Montaigu le Blin – La Forteresse

Epoque :  XIV°-XV°- Protection : MH (1926)
Propriétaire : Privé, mais le site est géré par Caciaura Chantiers – Pauline Lorek.
Visite : Oui
Dates et horaires : Visite guidée du 2 juillet au 1er octobre à 16h les dimanches et jours fériés ;
visite également possible à 10h30 (se renseigner sur place la vielle ou par téléphone).
À tout autre moment, période estivale comprise, sur rendez-vous à partir de 6 personnes.
Adresse :
Téléphone  :  06 70 74 61 85  Pauline Lorek

04 70 47 45 86 Office de tourisme Entr’Allier Besbre et Loire

06 07 04 51 10   Jean-Louis Périchon (visites guidées)

06 99 33 28 10 (visites guidées)
Courriel : jeanlouis.perichon@wanadoo.fr
Site internet :
Vidéo : Montaigu le Blin

Situation

Montaigu le Blin est situé à 23 km au nord de Vichy

Le château est situé à 600 m au nord du centre du bourg.

Histoire

A la fin du XIIe siècle, cette terre appartient aux Saint-Julien de Saint Gérand. Il la cède au siècle suivant à un membre de leur famille qui le premier prend le titre de seigneur de Montaigu vers 1220. Pierre de Montaigu rend hommage en 1226 à Robert, évêque de Clermont, pour son château de Montaigu. A la fin du XIIIe siècle, la familleAycelin s’est installée sur le fief et en 1309, c’est Gilles Aycelin de Montaigu qui est seigneur de Montaigu et du Breuil, de par sa mère Alix du Breuil.
Le château est endommagé pendant la guerre de Cent Ans, remis en état grâce à l’aide du duc de Bourbon, il est vendu en 1439 à Jacques 1er de Chabannes, futur seigneur de Lapalisse, il ne le paiera jamais et les enfants des anciens seigneurs de Montaigu essayeront en vain de se faire dédommager. En 1503, Montaigu est tenu en coseigneurie, l’écuyer Jehan de Bar fait aveu la duchesse de Bourbon pour la neuvième partie, par indivis, en toute justice, du chasteau, avec cens, rentes et autres, valant 30 livres de rente annuelle.
Le fief passa ensuite aux de la Guiche. Henriette de la Guiche le porte en secondes noces à Louis de Valois en 1627.
Ensuite, il est la propriété de Louis de Lorraine, puis de François de Rohan, qui le cède en 1717 à son frère Hercule Mériadec, baron de Montbazon.
Mais le château n’est plus habité depuis cette date et il est vendu en 1741 à François Senetaire du Buisson, seigneur de Douzon. Celui-ci habite à Poncenat en raison de l’état d’abandon du château. Son fils sera arrêté et guillotiné à la Révolution et ses biens vendus en 1794. Depuis 1925 Montaigu, racheté par quelques personnes, se relève peu à peu de sa ruine. Le château occupe le sommet d’une butte dominant le village. Il se compose d’une enceinte flanquée, aux angles, du côté du pont levis, de deux grosses tours et trois petites. Les murs d’enceinte et tours formaient le système de défense au XIVe siècle. Au centre s’élevait le donjon. A la Renaissance, d’importantes modifications furent faites par Jacques de Chabannes. Un corps de logis situé à gauche du pont levis date de cette époque. Un portail du XVe siècle avec moulures à méplat donne accès à ce bâtiment…

Les environs

Montoldre – Donjon de Gayette à 9,6 km à l’ouest

Rongères – le château du Méage à 4,7 km à l’ouest

Lapalisse – le château de La Palice à 12 à l’est

Bourbon l’Archambault – Le château

Epoque : X°-XVII° – Protection : MH (1862)
Propriétaire : Fondation Saint-Louis
Visite : Oui
Dates et horaires :

A ne pas manquer cette année ! Trois visites thématiques au départ de la place Qui-Qu’en-Grogne seront organisées dans le courant de la saison et, c’est une première, l’accès à la tour se fera par le chemin médiéval qui longe le flanc est depuis la rue du Déversoir, comme au Moyen Âge ! (Remerciements à M. et Mme Leclercq ainsi qu’à M. Frémeau pour leur autorisation à traverser leur propriété).

