Monétay sur Allier – Château de Montcoquier

Epoque :  XII° -XV°- Protection :
Propriétaire : Famille Paillet
Visite : non. Compte tenu du danger que représentent les maçonneries non stabilisées et les parties en cours de travaux, et aussi hélas en raison de plusieurs actes de vandalisme, la visite libre n’est pas autorisée. Les personnes qui le souhaiteraient peuvent s’adresser aux propriétaires par l’intermédiaire de la mairie.
Adresse :
Téléphone :
Courriel :
Site internet :

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Montcoquier (Doc Arverne 03)
Montcoquier avant les travaux (H. Rebours)
Montcoquier (Doc Arverne 03)
Musée Anne de Beaujeu (Moulins) - Statuette de la Vierge de Montcoquier. Elle provient de la chapelle du château de Montcoquier, datée vers 1410 en pierre calcaire polychromée. (monetay3.free.fr)
Musée Anne de Beaujeu (Moulins) - Statuette de Saint-Antoine. Elle provient de la chapelle du château de Montcoquier, datée du premier quart de XVème siècle en pierre polychromée (monetay3.free.fr)

Situation

Monétay sur Allier est situé à 22 km au sud de Moulins.

Les ruines du château de Montcoquier se trouvent à l’ouest de la commune, à 2,5 km à l’ouest, entre la D 2009 et la D 34 menant à Bresnay, sur une petite butte calcaire dominant le vallon du ruisseau des Parsières (ou des Salles, du nom d’une ferme située en amont).

Histoire

Le site et son occupation avant le château

Montcoquier (*mons calcarius « mont calcaire » ?) se situe sur une butte calcaire au bord du ruisseau des Salles, à l’ouest de la commune de Monétay-sur-Allier.

Les traditions de « camp romain » ou « villa gallo-romaine » attachées au site doivent sans doute beaucoup à l’imagination des érudits locaux. Toutefois, des tuiles de type romain ont été recueillies aux alentours et jusque dans la maçonnerie du château, et l’un des sentiers d’accès est appelé « Chemin de fer », un toponyme souvent associé à des voies antiques.

La découverte de céramiques identifiées comme mérovingiennes au bord du ruisseau suggère l’existence d’un habitat de cette époque, qui serait exceptionnel dans le département.

L’implantation à Montcoquier de l’un des premiers châteaux de pierre de la région se comprendrait mieux s’il succédait vraiment à des implantations antérieures et, peut-être, contrôlait une voie de passage aujourd’hui disparue.

Histoire du château

La date de la construction des parties les plus anciennes (romanes) de Montcoquier est inconnue. Sur la base de similitudes architecturales et stylistiques, on peut la situer à la fin du XIIe ou au début du XIIIe siècle (enceinte quadrangulaire, angles arrondis du donjon).

Les propriétaires sont connus à partir de 1300. Le plus célèbre est Jean II du Colombier, « maître d’hôtel » du duc Jean de Berry, probablement mort à Azincourt en 1415. Ce personnage effectua au début du XVe siècle d’importants travaux d’aménagements à Montcoquier.

Au XVIIIe siècle, le château fut abandonné et commença à se dégrader. Il aurait servi de repaire, durant la révolution, à l’insurgé-brigand Gilbert de Barthelat. La toiture du logis tomba entre 1905 et 1910. Seuls les bâtiments d’habitation et d’exploitation installés dans l’enceinte extérieure continuèrent d’être occupés jusque dans les années 1950.

Architecture

Le château se compose de trois parties :

Le donjon roman, miraculeusement préservé pour l’essentiel dans son état d’origine (c’est le plus vieux bâtiment de ce type conservé dans le Bourbonnais). Il mesure 8 x 8 m, avec des murs épais de 1,90 m. Il contient deux salles voûtées superposées, desservies par un étroit escalier de pierre logé dans la muraille. La salle supérieure possède une cheminée, des latrines, et une alcôve. Le donjon est couvert par une terrasse inclinée vers le sud.

L’enceinte romane. Elle comporte une tour de guet à l’angle nord-ouest. L’espace intérieur est recoupé par un grand mur de refend nord-sud. La partie orientale forme une terrasse. Dans la partie occidentale a été aménagé, au début du XVe siècle, un logis à deux étages, avec de grandes cheminées et des fenêtres à meneaux et banquettes. La cheminée monumentale du rez-de-chaussée porte la « signature » de Jean II du Colombier : l’ours et le cygne tenant des bannières, apposés là en signe de fidélité au duc Jean de Berry dont c’étaient les « devises » héraldiques (on les retrouve sur son célèbre Livre d’heures).

