Beaune d’Allier – Château de Sallebrune

Epoque :  XIII°-XVII° Protection : ISMH (1992)
Propriétaire : Jean Paul & Claudette Pelletier
Visite : oui
Dates et horaires : Visite libre des extérieurs toute l’année. Ouvert du 2 avril au 1er novembre de 14h à 19h les week-ends et vacances scolaires. Sur rendez-vous toute l’année. Fermé les mardis
Adresse : Sallebrune 03390 Beaune d’allier
Téléphone : 04.70.64.50.84 – 04 70 64 50 80
Courriel : Claudette.pelletier@orange.fr
Site internet : chateau-de-sallebrune.com

Sallebrune (www.chambres-hotes.fr)
Sallebrune (vivreacossaye.blogspot.fr)
Sallebrune (vivreacossaye.blogspot.fr)
Sallebrune (www.chateau-de-sallebrune.com)

Situation

Beaune d’Allier est situé à 30 km au sud-est de Montluçon

Sallebrune est situé à 3 km au sud de Beaune d’Allier

Histoire

Le Château de Sallebrune se situe sur l’ancienne voie romaine qui reliait Chantelle a Néris en « traversant » l’étang de Rivalais, Les Bayets…

Le triangle: Sallebrune – la Croix de Sallebrune – Lériers, marquent le tour d’un petit plateau (ancien oppidum ?) à 520 m d’altitude, bien intégré dans un beau site dominant avec de vastes vues (vues du cote de l’Auvergne: la forêt des Colettes, le Puy de Dôme et le Puy de Sancy).

Comme verrou naturel de ce plateau: La Motte de Sallebrune est restée très bien conservée avec son fossé en eau de grand diamètre, aménagée sur un site primitif gallo-romain.

Sallebrune fut autrefois d’Auvergne, la frontière avec le Bourbonnais passant un peu plus au nord, au lieu-dit: Lorraine (commune de Beaune d’Allier).

A l’abandon de cette motte, fut construit 1er Château de Sallebrune, forteresse plus vaste en pierre, a 200 In de la motte délaissée. C’est un exemple d’occupation pérenne d’un lieu stratégique sur deux millénaires. Le Château de Sallebrune est une forteresse que Nicolay désigna « Chastel—Fort » en 1569.

Occupants du Chateau de sallebrune

– La Noble Famille de Beaucaire (branche ainée) y séjourna jusqu’en 1640.

– La Noble Famille de Bressolles jusqu’en 1688.

– Jean Debouis, étonnant personnage, marchand—fermier, qui sut parvenir au faite de la fortune. 11 fit reconstruire 1e corps d’habitation principale du chateau de 1688 a 1693 dans le style Louis XIII (jamais terminé) en conservant son Donjon: large et haute tour ronde avec encorbellement de mâchicoulis, et ultérieurement d’un haut toit pointu: architecture typique de la Renaissance en Bourbonnais (aujourd’hui a reconstruire comme il était encore en 1980).

– La Famille de Collason: de l’Empire jusqu’en 1903.

– La Famille Perrin, dont les nombreux malheurs a partir de 1913, entraine-rent peu a peu la ruine de la propriété.

– Les Propriétaires actuels, depuis 197 9, lancérent de grands travaux, hélas tous entachés de graves malfacons en cascade, qui les obligent a tout faire refaire, petit a petit, compte tenu des couts.

Le Veurdre – Château de La Baume

Epoque : XIV°-XIX° – Protection : ISMH (1991)
Propriétaire : Monsieur Martinat
Visite : oui
Dates et horaires :Visites de juin à septembre
Horaire d’accueil : de 10h à 12h et de 14h à 18h30 les week-ends et jours fériés.
Adresse : Château de la Baume, Rue du Pont des Héros 03320 Le Veurdre
Téléphone : 09 65 15 99 55 – 02 48 64 73 69 – 04 70 66 41 80
Courriel : mimartinat@wanadoo.fr
Site internet :

La Baume - façade coté parc (www.mes-ballades.com)
La Baume - La façade coté parc (leveurdre.e-monsite.com)
La Baume façade coté parc (leveurdre.e-monsite.com)
La Baume - les écuries (leveurdre.e-monsite.com)
La Baume - Le portail (leveurdre.e-monsite.com)

Situation

Le Veurdre est situé à 35 km au nord-ouest de Moulins.

La Baume est située à 600 m à la sortie sud-est du Veurdre.