Mercredis pour enfants – Cette année encore, le Château de Bourbon accueille les enfants le mercredi après-midi des vacances scolaires (printemps, été, Toussaints, toute zone) pour une visite guidée spécialement adaptée au niveau des enfants de 6 à 12 ans + un goûter + un atelier pédagogique. De quoi passer un mercredi après-midi ludique tout en apprenant des tas de choses très intéressantes sur le château et sur le Moyen Âge.

De 14h00 à 17h00. Toutes les infos sur www.chateaudebourbon.fr/apres-midi-jeunes-publics/

Nouveautés saison 2022 :

Des visites guidées en nocturne et à la lampe torche, des après-midis jeux médiévaux pour petits et grands, des conférences d’histoire et des visites thématiques (Autour de la Quiquengrogne, Les restaurations des années 1930 dans le château), des animations nocturnes…

SAISON 2022

Du 08/02/2022 au 12/11/2022

Fermeture hebdomadaire : lundi

SAISON BASSE du 8 février au 9 avril, du 10 mai au 30 juin et du 6 septembre au 12 novembre.
Du mardi au samedi de 10h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00. Visite non guidée.

Visite guidée du château : 10h00 et 14h00 du mardi au samedi.

Visite guidée de la tour Quiquengrogne : 16h00

SAISON HAUTE du 10 avril au 8 mai et du 1er juillet au 4 septembre.
Du mardi au samedi de 10h00 à 19h00. Visite non guidée.

Visite guidée du château : 10h00, 14h00 et 16h00.

Visite guidée de la tour Quiquengrogne : 16h00

La tour Quiquengrogne se visite également tous les jeudis de la saison à 10h30.

DIMANCHES (du 10 avril au 25 septembre inclus) et JOURS FERIES de 14h00 à 18h00 ou 19h00 (saison basse ou saison haute). Visite non guidée.

Visite guidée du château : 14h00 et 16h00

Jours fériés ouverts : 18/04, 08, 26 et 29/05, 06/06, 26/06, 15/08, 01 et 11/11

Fermeture exceptionnelle : 1er mai et 14 juillet

Contact :Association du château de Bourbon L’Archambault.
Rue de la Sainte Chapelle
03160 Bourbon l’Archambault
Téléphone : 04 70 43 51 51  –  04 70 67 02 30
Courriel : contact.chateau.bourbon@orange.fr
Site internet : www.chateaudebourbon.fr

Le château de Bourbon l’Archambault (pdf)

Bourbon l'Archambault-Le château (vue d'ensemble)
Bourbon l'Archambault-Le château (vue d'ensemble)
Bourbon l'Archambault-Le château (vue d'ensemble- Gélis-Didot))
Bourbon l'Archambault-Le château (la maison des chanoines)
Bourbon l'Archambault-Le château (la tour Quiqu'engrogne)
La Forteresse de Bourbon l'Archambault (medieval.mrugala.net)
Bourbon l'Archambault-Le château (intérieur)
Bourbon l'Archambault-Le château (intérieur)
Bourbon l'Archambault-Le château (vue d'ensemble)
Bourbon l'Archambault-Le château (vue d'une tour)
Bourbon l'Archambault-Le château (vue d'ensemble et de l'étang)

Situation

Bourbon-l’Archambault est situé à 23 km à l’ouest de Moulins.
Le château est située à 1 km à la sortie nord du bourg.

Histoire

Les Trois Tours Nord

Bourbon est à l’origine d’une puissante seigneurie qui sera érigée en duché en 1327 au profit de Louis Ier de Bourbon.

