Cusset – Chapelle Sainte-Madeleine

Epoque : XII°- XIII°- Protection :
Propriétaire :
Visite :
Dates et horaires :
Adresse : Route de Molles (D 62 – Direction Le Mayet-de-Montagne) 03300 Cusset
Téléphone : 04 70 30 95 00 (Mairie)
Courriel : mairie@ville-cusset.fr
Site internet :

Molles - Chapelle Sainte-Madeleine (Marie-Anne Caradec 2015)
Molles - Chapelle Sainte-Madeleine (allier-hotels-restaurants.com)
Molles - Chapelle Sainte-Madeleine (Marie-Anne Caradec 2015)
Molles - Chapelle Sainte-Madeleine (C.Dubord 06-2013)
Molles - Chapelle Sainte-Madeleine (C.Dubord 06-2013)
Molles - Chapelle Sainte-Madeleine (C.Dubord 06-2013)
Molles - Chapelle Sainte-Madeleine (C.Dubord 06-2013)

Situation

Cusset est à 3.4 km au nord-est de Vichy

La chapelle Sainte-Madeleine est à 7.2 km au sud-est de Cusset sur la route de Molles (D 62 – Direction Le Mayet-de-Montagne)

Histoire

Au XII ème siècle, les lettres de Louis VII mentionnent dans les possessions de l’abbaye de Cusset la terre d’Espet, où subsiste toujours la chapelle Sainte Madeleine. Elle est desservie par des capucins jusqu’en 1789 ; elle est alors vendue comme bien national et achetée par M. Dussaray, qui la rend au culte. Au plafond était suspendue un serpent qui avait terrorisé la région et qu’avait tué l’un des templiers du Mont Peyroux. Un pèlerinage depuis Cusset jusqu’à la chapelle s’est longtemps perpétué afin de demander de la pluie pour les récoltes.Chaque année, au mois de juillet, à l’occasion de la Sainte-Madeleine, se déroule un pèlerinage.

(source : www.allier-hotels-restaurants.com)

Les environs

Cusset – Musée de la Tour prisonnière et souterrains à 7.2 km au nord-ouest

Busset – Le château à 13.4 km au sud

Abrest – Le château des Chaussins à 13.5 km au sud-ouest

Montbeugny – Chapelle Saint-Roch

Epoque : XVII° – Protection :
Propriétaire : privé
Visite : non
Dates et horaires :
Adresse :
Téléphone :
Courriel :
Site internet :

Montbeugny - chapelle Saint Roch (randos-allier.com)

Situation

Montbeugny est à 15 km au sud-est de Moulins

La chapelle Saint-Roch à la Faye est à 2.2 km à l’ouest de Montbeugny

Histoire

Ce lieu est le siège d’une ancienne paroisse, Notre-Dame de La Faye, à l’ouest de laquelle était également une seigneurie de La Faye. L’église a été fondée à la suite d’une donation du sire de Bourbon, Archambault 1er, en 1018, au prieuré de Souvigny.

(source : extrait : Châteaux, Fiefs, Mottes, Maisons Fortes et Manoirs en Bourbonnais éditions De Borée)

Les environs

Lusigny – Le château de Pomay à 8.4 km au nord

Chapeau – Le château de La Cour à 8 km au sud

Moulins – Le Palais Ducal à 13.6 km au nord-ouest

Villebret – Polier-Chapelle Saint Sulpice

Epoque : XI° – XII° – XV° – Protection : 1935
Propriétaire : Privé
Visite :
Dates et horaires :
Adresse : 827 Route de Polier 03310 Villebret
Téléphone :
Courriel :
Site internet :

Villebret - Poliet - Chapelle Saint-Sulpice (atlas-roman.blogspot.com)
Villebret - Poliet - Chapelle Saint-Sulpice (atlas-roman.blogspot.com)
Villebret - Poliet - Chapelle Saint-Sulpice (atlas-roman.blogspot.com)
Villebret - Poliet - Chapelle Saint-Sulpice (atlas-roman.blogspot.com)
Villebret - Poliet - Chapelle Saint-Sulpice (atlas-roman.blogspot.com)
Villebret - Poliet - Chapelle Saint-Sulpice (pop.culture.gouv.fr)
Villebret - Poliet - Chapelle Saint-Sulpice (pop.culture.gouv.fr)
Villebret - Poliet - Chapelle Saint-Sulpice statue de Saint Roch (roch-jaja.nursit.com)

Situation

Villebret est à 9.1 km au sud de Montluçon.