Histoire

Le premier château avait été construit sur un à-pic et dominait le cours de l’Allier. Une tour en fut découverte en 1902 lors de la destruction d’une écurie: elle contenait dans sa maçonnerie un étrier du XIIe siècle. Il fut incendié au XIIIe siècle, et on édifia avec les matériaux de récupération un nouveau bâtiment dans l’emplacement de l’ancienne basse-cour, au bas du rocher. Le premier aveu connu fut rendu en 1301 par Perrin-Blanc. Le château resta dans cette famille Blanc jusque vers 1570. Un autre Perrin-Blanc, capitaine de Veurdre et de Château-sur-Allier combattit aux côtés de Jeanne d’Arc. En 1576, le château fut dévasté par l’armée calviniste de Condé, puis en 1589 la destruction fut achevée par Claude de la Châtre, gouverneur de Bourges et partisan de la ligue, le parti adverse. En 1601, La Baume appartenait à Charles Daubrun, écuyer, le reste de la terre et de la seigneurie fut vendu en 1618 pour 2 150 livres à Jacques d’Aubrun. En 1779 “les fief, château et basse-cour à 110 000 livres” quand il devint propriété de Marie Thérèse Alarose, qui épousa l’année suivante Jean Baptiste de La Quassière, vicomte de Chalus, capitaine au régiment d’infanterie d’Orléan. Les deux époux demeurèrent dans leur propriété de La Baume tout le temps de la Révolution sans être inquiétés. Leur fils, François Dorothée fit construire un four à chaux, rehausser le château et pour tenter de subvenir aux frais, tenta d’implanter une manufacture de sucre de betteraves dans la ferme attenante en 1839. L’affaire périclita la sucrerie fut fermée en 1845. Par jugement du tribunal civil de Moulins, la terre et château de la Baume furent mis en vente et adjugés au propriétaire d’un restaurant parisien, originaire de Hérisson, qui fit élever un jardin d’hiver et procéder à des améliorations de l’habitat.

(source :”Châteaux, Fiefs, Mottes, Maisons Fortes et Manoirs en Bourbonnais aux éditions De Borée”)

Toulon sur Allier – château de Montchenin

Epoque :  XVIII°- Protection : ISMH (1971-2000)
Propriétaire : Monsieur et Madame de Roquefeuil
Visite : oui
Dates et horaires : du 14 juillet au 31 août de 11h à 17h, fermé le samedi.
Adresse :
Téléphone : 04 70 20 41 31 ou 04 70 44 17 94
Courriel : roquefeuil@montchenin.com
Site internet : www.montchenin.com

Montchenin (Hervé Rebours 2016)
Montchenin façade Ouest (Hervé Rebours 2016)
Montchenin (www.randos-allier.com)
Montchenin escalier (www.randos-allier.com)
Montchenin (www.randos-allier.com)

Situation

Toulon sur Aller est situé à 6 km au sud de Moulins

Monchenin est situé à 3,4 km au sud de Toulon sur Allier

Histoire

Les environs

Toulon sur Allier – Eglise Sainte-Marthe à 3,4 km au nord

Moulins – Château de la Malcoiffée à 9 km au nord

Besson – Château de Fourchaud à 11,7 km au sud-ouest

la Ferté-Hauterive – Les Echerolles

Epoque :  XVII°-XIX°- Protection : ISMH (2003)
Propriétaire : privé
Visite : oui, uniquement les extérieurs
Dates et horaires :
Adresse :
Téléphone :
Courriel :
Site internet :

Les Echerolles ( www.chateau-fort-manoir-chateau.eu)
Les Echerolles (www.chateau-fort-manoir-chateau.eu)
Les Echerolles l'entrée (www.allier-hotels-restaurants.com)
Les Echerolles (www.allier-hotels-restaurants.com)
Les Echerolles vue aérienne (www.allier-hotels-restaurants.com)

