Treyve (famille de paysagistes)

Un exemple de plan, le château de Puyfol, à Cindré.

Actualités : Les Treyve (1-2) : Une dynastie bourbonnaise de paysagistes (Semaine de l'Allier 5 juillet 2007)

Les Treyve - Une dynastie bourbonnaise de paysagistes (Semaine de l'Allier 5 juillet 2007)(1-2)

Actualités : Les Treyve (2-2) : Une dynastie bourbonnaise de paysagistes (Semaine de l'Allier 5 juillet 2007)

Liens bourbonnais :

François-Marie Treyve (1847-1906), architecte paysagiste et pépiniériste français, originaire de Trévoux,
François Treyve (1874-1946), architecte paysagiste et radiesthésiste,
Joseph Treyve (1876-1946), architecte paysagiste et radiesthésiste,
François-Annet Treyve (1906-1992), architecte paysagiste D.P.L.G. et radiesthésiste,
Jean Treyve (1909-1940)
Philippe Treyve (1943), ingénieur agronome, architecte paysagiste D.P.L.G.

Histoire :

L’histoire de Treyve est riche et passionnante. Elle remonte à 1845 lorsque l’horticulteur François Marie en effectue la création. S’ensuivent de nombreux apports dans le monde horticole puis, avec les successeurs de la famille Treyve, dans celui du paysage. La dynastie s’enracine dans le Bourbonnais. Elle va façonner de nombreux parcs, notamment à Vichy sous Napoléon III, mais également hors de l’Hexagone, dans l’Empire. Philippe Treyve (né en 1943), ingénieur agronome et architecte paysagiste, qui avait repris l’entreprise familiale en 1971, a également activement contribué à renforcer le patrimoine avec de nombreuses réalisations en France et à l’étranger pour l’activité de paysagiste, mais aussi dans le monde de la distribution des jardineries en tant que cofondateur de l’enseigne Jardiland et propriétaire de deux points de vente, revendus au groupe Botanic en 2011.

(source : treyve-paysages.fr)

Philippe Charles-Louis (Romancier-Poète)

Charles-Louis Philippe (www.babelio.com)
Muséee Charles-Louis Philippe à Cérilly (www.mairiecerilly.com)
Charles-Louis-Philippe Bubu de Montparnasse
Charles-Louis Philippe (www.telerama.fr)
Charles-Louis Philippe (Buste par Antoine Bourdelle)

Naissance : 4 août 1874 à Cérilly
Décès : 21 décembre 1909 (35ans) à Paris
Distinctions :
Autres :

Biographie
Fils d’un sabotier, issu d’un milieu très pauvre, Charles-Louis Philippe a pu suivre des études grâce à une bourse. Il est toujours resté solidaire des humbles. Par exemple, dans sa lettre pour remercier Maurice Barrès de son aide décisive dans l’obtention d’un poste auprès de la préfecture de la Seine, de « piqueur au service extérieur des Concessions » — charge de surveillance du respect concessionnaire de l’emprise des terrasses des cafés sur les trottoirs —, dans un arrondissement de Paris, Charles-Louis Philippe lui déclare[Où ?] sans ambages : « Ma grand-mère était mendiante, mon père, qui était un enfant plein d’orgueil, a mendié lorsqu’il était trop jeune pour gagner son pain. J’appartiens à une génération qui n’est pas encore passé par les livres. […] Il faut que je vous rappelle qu’il est en moi des vérités plus impérieuses que celles que vous appelez « les vérités françaises ». Vous séparez les nationalités, c’est ainsi que vous différenciez le monde, moi je sépare les classes. […] Nous avons été murés comme des pauvres et, parfois, lorsque la Vie entrait chez nous, elle portait un bâton. Nous n’avons eu comme ressource que de nous aimer les uns les autres. C’est pourquoi j’écris toujours plus tendre que ma tête ne le commande. Je crois être en France le premier d’une race de pauvres qui soit allée dans les lettres. »
Après son baccalauréat, Charles-Louis Philippe prépare sans succès les concours d’entrée à l’École polytechnique et à l’École centrale, puis monte à Paris et entre dans l’administration du département de la Seine. Désormais à l’abri du besoin, il mène à Paris une vie modeste, dans son petit appartement de l’île Saint-Louis, situé quai de Bourbon.
Il publie quelques textes critiques dans La Revue blanche, ainsi qu’une partie de son roman Bubu de Montparnasse, extraits repris dans le cadre d’un tiré à part en 1901 par les éditions de la revue ; il écrit des poèmes en prose et un roman qu’il publie dans la revue L’Enclos (où naît une poésie sociale contre les néo-parnassiens et les symbolistes, mais il abandonne vite la poésie au profit de la littérature bio-fictionnelle et publie à compte d’auteur Quatre histoires de pauvre amour (1897), puis La Bonne Madeleine et la Pauvre Marie (1898) et La Mère et l’enfant (1900). Bubu de Montparnasse, récit d’une aventure avec une jeune prostituée qui lui donna l’idée d’un roman du trottoir parisien, est très bien reçu ; traduit en plusieurs langues[réf. nécessaire] de son vivant, c’est son ouvrage le plus connu. Suivent Le Père Perdrix (1902), pressenti par Octave Mirbeau pour le premier Prix Goncourt, mais paru trop tôt pour pouvoir concourir ; puis Marie Donadieu (1904), qui a peu de succès, et Croquignole (1906), tableau de la vie morose d’un petit employé, qui n’obtient pas le Goncourt, malgré le soutien de Mirbeau. Philippe fait partie du « groupe de Carnetin » — du nom d’une maison louée en commun, près de Lagny, sur la Marne — avec Francis Jourdain, Marguerite Audoux, Léon Werth et Léon-Paul Fargue. Il est aussi lié d’amitié avec André Gide et Valery Larbaud. Il meurt prématurément le 21 décembre 1909, d’une typhoïde compliquée d’une méningite.
Il collabora aussi à d’autres revues comme L’Ermitage et Le Canard sauvage.