Le château du XVe siècle est le fruit d’une très longue évolution. Un castrum carolingien est occupé par les Archambaud au début du Xe s. Il deviendra le siège de leur pouvoir, la base de leur expansion territoriale pendant quatre siècles, et leur maison de famille.

Au nord du promontoire rocheux, les vestiges du logis seigneurial et des trois tours crénelées à bossage surplombent le bourg. Le logis éventré laisse voir les restes d’une voûte d’ogives et de cheminées monumentales. Les tours recèlent aujourd’hui encore de nombreux mystères ; elles présentent des décors peints et sculptés d’une grande originalité et des singularités architecturales. Leur construction s’étale du XIIe au XIVe siècle.

M.H. 1862

Pour aller un peu plus loin

Le château du XVe s. est le fruit d’une très longue évolution, chaque génération ou presque y ayant apporté des modifications. Guy de Dampierre et Mathilde Ière de Bourbon font édifier un château dans le style philippien à la fin du XIIe s. Louis Ier (1310-1342), Louis II (1346-1410), et Jean II (1456-1488) engagent également des travaux dans leur maison de famille.

Pour abriter des reliques de la Passion, le duc Louis Ier fait édifier une chapelle en 1310 et Jean II en commandite une seconde en 1479. Vidé et abandonné suite au retour du duché au Domaine Royal en 1532, et malgré la présence des chanoines qui desservent les chapelles jusqu’en 1790, le château tombe progressivement en ruine. Les chapelles sont quant à elles sévèrement endommagées par les orages de 1589 et 1641. Mis à la disposition de la Nation à la Révolution, le château est cédé à un maître carrier qui en exploite les matériaux de construction. Les trois tours et le Vieux-Logis restent cependant propriété des Bourbon-Condé jusqu’en 1830, date à laquelle le duc d’Aumale, quatrième fils de Louis-Philippe, en hérite. Les vestiges du château échappent à une démolition programmée alors par les tuteurs du jeune duc, grâce à l’intervention du poète local Achille Allier, aidé en l’affaire par Victor Hugo. Le Vieux-Logis et les trois tours nord sont toujours aujourd’hui propriété de la Fondation Saint Louis, créée en 1976 par Henri d’Orléans.

La Maison des Chanoines
Cette maison pittoresque au toit très pentu a été construite au milieu du XVIe s. avec des pierres du château ruiné, dans le fossé sec qui barrait la haute-cour, adossée à l’enceinte extérieure et à un mur d’une tour carrée. Sa charpente médiévale de grande facture est dans un très bon état de conservation. L’escalier à vis occupe une tour hors œuvre (en façade ici), comme ce sera l’usage jusqu’au XVIIe siècle.

Les chanoines desservent les chapelles castrales de 1332 à la Révolution. Gardiens des reliques de la Passion qui y sont conservées (une épine de la Couronne et trois fragments de la Vraie Croix), ils ont aussi en charge l’organisation de la liturgie et célèbrent les offices selon le rite parisien aux heures canoniales. Ce sont des augustiniens mais contrairement aux chanoines séculiers des chapitres cathédraux, ce sont des clercs réguliers. Leur présence ne cessera, quelle que soit l’époque, de générer des conflits entre les autorités diocésaines de Bourges (dont dépend Bourbon) et le clergé des ducs. C’est le 4 mai, fête de la Sainte-Croix et jour de la fête patronale de la ville qu’avait lieu la monstration au peuple des reliques par les chanoines.

La Tour Qui Qu’en Grogne

(ce nom rappelant l’opposition de la population au projet du duc de Bourbon de la faire fortifier), se dresse à l’opposé du château proprement-dit et surplombe le bourg.

Célèbre tour de défense gardant la forteresse de Bourbon au sud, la visite s’articule autour du principat de Louis II et de la guerre de Cent Ans, de la cave à la terrasse surplombant le bourg en passant par la salle de garde.