Situation

La Ferté Hauterive est située à 21 km au sud de Moulins

Le château des Echerolles est situé à 3,5 km au sud de La Ferté-Hauterive

Histoire

Le château est représentatif du domaine bourbonnais classique à la composition ordonnancée: pavillon d’entrée, allée d’accès, cour d’honneur fermée par le château et deux ailes de bâtiments de communs flanqués de tours rondes. Le château primitif fut remanié vers 1880. La structure primitive, un logis central et un pavillon carré, fut surélevée et percée de baies régulières, la façade fut dotée d’une terrasse couverte par une marquise et ornée d’un décor de style éclectique (baies néo gothiques et néo Renaissance, ferronneries néo XVIIIe siècle…). Propriété de Jacques Coeur au XVe siècle, puis plusieurs grandes familles s’y succèdent les Du Guesclin, pour finir par les Giraud des Echerolles. Alexandrine écrivit un livre sur sa famille pendant la Terreur et servit d’héroïne à Lamartine. Un parc arboré au bord de l’Allier de 14 hectares, entoure cette belle propriété des XVIIe et XIXe. Sont à remarquer; les deux tours à lanternons, l’écurie ronde, les entourages de fenêtres sculptés et les échauguettes, les rambardes en plomb des deux grandes tours…

Huriel – Donjon de La Toque

Epoque :  XII°- Protection : MH (1886)
Propriétaire : Commune d’Huriel
Visite : Oui
Dates et horaires : Ouvert du 1er juillet au 31 août les lundis, mercredis, vendredis, samedis et dimanches de 14h à 18h : départ des visites toutes les heures, dernier à 17h. En dehors de cette période, accès à la terrasse panoramique en demandant les clés au PIT.
Ouvert du 1er juin au 30 septembre :
– en juin et septembre de 15h à 18h les week-ends,
– du 1er juillet au 31 août de 14h à 18h. Fermé les mardis et jeudis. 
Adresse :Donjon de la Toque 6 place de la Toque 03380 HURIEL
Téléphone : 04 70 28 94 91 (Point Info Tourisme)
Courriel : huriel.03@wanadoo.fr
Site internet : mairie-huriel.fr

La Toque (Wikipédia)
La Toque (www.allier-auvergne-tourisme.com)
la Toque - détail (www.richesheures.net)
Le donjon de la Toque lorsqu'il était coiffé début 20è siècle (www.mairie-huriel.fr)
Vue aérienne d 'Huriel (ekladata.com)

Situation

Huriel est situé à 13 km au nord ouest de Montluçon.

La Toque est située dans Huriel.

Histoire

Plus connu sous le nom populaire de « la Toque », ceci en raison de son ancienne toiture en forme de toque pointue, le donjon d’Huriel est un des rares donjons quadrangulaires français du début du XIIème siècle encore visibles aujourd’hui, au même titre que les donjons de Montrichard, Beaugency, ou bien encore Loches.

Description
Le donjon d’Huriel était primitivement un édifice de défense lorsque le seigneur d’Huriel ordonna sa construction au XIIe siècle. Plusieurs campagnes d’édification ont été nécessaires pour ce château. Cette bâtisse, qui culminait à 33 mètres lorsqu’elle était encore coiffée de son toit à quatre pans (1903), est un rectangle de 10 mètres sur 12 environ. La terrasse actuelle offre une vue panoramique allant des Combrailles à la région montluçonnaise.

Le visage que revêt aujourd’hui le donjon résulte de diverses restaurations, en particulier celle de 1900.

En accédant aux étages par l’escalier en vis de 1903, nous pouvons découvrir de grandes salles, rendues habitables au XVIe siècle par le percement de fenêtres à meneaux ainsi que la construction de cheminées.
Les baies en plein cintre et en arc brisé, quant à elles, témoignent d’un passé plus rude, puisque ces ouvertures permettaient aux soldats d’accéder à une galerie de bois d’où s’effectuait la défense. Ce système défensif appelé « hourd » présentait des meurtrières percées dans les parois de bois, par lesquelles les soldats tiraient pour attaquer l’ennemi.

Au fur et à mesure des années, et des changements de propriétaires, l’enceinte et les dépendances du Château seront laissées à l’abandon, se ruinant peu à peu. A partir de 1779, jusqu’en 1845, les fossés seront comblés, en raison des fièvres mortelles qu’ils entraînent.

La commune achètera ce qui reste de l’ensemble en 1879, le Donjon est classé Monument Historique dès 1885. En 1903, les travaux de restauration verront disparaître le toit à quatre pans (son entretien étant de loin trop conséquent), remplacé par une terrasse, et la construction d’une tourelle d’escalier au nord pour permettre un meilleur accès aux salles.