Il est enterré au cimetière de Cérilly, où sa tombe est ornée d’un buste d’Antoine Bourdelle.

Fondateur de la Nouvelle Revue Française Oeuvre :

Charles-Louis Philippe après les années de Carnetin fonde avec quelques amis La Nouvelle Revue française.
Charles-Louis Philippe est actif et influent dans la discussion littéraire de son temps, non pas dans les chapelles, mais à travers le réseau de ses rencontres électives et de ceux qui le recherchent à cause de ses œuvres contrastées, comme le dira plus tard par exemple Léon-Paul Fargue, en quête de celui qui a pu écrire à la fois La mère et l’enfant et Bubu de Montparnasse (s’agissant de prostitution et de syphilis) ; et ses idées édifiées par son œuvre manifeste ont un impact critique, non seulement dans le cadre des échanges du groupe de Carnetin, mais encore dans le cadre national et international au-delà (le groupe rend la maison de Carnetin au début de 1908). D’abord il appartient au réseau connu au-delà des frontières des auteurs qui ont publié dans la revue d’« art social » L’enclos, qui portera ses ouvrages personnels après qu’il a publié dans son premier élan parmi ce groupe dans la revue Stella, autour de Louis Lumet, en Belgique, ensuite il est à l’origine de la création de La Nouvelle Revue française, théoriquement et pratiquement.
Au début de l’année 1908 il anime un mouvement avec les écrivains Henri Ghéon, Eugène Montfort, André Ruyters et Marcel Drouin, beau-frère d’André Gide, qui décide de créer une revue littéraire spécialisée intitulée La Nouvelle Revue Française et d’en proposer la direction à Eugène Montfort ; celui-ci allie quelques auteurs de son propre réseau et en tant qu’éditeur porte le no 1 ; André Gide participe solidairement par un article. Mais à l’issue du bouclage Philippe et ses amis s’unissant avec Gide s’opposent à Montfort sur les engagements éditoriaux de l’opus, notamment à propos d’une critique sur Mallarmé — auteur qu’ils défendent même s’ils combattent l’idéalisme — et d’un article en tendance d’éloge sur Gabriele D’Annunzio, qu’ils désapprouvent. Cet opus ne sera jamais distribué bien qu’il reste accessible dans la collection de la revue, redoublé par le no 1 de 1909 (quant à lui distribué comme l’opus inaugural, celui de la création des éditions de la NRF). Ultérieurement ils n’admettront pas davantage les décadentistes a fortiori ceux engagés dans le mouvement d’une renaissance culturelle des nations européennes, ou sensibles à ces avant-gardes idéologiques ; ils se situent contre la réaction « historiciste » qui réintègre les nationalismes en les déplaçant vers une conception impérialiste de l’Europe, sous la nouvelle idéologie de la culture pan-européenne para-révolutionnaire qui se développe alors. Sinon discuter de cela dans leurs pages, dont l’objet formel ne peut inclure le discours politique, contrairement à La Revue blanche (disparue en 1903) qu’ils admiraient cependant, ils veulent du moins que leurs actes d’écrivains en mouvement de revue s’en démarquent radicalement, la visée stylistique constituant la base d’un consensus minimal.
Quant aux engagements stylistiques, ils concernent une critique du naturalisme et du symbolisme qu’ils veulent dépasser ou exclure. Étant en quête de renouvellement littéraire, ils ne veulent pas reproduire les revues du passé ni sur le fond littéraire ni dans le champ éditorial. Le groupe se sépare de Montfort sans délai et André Gide prend sur lui que les instigateurs de l’idée éditent par eux-mêmes la revue ; ils créent l’« Association des éditions de La Nouvelle Revue française », invente le sigle NRF afin de publier le vrai-faux no 1, avec une ligne éditoriale clairement distincte de la précédente, qui paraît le 1er février 1909. Migration et refondation de la Revue dont Charles-Louis Philippe est membre du comité de rédaction fondateur et le demeure jusqu’à sa mort.
Gide est le médiateur des éditions de la NRF auprès de Gaston Gallimard qui les soutient et en deviendra le directeur en 1911 (à la demande des fondateurs), en même temps qu’il demandera à l’écrivain de lancer La Collection Blanche dont on peut considérer qu’elle est l’émergence de la Revue au départ des éditions Gallimard, qui naîtront en 1919. Mais pendant les années de guerre Gallimard (de surcroît irrité par le manque de discernement de Gide à propos de Proust) déserte la revue. Après l’armistice, celle-ci sera relancée magistralement par Jacques Rivière qui en avait été le secrétaire de rédaction en 1911, et auquel Gallimard, créant d’autre part la société des éditions de la Librairie Gallimard, confiera l’autonomie directoriale de la NRF.

