Montcombroux les Mines – Chapelle des mines

Epoque :  XIX° (1857)- Protection :
Propriétaire : Commune
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Montcombroux les Mines - Chapelle des mines (fr.wikipédia.org-Peter Potrowl)
Montcombroux les Mines - Chapelle des mines (eglises du xixeme siecle.blogspot.com)
Montcombroux les Mines - Chapelle des mines (www.allier-hotels-restaurants.com)
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Situation

Montcombroux les Mines est à 39.3 km au nord-est de Vichy et à 40.9 km au sud-est de Moluins.

La Chapelle des mines est à l’entrée ouest du bourg.

Histoire

C’est dans le charme de ces lieux, où la nature s’exprime dans sa simplicité naturelle qu’a été érigée la chapelle des Mines de Montcombroux.
Il n’en n’a pas été toujours de même et l’histoire vaut d’être rappelée, comme une aventure de l’avènement de l’ère industriel du XIXème siècle.

Le siège de la paroisse de Montcombroux se situait historiquement au Vieux-Bourg, avec son église dédiée à St Jean-Baptiste et sa cure.
L’exploitation industrielle du charbon et des Mines de Bert commence le 09 juin 1832 où une première concession est allouée aux Sieurs Bouquet, Crouzier et Méplain, pour les mines situées près de Bert.
Une deuxième ordonnance fixe la concession de Montcombroux à la Compagnie Rossigneux-Meilheurat. C’est en 1837, que la Société Ratel absorbe la Compagnie Rossigneux-Meilheurat pour l’exploitation des mines de Montcombroux, jusqu’en 1842 où de nouveaux capitaux et associés relancent l’extraction.

C’est à partir de ce moment que l’effectif des ouvriers augmente sensiblement, et la population afflue près du site d’extraction.

Si l’on ne sait pas exactement la date de construction de la chapelle des Mines, on peut raisonnablement penser qu’elle date de cette période riche en événements.
Une lettre datée du 30 septembre 1857, de Monsieur Coltat alors gérant de la Mine, à Monseigneur De Dreux-Brézé évêque de Moulins cite :
” …enfin nous avons une chapelle par l’établissement plus vaste et plus saine que l’église paroissiale…”
En cette période d’entreprise paternaliste, l’idée qui prévalait alors -pour certains patrons éclairés, chrétiens ou libéraux- était l’idée de prendre soins de “leurs” ouvriers afin qu’ils soient content -voire fiers- de leur entreprise.
Il était donc naturel de s’assurer du confort matériel et spirituel des ouvriers de la Mine.
C’est donc l’édification d’une chapelle et la venue de deux religieuses de Saint-Vincent de Paul qui exerceront une influence de moralité et d’exemple sur les ouvriers et leurs familles.
Une des Sœurs enseigne le catéchisme aux enfants de la paroisse, tandis que que l’autre donne des soins infirmiers. Une maison d’école est réalisée en même temps, et l’administration des Mines fournira un instituteur, de même qu’elle finance les honoraires d’un médecin.
C’est le curé de Montcombroux qui vient biner à la chapelle, deux fois par semaine.

Depuis plus de 150 ans, cette chapelle accompagne les événements heureux et tristes de la vie des mineurs de Montcombroux. L’un de ces directeurs, Monsieur Petel, décédé prématurément à l’ age de 41 ans en 1870 est inhumé dans cette chapelle.
Les plus anciens se souviendront des jours de liesse populaire à l’occasion de la Sainte Barbe, patronne des mineurs. Si ce jour là, la chapelle vibrait de chants d’allégresse, elle accueillait aussi le silence et les prières de ceux qui étaient venus en ce lieu accompagner un des leurs pour un dernier voyage.

L’édifice est simple, d’une surface d’environ deux cents mètres carré, composé d’une nef avec abside en hémicycle. Surmontée d’un clocheton fin et élancé recouvert de bois, la toiture est, elle, recouverte de petites tuiles plates de terre cuite. La façade, orientée à l’Est, est de simple appareil enduit d’un crépi blanc et comporte une rosace à six pétales au dessus du portail principal. Une petite porte, sur le côté Sud était réservée à l’usage de la direction des Mines.