La chapelle Saint-Sulpice à Poliet est à 3.5 km au nord de Villebret.

Histoire

Eglise des 11e et 12e siècles, ouverte au sud par une porte au linteau en accolade ajoutée au 15e siècle. L’édifice comprend une nef de deux travées, terminée par un choeur de deux travées et un chevet plat. Une charpente a remplacé les berceaux en plein cintre primitifs. La façade est surmontée d’un clocher-mur à deux baies. L’entrée primitive s’effectuait à l’ouest par un portail dont l’ouverture rectangulaire est accostée de deux colonnes dont les chapiteaux de feuillages à enroulements supportent le rouleau inférieur de l’arc en plein cintre inscrivant le tympan nu. Les vantaux de ce portail roman ont conservé leurs pentures. Les ferronneries de cette porte représentent des courbes, des têtes de serpents, des feuilles lancéolées, et une représentation humaine stylisée.

(Source : pop.culture.gouv.fr)

Ainay le Château – Chapelle Saint-Roch

Epoque : XVII° – Protection : non
Propriétaire : Commune

Affectataire : Paroisse Saint-Mayeul de Tronçais
Visite :
Dates et horaires :
Adresse : route de Meaulnes
Téléphone :
Courriel :
Site internet : www.ainay-le-chateau.fr

Ainay le Château - Chapelle Saint-Roch (nievretourisme.blogspot.com)
Ainay le Château - Chapelle Saint-Roch (nievretourisme.blogspot.com)
Ainay le Château - Chapelle Saint-Roch (nievretourisme.blogspot.com)
Ainay le Château - Chapelle Saint-Roch (ainay-le-chateau.fr)
Ainay le Château - Chapelle Saint-Roch (cparama.com)

Situation

Ainay le Château est à 44 km au nord de Montluçon et à 61 km au nord-ouest de Moulins.
La chapelle Saint Roch est à 700 m du centre , route de Meaulnes.

Histoire

La chapelle Saint-Roch a été édifiée au XVIIe siècle (1629) pour conjurer une épidémie de peste.

La chapelle est dominée par un clocheton de charpente : cet ancien siège de vicaire fut fondé en 1629, lors d’une épidémie, pour tenir lieu d’église paroissiale.

La chapelle Saint-Roch renferme la statue de saint Fiacre du XVIIe siècle. (MH : 9 septembre 1969).

Les environs

Ainay le Château – Porte de l’Horloge 700 m à l’ouest

Forêt de Tronçais à 8.7 km à l’ouest

Vitray – église Saint-Eloy à 14 km au sud

Saint-Désiré – Chapelle Sainte-Agathe

Epoque :  XII° – Protection : ISMH (1929)
Propriétaire :
Visite :Extérieure, toute l’année, tous les jours.
Pour visite intérieure, remise des clés en mairie.
Dates et horaires :
Adresse :
Téléphone : 04 70 07 10 12 (remise des clés en cas de fermeture)
Courriel : mairie-saint-desire@wanadoo.fr
Site internet :

Face book : Chapelle-Sainte-Agathe

Saint-Désiré - Chapelle Sainte-Agathe (berry.medieval.over-blog.com)
Saint-Désiré - Chapelle Sainte-Agathe (berry.medieval.over-blog.com)
Saint-Désiré - Chapelle Sainte-Agathe (sauvegardeartfrancais.fr)
Saint-Désiré - Chapelle Sainte-Agathe (sauvegardeartfrancais.fr)

Situation

Saint-Désiré est situé à 24 km au nord-ouest de Montluçon

La chapelle Sainte-Agathe est à 2.5 km à l’ouest de Saint-Désiré

Histoire

Edifice servant de lieu de pèlerinage, semblant remonter à l’époque romane. L’abside et les deux absidioles pourraient dater du 12e siècle. Le reste de l’édifice pourrait être une réalisation tardive suivant les principes romans. La chapelle se compose d’une nef couverte d’une voûte en plein cintre en plâtre sur lattis et d’une abside centrale flanquée de deux absidioles latérales voûtées en pierre en cul-de-four. Au-dessus de la travée occidentale s’élève un clocher carré couvert d’une flèche de pierre. Occupée par le maquis en 1944.