Romans : 

Quatre histoires de pauvre amour (1897).
La Bonne Madeleine et la Pauvre Marie (1898).
La Mère et l’Enfant, récit de son enfance (1900) disponible sur Gallica
Bubu de Montparnasse (1901).
Le Père Perdrix (1902).
Marie Donadieu (1904).
Croquignole (1906).
Dans la petite ville (1910).
Lettres de jeunesse (1911).
Charles Blanchard (1913).
Les Contes du matin (1916).
Chroniques du canard sauvage (1923), réédition Plein Chant, 2012.
Œuvres complètes, 5 volumes, avec une étude de David Roe, Ipomée, Moulins, 1986.
Faits divers, Lenka lente, 2016.

(Source : Wikipédia)

Moreau-Jean Bélisaire et René-Justin (Architectes)

Moreau Jean-Bélisaire et René-Justin (archiwebture.citedelarchitecture.fr)
Le Donjon - Contresol (www.randos-allier.com)
La Grillière
Villa Mantin (www.auvergne-tourisme.info)
Les Guichardeaux (Office de tourisme Entr'Allier Besbre et Loire)

Actualités : Aux grands Moreau les beaux édifices

Moreau (La Montagne du 6 novembre 2019)

Liens bourbonnais :

Naissance : Jean-Bélizaire Moreau (1828-1899)
René-Justin Moreau (1858-1924)
Distinctions :
Autres :

Leurs Vies :

Jean-Bélizaire Moreau (1828-1899), architecte et inspecteur des travaux publics et des édifices diocésains, s’installa à Moulins sur recommandation de Lassus à Millet qui y travaillait aux travaux d’agrandissement de la cathédrale (1854).
René-Justin Moreau (1858-1924), fils de Jean-Bélizaire Moreau, après un court passage à l’école des Beaux-arts de Paris (1880), devient très tôt le principal collaborateur de son père. Une étroite relation faite d’assistance et d’influences réciproques se met en place entre les deux: ainsi le père construit deux châteaux (Contresol, et “château de la R.”), mais en 1888, les projets envoyés au Salon sont signés par le fils.
La construction, en 1893, de l’hôtel particulier pour Louis Mantin, collectionneur et amateur d’art, est d’une grande importance dans la carrière des deux architectes. René Moreau signe un projet fort apprécié, qui, partant du manoir néogothique (projet envoyé au Salon de 1893), multipliera dans les faits les emprunts à la villa balnéaire. Ce projet marque l’apparition d’une nouvelle manière: le château-villa. Jean-Bélizaire s’inspirera de cette réalisation pour créer le château de Montrifaud en 1895. De même le château d’Esmyards, bâti en 1898 par Jean-Bélizaire, reprend des motifs de la Caisse d’épargne de Moulins construite par René Moreau la même année, de style néo-Louis XIII.
A la mort de son père le 11 mars 1899 à Moulins, René reprend ses travaux. Il s’associe avec l’architecte Joseph Baury, qui ne semble pas participer aux chantiers du vivant de René, mais achèvera les édifices en cours à la mort de son associé.
René Moreau fut également inspecteur des monuments historiques de l’Allier en 1884, architecte du département de l’Allier, architecte de la ville de Montluçon; il fut maire de Moulins en 1895. Architecte ordinaire en 1898, président de la Société des architectes de l’Allier de 1910 à 1920, vice-président de l’Association provinciale des architectes français, il reçut en outre l’insigne de chevalier de l’ordre d’Isabelle la Catholique.

(source : archiwebture.citedelarchitecture.fr)

Leurs œuvres :

Tracy (Destutt de) Antoine (Philosophe, homme politique)

Antoine Desttut de Tracy
Antoine Desttut de Tracy (Médaillon du sculpteur David d'Angers)
Antoine Desttut de Tracy (Buste du sculpteur David d'Angers)
Paray (abritel.fr)

Liens bourbonnais :

Naissance : 20 juillet 1754 à Paris
Décès : 9 mars 1836 (81 ans) à Paris
Distinctions : Académie Française, légion d’honneur

Titres : Marquis de Tracy et seigneur de Paray-le-Frésil (avant 1789) ;
Comte Destutt-Tracy et de l’Empire (lettres patentes du 26 avril 1808, Bayonne) ;
Pair de France.
Autres :

Sa Vie :Antoine Destutt de Tracy (ou de Stutt de Tracy), marquis de Tracy, est un officier, homme politique et philosophe français, brièvement général de la Révolution en 1792.

Origines familiales
Issu de la famille de Stutt, famille noble originaire d’Écosse, il est le fils de Claude-Louis-Charles Destutt, marquis de Tracy, militaire de carrière mort en 1766 des suites de blessures reçues à la bataille de Minden.
Antoine Destutt de Tracy fait lui aussi une carrière militaire et, en 1789, est colonel du régiment de Penthièvre.

La période révolutionnaire (1789-1794)
Aux élections aux États généraux, il est élu député par la noblesse du Bourbonnais réunie à Moulins.
Il est un des premiers de son ordre à se rallier au tiers état après la crise du 20 juin 1789 et un des plus enthousiastes lors de la nuit du 4 août 1789.
Lorsque l’Assemblée constituante est remplacée par la Législative en septembre 17913, il se consacre aux sciences avec son ami Pierre-Jean-Georges Cabanis. Il est cependant nommé maréchal de camp (général de brigade) par La Fayette le 6 février 1792, commandant de l’armée du Nord; mais, après le 10 août 1792 et l’émigration de son chef, il revient à la vie civile.
Pendant la Terreur, il est arrêté comme suspect le 2 novembre 1793 et reste incarcéré pendant onze mois, durant lesquels il s’initie à la philosophie sensualiste de Locke et de Condillac, mettant au point sa propre doctrine. Il recouvre la liberté après la chute de Robespierre (9 thermidor an II/27 juillet 1794).