La Tour Tronquée
L’une des deux tourelles rondes est ouverte au public depuis l’été 2009. Cette tour autrefois tronquée et à moitié détruite, a été restaurée récemment

(source :”www.mairie-huriel.fr”)

Murat – Les ruines du château

Epoque : XI° – XII° – Protection : MH (1945)
Propriétaire : privé
Visite : oui !
Dates et horaires : la découverte de la ruine est gratuite. Une petite barrière en bois a été mise à l’entrée pour prévenir le visiteur du risque de chute de pierres.
Adresse :
Téléphone :
Courriel :
Site internet :

Château de Murat (www.allier-hotels-restaurants.com)
Château de Murat (img.over-blog.com)
Murat (static.panoramio.com.storage.googleapis.com/)
Murat (www.richesheures.net)
Murat (static.panoramio.com.storage.googleapis.com)
Murat - Le château (J.P. Luce 2007)
Murat - Le château -La basse cour (J.P. Luce 2006)
Murat - Le château (Schmitt)
Murat - Le château (J.P. Luce - août 2005)
Murat - Le château (J.P. Luce)
Murat - Le château - passage entre cour et basse-cour 2007 (J.P. Luce)

Actualités : Un passé qui tombe en ruines (La Montagne 22 août 2009)

Murat - le château (La Montagne 22 août 2009)

Situation

Murat est situé à 29 km à l’ouest de Montluçon

Histoire

Le château de Murat fut un des châteaux forts les plus redoutables du Bourbonnais. En 1061, une donation d’Archambaud, dit du Montet, est faite à Saint-Léopardin, au château de Murat, dans la cour de notre prince Archambaud et de son fils en présence des Grands de la Cour. Au XIIIe siècle, les ducs renforcent les défenses du château-fort qui prend une importance considérable du fait de sa situation aux limites de l’Aquitaine et des guerres qu’elle suscite. En 1465, lors de la guerre du Bien public, il est pris sans résistance par Louis XI, il est démantelé et donné au chancelier Duprat. Mais le château reste une forteresse féodale, sans confort ni attrait, et abandonné, il tombe en ruines. Le château-fort est bâti sur un promontoire escarpé, avec des défenses de sept tours dont six rondes. L’entrée devait être à l’est avec accès par un pont levis. A la suite se trouvait une porte fortifiée avec couloir voûté. Deux cours intérieures : la basse-cour et celle du donjon. Il ne reste plus aujourd’hui que des vestiges encore très imposants, mais embroussaillés de ce que fut une forteresse majeure du Bourbonnais.

(source : “www.chateau-fort-manoir-chateau.eu”)

Moulins – Le Palais Ducal

Epoque :  XIV°- Protection : MH (1875)
Propriétaire : Conseil départemental de l’Allier
Visite : oui
Dates et horaires : Ouvert du 15 avril au 31 octobre. Réservation conseillée.
– jusqu’au 30 juin et à partir du 1er septembre visite guidée les mercredis à 14h30 et les samedis à 10h.
– en juillet et août de 10h à 11h et de 14h à 17h du lundi au samedi et dimanche aprèsmidi : départ des visites toutes les 1/2heures
Adresse : Place du Colonel Laussedat 03000 Moulins
Téléphone : 04 70 20 48 47
Courriel :
Site internet : musees.allier.fr

www.allier-auvergne-tourisme.com
www.paysdauvergne.fr
Palais Ducal à Moulins (www.paysdauvergne.fr)
www.paysdauvergne.fr
montjoye.net
sites.google.com
medias.sit.auvergne-tourisme.info

Actualités : Quand la Mal Coiffée était une prison

Moulins - Quand la Mal Coiffée était une prison (Semaine de l'Allier du 29 août 2019)

Actualités : 1,8 million pour la Mal-Coiffée (La Semaine de l'Allier du 16 juillet 2020)

Moulins - La Mal-Coiffée (Semaine de l'Allier du 16 juillet 2020)

Situation

Place du Colonel Laussedat à Moulins

Histoire

Si la présence d’un château à Moulins est attestée au milieu du XIème siècle, il est probable qu’une motte féodale y trouvait place dès l’origine de la ville, à la fin du Xème siècle. Les sires de Bourbon la bâtirent en haut d’un léger promontoire d’intérêt stratégique, puisque situé au carrefour de voies navigables, avec la rivière Allier, et terrestres, avec le chemin reliant Paris au Languedoc et celui reliant l’abbaye de Cluny à son prieuré de Souvigny. Quand Moulins devint la capitale administrative du duché du Bourbonnais, érigé en 1327, le château fut alors vraisemblablement réaménagé, non seulement en tant que place forte défensive, mais aussi en tant que représentation symbolique du pouvoir ducal. Mais c’est surtout avec les principats des ducs Louis II, dans le dernier tiers du XIVème siècle, et Pierre II, à la fin du XVème siècle, que le château put acquérir une grandiloquence et une richesse artistique, que les siècles suivants allaient faire progressivement disparaître, sans pour autant voir s’effacer les deux restes architecturaux qui demeurent aujourd’hui : la Mal-Coiffée et le pavillon Anne de Beaujeu.