(source : pop.culture.gouv.fr)

Murat – Barbate – chapelle Sainte Marie-Madeleine

Epoque :  XVIII° – Protection :
Propriétaire : Monsieur Monce
Visite :
Dates et horaires :
Adresse :
Téléphone :
Courriel :
Site internet :

Murat - Barbate - chapelle Sainte Marie Madeleine (sauvegardeartfrancais.fr)
Murat - Barbate - chapelle Sainte Marie Madeleine (sauvegardeartfrancais.fr)
Murat - Barbate - chapelle Sainte Marie Madeleine (sauvegardeartfrancais.fr)
Murat - Barbatte - chapelle Sainte Marie-Madeleine 2006 (J.P. Luce)
Murat - Barbate - chapelle Sainte Marie Madeleine (sauvegardeartfrancais.fr)
Murat - Barbate - chapelle Sainte Marie Madeleine (sauvegardeartfrancais.fr)

Actualités : La chapelle a été sauvée de la ruine

Murat - Barbate - chapelle Sainte Marie Madeleine (La Montagne 6 janvier 2019)

Situation

Murat est à 28.7 km au nord-est de Montluçon et à 42.5 km au sud-ouest de Moulins.

La chapelle Sainte Marie-Madeleine à Barbate est à 3.9 km au nord de Murat

Histoire

Petite chapelle édifiée en 1784, dédiée à Saint Marie-Madeleine.

L’origine de la chapelle n’est pas connue. Sa présence à Barbate sur un plateau inculte à mi-chemin de la forêt de Dreuille et du village de Murat pourrait résulter du passage d’une route importante (médiévale ou même antérieure) reliant Murat à Bourbon l’Archambault.

Une légende raconte qu’un seigneur chassant dans la région était poursuivi par un sanglier.
Il fit vœu à sainte Marie-Madeleine de lui élever une chapelle s’il échappait à l’animal. Ayant réussi l’abattre, le seigneur éleva plus tard la chapelle à proximité d’une fontaine dont l’eau jouissait de propriétés miraculeuses. Ces eaux auraient une double vertu, celle de guérir les maladies des yeux et celle de préserver de la fièvre, quand on en buvait lors des pèlerinages qui s’y déroulaient le 22 juillet, jour de la Sainte-Madeleine.

Aujourd’hui la chapelle de Barbate, sise sur la route de Lariaud, est une propriété privée. Par manque d’entretien ces dernières années, la toiture s’était effondrée. Le jeune propriétaire qui a fait l’acquisition du terrain a restauré à l’identique l’édifice.

Description :

Chapelle à nef unique édifiée au XVIIIe siècle, avec petit clocheton.

Elle porte l’inscription suivante « Saint-Hubert, prie pour nous – Sancta Maria Magdalena ora pro nobis – J’ay été faite par les soins de Msre François de la Roche de Robinière, Sr de Barbatte Soult des gardes de corps du Roy, lieu, colonel de cavalerie, Cher de l’ordre de Mre de St Louis – J’ay pour parrain M. Marini-Gilbert Michelon du Cholet, officier au régiment de Paris et damoiselle Françoise de la Roche de Villefranche. »

Sont représentés un Christ en croix, une Vierge couronnée ainsi que des petites têtes d’anges ailés et la mention « IB Goussel FL 1784 ».

Les murs intérieurs de la chapelle sont blanchis à la chaux et le sol est pavé de carreaux de brique. Elle contient deux vieilles statues de bois : une sainte Marie-Madeleine et un saint Jean-Baptiste.

A 150 mètres, au bas de la brande, au milieu des chênes se trouve une fontaine dite de « Barbate » et aussi « Ste Madeleine », une fontaine qui selon la légende préserve les maladies.

(source : www.sauvegardeartfrancais.fr)

Montcombroux les Mines – Chapelle des mines

Epoque :  XIX° (1857)- Protection :
Propriétaire : Commune
Visite :
Dates et horaires :
Adresse :
Téléphone :
Courriel :
Site internet :

Montcombroux les Mines - Chapelle des mines (fr.wikipédia.org-Peter Potrowl)
Montcombroux les Mines - Chapelle des mines (eglises du xixeme siecle.blogspot.com)
Montcombroux les Mines - Chapelle des mines (www.allier-hotels-restaurants.com)
Montcombroux les Mines - Chapelle des mines (www.allier-hotels-restaurants.com)

Situation

Montcombroux les Mines est à 39.3 km au nord-est de Vichy et à 40.9 km au sud-est de Moluins.