Le logis couvre un grand cellier voûté.

Les bâtiments d’habitation et d’exploitation, probablement adossés à une ancienne enceinte extérieure et délimitant une cour pavée. Ces bâtiments sont aujourd’hui presque complètement démolis, comme le pigeonnier situé au nord du château.

L’ensemble était protégé par des fossés, un étang, et le ruisseau. D’anciens aménagements hydrauliques (source captée ?) restent à étudier. On note, sur l’actuelle route départementale 217, les restes d’une maison en ruine appelée sur d’anciennes cartes « La Garde » et qui commande le début du « Chemin de fer » vers le château.

Le plan de sauvetage

En 1996, au moment du rachat par les actuels propriétaires, l’ensemble du monument était en très mauvais état. Pillé pendant deux siècles, il était envahi par la végétation. La terrasse sommitale et les voûtes du donjon étaient fissurées et rongées par l’humidité. Une couche de débris épaisse de 40 cm à 2 m, provenant de la chute de la toiture, couvrait l’ancien logis, éventré par l’effondrement du mur de refend. Les bâtiments périphériques étaient en cours d’écroulement.

Le projet adopté à ce moment prévoyait :

-le sauvetage des parties les plus menacées, en donnant la priorité au donjon et aux autres éléments médiévaux.

-la reconstruction à l’identique des parties effondrées documentées par l’iconographie, les témoins architecturaux, ou la comparaison.

-Le dégagement et l’aménagement de l’ensemble du site.

Les travaux effectués

Depuis 1996, l’aspect du monument a été complètement transformé, les parties les plus fragiles consolidées, et la reconstruction des éléments restituables très avancée. Les premières phases des travaux ont été récompensées par le prix des Vieilles maisons françaises (délégation de l’Allier) en 2002.

Les maçonneries supérieures du donjon ont été remontées, et la voûte de la salle haute consolidée. La mise hors d’eau a été assurée par la reconstitution, sur la base des témoins archéologiques, de la couverture de tuiles canal et du système d’évacuation des eaux pluviales, et l’étanchéification des crêtes de murs.

La fenêtre de la salle haute a retrouvé un linteau, un chapiteau et une colonnette qui restituent l’aspect d’une baie géminée. La fenêtre percée dans le mur est de la salle basse a été réduite aux proportions qu’elle devait avoir à l’époque romane.

Le logis a été complètement déblayé, le mur de refend qui le ferme à l’est consolidé et sa partie effondrée reconstituée, ainsi que la porte et la petite cheminée dont subsistaient les traces. Il a été couvert par une toiture légère à pente unique, presque invisible de l’extérieur, mettant hors d’eau la grande salle et le cellier en dessous. Il était en effet impossible, et d’ailleurs peu souhaitable pour des raisons esthétiques, de reconstituer l’immense toiture à croupe du XVe siècle écroulée en 1905-1910. Un accès d’origine à l’intérieur (par le cellier) a été rouvert.

Le mur d’enceinte oriental a été complété par une structure en parpaings (pour assurer la clôture rendue nécessaire par les vols et le vandalisme incessants), habillée de parements en pierre restituant son aspect d’origine.

Le châtelet d’entrée et la tourelle d’escalier ont été consolidés. Leurs toitures ont été reconstituées, d’après les documents anciens et selon un projet conçu par Ludovic Beltri, avec des couvertures en tuile.

La cour et les abords ont été déblayés, et la motte sur laquelle s’élève le château débroussaillée. Pour éviter que les toitures ruinées des bâtiments périphériques n’entraînent les maçonneries dans leur chute, elles ont été démontées.

A l’issue des travaux de 2010-2011, le monument a pratiquement acquis son aspect extérieur définitif. Cet aspect est nécessairement un compromis entre l’état médiéval (qui n’est pas documenté par l’iconographie), celui des XVIe-XVIIIe siècles, et les contraintes techniques et financières. Il privilégie le donjon et la vision de ce qu’a pu être la forteresse médiévale.

