui auront été le plus longtemps propriétaires du château.
Il faudra en effet attendre le 28 juillet 1654 pour que le château appartienne durablement à la branche Motier de la famille La Fayette.. Le château de Chouvigny appartient donc désormais à François, comte de La Fayette, maréchal de camp des armées du Roi.. La famille de La Fayette est dès lors fortement implantée dans le Bourbonnais et le château restera en leur possession jusqu’en 1734. D’ailleurs, le château est aussi connu dans la région sous le nom de « Vieux Château La Fayette », à la fois suite à la longue possession du domaine par la famille de La Fayette et à la notoriété de certains de ses membres. Il ne faut cependant pas le confondre avec le château de Chavagnac La Fayette, qui se trouve en Haute-Loire et où est né le marquis de La Fayette.
François de La Fayette, s’y est installé par amour pour la terre de ses ancêtres. Il vivait là-bas de ses terres et avait fait planter sur les coteaux des vignes qui ont à l’époque fait la fierté du domaine. Mme de Sévigné, ayant passé en 1676 des vacances à Chouvigny pour tenir compagnie à Mme de La Fayette dont elle était proche, a par la suite envoyé à sa fille une lettre, conservée au château, vantant les mérites de « ce bon vin qui sent le fût ». On dit même que ce vin, le Clos La Fayette, avait un parfum de pierre à fusil et un nectar de chatoyant.
Par ailleurs, si le marquis Gilbert Motier de La Fayette, qui s’est illustré au cours de la Guerre d’Indépendance américaine, de la Révolution Française et de la Révolution de 1830, n’a jamais vu le château de Chouvigny, vendu avant sa naissance, ses aïeux l’ont longtemps occupé. Tous les grands membres de la famille Motier de La Fayette y ont tour à tour séjourné entre 1654 et 1734, soient qu’ils y aient résidé ou qu’ils y aient été invités. On retrouve entre autres François Motier de La Fayette, évêque de Limoges, et bien sûr Marie Madeleine Pioche de Lavergne, devenue comtesse de La Fayette suite à son mariage avec François de La Fayette. Les portraits de l’évêque de Limoges et de Mme de La Fayette, avec celui du jeune marquis de La Fayette, ornent les murs du salon d’honneur.
Il est notoirement dit que, mourant d’ennui pendant le voyage de noces qu’elle y a passé, c’est à Chouvigny que Mme de La Fayette aurait écrit La Princesse de Clèves, un roman qui accèdera à la notoriété en étant reconnu comme le premier roman psychologique de la littérature française. Il est en tout cas certain que Mme la comtesse ne partageait pas l’enthousiasme de son mari pour le château de Chouvigny, qu’elle décrie avec virulence dans le récit même de son voyage de noces. Elle y parle en effet de « ruine démantelée », de« désolation » et de « château fantôme ».
Le fils du comte et de la comtesse de La Fayette, René-Armand, hérite du fief en 1683. Sa fille Marie Madeleine épouse en 1706 Charles-Louis de La Trémoille, duc de Thouars et pair de France, qui prend à cette occasion possession du château. Leur fils, Armand-René, duc de la Trémoille, premier gentilhomme du roi Louis XV, en hérite en 1730. Peu intéressé par ce domaine à ses yeux trop lointain, trop insignifiant, trop vieux et trop peu rentable, il vend le fief, mettant fin à la branche La Fayette de la baronnie de Chouvigny. Le 16 avril 1734, le domaine de Chouvigny devient la propriété d’Ignace Le Noir, écuyer puis secrétaire du roi au présidial de Moulins. En 1760, à la mort d’Ignace Le Noir, c’est son fils Pierre François Le Noir, qui obtient le château. En 1789, le fief passe aux mains d’un dénommé Antoine Le Noir, Seigneur d’Espinasse et de Trévol. Alors que toute la France est balayée par les vents révolutionnaires, le château de Chouvigny, sereinement posé en haut de sa gorge, ignore magistralement les changements que l’époque semblait imposer. Encore aujourd’hui, le domaine semble avoir arrêté le temps aux alentours de 1250. Seules les fenêtres du salon d’honneur, les créneaux absents d’un mur et certaines parois enduites de ciment témoignent, pour les connaisseurs d’architecture médiévale, des différents réaménagements qui y ont été faits depuis sa construction.