Le château de Louis II
Après six ans de captivité en Angleterre, le duc Louis II de Bourbon, de retour dans un duché ravagé par la Guerre de Cent Ans, engagea la reconstruction des fortifications et des châteaux du Bourbonnais, dont celui de Moulins, rebâti entre 1366 et 1375. L’organisation spatiale de ce nouveau château, à la fois puissante forteresse et luxueux palais, suivait alors les principes des grandes demeures seigneuriales de l’époque, par l’association d’une tour maîtresse (communément appelée “donjon”) à une Grande Salle (ou “aula”). La tour-maîtresse, qui apparaît aujourd’hui comme le reste architectural le plus monumental du château, fut appelée la “Mal-Coiffée”, ce nom fait référence soit à la couverture actuelle dont les proportions ne s’accordent pas forcément avec celles de la tour, soit à la couverture tronquée qui la couronnait par le passé. Cette tour, dont les bases peuvent être antérieures à 1366, est haute de 45 mètres, compte 7 niveaux au dessus du sol et 3 en sous-sol. Au XVème siècle, il semble qu’elle était destinée à recevoir les archives du duché, mais contenait également la chambre de parement du duc (espace semi-privé destiné à recevoir les proches conseillers) ainsi qu’un oratoire, dont subsiste la baie gothique sur la paroi sud de la tour. Le deuxième élément fondateur du château était la Grande Salle, appelée la “Salle des États”, elle était un lieu de représentation extrêmement fort où la puissance civile, administrative et judiciaire du seigneur se faisait manifeste : c’est là que le duc rendait la justice, et que se déroulaient les festivités. C’est notamment dans cette aula, que Louis II remit au Connétable du Guesclin la “ceinture Espérance”, symbole du Bourbonnais, à titre honorifique. De cette aula placée sur le côté sud de la tour-maîtresse, subsiste le grand mur ouest avec ses quatre grandes baies, dont les deux baies supérieures, gothiques, sont terminées par un remplage dessinant une fleur de lys. La cage d’escalier qui y menait subsiste elle-aussi : sur le tympan de l’une des fenêtres supérieures, deux personnages présentent le blason du duché du Bourbonnais, un semis de fleurs de lys barré d’un bâton, rappelant la filiation des Bourbons aux Capétiens (le premier duc de Bourbon, Louis Ier, était en effet le petit-fils de saint Louis). Toutefois le château du XIVème siècle ne se réduisait pas à l’association tour-maîtresse/aula, puisqu’il était organisé selon quatre ailes, autour d’une cour intérieure, l’aile ouest abritait les appartements du duc et dans l’aile sud, au-dessus de l’entrée principale, se tenait une chapelle où furent placées au XVème siècle les effigies sculptées des ducs de Bourbon. Le château était protégé par des fossés secs ou en eau, ainsi que par des lices, et intégré à la muraille protégeant la ville ; les tours étaient couronnées de hourds de bois, de créneaux et de mâchicoulis. L’Ancien Palais, annexe du château qui regroupait les différents organes administratifs du duché fut édifié dans le prolongement sud du château ; la petite place portant aujourd’hui ce nom rappelle son existence. Tout près du château se trouvait également l’ancienne chapelle des sires de Bourbon, devenue collégiale à l’époque de Louis II, église qui allait devenir, à partir de 1823, la cathédrale de Moulins. L’on doit la sauvegarde de la Mal-Coiffée à sa reconversion en prison départementale, dès 1793, elle resta d’ailleurs la prison de Moulins jusqu’en 1984 ; ce fut un lieu d’enfermement extrêmement actif pendant la Seconde Guerre Mondiale, dans une ville située en zone occupée, traversée par la ligne de démarcation (l’Allier). Au XIXème siècle, la Mal-Coiffée échappa cependant de peu à la destruction : si le projet d’agrandissement de la cathédrale, mis en oeuvre à partir de 1852, n’avait pas été finalement “raccourci” par rapport à ce qui avait été prévu initialement, nul doute que l’ancien donjon aurait été sacrifié pour créer un grand parvis ; d’autres restes du château furent d’ailleurs détruits lors de ce chantier.