La Chapelle des mines est à l’entrée ouest du bourg.

Histoire

C’est dans le charme de ces lieux, où la nature s’exprime dans sa simplicité naturelle qu’a été érigée la chapelle des Mines de Montcombroux.
Il n’en n’a pas été toujours de même et l’histoire vaut d’être rappelée, comme une aventure de l’avènement de l’ère industriel du XIXème siècle.

Le siège de la paroisse de Montcombroux se situait historiquement au Vieux-Bourg, avec son église dédiée à St Jean-Baptiste et sa cure.
L’exploitation industrielle du charbon et des Mines de Bert commence le 09 juin 1832 où une première concession est allouée aux Sieurs Bouquet, Crouzier et Méplain, pour les mines situées près de Bert.
Une deuxième ordonnance fixe la concession de Montcombroux à la Compagnie Rossigneux-Meilheurat. C’est en 1837, que la Société Ratel absorbe la Compagnie Rossigneux-Meilheurat pour l’exploitation des mines de Montcombroux, jusqu’en 1842 où de nouveaux capitaux et associés relancent l’extraction.

C’est à partir de ce moment que l’effectif des ouvriers augmente sensiblement, et la population afflue près du site d’extraction.

Si l’on ne sait pas exactement la date de construction de la chapelle des Mines, on peut raisonnablement penser qu’elle date de cette période riche en événements.
Une lettre datée du 30 septembre 1857, de Monsieur Coltat alors gérant de la Mine, à Monseigneur De Dreux-Brézé évêque de Moulins cite :
” …enfin nous avons une chapelle par l’établissement plus vaste et plus saine que l’église paroissiale…”
En cette période d’entreprise paternaliste, l’idée qui prévalait alors -pour certains patrons éclairés, chrétiens ou libéraux- était l’idée de prendre soins de “leurs” ouvriers afin qu’ils soient content -voire fiers- de leur entreprise.
Il était donc naturel de s’assurer du confort matériel et spirituel des ouvriers de la Mine.
C’est donc l’édification d’une chapelle et la venue de deux religieuses de Saint-Vincent de Paul qui exerceront une influence de moralité et d’exemple sur les ouvriers et leurs familles.
Une des Sœurs enseigne le catéchisme aux enfants de la paroisse, tandis que que l’autre donne des soins infirmiers. Une maison d’école est réalisée en même temps, et l’administration des Mines fournira un instituteur, de même qu’elle finance les honoraires d’un médecin.
C’est le curé de Montcombroux qui vient biner à la chapelle, deux fois par semaine.

Depuis plus de 150 ans, cette chapelle accompagne les événements heureux et tristes de la vie des mineurs de Montcombroux. L’un de ces directeurs, Monsieur Petel, décédé prématurément à l’ age de 41 ans en 1870 est inhumé dans cette chapelle.
Les plus anciens se souviendront des jours de liesse populaire à l’occasion de la Sainte Barbe, patronne des mineurs. Si ce jour là, la chapelle vibrait de chants d’allégresse, elle accueillait aussi le silence et les prières de ceux qui étaient venus en ce lieu accompagner un des leurs pour un dernier voyage.

L’édifice est simple, d’une surface d’environ deux cents mètres carré, composé d’une nef avec abside en hémicycle. Surmontée d’un clocheton fin et élancé recouvert de bois, la toiture est, elle, recouverte de petites tuiles plates de terre cuite. La façade, orientée à l’Est, est de simple appareil enduit d’un crépi blanc et comporte une rosace à six pétales au dessus du portail principal. Une petite porte, sur le côté Sud était réservée à l’usage de la direction des Mines.

La statuaire est classique du XIXème Siècle, hormis les statues en bois du XVIIème représentant la Vierge Marie et Sainte Barbe.
Après la fermeture des Mines en 1934, la chapelles a été vendue à l’évêché le 14 mars 1936.

Dernièrement, au courant de l’année 2007, des travaux de restauration important vous permettent d’apprécier la plénitude des lieux.