Pour autant, Antoine Le Noir, conscient du danger que cela représentait d’être noble en ces périodes troubles, aurait caché un fabuleux trésor dans ou aux alentours du château, avec l’aide de son valet qu’il aurait ensuite tué pour conserver le secret de la cachette. A ce jour, le trésor reste introuvable et la légende court toujours.
En 1797, sous le Directoire, le domaine de Chouvigny est arbitrairement attribué à l’un de ses héritiers potentiels, Edme Gautier, baron d’Haute Serve. Cette famille conservera la propriété jusqu’en 1853. A cette date, un personnage hors norme fait son entrée dans l’histoire du château : le duc de Morny. Petit-fils naturel de Talleyrand, fils naturel de la reine de Hollande Hortense de Beauharnais et du comte de Flahaut, Président du Corps législatif, Président du Conseil Général du Puy-de-Dôme, Ministre de l’Intérieur lors du coup d’état et demi-frère de Napoléon III, marié à la princesse russe Sophie Troubetzkoy, il rachète le château de Chouvigny pour en faire une de ses nombreuses demeures. Il acheta également le domaine de Nades car les deux fiefs n’ont, à l’époque, jamais été distingués l’un de
l’autre depuis Calvinius. Il fit construire le magnifique château de Nades, merveille de l’architecture du milieu du XIXème siècle et dont il reste encore aujourd’hui le donjon, le parc et l’étang.
Charles de Morny, si on lui a reproché d’avoir fait percer des fenêtres dans le salon d’honneur, qui apportent de la lumière dans l’édifice même si pour les puristes elles « jurent »avec le style médiéval, et d’avoir fait raser certaines des tours, a tout de même eu le grand mérite de restaurer avec vitesse et efficacité le château. On lui doit également la portion de route qui relie le château au bourg de Chouvigny. Il meubla quelques pièces et fit du domaine un rendez-vous de chasse. Il est dit que c’était un lieu de prédilection pour la duchesse Sophie de Morny. Les héritiers du duc de Morny vendirent le château à M. Louis Paturet.
En 1878, le baron Eugène de Cadier de Veauce, dont l’un des ancêtres avait côtoyé la famille Blain de Chouvigny en 1080, rachète le château, tombé en ruine, pour deux mille francs de l’époque. En 1885, la baronne Jeanne Cornélie Valentine de Wykersvoth de Werdesteyn de Veauce, veuve du baron de Veauce, vend à son tour les ruines. Mises à prix à 600 francs, elles sont achetées 1500 francs par M. Pilastre, qui laissera le domaine à l’abandon jusqu’en 1925. Alors, un acquéreur se présente, un certain M. Ruffenacht qui désire transformer le monument en relais gastronomique, mais devant la somme à investir il abandonne vite son projet.
Enfin arrive, en 1945, un passionné du nom de M. Groslière qui rachète ces ruines lourdes d’Histoire dans le but de le restaurer, seul et sans aucun soutien officiel. Son projet non-lucratif passe par un lent rassemblement de toute la documentation nécessaire. Cela repousse le début des travaux, qui commencent en septembre 1960 avec l’installation de l’eau courante et se terminent en 1966. Il reconstruit la tour de la prison, le donjon carré, la tour de guet, la tour du trésor et la cour de cavalerie. La presse locale et régionale le loue avec force pour avoir entrepris ce que tout le monde souhaitait mais que personne n’osait financer.
A partir de 1967, le château est ouvert au public. Il ferme ses portes en 1976 suite à des problèmes de succession et reste à l’abandon pendant huit ans, restant à la merci du vandalisme et des intempéries. Les propriétaires suivants, M. et Mme Sévérac, ont fait leur possible pour remettre en état le domaine et pour le rouvrir au public.
Aujourd’hui, les nouveaux propriétaires du château de Chouvigny s’efforcent de continuer l’oeuvre de tous leurs prédécesseurs, grands ou petits, dans la conservation de ce joyau architectural, historique et culturel.
(source:”www.chouvigny.net”)