(source : « Ville de Moulins-Service du patrimoine »)

Les environs

Le musée Anne de Beaujeu sur le même site

La Villa Mantin sur le même site

La Cathédrale sur le même site

Moulins – Pavillon Anne de Beaujeu

Epoque : fin XV° – Protection : MH (1840)
Propriétaire : Conseil Général de L’Allier
Visite : oui, c’est le musée Anne de Beaujeu
Dates et horaires : Ouvert toute l’année.
– Jusqu’au 30 juin et à partir du 1er septembre, du mardi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h. Les dimanches et jours fériés (sauf 1er janvier, 1er mai et Noël), de 14h à 18h.
– En juillet-août : du lundi au samedi de 10h à 12h30 et de 14h à 18h30. Les dimanches et jours fériés de 14h à 18h30.
Adresse : 3 place du Colonel Laussedat 03000 Moulins
Téléphone : 04 70 20 48 47
Courriel : mab@cg03.fr
Site internet : musees.allier.fr

www.france-voyage.com
files1.structurae.de
img.ev.mu
patrimoine-de-france.com
www.cparama.com

Situation

Place du Colonel Laussedat à Moulins

Histoire

Le pavillon Anne de Beaujeu
A coté de la « Mal-Coiffée » vestiges du château du XIVème siècle se trouve le pavillon Anne de Beaujeu.
Quand en 1488, Pierre et Anne de Bourbon devinrent duc et duchesse du Bourbonnais, leur pouvoir politique était déjà grand, Anne de Bourbon, appelée aussi Anne de Beaujeu ou Anne de France était la fille du roi Louis XI. Pendant la minorité de son frère, le roi Charles VIII, elle avait été régente du royaume de France, jusqu’en 1488. Anne de Beaujeu engagea l’agrandissement du château vers le nord. Elle fit construire une nouvelle aile de 70 mètres de long, selon une architecture gothique flamboyante, terminée par une chapelle dédiée à saint Louis, et contre laquelle serait construit, à partir de 1497, un pavillon destiné aux séjours de son frère… mais Charles VIII, mort l’année suivante, n’en profitera jamais. Ce pavillon fut construit dans
un style nouveau, utilisant les formules de la Renaissance. Il s’agit de l’une des toutes premières constructions Renaissance en France (fort probablement la première de cette envergure). Le pavillon voulait sans doute rappeler à Charles VIII les splendeurs artistiques qu’il avait pu admirer lors des guerres d’Italie ; d’ailleurs, son architecte, Marceau Rodier avait fait appel à des artisans italiens. Néanmoins, le style architectural y est encore empreint d’une tradition gothique “à la française”, perceptible notamment dans la volonté de faire pénétrer, en les faisant buter, les archivoltes des arcs contre les pilastres (idée de pénétration des nervures propre au gothique flamboyant) ou encore dans l’exubérance du décor sculpté ; les motifs architecturaux, comme les tondi, au niveau des écoinçons, sont quant à eux d’inspiration italienne. Sur la façade du pavillon peuvent se lire de nombreuses références aux Bourbons, comme les initiales des commanditaires (“P” pour le duc Pierre II et “A” pour la duchesse Anne), la “ceinture Espérance” (insigne de l’ordre de l’Écu d’Or, ordre de chevalerie fondé par Louis II, rappelant la devise du duché “d’espérance mes ailes restent symbole”), ou encore le Cerf Ailé (référence symbolique au Christ et aux ailes d’espérance) ainsi que le Chardon (symbole issu peut-être d’un jeu de mot avec “cher don”, en référence au mariage de Louis II et d’Anne d’Auvergne). À l’image du triptyque du maître de Moulins conservé à la cathédrale, ou des tombeaux de la prieurale de Souvigny, la façade Renaissance de ce pavillon demeure un témoin de l’ampleur du mécénat des Bourbons.