Le Directoire

Il écrit alors des Mémoires sur la faculté de penser et Quels sont les moyens de fonder la morale chez un peuple. Il forge le terme idéologie, qu’il conçoit comme la « science des idées », refusant le mot « psychologie », qui fait trop explicitement référence à la notion d’âme.
Sur le plan pratique, il refuse le commandement de l’armée d’Orient mais est nommé membre du Conseil d’instruction publique en 1799.

Le Consulat et le Premier Empire
Après le 18 brumaire, auquel ses amis de la société d’Auteuil, dont Sieyès est alors le chef, ont puissamment contribué, il est nommé l’un des trente premiers sénateurs.
Au Sénat conservateur, il est le chef des « idéologues » méprisés par Napoléon Ier, qui en fait tout de même un comte d’Empire le 26 avril 1808. Outre Destutt de Tracy et Cabanis, la Société des idéologues compte parmi ses membres le comte de Volney et Dominique Joseph Garat.
En 1800, il publie des Observations sur le système actuel d’instruction publique.
Il est élu membre de l’Académie française en 1808.

La Restauration et la monarchie de Juillet

Louis XVIII le fait entrer à la Chambre des pairs en 18145.
Il devient membre de l’Académie des sciences morales et politiques en 1832.
Il meurt le 9 mars 1836 et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (10e division)6.
Son œuvre a eu une influence réelle sur les philosophes et économistes du XIXe siècle, notamment Thomas Brown, John Stuart Mill, Herbert Spencer, Taine et Théodule Ribot, mais aussi sur Stendhal et Karl Marx.

Descendance
Son fils Victor Destutt de Tracy a été parlementaire sous la monarchie de Juillet et ministre de la Marine.
Sa fille a épousé Georges Washington de La Fayette en 1802.

(Source : Wikipédia)

Beaucaire (de) Marquis (Veneur)

Marquis de Beaucaire
Marquis de Beaucaire
Agonges - La Pommeraye

Liens bourbonnais :

Agonges – La Pommeraye

Couzon – Les Bordes

Equipage du Point du Jour

Naissance : 7 septembre 1807 à Couzon
Décès : 9 septembre (71 ans) à Cérilly
Distinctions :
Autres :

Joseph de Beaucaire, dit le « marquis de Beaucaire », né le 27 septembre 1807 au château des Bordes à Couzon (Allier) et mort le 9 septembre 1879 à Cérilly (Allier), est une personnalité qui fait partie de la mémoire collective des habitants du Bourbonnais en tant que veneur et maître d’équipage en forêt de Tronçais (Equipage du point du jour) et comme musicien traditionnel et joueur de musette.

Sa Vie :

Fils de Jean-Baptiste de Beaucaire et de Catherine Françoise Louise Le Borgne, il se rattache du côté maternel aussi bien que paternel à de vieilles familles de la noblesses du Bourbonnais. La famille bourbonnaise de Beaucaire a été notamment illustrée par François de Beaucaire (1514-1591), cardinal, évêque de Metz, théologien et historien.

Joseph de Beaucaire épouse le 17 juillet 1832 à Felletin (Creuse) Constance Morin d’Arfeuille, dont il a une fille, Marie Anne, en 1835. Son épouse, qui supporte mal l’infidélité et la manière de vivre de son mari, le quitte vers 1849 et part vivre dans une de ses propriétés en Creuse, où elle meurt en 1853. En 1849, d’une liaison passagère avec une paysanne, naît Gabriel Auboiron, qu’il ne reconnaît pas mais dont la filiation est de notoriété publique. Enfin, en 1863, il épouse sa gouvernante Marie Joséphine Murolle, qui reste à ses côtés jusqu’à sa mort.

Joseph de Beaucaire possède à l’époque de son mariage une grande fortune ; il a plusieurs châteaux comme La Pommeraie à Agonges (Allier), qu’il tient de sa mère, ou Liénesse à Neuilly-en-Dun (Cher), qui appartenait déjà à la famille de Beaucaire au xvie siècle, ainsi que de nombreux domaines. Mais il mène grand train et dépense sans compter ; les terres doivent être vendues les unes après les autres. Il termine sa vie dans la pauvreté, après avoir tout dilapidé.

Il est inhumé au vieux cimetière de Cérilly.