Le duc Louis a-t-il vraiment fait « édifier » cette tour ? Qu’est ce qui a présidé à sa construction ? Quelle est l’origine de ce nom si intrigant ? De quand date-t-elle ? S’agit-il uniquement d’une tour de défense ? Faut-il accréditer la légende d’une salle de torture au premier étage ? Un guide répondra à toutes ces questions et évoquera avec vous l’implication des ducs de Bourbon dans l’un des plus graves conflits de l’histoire européenne, conflit qui fut autant une étape capitale de la construction de l’état monarchique que de l’essor du pouvoir municipal.

Histoire détaillée

(source : www.chateaudebourbon.fr)

Les environs

Saint Menoux – Abbaye (9 km à l’est)

Souvigny – La Prieurale (13 km au sud-est)

Gipcy -Abbaye de Grammont dans la forêt de Grosbois (3 km au sud)

Buxières les Mines – La Condemine

Epoque :  XIV°- Protection : MH (1928)
Propriétaire : SCI Familiale
Visite : Oui
Dates et horaires : Du 1er mai au 30 octobre les Samedi et Dimanche à 15h00 sur réservation
Contact : OT de Bourbon l’Archambault
Téléphone : 04.70.67.09.79
Courriel :
Site internet : Fondation Flamenca

Travaux de restauration du Château de la Condemine : Fondation Flamenca restauration Condemine

Buxières les Mines - La Condemine (Hervé Rebours 2016)
Buxières les Mines - La Haute cour de la Condemine (P. Boeri 2019)
Buxières les Mines - La Condemine (Hervé Rebours)
Buxières les Mines - La Condemine (Marc Luczak)
Buxières les Mines - La Condemine (La Montagne - © Blanchard Daniel)

Actualités : Valoriser le patrimoine par l'insertion

Buxières les Mines - La Condemine (La Semaine de l'Allier 9 janvier 2019)

Situation

Buxières les Mines est à 34 km à l’ouest de Moulins
La Condemine est située à 500 m au nord du bourg

Histoire

Autrefois siège de la justice ducale, puis de la justice royale. L’entrée du château s’effectuait par la basse-cour qui aboutissait au pont-levis, devant la première tour de défense. Une salle de défense occupe le rez-de-chaussée, s’ouvrant sur le pont-levis par un arc en tiers point. Les corbeaux du plancher primitif subsistent. L’aile gauche conserve une pièce qui devait être la grande salle, avec ses bancs de pierre dans l’épaisseur des murs. Dans une pièce voisine présence d’une cheminée du XVIe siècle, la chapelle occupait l’aile droite. Il en reste une fenêtre géminée surmontée de chapiteaux à feuillage… A la veille de la Révolution, La Condemine est une vaste propriété de douze domaines réunis. En 1832, elle est constituée d’un château avec toutes ses aisances et dépendances, d’une réserve considérable avec vergers, prés, terres labourables, vignes, étangs. A la fin du XIXe siècle, la demeure féodale, qui avait abrité des grands noms de la noblesse bouronnaise des la Condemine, des Urfé, des Chauvigny de Blot, des Chabanne, des Rouet d’Avaux… était devenue une sorte de cité ouvrière, où le propriétaire, M. Rondeleux, logeait quelques familles de son usine de Plat-Mort…
(source « www.chateau-fort-manoir-chateau.eu »)

Busset – Le Château

Epoque : XIV°-XIX° – Protection : MH ( 1981)
Propriétaire : Privé
Visite : Réouverture des VISITES CHÂTEAU & JARDINS en 2023:
Dates et horaires : Les portes du château s’ouvrent en mai 2023

Adresse : Le Bourg 03270 Busset
Téléphone : 04 70 59 13 97
Courriel : info@busset.com
Site internet : www.busset.com

Situation

Busset est situé à 12 km au sud de Vichy.
Le château est situé au centre-nord du bourg.

Histoire

Chef-d’œuvre architectural qui associe l’époque médiévale et la Renaissance. Forteresse et demeure familiale, le Château de Busset est un éloquent témoignage des plus hautes heures de l’histoire de France. Du XVe au XXe siècle, le château était propriété de la branche non-régnante des descendants directs de Saint Louis.