Les environs

Ebreuil – Abbaye saint-Léger à 10 km à l’est

Ebreuil – Gorges de la Sioule

Veauce – Le château à 11 km au nord-est

Vallon en Sully – Château de Peufeilhoux

Epoque :  XVI°-XVII°- Protection :
Propriétaire : Monsieur Claude THEVENIN
Visite : oui
Dates et horaires : Les dimanches de Mai et jours fériés visites à 15H00 et 17h00
Tous les après-midi de Juin Juillet et Août visites à 15H00 et 17h00
Les dimanches de Septembre, Octobre, et jusqu’au 11 Novembre inclus visite à 15h00
Le château est fermé tous les samedis , sauf exception
Adresse : Château de Peufeilhoux 03190 Vallon en Sully
Téléphone : 04 70 05 20 24 – 06 61 64 16 68
Courriel : chateaudepeufeilhoux@chateaudepeufeilhoux.fr
Site internet : www.chateaudepeufeilhoux.fr
Vidéos : Le château de Peufeilhoux
Reportage FR3
Ma Vie de château

Actualités : J'ai réalisé le rêve de ma vie (La Montagne 12 mars 2013)

Actualités : Un projet fou pour Peufeilhoux (La Semaine de l'Allier 12 septembre 2013)

Situation

Vallon en Sully est situé à 25 km au nord de Montluçon
Le Château de Peufeilhoux est situé à 4 km au nord du bourg

Histoire

Perché sur un éperon rocheux entouré de bois et dominant la vallée du Cher et la vallée de l’Aumance, le château dispose d’une façade de grès jaune de style Renaissance Périgourdine avec une double rangée de fenêtres à meneaux. L’édifice est flanqué de cinq tours rondes et de quatre tours carrées. Peufelioux fut un fief non justicier des XVIe et XVIIe siècle, possédé par la famille de Pierrebrune. Vers 1675, il passa à Gilbert Jehannot seigneur de Pallières, époux de Catherine de Murat. Il semble être resté pendant plus de deux siècles dans la même famille, puisqu’en 1914 il est la propriété de Villatte de Peufelioux, comte d’Oultremont.
Cet élégant château, édifié en grès coloré jaune et rouge des carrières proches de La Grave, dresse sa silhouette élancée sur le sommet d’une colline boisée de conifères. Le manoir des Villatte fut entre les deux guerres, modifié et surélevé par un architecte de talent, sous les ordres de M. Machard, riche banquier et inspecteur des finances. Peufelioux comprend une façade de style renaissance avec double rangée de fenêtres à meneaux, des tours, des tourelles, des cheminées et à l’angle sud ouest une chapelle ornée de vitraux du XVIe siècle, ainsi qu’un orgue en fonction. Des cheminées monumentales des XVe et XVIe siècles habillent les pièces de réception qui courent sur 50 mètres, au rez-de-chaussée. Les visiteurs seront ainsi transportés du Moyen-Age à la Belle Epoque à travers 12 pièces meublées d’époque. Les lambris, tissus et papiers peints revêtant les murs, proviennent de la manufacture Zuber, fondée en 1790. A voir également le Cabinet des curiosités. La Salle du Grand Meaulnes donnant sur la cour d’honneur est l’ancienne salle des gardes, devenue entrepôt de calèches et reconvertie depuis en salle de réception. La visite extérieure comprend le parc et le jardin, avec l’antre de la sorcière. Rouvert au public depuis 2013, le château de Peufeilhoux a été restauré par Claude Thévenin, passionné d’histoire et de patrimoine local. Le château de Peufeilhoux serait le château du Grand Meaulnes, le roman d’Alain-Fournier. Une visite autant historique que littéraire dans la Sologne Bourbonnaise.