Travaux en cours et projets d’avenir

Les travaux devraient continuer, au cours des prochaines années, par l’aménagement de la grande salle du logis et la consolidation des murs extérieurs des bâtiments périphériques, qui seront conservés pour former l’enceinte de la basse-cour.

L’usage du château à terme n’est pas déterminé. L’éventualité d’une ouverture occasionnelle au public, avec organisation d’activités culturelles, ne pourra être envisagée qu’une fois le site totalement sécurisé et l’accès amélioré.

(source :”www.monetay-sur-allier.com”)

Besson – Château de Rochefort

Epoque :  XV°-XVI°- Protection : ISMH (1928)
Propriétaire : Indivision de la famille Bourbon-Parme
Visite : libre
Dates et horaires :
Adresse : château de Rochefort 03210 Besson
Téléphone :
Courriel :
Site internet :

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Rochefort (www.allier-hotels-restaurants.com)
Rochefort (La Montagne © Archimbaud Fabien )
Rochefort (www.googleadservices.com)
Rochefort - une cheminée (mapio.net)
Rochefort (Urbex)
Rochefort - Le porche (www.cartesfrance.fr)

Situation

Besson est situé à 14 km au sud de Moulins

Rochefort est situé à 1 km à l’ouest de Besson

Histoire

Du point de vue architectural, Rochefort présente des éléments antérieurs au XVe siècle, date de la construction du logis. On ignore tout de l’histoire de cette demeure jusqu’en 1503 date à laquelle damoiselle Marie de Francierez reconnait, pour elle et ses enfants, tenir en fief de la duchesse de Bourbon “sa maison, granges, prés, vignes, coulombiers, terres, situés en la terre de Rochefort avec cens, rentes et dixmes” pour environ dix livres de revenus annuels. Le nom du lieu évoque cependant une forteresse médiévale qui aurait pu être construitee au XIIIe siècle. Elle appartenait en 1560 à maistre Jean Feydeau, chastelain de Moulins, l’un des nobles du Bourbonnais acquis à la cause protestante. L’édifice appartenait encore à cette même famille en 1646 quand Aimée Feydeau épousa, en la chapelle du château de Rochefort, le forézien Claude de Berthelas, écuyer, seigneur de Saint-Haon et exempt des gardes du roi. Quinze ans plus tard, le lieutenant général au domaine de Bourbonnais, François Baugy, écuyer, était à son tour seigneur de Rochefort, mais résidait en fait à Moulins ainsi que nous l’apprend l’acte de décès, en date de 1681. Son fils Etienne fut trésorier de France à Moulins, et sa fille épousa, en 1709, Pierre Hugon, écuyer et seigneur de Pouzy, fils du seigneur voisin de Fourchaud. L’exploitation des revenus fut confiée aux soins d’un fermier en 1673, il s’agissait de Claude Giraud, chirurgien, et en 1760 et 1770, successivement Pierre puis Jean Colas. Le château est actuellement très ruiné. Il reste cependant de l’ancienne forteresse un donjon circulaire avec une imposante tour de guet à contreforts, surmontée d’un clocheton et d’une porte de la courtinelle. Elle est constituée d’un corps de logis flanqué de tours et de communs.

(source :”www.chateau-fort-manoir-chateau.eu”)

Les environs

Besson – l’église Saint-Martin à 1 km à l’est

Besson – Le château du vieux Bostz à2,5 km au sud-ouest

Besson – Le chateau de Fourchaud à 3,3 km au sud

Cindré – Le château de Puyfol

Epoque :  XV°- Protection : MH (1925)
Propriétaire : Privé
Visite : non
Adresse :
Téléphone :
Courriel :
Site internet :

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Puyfol (www.randos-allier.com)
Puyfol (www2.culture.gouv.fr)
Puyfol (Wikipédia)
Carte postale de Puyfol (www.collection-jfm.fr)

Situation

Cindré est situé à 35 km au sud-est de Moulins.