Au temps des Croisades…

Les origines du Château de Busset résonnent du fracas des armes des Templiers, chevaliers religieux et militaires, qui menaient combat pour
défendre les pèlerins en Terre Sainte. L’histoire veut en effet qu’il fût édifié dès la fin du XIII siècle sur l’emplacement d’une commanderie à une époque où Renaud de Vichy est grand maître de l’Ordre du Temple. Les fresques qui ornent l’oratoire de la tour sud-est, vraisemblablement de la fin du XIVe siècle, accréditent qu’une forte spiritualité habitait cette maison.

Forteresse médiévale…

Le bâtiment, qui domine la vallée de Allier, était une œuvre de son temps; une demeure féodale faite pour repousser les attaques, défendre sa souveraineté et
s’abriter. En témoignent encore l’enceinte dont le côté le plus long présente de face, les murs rectilignes protégés par des douves, le gros donjon couronné de
mâchicoulis et de créneaux, la très élégante mais très imposante Tour d’Orion.

La Tour d’Orion…

Couverte d’un toit octogonal tiendrait son nom de la constellation que de son sommet les chevaliers du Temple se plaisaient à observer.

Aux sources de la famille de France…

Quatorze générations de Bourbon Busset se sont succédées sans interruption dans cette demeure à compter du 1er janvier 1498.

Du château fort à la demeure d’agrément…

En 1530, Philippe de Bourbon Busset épouse Louise Borgia, fille du célèbre César Borgia. Avec elle, c’est un peu de la Renaissance italienne qui vient adoucir les contours du château. Elle fait notamment aménager au rez-de-chaussée du corps d’habitation, un promenoir aux arcades en plein cintre qui reprend le rythme architectural des cloîtres, et au premier étage de l’aile est une galerie dont les fresques ont été redécouvertes.

Le cousin de Navarre…

L’influence des Bourbon Busset sur l’histoire est notable, et si Henri IV vint séjourner au château en 1589, c’est qu’il tenait en haute estime cette famille qui
fût la seule à laisser son nom à une province : le Bourbonnais. D’ailleurs, Claude de Bourbon Busset, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi, est élevé – par lettres de 1586 – au rang de comte.

Après la Révolution…

Les faits d’armes sont fréquents dans cette grande famille et nombreux furent les Bourbon Busset à porter haut les titres militaires, y compris après la Révolution Française qui fût une douloureuse période.
Les plaies refermées, le château connut au XIXe siècle les restaurations et de nombreux aménagements intérieurs, tels que les boiseries en « plis de serviette » de la galerie Saint-Louis ou le Grand Salon, cohabitent harmonieusement avec la monumentale cheminée médiévale.

Billy – La Forteresse

Epoque : : XII° – XVI° – Protection : MH (1929)
Propriétaire : Commune de Billy
Visite : Oui
Dates et horaires : Ouverture du 19 mai au 3 octobre 2020 :
Avril-mai-juin-septembre-octobre : du mercredi au dimanche : visite guidée à 14h30 et à 16h30
Juillet-Août : visite guidée tous les jours à 10h et 11h et ensuite à 14h, 15h30 et 17h.
La visite est interactive, basée sur un échange avec le guide qui vous accompagne et auquel vous pourrez poser vos questions !
Un programme d’animations haut en couleur vient rythmer la saison : médiévales de Billy du 7 juillet au 25 août, tournée d’été de l’Opéra de Vichy, week-end « Forteresse des Sorciers » et les Journées du Patrimoine.
Adresse : 5 Rue du Château, 03260 Billy
Téléphone : 04 70 43 51 51
Courriel : billy@vichydestinations.fr
Site internet : https://www.vichy-destinations.fr/

Situation

Billy se situe à 15 km au nord de Vichy et à 41 km au sud de Moulins

La Forteresse est au centre du bourg :