(source : http://www.detours-en-bourbonnais.com/)

Les environs

Saint-Léon – Point de vue de Puy Saint-Ambroise à 8.6 km au nord

Châtelperron – Préhistorama à 9.7 km au nord-ouest

Jaligny – Le château à 10 km au nord-ouest

Bourbon l’Archambault – La Sainte Chapelle

Epoque :  – Protection :
Propriétaire :
Visite :
Dates et horaires :
Adresse :
Téléphone :
Courriel :
Site internet :

Bourbon l'Archambault - Saint Chapelle (www.lamontagne.fr)
Bourbon l'Archambault - Saint Chapelle
Bourbon l'Archambault - Saint Chapelle

Actualités : Retour sur l'histoire d'un trésor d'architecture disparu il y a deux cents ans (La Montagne 3 janvier 2020)

Bourbon l'Archambault - Saint Chapelle (La Montagne 3 janvier 2020)

Situation

Bourbon-l’Archambault est situé à 23 km à l’ouest de Moulins.
La Sainte Chapelle est située à 1 km à la sortie nord du bourg.

Histoire

Article de La Montagne du 3 janvier 2020

Retour sur l’histoire d’un trésor d’architecture disparu il y a plus de deux cents ans.

Vie et trépas des Saintes Chapelles

Si ce n’est une histoire et des souvenirs, il ne reste plus rien des saintes chapelles de la forteresse de Bourbon-l’Archambault. Retour sur l’épopée de ces deux joyaux d’architecture du château.

Révélée au grand public le 2 décembre dernier par Stéphane Bern au travers de son document « Secrets d’Histoire » consacré à « Anne de France ou l’honneur des Bourbons », la forteresse de Bourbon n’a pu afficher, contrairement à Riom, ses saintes chapelles. Et pour cause, ces deux joyaux d’architecture du château de Bourbon ont été rasés après la Révolution de 1789.

Une rivale de Paris

Pourtant, la fille de Louis XI, unie à Pierre II de Bourbon, a vraisemblablement foulé la grande Sainte-Chapelle, puisque celle-ci fut achevée en 1508, alors qu’elle était devenue veuve en 1503 et qu’elle est décédée à Chantelle en 1522. Ce monument, « sœur et rivale de la Sainte-Chapelle de Paris » avait été ordonné par le duc Jean II de Bourbon (1427-1488) en 1479. Aux manettes de sa réalisation, l’architecte Clément Mauclerc, qui allait en faire une splendeur vit s’élever un ouvrage du plus pur style gothique flamboyant. Michel Colombe, le maître sculpteur dont le talent fit école de nombreuses décennies durant, réalisa ici des prouesses. Ce fut de la dentelle de pierre, ponctuée de personnages sculptés comme Adam et Ève, le roi Louis IX, Jean II et sa femme qui ornaient le porche.
Les douze vitraux étaient magnifiques, comme en témoigne le relevé précis que Roger de Gaignières en a fait lorsqu’il accompagna la Marquise de Montespan en cure. L’ornement était d’une richesse infinie comme en témoignent les relevés réalisés peu de temps avant le saccage révolutionnaire, et rapportés par Achille Allier dans son « Voyage pittoresque. »

Fragments de la croix du Christ

Evidemment, qui dit sainte chapelle dit sainte relique. À Bourbon, c’est le sixième fils de Saint-Louis lui-même, Robert de France, qui apporta en 1287 les fragments de la croix et de la couronne du Christ que son père lui avait offerts de son vivant. Le fils de Robert et de Béatrix, le duc Louis Ier de Bourbon, fit élever vers 1315, sur le flanc est du château-fort, une Sainte-chapelle, qui fera néanmoins figure de naine auprès de sa grande sœur, érigée à sa gauche deux siècles plus tard.
Achille Allier, après maints détails de ces deux joyaux de pierre et de verre, décrit le Trésor, espèces de crypte enfouie entre les deux monuments, loin des regards, qui abritait le reliquaire de la Sainte-Croix. Celui-ci pesait treize marcs (3,181 kg). Il était fleurdelisé, surmonté d’une couronne et de pierreries, à la gloire de Louis II et daté de 1395. On comprend que le 13 octobre 1793, au plus chaud de la Révolution, les troupes de Fouché se soient appropriées au nom de la République ce reliquaire inestimable.
Quant aux chapelles, jadis desservies par un chapitre de quatre chanoines, trois semi-prébendiers, six vicaires, un trésorier, trois clercs, elles ont été détruites après la vente du château comme bien national au profit du sieur Nicolas. Qu’on se rassure, chaque pierre a été réutilisée lors des constructions de châteaux et belles demeures au XIX e siècle ! La main de Dieu. La grande Sainte-Chapelle ne fut pas épargnée par les rigueurs du ciel.