Puyfol est situé à 3 km au sud de Cindré

Histoire

Puyfol, alias Poiffou, quoique construction très ancienne, a dû être entièrement rebâti au XVème siècle, après les désastres de la Guerre de Cent-Ans. Peut-être une partie de l’enceinte date-t-elle d’une époque antérieure, tandis que l’aile qui est à droite de l’entrée est du XVIIème siècle. Cependant, malgré l’absence d’unité, ce château a conservé grande allure, au fond de son vallon, sur un cône de calcaire. A la fin du XIIème siècle, il appartenait à la maison de Villars qui le conserva jusqu’à la fin du XIVème siècle. en 1365, il est signalé comme l’un des fiefs que Louis II trouve occupés par les Anglais, à son retour de captivité c’est lui qui les en chassera. Le bâtiment est vendu à de nombreuses reprises et est acquis en 1923 par la famille Ispenian.

Les environs

Chavroches – Le château à 8 km au nord-est

Montaigu le Blin – La Forteresse à 6 km au sud-ouest

Lapalisse – le château à 11 km au sud-est

Louchy-Montfand – Château de Montfand

Epoque :  XI° – XV° – XVIII°- Protection : ISMH (1975)
Propriétaire : Dominique Vitetta
Visite : non
Adresse : château de Montfand 03500 Louchy-Montfand
Téléphone :
Courriel :
Site internet :

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Situation

Louchy-Montfand est situé à 32 km au sud de Moulins

Montfand est situé à 1 km au nord du bourg

Histoire

Edifié à l’époque romane, reconstruit partiellement au XV ème siècle, remanié aux XVII ème et XVIII ème siècles, le château rassemble les différents styles qui se sont succédés dans le Bourbonnais. Le château se dresse sur un lieu qui fut peut-être voué aux dieux celtiques, “fanu” signifiant lieu consacré. La tradition voulait qu’un escalier, descendant du puits, aujourd’hui disparu, à un ruisseau, ait été construit par les druides et que ce ruisseau ait été une divinité gauloise. L’entrée du château était défendue par 2 tours, les murailles étaient garnies de créneaux, mais l’aspect militaire de l’édifice a été effacé. Seuls les bâtiments d’habitation ont été conservés. 3 corps de bâtiments s’ordonnent autour d’une cour intérieure, l’ancien donjon est prolongé par une aile remaniée au XVIII ème siècle. Dans l’aile parallèle à celle ci se trouve la cuisine romane. Le donjon est accessible par une porte en plein cintre accostée de deux pilastres supportant un entablement formé de 2 corniches moulurées encadrant une frise nue, pouvant dater du XVI ème ou XVII ème siècle. Présence de caves datant du XIe siècle, restes du château primitif rasé à la suite d’événements inconnus et remplacé sans doute au XV ème siècle par le château actuel.

(source : “www.allier-hotels-restaurants.com”)

Nassigny – Le château

Epoque :  XIV° -XV°- XVI° Protection : ISMH (1979)
Propriétaire : société privée
Visite : non
Adresse : château de Nassigny 03190 Nassigny.
Téléphone : 04 70 06 71 15
Courriel :
Site internet :

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Château de Nassigny (H.Rebours)
Château de Nassigny (H.Rebours)
Pigeonnier du château de Nassigny (H.Rebours)

Situation

Nassigny est à 18,8 km au nord de Montluçon

Le château est dans Nassigny

Histoire

Château construit vers la fin du XIVe siècle, dépendant de l’abbaye de saint-Denis avant d’être vendu à des particuliers en 1570. A cette époque un incendie, dû aux guerres de religion, détruit une partie du château qui fut alors réédifié dans le style de l’époque. L’édifice est un quadrilatère flanqué de deux tours polygonales. La façade comprend une tour d’escalier. Vers 1850, restaurations, en particulier intérieures. Ne subsiste du XVIe siècle que l’escalier à vis, le plafond du salon sud et sans doute la cheminée monumentale de style gothique, hormis le foyer. Le salon et le hall d’entrée sont tapissés d’une toile de jute peinte par l’un des propriétaires au XIXe siècle, et représentant des scènes bucoliques ou florales.

(source : “www.chateau-fort-manoir-chateau.eu”)

Les environs

Reugny – Prieuré Notre Dame à 4,5 km au sud

Vallon en Sully – le château de Peufeilhoux à 9,5 km au nord

Hérisson – La Forteresse à 11 km à l’ouest

Couzon – Le château des Bordes

Epoque :  XIV°- Protection : ISMH (1929)
Propriétaire : Monsieur de Chavagnac
Visite : non
Adresse : château des Bordes 03160 Couzon
Téléphone :
Courriel :
Site internet :

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Les Bordes ( www.allier-hotels-restaurants.com)
Les Bordes détail (www.allier-hotels-restaurants.com)
Les Bordes (© Gaurat Daniel )

Situation

Couzon est situé à 23 km au nord-ouest de Moulins.