Sa renommée :

Lieutenant de louveterie pour l’arrondissement de Montluçon, original et doué d’une force peu commune, le marquis de Beaucaire fut un veneur hors du commun. Il prit 1 500 sangliers. Vaniteux et souvent grossier, peu instruit, il ne supportait que la flatterie. L’apparence de Joseph de Beaucaire a contribué à sa légende. C’était une force de la nature, par sa stature, sa corpulence et sa vigueur ; il avait une chevelure d’un blond flamboyant. « Ses cheveux étaient d’une abondance extrême, blonds ardents, ses énormes favoris franchement rouges encadraient un visage plein, jovial et pourtant dur, chaud de couleur comme un soleil de mars à son lever… ». « Quand il parlait, sa voix faisait trembler les vitres et ses gestes pouvaient faire croire qu’il était toujours prêt à enfoncer une porte. C’était un athlète peu ordinaire,… courageux jusqu’à la témérité, capable de braver toutes les intempéries, toutes les fatigues. »

Joseph de Beaucaire était célèbre pour ses excentricités. « Il est entré dans la légende du pays de Tronçais par ses nombreuses excentricités : montant à cheval jusqu’au deuxième étage d’un hôtel, buvant du champagne dans une cuve à fromages remplie à ras bord, la liste de ses exploits fort originaux est très longue. »

(source : Wikipédia et www.memoiredesequipages.fr)

Chacaton (de) Henri (peintre orientaliste)

Henri de Chacaton
Henri de Chacaton (Un campement dans le désert)
Henri de Chacaton (Port de Constantinople)
Henri de Chacaton (Scène de rue orientaliste)
Henri de Chacaton (Enfants à la fontaine, dans un paysage méditerranéen)

Liens bourbonnais :

Chézy : Château des Louteaux

Moulins : Musée Anne de Beaujeu

Naissance : 30 juillet 1813 (Chezy)
Décès : 9 août 1886 (73 ans)
Mouvement  : Orientaliste
Autres :

Sa Vie :

Jean Nicolas Henri de Chacaton naît dans une famille de la noblesse du Bourbonnais. Il est le fils de Jean Baptiste de Chacaton et de Pauline de Fradel.

Il a été l’élève de Prosper Marilhat, de Louis Hersent et d’Ingres. Il est influencé par Alexandre-Gabriel Decamps, qui met l’orientalisme à la mode au Salon de 1831. Les nombreux voyages de Chacaton en Italie, en Espagne, en Grèce et au Proche-Orient l’ont inspiré et il se range parmi les peintres orientalistes, particulièrement en vogue au XIXe siècle. Il a ramené de ses voyages des carnets de voyage, peints à l’aquarelle.

Il expose de 1835 à 1857 au Salon des Indépendants.

Il épouse en 1860 à Cusset Marie Revengé de Bompré, sa cousine par les Fradel. Ils ont un fils, Maurice de Chacaton (1862-1937), qui achète en 1899 le château de Chermont à Creuzier-le-Neuf, qu’il fait restaurer par l’architecte René Moreau, avec des jardins dessinés par les Treyve, horticulteurs-paysagistes de Moulins

Son Oeuvre :

  • Cavalerie d’Ibrahim Pacha (Moulins, musée Anne-de-Beaujeu).
  • La Vallée de Josaphat, 1840 (Moulins, musée Anne-de-Beaujeu).
  • Bazar turc au Caire.
  • Autoportrait (Salon de 1835).
  • Le prisonnier de Chillon (Salon de 1835).
  • Vue de la porta Nuova à Palerme, le jour de sainte Rosalie7 (Salon de 1838).
  • Vue prise dans les gorges d’Amalfi (Salon de 1838).
  • Fabrique dans l’île de Procida (Salon de 1842).
  • Souvenir de la villa Borghese (Salon de 1844).
  • La rue Hourbarych au Caire (Salon de 1844).
  • Fontaine arabe (Salon de 1844).
  • Départ d’une caravane (Salon de 1846).
  • Les Platanes d’Hippocrate (Salon de 1846).
  • Ville de Syrie (Salon de 1846).
  • Intérieur de cour à Grenade (Salon de 1848).
  • Campement d’Arabes à Suez (Salon de 1848).
  • Famille turque en voyage (Salon de 1848).
  • Halte d’une caravane (Salon de 1848).
  • Mosquée à Jérusalem (Salon de 1849).
  • Bergers de la campagne de Rome revenant des champs (Salon de 1852).
  • Maison du muetzelin à Gaza (Salon de 1852).
  • Arabes à la citerne (Salon de 1855).
  • Les Latomies et le couvent des capucins à Syracuse (Salon de 1857).
  • Souvenir des bords du Tibre (Salon de 1857).
  • Cirque de taureaux de Valence (Salon de 1857).
  • Plusieurs aquarelles présentant des sites ou des monuments d’Athènes, au musée Benaki à Athènes.

Il a publié avec le graveur Charles Damour des eaux-fortes tirées de ses souvenirs de voyage :

  • Souvenirs de voyage, 6 planches.
  • Orient. Cinq paysages à l’eau-forte, Paris, 1850.
  • Espagne. Cinq paysages à l’eau-forte, Paris, 1851.

(source : Wikipédia)

Desboutin Marcellin (Peintre – Graveur)

Marcellin Desboutin - Autoportrait
Marcellin Desboutin - Autoportrait
Marcellin Desboutin - Maison natale à Cérilly
Marcellin Desboutin - Autoportrait
Marcellin Desboutin - Autoportrait
Marcellin Desboutin - Autoportrait
Edgar Degas, Un coin de table (1876). Marcellin Desboutin est assis à côté de l'actrice Ellen Andrée.