Les jardins Renaissance
Outre les agrandissements du château, Anne de Beaujeu fit également transformer les anciens jardins médiévaux, avec leurs tonnelles et parterres carrés, en de vastes jardins Renaissance qui s’étendaient à l’Ouest de la Mal-Coiffée, jusqu’à l’actuelle place Jean Moulin. Ces jardins se voulaient, là encore, être à l’image des plus grandes créations du royaume de Naples, puisque agrémentées de parterres aux plantes très diverses, de terrasses, de grandes allées, d’un labyrinthe, mais aussi d’un potager, dans la tradition des jardins médiévaux, ou encore d’une orangerie, et aussi d’une ménagerie regroupant différents animaux exotiques, comme des dromadaires ou des lions. Anne de Beaujeu demanda même à Laurent de Médicis s’il lui était possible de lui faire parvenir… une girafe ! Ces jardins étaient également ornés de fontaines, dont une, réalisée en pierre de Volvic, présentait des formes complexes, avec deux étages de bassins et différents jets d’eau, fontaine qui subsista jusqu’au milieu du XIXème siècle dans la grande cour du château, près de la Mal- Coiffée. Depuis 1995, les jardins bas du château, sans commune mesure avec ceux du XVIème siècle, évoquent néanmoins leur souvenir.

De l’âge d’or aux destructions
Quand le duché du Bourbonnais fut démantelé en 1531, le château devint propriété royale. Une trentaine d’années après, il était encore décrit par Nicolas de Nicolaï, géographe ordinaire du roi, comme étant “de telle grandeur et structure que peu s’en trouvent plus accommodés pour recevoir rois et princes”. Catherine de Médicis, héritière douairière du Bourbonnais, y fit faire quelques modifications. Elle y résida plusieurs mois, en 1566 à la fin de son grand tour de France avec le roi Charles IX. En 1601, la reine de France, Louise de Lorraine, veuve d’Henri III, mourut au château de Moulins, où elle s’était retirée. En 1634, la duchesse de Montmorency, à la suite de l’exécution de son époux, y fut forcée à résidence. En 1661, le château devint la propriété du prince de Condé, et commença dès lors à être peu entretenu, et mal utilisé par différents locataires. Dès la fin du XVIIème siècle, des pans de murs s’effondrèrent. L’état du bâtiment fut propice au développement d’un incendie, qui en 1755 ravagea l’aile ouest construite par Anne de Beaujeu. En 1774, l’état du château, devenu désastreux, imposa alors son classement comme “ruine” ; les bâtiments furent morcelés en lots et les destructions furent nombreuses. Sous la Révolution, la majeure partie des bâtiments fut vendue comme Bien National, à un charpentier qui eut à cœur de démolir les restes de construction pour revendre les terrains et les matériaux récupérés. Le pavillon Anne de Beaujeu doit quant à lui sa sauvegarde non seulement à sa réutilisation en gendarmerie, à partir de 1839, mais également à son inscription sur la première liste des Monuments Historiques, dressée par Prosper Mérimée en 1840.
L’ensemble du pavillon fut largement restauré et complété de bâtiments annexes en 1907, date à partir de laquelle les locaux reçurent le musée d’art et d’archéologie. À l’emplacement de l’ancienne aile ouest, Louis Mantin, riche bourgeois de la ville, fit édifier sa maison, en 1896, selon un éclectisme stylistique propre à cette époque. Sous la maison Mantin subsistent encore plusieurs galeries souterraines, vestiges cachés et vagues souvenances de la splendeur et de la puissance de l’ancienne cour des Bourbons.

Le Pavillon abrite maintenant le musée Anne de Beaujeu.

(Source : « Ville de Moulins-Service du patrimoine »)

Les environs

Le musée Anne de Beaujeu (au même endroit)

Le Château – La Mal-Coiffée (en face)

La Villa Mantin (à coté)

La Cathédrale (en face)

Souvigny – château de la Matray

Epoque :  XV°- Protection : ISMH (1975)
Propriétaire : Privé
Visite : oui
Dates et horaires : Ouvert du 1er juin au 30 septembre de 10h à 12h et de 15h à 17h30 du lundi au samedi
Adresse : Château de la Matray-Route de Cosne-d’Allier-03210 Souvigny
Téléphone : 04 63 07 10 36 – 06 11 84 76 26
Courriel :
Site internet :

La Matray à Souvigny (://www.auvergne-tourisme.info)
La Matray à Souvigny (www.allier-auvergne-tourisme.com)
L'entrée de la Matray à Souvigny (www.allier-auvergne-tourisme.com)
La Matray à Souvigny (www.allier-auvergne-tourisme.com)
La Matray à Souvigny (Chateau-fort-Manoir-Chateau.eu)

Situation

Souvigny est situé à 13 km à l’ouest de Moulins
La Matray est située à 1,2 km à l’ouest de Souvigny