Les Bordes sont situées à 1,5 km au nord du bourg

Histoire

Les Bordes est un donjon composé d’une tourelle polygonale sur une face et d’une tour carrée sur l’autre. Il date sans doute de la fin du XIVe siècle. Le premier propriétaire connu fut une femme, Marguerite, Dame des Bordes et de Tillay, à la fin du XIVe siècle. Le bâtisseur du château avait sans doute été l’un de ses proches ancêtres. En 1402, il était entre les mains de Pierre de Beaucaire et il resta dans cette famille jusqu’au début du XVIe siècle. La famille de Beaucaire a fourni de nombreux “amés et féaux” serviteurs à la famille ducale: en 1404, André de Beaucaire était l’époux de Bienvenue des Naulx ou des Noix, de Souvigny. C’est également à la cour de Souvigny, résidence favorite d’Anne Dauphine, qu’on retrouve un Bleynet de Beaucaire. En 1503 le “sire des Bordes” était l’un des quatre privilégiés à qui avait échu l’honneur de porter l’un des “quatre coingts du grand drap d’or” du catafalque de Pierre II. En 1721, le château des Bordes était aux mains de Charles Machoudeau, avocat au Parlement. A la Révolution, c’était le baron d’Aubigny (de la famille Farjonel d’Aubigny), ancien zouave pontifical, qui en était propriétaire. Le château de Bordes est un exemple caractéristique des petits châteaux du XVe siècle qui subsistent dans le Bourbonnais. Il est composé d’un donjon à quatre étages, auxquels on accède par un escalier à vis, situé au nord d’une tourelle octogonale. Des bâtiments sont situés à droite et à gauche du donjon et forment les ailes encadrant une cour. Deux tours sont situées à l’extrémité de ces ailes, celle de droite abrite une chapelle et celle de gauche, effondrée, un pigeonnier. A l’intérieur, les cheminées du XVe siècle ont été presque toutes revêtues au XVIIe siècle de boiseries peintes.

(source :”Châteaux, Fiefs, Mottes, Maisons Fortes et Manoirs en Bourbonnais aux éditions De Borée”)

Les environs

Aubigny – Le château du Reray à 6 km au nord-est

Agonges – Le château de l’Augère à  7 km au sud-est

Villeneuve sur Allier – Le chateau du Riau à 14 km à l’ouest

Chatelperron – Le Château

Epoque :  XII° – XV°- Protection : ISMH (1929)
Propriétaire : privé
Visite : non
Adresse : château de Châtelperron 03220 Châtelperron
Téléphone :
Courriel :
Site internet :

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Situation

Chatelperron est situé à 36 km au sud-ouest de Moulins.

Le château est dans le bourg

Histoire

L’église du XIIe siècle qui ferme au sud la cour du château présente un tympan garni d’un linteau en bâtière orné d’un agneau pascal derrière lequel s’élève une croix pattée, cette croix, symbole des Templiers, a fait penser que les premiers seigneurs de Châtelperron appartenaient à cet ordre militaire ou que le château était un de leurs établissements, sans que rien ne permette toutefois de le confirmer. Le premier détenteur connu est Guichard de Castro Jetri qui reconnaît, en 1132, tenir du seigneur de Beaujeu Chastel Perron et Chastel Morand. En 1215, le fils de Régnier de Chastel Perron, Étienne, s’avoue homme lige du seigneur de Bourbon. En 1220 un certain Vilhelmus de Castropetris est également seigneur de Saint-Léon, Lenax, Vaumas… Puis dès 1329, Châtelperron est rattaché à la terre de Jaligny par le mariage d’Isabeau de Châtelperron avec Robert Dauphin de Jaligny. Il demeurera dans la famille des seigneurs de Jaligny jusqu’au début du XVe siècle. En 1443, il est pendant quelques années seulement, la propriété de Claude Montaigu, Celui-ci le revendra pour neuf mille trois cents écus d’or vieil, à Jacques 1er de Chabannes, seigneur de La Palisse. À l’extinction de la branche des Chabannes, Châtelperron revient, comme l’ensemble de leurs biens, aux Tournon, puis en 1571 aux la Guiche. Ces derniers, endettés, vendent Châtelperron en 1682. Il sera revendu à nouveau en 1685 à Gabrielle de Minouchée. Ses héritiers conservèrent ce fief jusqu’en 1803, date à laquelle il est acquis par Jean Baptiste Collas.