Office de Tourisme de Billy
5, rue du Château – 03260 BILLY

Histoire

Apparition du château actuel

Bien que l’on ne connaisse pas la date exacte de construction du château ni même l’entière réalité historique concernant l’occupation du site (les origines pouvant remonter à l’époque gauloise ou gallo-romaine) avant l’apparition de ce « castrum », il est possible d’établir une ère chronologique qui implique la constitution d’un édifice fortifié proche de celui qui existe aujourd’hui. En effet, l’étude de l’architecture, du contexte historique conjuguée aux quelques sources textuelles et données archéologiques sur Billy laissent penser que la forteresse a été construite au début du XIIIe siècle subissant probablement, par la suite (et notamment après 1232), de plus ou moins grandes modifications.

La forteresse intégrée au patrimoine des Bourbon

Avec l’aide des textes médiévaux, nous savons que le château de Billy fut très tôt le siège d’un bailliage royal puis celui d’une châtellenie liée au futur duché de Bourbon. Auparavant, l’édifice (et toutes ses dépendances) avait été vendu par le seigneur Hugues Colombi au sire de Bourbon, Archambaud VIII qui étendait son territoire jusqu’aux portes puis sur les marges de l’Auvergne. Fort logiquement, le site était avant tout stratégique du fait des rivalités avec les puissants comtes d’Auvergne (par moment alliés des Anglais) qui dominaient encore une partie du territoire correspondant au département de l’Allier. L’influence des Bourbon dans la région participa, d’une part, à la constitution d’un bourg castral puis d’une ville franche et fortifiée sur le site, et d’autre part, à accroître la prospérité de la châtellenie de Billy jusqu’au début du XVIe siècle. Le contrôle des ducs sur le territoire se percevait aisément par l’intermédiaire des capitaines-châtelains, officiers et représentants ducaux à la tête des différentes circonscriptions. D’ailleurs, l’un des capitaines les plus connus de Billy ne fut autre que Pierre, bâtard de Bourbon, de 1471 à 1488, fils du duc Jean II. Ainsi, Billy (et son château) était à son apogée, aux XVe et XVIe siècles, au point que la châtellenie étendra sa juridiction sur 62 paroisses et 3 seigneuries, ce qui en fera, à ce moment là, la deuxième plus importante, en termes de surface, sur les 17 châtellenies bourbonnaises existantes.

La période post-médiévale

Les siècles suivants, le château connaîtra une lente agonie bien que l’on continuera à l’employer pour diverses fonctions. Tout d’abord, c’est le 2 février 1576, en pleine guerre de religions, que la forteresse connaît ses plus grands déboires avec le siège protestant mené par le prince de Condé en personne. Lui, le prince Jean Casimir, fils de l’Electeur Palatin du Rhin et leurs hommes occuperont le château un bref moment avant de poursuivre leur marche. L’édifice, ainsi qu’une partie des remparts de la basse-cour et de la ville vont subir des dégâts qui ne seront jamais réparés. Cet événement, bien qu’il ne soit pas le seul élément déclencheur, met à terre le prestige et toute la symbolique de puissance que dégageait le château de Billy pendant sa période faste. Après cela, ce dernier cessera d’être le siège de la châtellenie qui, pourtant, perdurera jusqu’à la Révolution française. Par conséquent, ne possédant plus une fonction d’habitat ni de système de défense adéquat ou encore un rôle centralisateur du pouvoir, la forteresse (et la justice qui en dépendait) est donnée en gage à des bailleurs de fond, le 31 juillet 1596, par le roi de France Henri IV qui avait besoin de renflouer les caisses de l’Etat suite aux longues guerres de religions. De Sébastien Zamet, financier italien, conseiller du roi et surintendant des finances de Marie de Médicis au comte d’Arfeuilles, en passant par Anne-Léon de Montmorency, membre de l’illustre famille, les engagistes se succèderont jusqu’au-delà de la Révolution. Ainsi, durant l’époque « moderne », le château sera aménagé en prison jusqu’au transfert de cette dernière fonction vers la ville de Cusset, en 1790.