Les environs

Cérilly – La forêt de Tronçais à 8 km au nord-est

Le Brethon – Prieuré Saint Mayeul à 13 km à l’est

Vallon en Sully – -Le château du Creux à 6 km à l’est

Agonges – L’Augère

Epoque : XV° – Protection : ISMH (1862)
Propriétaire : Monsieur et Madame de Chatelperron
Visite : Oui
Dates et horaires : Mai, juin et Septembre
Week-end et jours fériés
de 14h à 18h
Juillet et août
Tous les jours de 14h à 18h
Hors période sur rendez-vous uniquement
Adresse : Château de L‘Augère Saint-Marc
03210 Agonges
Téléphone : 06 32 02 30 87 ou 04 70 43 95 56
Courriel : chateaudelaugere@hotmail.fr
Site internet : www.chateaudelaugere.fr

Agonges - Château de l'Augère Saint-Marc (bernard69 - juil. 2013)
Agonges - l'Augère (© 2019 Le Château de L'Augère Saint Marc.)
Agonges - l'Augère (© 2019 Le Château de L'Augère Saint Marc.)
Agonges - l'Augère (© 2019 Le Château de L'Augère Saint Marc.)
Agonges - l'Augère (© 2019 Le Château de L'Augère Saint Marc.)

Situation

Agonges est situé à 17 km au nord-ouest de Moulins
L’Augère est à 3 km au nord du bourg d’Agonges.

Histoire

D’après les recherches faites au sujet de l’Augère, en ce qui concerne ses origines, il parait que son nom viendrait du latin «augeria», trou d’eau, qui expliquerait sa situation soit actuellement, dans un fond entouré d’eau, soit, à l’origine, où il aurait été construit près de la rivière de l’Ours (dite «de rose») dans un pré ou l’on voit encore les restes d’une motte qui pourrait bien être le lieu d’une ancienne construction dont il ne resterait que ce renflement de terrain qui semble avoir eu une double enceinte.
Les anglais, pendant la guerre de 100 ans, auraient détruit le château qui aurait été reconstruit en 1441 à la place actuelle par François de Culan (ancêtre de la famille de Laforcade). Une pierre fait foi de cette date et l’on peut déplorer qu’elle n’ait pas été enchâssée au dessus de la porte d’entrée de l’escalier de pierre.Depuis au moins cette date, sinon les origines dont on n’a pas retrouvé de trace, le château aurait toujours été dans la famille, mais transmis souvent par les femmes et a, de ce fait, souvent changé de nom de propriétaire. Encore à notre époque : de Montbel, de Vélard de Chateauvieux, de Gaudart d’Allaines, de Laforcade, et aujourd’hui, Madame Agnès de Chatelperron née de Laforcade.
Agonges était, au Moyen-Âge, du ressort de la châtellenie de Bourbon, tandis que Montilly ressortissait à celle de Belleperche. Dès 1301, à en croire les noms féodaux, un certain Jean de l’Augère (ou de Laugière) rendait hommage pour sa maison de «Laugières», en la châtellenie de Belleperche. Semblable hommage devait être rendu un siècle plus tard, en 1410 exactement, pour le même fief. C’est une branche cadette de cette famille, à en croire Tiersonnier et des Gozis, qui se serait fixée à Agonges, en adoptant pour sa nouvelle installation, le même nom de Laugères
Le château de l’Augère fut construit vers la fin de la guerre de 100 ans sous Charles VIII, petit roi de Bourges, gentil dauphin dont le royaume se situe au sud de la Loire. Au nord et à l’ouest dominent les gens de l’Angleterre qui ravagent les provinces et qui, en 1429 assiègent la ville d’Orléans (seule ville au nord de la Loire tenue par Charles VII). Le roi d’Angleterre (Henri VI) tente de faire sauter le verrou d’Orléans pour envahir le sud. C’est dans cette situation désespérante qu’interviendra providentiellement la fille d’un paysan aisé de Lorraine, Jeanne d’Arc, porteuse d’une double mission donnée par «Messire Dieu» : délivrer Orléans et faire sacrer Charles VII (juillet 1429, Reims). Jeanne d’Arc chevauchera en Bourbonnais en octobre, novembre 1429. Elle venait de Bourges avec sa petite armée, assiégea St. Pierre le Moutiers et délivra la ville de ses ennemis. Elle traversa Le Veurdre, Bagneux, marcha sur Moulins… Madame Agnès de Chatelperron de Laforcade descent de la famille de Jeanne d’Arc par Jehann son frère, écuyer et seigneur de Vaucouleurs dont la fille Madame Crespire de Vaucouleurs épousa le 16 octobre 1558 le chevalier Espérant de Godart, seigneur de Marteau de Montereau de Maurepart d’Allaines, ancêtre de la famille de Laforcade.
Visite guidée de l’extérieur et de l’intérieure du château.
A l’extérieur vous sera présenté l’édifice, l’histoire, ses origines en même temps que sa place dans l’histoire du Bourbonnais.
A l’intérieure vous découvrirez une maison vivante, remplie d’anecdotes, tout d’abord la cuisine et ses accessoires, l’entrée où l’on peu admirer la pierre de construction datant de 1441 avec un petit clin d’œil à Coco Chanel et ses accessoires.
A l’étage, le bureau et sa bibliothèque, la salle à manger et son couvert d’apparat puis le salon où l’on se retrouve au fait de l’histoire de la famille et du Bourbonnais.
Découverte de la chapelle et de la maison des enfants
Puis on se rend aux dépendances qui ont été remises en vie.