Description
Bâti au sommet d’une éminence naturelle au XIIe siècle, le château fut presque entièrement refait au XVe siècle. Au début du XVIe siècle, Marie de Melun, veuve de Jacques II de Chabannes, s’y installe, où elle meurt en 1553. On attribue à cette période le percement de fenêtres supplémentaires sur la façade principale, et la peinture qui orne le linteau de la cheminée du premier étage, décorée aux armes des Chabannes. L’encadrement rectangulaire des fenêtres est orné de moulures ; les plus importantes sont refendues par des meneaux cruciformes. La grande salle conserve une cheminée du XVe siècle aux montants garnis de colonnettes ; un écu décore le centre du manteau orné de moulures. La chapelle, de style Renaissance, conserve des peintures sur la voûte en forme de coupole. Ce château servait de pied-à-terre à Jean II Le Bon. Au début du XXe siècle, le château était bureau de tabac, mercerie et magasin de cartes postales…

(source :”www.chateau-fort-manoir-chateau.eu”)

Les environs

Chatelperron – Musée Préhistorma à 1 km au sud-est

Jaligny – Le château à 4,7 km au sud-ouest

Saint-Léon – Le panorama à Puy Saint-Ambroise à 7 km à l’ouest

Jaligny – Le château

Epoque : X° – XV° – XVI° Protection : ISMH (1972)
Propriétaire : Famille de Montlaur
Visite : non
Adresse : château de Jaligny 03220 Jaligny sur Besbre
Téléphone :
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Situation

Jaligny est situé à 31 km au sud-est de Moulins
Le château est situé à la sortie sud du bourg

Histoire

Il est la « transposition au bord de la Besbre d’un château du Val de Loire avec ses tours de pierres blanches ancrées dans la prairie, son porche fortifié, sa cour intérieure aux tourelles polygonales, ses fenêtres et ses lucarnes à meneaux de pierre pour perpétuer la lignée d’ Elisabeth de Jaligny, dame d’ Amboise et de Chaumont en Blésois.» Il a été construit au Xème et XVème siècle à l’emplacement de l’ancien château. Son jardin a été dessiné par Le Nôtre au XVIIIème siècle. Le fief revient aux de Barral en 1760 par le mariage de Marie Séraphine Guillaud de la Motte avec Pierre François de Barral, puis au début du Siècle aux de Montlaur par le mariage de Marie Emma Augustine de Barral avec le Comte Georges de Villardi de Montlaur. Il appartient toujours à cette famille.

Description :
Edifice du XVe siècle ayant subi d’importantes restaurations au XIXe siècle, l’édifice est constitué par un corps de bâtiments flanqué à l’ouest de deux tours rondes qui représentent, comme la poterne, une partie des vestiges du château-fort et à l’est, de deux tours polygonales du XVe siècle, contenant les escaliers à vis.
Celle du sud est surmontée d’un palmier d’ogives. Un avant-corps au sud-est de la demeure marque l’emplacement d’une ancienne chapelle
construite au XVIIe, lorsque celle du château devint église paroissiale. La façade Est conserve des portes au décor gothique flamboyant. La poterne se compose de deux tours à trois niveaux précédant un châtelet dans lequel montait et descendait une herse. Un petit pont à balustrade remplace l’encorbellement sur mâchicoulis entre les deux tours percées d’archères, les ouvertures ont été agrandies au XVe siècle.
A l’intérieur, deux cheminées du XVe siècle subsistent dans des chambres du second niveau, le reste des intérieurs a été recomposé aux XVIIe et XVIIIe siècles. Dans le salon les poutres sont soutenues par des colonnes de marbres. Les murs sont totalement lambrissés de panneaux de bois moulurés et qui présentent horizontalement le profil en arbalète. La salle de billard est aussi lambrissée de panneaux du XVIIIe siècle. A l’est du château s’étend l’emplacement d’un ancien jardin à la française avec, au centre, un bassin…