Après la Révolution

En même temps que le château de Billy perd de son prestige et de son intérêt aux yeux des hommes, l’édifice ne cesse de se détériorer et plus encore avec l’abandon qui le guette à partir du XIXe siècle. Durant ces deux derniers siècles, le « castrum » est plus ou moins abusivement occupé par la population locale, qui, pour une partie, contribue à sa dégradation. Pour le reste, le temps, combiné au manque d’entretien et d’intérêt de la part des bailleurs, fait son effet.
C’est seulement le 17 mai 1921 que le château est classé aux Monuments Historiques mais surtout, c’est le 28 août 1963 que la commune de Billy rachète la forteresse à 7 des descendants des derniers seigneurs engagistes. Aujourd’hui, le château appartient toujours à la commune et revit tous les ans, au gré des saisons, grâce aux différentes animations organisées par l’office de tourisme.

Architecture et situation

Le château de Billy est situé en plein cœur du bourg actuel même s’il est légèrement en retrait vers l’Ouest et ainsi à proximité de la rivière Allier. Il est bâti sur un promontoire gréseux à ciment calcaire et composé aussi de marnes. C’est une butte d’une cinquantaine de mètres de hauteur. Le château et sa basse-cour dominent ainsi la rivière et toute la vallée de l’Allier qui s’étend jusqu’au coteau de Marcenat. Le village de Billy, quant à lui, occupe toute la partie basse de la butte de manière radio-concentrique par rapport à la forteresse. L’enceinte principale du château adopte un plan ovoïdal car sa base suit probablement le contour du promontoire rocheux sur lequel elle est érigée. Cette dernière, qui encadre une cour aujourd’hui vide, possède un diamètre d’une cinquantaine de mètres d’Est en Ouest et une quarantaine de mètres du Nord au Sud. Pour ce qui est de la bassecour, elle se situe un peu plus bas en direction de l’ouest et du sud-ouest, et adopte une forme ovoïdale dont la surface s’étend sur plus de cent-vingt mètres dans sa longueur, du nord au sud, et un peu moins d’une centaine de mètres dans sa largeur, en somme comme un œuf. Celle-ci possède encore aujourd’hui sept tours demi-circulaires qui sont reliées par des courtines aussi bien rectilignes que parfois courbées ou saccadées dans leur tracé par la faute du relief. La partie centrale du château est cantonnée de six tours demi-circulaires au Nord, Sud et Ouest avec notamment le châtelet d’entrée, très imposant, ainsi que d’une tour ronde un peu plus grosse que les autres, à l’est, qui est accolée à une tour de guet élancée et octogonale dans sa forme. Le plan qu’adopte la forteresse dans son ensemble (avec la basse-cour) ne fait aucun doute concernant sa typologie : celui-ci est caractéristique du XIIIe siècle et du mouvement de construction lancée par le roi de France Philippe-Auguste à cette époque. Les tours circulaires sont d’ailleurs, à elles-seules, de véritables marques de fabrique tellement elles symbolisent le pouvoir capétien. Notons, par ailleurs, comme autre symbole, les archères en rame dispersées sur l’édifice castral. Si le château de Billy a gardé en grande partie son architecture du XIIIe siècle, il est probable qu’il y avait un certain nombre de différences par rapport à l’état actuel. De plus, l’édifice a subi des transformations à partir du XIVème siècle avec l’aménagement du châtelet d’entrée, la construction d’une tour de guet et d’un passage en encorbellement, et la probable surélévation de la tour maîtresse. Enfin, la cour du château devait abriter une série de bâtiments et logis dont les seules traces visibles se lisent sur la face interne des courtines (cheminées…). En effet, outre son statut de forteresse quasi imprenable, le « castrum » était avant tout un lieu de vie servant aussi de résidence.