Les dépendances et son musée
Les dépendances du château ont été restaurées afin d’imaginer la vie qui se passait autour du château à l’époque.
Vous pourrez y découvrir la sellerie avec tout ses cuirs d’époque et le vestiaire de chasse afin de se préparer pour le départ de chasse
Le fruitier et sa collection d’objets usuels anciens
Les stalles avec souvent la présence des chevaux qui sont au frais pendant les fortes chaleurs.
Puis vous rentrez dans le monde de la foret et le musée de la vènerie Bourbonnaise.

Le Son et lumières
Ce spectacle démarré en 2011 avec une cinquantaine de participants et des moyens très limités, connaît une évolution grandissante d’années en années.
Le professionnalisme s’empare de cet événement grâce à des bénévoles toujours plus nombreux, une technicité confiée à une structure spécialisée dans l’événementiel et la mise en place de spectacles dans toute la France, dont le siège est à paris.
Aujourd’hui :
Plus de 200 bénévoles venant de toute la France
Plus de 600 costumes étudiés, régis par nos costumières
Plus de 500 accessoires mis en scène du moyen-âge à la Belle Epoque
Coiffeurs, maquilleurs et accessoiristes s’occupent de chaque acteur afin de parfaire leur rôle
20 cavaliers préparent leur monture et les cascadeurs se concentrent
Chiens, chevaux …
Metteur et scène et régisseur
Des techniciens venant de Paris vous ferons revivre les grands moments historiques du Bourbonnais et du château de l’Augère à travers batailles, cavalcades …
Spectacle historique débutant en plein moyen-âge avec présence d’animaux sur scène (chevaux, chiens, animaux de la ferme …), attelages, cavalcades, duels, arrivée de Jehanne d’Arc dans notre contrée, batailles, mais aussi du rêve avec le bal, la fontaine ou encore la Belle époque et sa magie avec l’entrée en scène de Coco Chanel arrivant en Bugatti, personnage illustre en Bourbonnais; sans oublier la présence étonnante du fantôme « Aldebert » qui hante ces vieux murs depuis si longtemps et qui vient raconter quelques anecdotes, sur la scène éphémère de ce monument historique vous voyagerez dans le passé le temps d’une soirée.
Un grand moment festif sur l’histoire du Bourbonnais et la saga des Bourbons.
A la nuit tombée, début du spectacle, d’une durée de 1h15min
(source “www.chateaudelaugere.fr”).