Naissance : 26 août 1823 à Cérilly
Décès : 18 février 1902 (78 ans) à Nice
Distinctions :
Autres :

Sa Vie :

Pour évoquer Marcellin Desboutin, il faudrait avant tout évoquer l’histoire de Montmartre. C’est en effet dans ce quartier de Paris, célèbre dans le monde entier, que Desboutin, « Prince des Bohêmes » selon l’expression de Manet et graveur de grand talent, connut ses années de gloire …

Né le 26 août 1823 à Cérilly (Allier), Desboutin y vécut toute sa jeunesse, parcourant longuement l’immense forêt de Tronçais toute proche dont le souvenir allait le hanter sa vie entière. Après de brillantes études au petit séminaire de Moulins-Yzeure d’abord, au collège Stanislas de Paris ensuite (licence en Droit), Desboutin se découvre curieusement une vocation artistique. Ses reproductions à l’encre de Chine de dessins paraissant dans « L’Illustration » sont des merveilles et très vite il est remarqué par le sculpteur ETEX, décorateur de l’Arc de Triomphe et surtout par Thomas COUTURE. Malheureusement les événements de 1848 dérangent quelque peu ses convictions. Destoutin quitte alors Paris et entreprend de voyager. Le voici qui s’installe un temps à Cosne d’Allier où demeure sa mère, puis à Issoire où il se marie. A cette époque, Desboutin est intrépide et le métier de chanteur de rues constitue sa principale activité. Mais l’envie de voyager le reprend et il part s’établir en Angleterre, puis en Belgique, avant de séjourner plus longuement en Hollande. Lors de ce séjour, Desboutin cherche à percer le secret des génies hollandais, principalement celui de REMBRANDT qui va devenir l’un de ses maîtres. Laissant libre cours à son besoin de découvertes, Desboutin reprend la route. Cap sur le sud cette fois-ci et le voici qui arrive à Florence en 1854. Dans cette ville qui, depuis Laurent le Magnifique, n’existe que pour l’Art, Desboutin se sent immédiatement à l’aide et décide de s’y installer. Pour cela il vend toutes les propriétés familiales, situées en Bourbonnais et s’offre le Palais de l’Ombrellino. Dans cette résidence somptueuse, où vécurent avant lui, Boccace et Galilée, Desboutin va rester 17 ans. 17 ans de vie facile, de réceptions, d’hospitalité fastueuse mais aussi de travail acharné. C’est à l’Ombrellino que Desboutin entreprend ses premières gravures et qu’il compose aussi ses drames dont l’un d’eux « Maurice de Saxe » sera joué àla ComédieFrançaise.Après 17 années de vie luxueuse, en raison des événements politiques qui secouent l’Italie à ce moment là (1870), Desboutin se trouve rapidement ruiné ! Il quitte l’Italie, séjourne un temps à Genève, puis vient s’installer à Montmartre. Ce n’est pas le seigneur de l’Ombrellino qui arrive sur la butte, c’est un vagabond, traînant sa démarche nonchalante, ne craignant pas de paraître coiffé d’un large feutre cabossé, vêtu d’une longue houppelande, chaussé de bottes éculées, la pipe aux dents, la barbe dense … Il habite une sorte de baraquement où le principal meuble est un escabeau ! Pourtant Desboutin séduit par la facilité avec laquelle il se détache des embarras du monde et le désespoir ne l’atteint nullement. MANET qui le découvre est frappé par le contraste qui existe entre le vagabond qu’il cotoie et le riche propriétaire de l’Ombrellino dont il avait entendu parler. Il déclare : « c’est le type le plus extraordinaire de Montmartre » et introduit Desboutin au célèbre café Guerbois, puis àla Nouvelle-Athènes, hauts lieux où se retrouvent chaque soir les plus grands noms du moment : Degas, Zola, Fantin-Latour, Mallarmé etc … Desboutin aime fréquenter les cafés « pour se reposer des fatigues de l’atelier » et c’est lui que Degas choisit pour modèle de son célèbre tableau « L’absinthe ».

Très populaire dans tout Montmatre, sa forte personnalité ne lui vaut que des amitiés solides principalement celles de Puvis de Chavanne et d’Emile Zola qui dit de lui : « ce qui me touche le plus chez Desboutin, sous son allure d’ancien chef de bande, c’est le travailleur acharné, l’artiste convaincu et d’une absolue bonne foi ». En effet, derrière le personnage singulier, existe un très grand artiste, peintre, poète et surtout graveur. Parmi les procédés du moment, Desboutin délaisse volontairement la lithographie et se consacre essentiellement à l’eau-forte, au burin et surtout à la pointe-sèche, technique dans laquelle il reste inégalable. Il en produit une quantité très importante, réalisant des portraits magnifiques des plus grands de ses contemporains : Aristide Bruant, Eugène Labiche, Jean Richepin, Zola, Renoir, Villers de l’Isle-Adam, sans compter les chefs-d’œuvres que sont ses autoportraits « l’homme à la pipe », « l’homme au chapeau », « Fumeur allument sa pipe », « Fumeur à la fourrure » et cette oruvre magistrale que sont les cinq épreuves constituant ‘Les Fragonard de Grasse ». Participant aux plus grandes expositions du moment, notamment à celle de se amis impressionnistes en 1876, Desboutin se taille une réputation flatteuse dans un art considéré comme secondaire, la gravure, et de surcroît, dans un genre difficile : le portrait. Voici comment le critique Edouard ROD résumait l’art de Desboutin : « un portrait exige de son auteur une pénétration ou une intuition que peu d’artistes possèdent. Le portraitiste doit être doublé d’un psychologue capable de comprendre la signification le plus intime des traits et des formes et de la traduire. C’est si difficile qu’en un moment où les bons peintres abondent les bons portraitistes se font plus rares que jamais.