Histoire

En 1386, Jean Seguin, trésorier et secrétaire du duc, possédait la seigneurie de La Materée, qu’il venait d’acquérir, et il obtint l’autorisation de faire fortifier son hôtel. Celui-ci avait été détruit pendant les guerres, car on craignait que l’ennemi ne l’occupât en 1361. En effet, “un Anglois grand aventurier qui s’appeloit Michelet la Guide, vint chevaucher de bois en bois, lui septième jusque à Souvigny, près des portes”. Les villes ducales étaient à la merci d’aventuriers de ce type, qui auraient pu s’emparer d’une maison forte et tenir un siège pendant plusieurs mois. En 1599, c’était le lieutenant général en la vice sénéchaussée du Bourbonnais, nommé Jean Boudet, écuyer, sieur du Mas et de La Materée. Lui succèda le receveur général des finances de Moulin, Jean Breuyllet. En 1738, Jean-Jacques Béraud était seigneur de La Materée. Louis-Pierre-François-Philippe de La Mothe, écuyer, et seigneur de La Materée en 1767, était gendarme de la garde du roi et gentilhomme servant de la reine. Il mourut en 1785 à l’hôpital général de Moulins. Un curieux incident se produisit en septembre 1650: Jean de Bruin, écuyer, sieur de Mécleff et paroissien de Rocles, fut tué d’un coup de mousquet, qu’il reçut auprès de la croix de La Mattrée, par un embauscade qui y estoit.

Description
La construction actuelle de La Matray a remplacé l’ancienne maison forte. Elle est le résultat des travaux d’aménagement et d’agrandissement menés au cours XVIIe siècle. Le bâtiment principal, de plan rectangulaire à deux niveaux et combles perdus, reçoit deux bâtiments secondaires mais importants, en retour d’équerre, sur un plan en U, alors qu’une tourelle carrée à quatre niveaux, prise en et#339;uvre dans un angle, dessert les logements par un escalier à vis. L’ensemble est entouré de douves en eau et franchies par un pont dormant. Autour du château, délimitant un parc arboré, l’enceinte garde les vestiges de deux tours rondes.

(source :”www.chateau-fort-manoir-chateau.eu”)

Les environs

Souvigny – La Prieurale à 1,2 km à l’est

Saint-Menoux – Eglise à 8 km au nord

Besson – Château de Fourchaud à 13 km au sud

Saint-Gérand de Vaux – Le château de Saint-Géran

Epoque :  XVI° – XVIII°- Protection : MH (1986)
Propriétaire : Monsieur et Madame Chambon
Visite : Oui
Dates et horaires : Visites guidées pour tous publics les samedis, dimanches, vacances scolaires et jours fériés (voir calendrier)
– Visites contées des jardins du château de 14h00 à 18h00 (sur RDV)
– Visites ludiques et interactives des salons du château avec Maitre Petitpied (départ des visites à 14h00, 15h00 et 16h00)
– Visites aux chandelles chaque samedi à 21h en juillet et en août 2018 Adresse : Château de Saint-Géran 03340 Saint-Gérand-de-Vaux
Téléphone : 04 70 45 11 42 ou 06 98 99 62 01
Courriel : saint.geran@yahoo.fr
Site internet : www.chateaudesaintgeran.fr

www.chateaudesaintgeran.fr
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www.randos-allier.com/

Situation

Saint-Gérand de Vaux est à 24 km au sud de Moulins

Le château est à 1 km au sud du bourg

Histoire

Le château est le centre d’un fief connu depuis le XIV ème siècle. Après avoir appartenu à diverses familles, il entra dans les possessions des De La Guiche.Jean-François de la Guiche (1569-1632), le Maréchal de France et gouverneur du Bourbonnais exerça une sorte de mécénat artistique dont le parc fut largelent bénéficiaire.Sa descendance conserva le domaine jusque pendant la seconde moitié du XVIII ème, période à laquelle il changea souvent de main.L’édifice se présente comme un ensemble de bâtiments situés au milieu d’un parc clos d’un mur de 9 km de long. Un superbe portail d’ordre dorique à bossages, directement issu du Libro Straordinario de Serlio, permettait d’accéder à l’intérieur de la propriété. Le château comporte un corps de logis central avec deux ailes en retour. L’aile de gauche conserve un magnifique escalier à quatre volées droites. Le corps de bâtiment conserve encore aujourd’hui la “chambre de l’enlèvement”, où eu lieu le rapt du petits-fils du maréchal, Bernard de La Palice, dans la nuit du 16 août 1641 que sa tante voulait soustraire à un héritage qu’elle convoitait !

(source :” www.allier-hotels-restaurants.com “)