Coup de foudre

Le 2 août 1589, date de l’assassinat par Jacques Clément du roi Henri III de Valois, la foudre emporta la barre de l’ancien écusson des Bourbons que l’on voyait à la rosace occidentale de la chapelle. Certains y voient la main de Dieu plaçant sur le trône de France Henri IV de Navarre, issu de la branche cadette de nos ducs. En 1648, un autre orage détruira la couverture et le clocher délicieux, fondant même les cloches. Mal réparée, la chapelle subsista tant bien que mal jusqu’à la Révolution.

Les environs

Bourbon l’Archambault – La Forteresse sur le même site

Saint Menoux – Eglise (9 km à l’est)

Souvigny – La Prieurale (13 km au sud-est)

Escurolles – Notre Dame de Banelle

Epoque :  – Protection :
Propriétaire :
Visite : Pour plus de renseignements concernant les activités,
contactez Marguerite Rigaud, secrétaire de l’association,
au 04 73 63 66 22
Dates et horaires : Tous les jours – Ouverture du sanctuaire de 9h à 18h
Adresse :
Téléphone : 04 73 63 66 22
Courriel :
Site internet : www.banelle.org

Notre Dame de Banelle (www.banelle.org)
Notre Dame de Banelle (www.banelle.org)
Notre Dame de Banelle (www.banelle.org)
Notre Dame de Banelle (www.banelle.org)

Situation

Escurolles se situe à 12,7km à l’ouest de Vichy

Notre Dame de Banelle se situe sur la départementale 215, entre Escurolles et Espinasse-Vozelle.

Histoire

La “dévotion” – comme on disait – a commencé devant un bas-relief, taillé sur ces deux faces, présentant d’un côté la Pieta, et de l’autre, la crucifixion ; et placé dans la fourche d’un arbre.
On lit dans l’Extraordinaire de la Gazette de France de novembre 1634 : “Au bois de Banelle… dans le tronc d’un arbre fort vieil qui est au bord de ce bois, les plus anciens du pays avaient toujours vu une image de la Vierge tenant son Fils, taillée en pierre, sans savoir qui l’avait mise là… Mais le nombre de miracles qui se rapporte avoir été faits… a été cause qu’on a bâti une chapelle autour de l’arbre qu’elle environne” (…) “l’affluence du peuple qui y accourt est grande”.
Ce bas-relief aurait appartenu à la commanderie des Templiers de Lalliat, toute proche. Détruite par les Huguenots en 1568 ou 1576, – ou depuis longtemps déjà réduite à l’état de ruine, la commanderie servait de carrière de pierres… C’est à l’occasion d’un transport de matériaux que cette pierre serait tombée de la charette, dans la forêt de Banelle où on la retrouve sur un petit ormeau sans que l’on sache qui l’a placée là…
Quant à la chapelle, – notre actuel oratoire – elle a été construite par Jean de Capony, le seigneur du lieu, bien entendu en accord avec l’évêque de Clermont, qui, dès le début a été très attentif aux faits qui se déroulaient à BAnelle. La “dévotion” se maintenant, Mgr Veny d’Arbouze, évêque de Clermont, la confie en 1677 aux missionnaires d’Auvergne. Parmi eux, le Père François Gaschon, mort en odeur de sainteté à Ambert.
Comme tant d’autres lieux, Banelle fut touché par la tourmente révolutionnaire… En 1792, la maison et l’église sont fermées, les missionaires dispersés. Le bas-relief est brisé. On déracine et on brûle l’arbre qui le portait sur la place publique d’Escurolles, on vend les biens.
On aurait pu croire que la dévotion à Notre-Dame de Banelle était défintivement éteinte, elle demeurait cependant enfouie dans le coeur des chrétiens du pays. Diverses tentatives eurent lieu durant ces longues années (XIX-XXes) pour la relancer, notamment en 1897.
En 1992, une association a été créée, en lien avec l’évêque de Moulins : l’Association Notre-Dame de Banelle. Grâce à la générosité de beaucoup, celle-ci a pu acquérir, dans un premier temps, la maison presbytérale et l’oratoire ; puis, tout récemment, l’église.

(Source : www.banelle.org)