Retiré à Nice, Desboutin y vécut les dernières années de sa vie et y mourut le 18 février 1902 sans être jamais revenu en Bourbonnais. Une exposition posthume à l’école des Beaux Arts de Paris en 1902, une rétrospective à Moulins en 1925, furent les dernières traces de l’œuvre de Marcellin Desboutin. Il était donc temps de redécouvrir ce grand artiste et l’hommage que lui rend aujourd’hui sa ville natale, à travers cette exposition, contribuera certainement à réhabiliter définitivement « Le Prince des Bohêmes ».

Bernard DUPLAIX  – Mémoire de Cérilly

Collections publiques :

Belgique : Liège, musée d’art moderne et d’art contemporain

France  :

  • Beauvais : musée départemental de l’Oise : L’Italienne (portrait de Madame Noverra)
  • musée de Cambrai : Portrait de jeune fille, 1823
  • musée de Compiègne : Alphonse Daudet, Autoportrait, Théodore de Banville
  • Dijon : musée des beaux-arts de Dijon : Portrait du docteur Albert Robin, Triomphe de Silène
  • Dijon : musée Magnin : Portrait du fils de l’artiste enfant, Portrait présumé de la mère de l’artiste
  • Montfort-l’Amaury, Le Belvédère : Portrait de Joseph Ravel, père de Maurice Ravel
  • Montpellier, musée Fabre : La Voiture d’enfant
  • Moulins, musée Anne-de-Beaujeu, Portrait de Mme Ackermann,
  • Nice: musée Jules Chéret : Portrait de l’artiste (autoportrait)
  • Nice : musée Masséna : La mère Jacoune, marchande de fruits et légumes
  • Paris: musée du Louvre (département des arts graphiques) : Édouard Manet
  • Paris : bibliothèque d’art et d’archéologie, collections Jacques Doucet : Portrait d’Émile Soldi, modelant sur sa selle
  • Paris : musée d’Orsay : Portrait de Madame Cornereau, Portrait de l’artiste (autoportrait)
  • Troyes, musée des beaux-arts : Autoportrait
  • Versailles, musée de l’Histoire de France : Edgar Degas, Eugène-Marie Labiche, Autoportrait

Pierre II de Bourbon (8° Duc de Bourbon)

Pierre de Beaujeu - Détail du triptyque de Moulins
Armes de Ducs de Bourbon (www.noblesseetroyautes.com)
Pierre de Beaujeu, Diptyque, Jean Hey, 1492-1493, Musée du Louvre
Lettres P et A - Pierre et Anne de Beaujeu (monetay3.free.fr)
Ceinture Espérance

Liens bourbonnais :

Pavillon Anne de Beaujeu à Moulins

Naissance : 1er décembre 1438 ( ?)
Décès : 10 octobre 1503 (Moulins)
Duc : 1488-1503
Père : Charles Ier de Bourbon
Mère : Agnès de Bourgogne
Femme : Anne de Beaujeu
Enfants : Charles (comte de Clermont)
Suzanne de Bourbon:

Sa Vie :

Pierre II de Beaujeu, né le 1er décembre 1438, mort dans son château de Moulins le 10 octobre 1503, fut duc de Bourbon et d’Auvergne de 1488 à sa mort. D’abord sire de Beaujeu, il reçut du roi une partie des biens des Armagnacs en 1472 (comté de la Marche, vicomté de Carlat et de Murat) puis devint, du fait de la mort de ses deux frères aînés, le chef de la maison de Bourbon et à ce titre duc de Bourbon et d’Auvergne, comte de Clermont, de Forez et de Gien et prince souverain de la principauté de Dombes. Il fut également grand chambrier de France, gouverneur du Languedoc et l’un des principaux conseillers des rois de France.

Le cadet au service du roi
Il était le troisième fils de Charles Ier, duc de Bourbon, et d’Agnès de Bourgogne. Ses étroits liens de parenté avec les ducs de Bourgogne le poussèrent dans un premier temps à s’opposer avec eux à la monarchie. Il participa ainsi à la Ligue du Bien public, mais Louis XI réussit à le détacher du parti des princes et le maria à sa fille Anne de France. Il combattit le comte d’Armagnac Jean V pour le roi, en Guyenne en 1472. Louis XI lui confia ensuite la lutte contre Jacques d’Armagnac, duc de Nemours et comte de la Marche, et lui donna le comté de la Marche en récompense. Beaujeu était alors l’un des principaux conseillers du souverain. Il fut aussi fait lieutenant général du royaume en 1482, lorsque Louis XI, très malade, se rendit en pèlerinage à Saint-Claude.

Le duc de Bourbon
En 1488, son frère ainé Jean II meurt. C’est leur frère Charles, cardinal archevêque de Lyon qui lui succède avant de mourir dans l’année. Pierre devient alors duc de Bourbon, d’Auvergne etc. Il réaffirme fortement son autorité sur ses États qui couvrent la majeure partie du massif central. Il procède à plusieurs réformes administratives. En dépit de ses fonctions à la cour royale, notamment lors des régences qu’il occupe avec sa femme, il refuse de s’absenter longtemps de ses terres et administre notamment le royaume depuis sa capitale, Moulins.
Pendant toute sa vie, il fut, avec sa femme un mécène actif. Il protégea ainsi le Maître de Moulins (Jean Hey). Il fit reconstruire une partie des châteaux de l’État bourbonnien, comme celui d’Aigueperse ou celui de Moulins.