Les environs

Eglise d’Agonges (3 km au sud)

Arboretum de Balaine (10 km au nord)

Eglise de Saint-Menoux (6km au sud)

Busset – Le Château

Epoque : XIV°-XIX° – Protection : MH ( 1981)
Propriétaire : Privé
Visite : Oui
Dates et horaires : De Mars à Novembre -Tous les jours à partir de 15h00, deuxième tours à 16h30. Visites Nocturnes le vendredi soir à 21h30 (réservation obligatoire).
Adresse : Le Bourg 03270 Busset
Téléphone : 04 70 59 13 97
Courriel : info@busset.com
Site internet : www.busset.com

Situation

Busset est situé à 12 km au sud de Vichy.
Le château est situé au centre-nord du bourg.

Histoire

Chef-d’œuvre architectural qui associe l’époque médiévale et la Renaissance. Forteresse et demeure familiale, le Château de Busset est un éloquent témoignage des plus hautes heures de l’histoire de France. Du XVe au XXe siècle, le château était propriété de la branche non-régnante des descendants directs de Saint Louis.

Au temps des Croisades…

Les origines du Château de Busset résonnent du fracas des armes des Templiers, chevaliers religieux et militaires, qui menaient combat pour
défendre les pèlerins en Terre Sainte. L’histoire veut en effet qu’il fût édifié dès la fin du XIII siècle sur l’emplacement d’une commanderie à une époque où Renaud de Vichy est grand maître de l’Ordre du Temple. Les fresques qui ornent l’oratoire de la tour sud-est, vraisemblablement de la fin du XIVe siècle, accréditent qu’une forte spiritualité habitait cette maison.

Forteresse médiévale…

Le bâtiment, qui domine la vallée de Allier, était une œuvre de son temps; une demeure féodale faite pour repousser les attaques, défendre sa souveraineté et
s’abriter. En témoignent encore l’enceinte dont le côté le plus long présente de face, les murs rectilignes protégés par des douves, le gros donjon couronné de
mâchicoulis et de créneaux, la très élégante mais très imposante Tour d’Orion.

La Tour d’Orion…

Couverte d’un toit octogonal tiendrait son nom de la constellation que de son sommet les chevaliers du Temple se plaisaient à observer.

Aux sources de la famille de France…

Quatorze générations de Bourbon Busset se sont succédées sans interruption dans cette demeure à compter du 1er janvier 1498.

Du château fort à la demeure d’agrément…

En 1530, Philippe de Bourbon Busset épouse Louise Borgia, fille du célèbre César Borgia. Avec elle, c’est un peu de la Renaissance italienne qui vient adoucir les contours du château. Elle fait notamment aménager au rez-de-chaussée du corps d’habitation, un promenoir aux arcades en plein cintre qui reprend le rythme architectural des cloîtres, et au premier étage de l’aile est une galerie dont les fresques ont été redécouvertes.

Le cousin de Navarre…

L’influence des Bourbon Busset sur l’histoire est notable, et si Henri IV vint séjourner au château en 1589, c’est qu’il tenait en haute estime cette famille qui
fût la seule à laisser son nom à une province : le Bourbonnais. D’ailleurs, Claude de Bourbon Busset, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi, est élevé – par lettres de 1586 – au rang de comte.

Après la Révolution…

Les faits d’armes sont fréquents dans cette grande famille et nombreux furent les Bourbon Busset à porter haut les titres militaires, y compris après la Révolution Française qui fût une douloureuse période.
Les plaies refermées, le château connut au XIXe siècle les restaurations et de nombreux aménagements intérieurs, tels que les boiseries en “plis de serviette” de la galerie Saint-Louis ou le Grand Salon, cohabitent harmonieusement avec la monumentale cheminée médiévale.