Les environs

Chatelperron – le Château à 4,5 km au nord-est

Chavroches – le Château à 3 km au sud

Saint-Léon – Puy Saint-Ambroise (point de vue) à 11 km au nord-est

Paray sous Briailles – château de Cordeboeuf

Epoque : XV° – Protection : non
Propriétaire : privé
Visite : non
Adresse :
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Paray sous Briailles - Cordeboeuf (J.P. Luce)
©Hervé Rebours

Situation

Paray sous Briailles est situé à 34 km au sud de Moulins

Cordeboeuf est situé à 1,5 km au nord-est du bourg

Histoire

Le château de Cors de Bœuf appartint aux Dubreuil puis aux Reynaud de Cordebœuf. Il servit contre les Anglais. Le connétable de Bourbon, parti de Gayette pour se rendre à Chantelle, avant de fuir vers l’Italie, passa le bac à Cors de Bœuf et y fit étape. En 1503, c’est l’écuyer Blaise de Chareil qui tient en fief de la duchesse de Bourbon sa “maison et place forte de Cordebeuf, en toute justice haute, moyenne, basse, faussez, terres, court, jardins, estableries, granges, prés, garennes, vignes, moulins à blé bannier et non bannier, plusieurs autres maisons, chevances …”.
Ce fief important est évalué à un revenu annuel de 420 livres. Situé en plaine le château de Cors de Bœuf se présente comme un corps de logis unique et massif, de plan rectangulaire, flanqué de quatre tours rondes, autrefois entouré de fossés. Il fut construit au milieu du XVe siècle, et comporte trois niveaux percés de fenêtres, remaniées au cours des siècles. Le côté Est a gardé ses mâchicoulis, endommagés par une canonnade ayant occasionné une brèche. Les façades ouest et nord ont conservé une grande austérité. Au sud, un perron, sans doute de l’époque romantique, a été rajouté, donnant ainsi un aspect plus accueillant à l’ensemble.
(source :”www.chateau-fort-manoir-chateau.eu”)

Les environs

St Pourçain /Sioule – Eglise Saint Croix à 7 km au nord-ouest

Billy – la Forteresse à 10 km au sud-est

Montoldre – Donjon de Gayette à 10 km au nord-est

Chavroches – Le Château

Epoque :  XII° – XV°- XVIII° Protection : ISMH (1929)
Propriétaire : privé
Visite :
Dates et horaires :
Adresse : Rue Roussat 03220 Chavroches 
Téléphone :
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Site internet :

Vidéo : Chavroches

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Chavroches - le château (©Hervé Rebours)
Chavroches - Le chateau (www.patrice-besse.com)
Chavroches - Le château (www.patrice-besse.com)
Chavroches - Le château
Chavroches - Le chateau (www.patrice-besse.com)
Chavroches - Le chateau (www.patrice-besse.com)

Situation

Chavroches est situé à 33 km au sud-est de Moulins et à 33 km au nord de Vichy.

Le château est dans le bourg

Histoire

Il est dominé par un haut donjon rectangulaire dont le sommet est tronqué. L’enceinte épouse le tracé allongé du sommet de la colline sur laquelle elle se dresse. L’entrée en était protégée par un pont-levis encadré de deux tours circulaires. A l’opposé de l’enceinte, le logis seigneural s’adosse aux courtines, qui ont été percées de plusieurs fenêtres à l’époque moderne. Ce donjon quadrangulaire situé dans le bourg de Chavroches a une particularité. Un des quatre angles est « rentrant », c’est à dire qu’il est formé de trois angles en forme de « W ». Cette particularité architecturale, m’a t’on dit, permet de rigidifier la tour.

Ancienne châtellenie du Bourbonnais, Chavroches étage ses maisons sur une colline que le donjon du château signale de très loin. Depuis la route qui longe la rieuse vallée de la Besvre, on accède par des ruelles de ville en forte pente, bordées de vieilles maisons, à l’esplanade ombragée occupée par l’église, le château et le cimetière ; mais on peut y accéder aussi par des sentiers escarpés qui gravissent nerveusement le dénivelé. De là, la vue sur la plaine fertile et sur le plan d’eau est un enchantement. Inscrit au patrimoine, le château est des XII ème et XV ème siècles. Bien que très remaniée, l’église à clocher mur spectaculaire de quatre baies, date du XII ème siècle.

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