La statuaire est classique du XIXème Siècle, hormis les statues en bois du XVIIème représentant la Vierge Marie et Sainte Barbe.
Après la fermeture des Mines en 1934, la chapelles a été vendue à l’évêché le 14 mars 1936.

Dernièrement, au courant de l’année 2007, des travaux de restauration important vous permettent d’apprécier la plénitude des lieux.

(source : http://www.detours-en-bourbonnais.com/)

Les environs

Saint-Léon – Point de vue de Puy Saint-Ambroise à 8.6 km au nord

Châtelperron – Préhistorama à 9.7 km au nord-ouest

Jaligny – Le château à 10 km au nord-ouest

Escurolles – Notre Dame de Banelle

Epoque :  – Protection :
Propriétaire :
Visite : Pour plus de renseignements concernant les activités,
contactez Marguerite Rigaud, secrétaire de l’association,
au 04 73 63 66 22
Dates et horaires : Tous les jours – Ouverture du sanctuaire de 9h à 18h
Adresse :
Téléphone : 04 73 63 66 22
Courriel :
Site internet : www.banelle.org

Notre Dame de Banelle (www.banelle.org)
Notre Dame de Banelle (www.banelle.org)
Notre Dame de Banelle (www.banelle.org)
Notre Dame de Banelle (www.banelle.org)

Situation

Escurolles se situe à 12,7km à l’ouest de Vichy

Notre Dame de Banelle se situe sur la départementale 215, entre Escurolles et Espinasse-Vozelle.

Histoire

La “dévotion” – comme on disait – a commencé devant un bas-relief, taillé sur ces deux faces, présentant d’un côté la Pieta, et de l’autre, la crucifixion ; et placé dans la fourche d’un arbre.
On lit dans l’Extraordinaire de la Gazette de France de novembre 1634 : “Au bois de Banelle… dans le tronc d’un arbre fort vieil qui est au bord de ce bois, les plus anciens du pays avaient toujours vu une image de la Vierge tenant son Fils, taillée en pierre, sans savoir qui l’avait mise là… Mais le nombre de miracles qui se rapporte avoir été faits… a été cause qu’on a bâti une chapelle autour de l’arbre qu’elle environne” (…) “l’affluence du peuple qui y accourt est grande”.
Ce bas-relief aurait appartenu à la commanderie des Templiers de Lalliat, toute proche. Détruite par les Huguenots en 1568 ou 1576, – ou depuis longtemps déjà réduite à l’état de ruine, la commanderie servait de carrière de pierres… C’est à l’occasion d’un transport de matériaux que cette pierre serait tombée de la charette, dans la forêt de Banelle où on la retrouve sur un petit ormeau sans que l’on sache qui l’a placée là…
Quant à la chapelle, – notre actuel oratoire – elle a été construite par Jean de Capony, le seigneur du lieu, bien entendu en accord avec l’évêque de Clermont, qui, dès le début a été très attentif aux faits qui se déroulaient à BAnelle. La “dévotion” se maintenant, Mgr Veny d’Arbouze, évêque de Clermont, la confie en 1677 aux missionnaires d’Auvergne. Parmi eux, le Père François Gaschon, mort en odeur de sainteté à Ambert.
Comme tant d’autres lieux, Banelle fut touché par la tourmente révolutionnaire… En 1792, la maison et l’église sont fermées, les missionaires dispersés. Le bas-relief est brisé. On déracine et on brûle l’arbre qui le portait sur la place publique d’Escurolles, on vend les biens.
On aurait pu croire que la dévotion à Notre-Dame de Banelle était défintivement éteinte, elle demeurait cependant enfouie dans le coeur des chrétiens du pays. Diverses tentatives eurent lieu durant ces longues années (XIX-XXes) pour la relancer, notamment en 1897.
En 1992, une association a été créée, en lien avec l’évêque de Moulins : l’Association Notre-Dame de Banelle. Grâce à la générosité de beaucoup, celle-ci a pu acquérir, dans un premier temps, la maison presbytérale et l’oratoire ; puis, tout récemment, l’église.

(Source : www.banelle.org)