Le conseiller du roi
Son épouse Anne fut régente du royaume pendant la minorité de son frère le roi Charles VIII. À la majorité du roi, il se retira dans ses terres préférant diriger sa propre cour qu’avoir un rôle subalterne à celle de France. Il déconseilla à Charles VIII de s’engager dans son expédition pour réclamer le royaume de Naples.
De son mariage en 1473, à Montrichard, avec Anne de France (1461-1522), fille de Louis XI, roi de France et de Charlotte de Savoie, il eut pour descendants :
-Charles, comte de Clermont (1476-1498)
-Suzanne (1491-1521), mariée à Charles III de Bourbon (1490-1527)
Après avoir rencontré le roi Louis XII à Mâcon au début du mois d’août 1503 avec son épouse Anne de France, Pierre II de Bourbon prit une fièvre. Deux mois plus tard, Anne aida son bon époux à rédiger son testament, le 6 octobre. Dans le palais ducal de Moulins, le duc reçut l’extrême-onction avec l’eucharistie et décéda le 10 octobre. Son cœur fut envoyé à la collégiale Notre-Dame de Moulins, alors que le corps fut inhumé dans la chapelle neuve du prieuré clunisien de Souvigny où sa fille puis son épouse le rejoignirent. Les funérailles furent somptueuses, en partie calquées sur le cérémonial royal, et attestent la puissance des ducs de Bourbon
Bibliographie
Pierre Pradel, Anne de France (1461-1522), 1986.
André Recoules, Le duc Pierre II de Bourbon, 1438-1503: le duc méconnu, 2008. :

Villars (de) Claude-Louis-Hector (Maréchal de France et Duc)

Portrait du maréchal de Villars, par Hyacinthe Rigaud. (Wikipédia)
Claude-Louis-Hector de Villars, gravure éditée par Daumont. (Wikipédia)
Statue de Claude-Louis-Hector de Villars, Hôtel de ville d’Aix-en-Provence (Wikipédia)
Statue du Maréchal de Villars à Denain (static.panoramio.com.)
Blason du Maréchal de Villars (vial.jean.free.fr)

Liens bourbonnais :

Quartier Villars (musée CNCS) à Moulins

Naissance : 8 mai 1653 à Moulins
Décès : 17 juin 1734 (à 81 ans) à Turin
Distinctions :Maréchal général des camps et armées du roi
Membre de l’Académie française (1714)
Hommages : nombreuses rues dans le Bourbonnais (Moulins -Montluçon)

Sa Vie
I
ssu d’une famille de petite noblesse récente (notables et négociants lyonnais, seigneurs de La Chapelle-Villars, sans lien avec les Thoire-Villars ni les Savoie-Villars), fils de Pierre de Villars et de Marie Gigault de Bellefonds, il est élève au collège de Juilly de 1664 à 1668. Il épouse en 1702, Jeanne Angélique Roque de Varengeville (1682–3 mai 1763), de cette union naît un fils en 1702, Honoré-Armand de Villars. Il se présente dans ses mémoires comme descendant d’une grande famille du Moyen Âge alors que sa famille originaire du Lyonnais a été anoblie en 1586.

Militaire et diplomate
Après de brillantes études au collège de Moulins, Louis-Hector, marquis de Villars, entre aux pages de la Grande Écurie en 1670, puis aux mousquetaires en 1671. Le 28 août 1674, il est fait mestre de camp d’un régiment de cavalerie de son nom, incorporé le 15 août 1679 dans le régiment de Beaupré. Son régiment est rétabli le 15 janvier 1684.
En 1687, en qualité d’envoyé officieux, il est dépêché à Munich en vue d’entamer des négociations avec l’électeur de Bavière pour le convaincre, en vain, d’infléchir sa politique dans un sens plus favorable aux intérêts français. Son ascension est favorisée par Madame de Maintenon qui contrecarre son opposant, le ministre Louvois. Dans les années précédant la guerre de Succession d’Espagne, il est envoyé extraordinaire à Vienne où son action est appréciée par Louis XIV.
Il se démet de son régiment le 20 août 1688, est fait brigadier de cavalerie le 24 août, puis Commissaire Général de la cavalerie le 2 septembre 1688.
Nommé lieutenant général des armées du roi le 30 mars 1693, il est employé à l’armée d’Allemagne où il obtient le commandement de la cavalerie le 27 avril. En 1696, il est employé à l’armée d’Italie où il commande la cavalerie par commission du 17 avril. Il commande encore la cavalerie à l’armée du Rhin en 1697.

Maréchal de France
Villars sert à l’armée d’Allemagne sous le maréchal de Catinat le 8 mai 1702, et prend le commandement d’un corps détaché de cette armée le 18 septembre, devant faire la jonction avec les troupes de l’Électeur. Il se rend à Huningue le 30 septembre où il se retranche, puis prend Neubourg, sur la droite du Rhin, avec mille hommes le 11 octobre à la faveur d’un renseignement ; cette prise ouvrait le Brisgau et menaçait les communications du prince de Bade avec Fribourg.
Après sa victoire sur le prince de Bade à la bataille de Friedlingen le 14 octobre, il devient maréchal de France par état du 20 octobre 1702. L’année suivante, il bat les Impériaux à Höchstädt. En mai 1703, déçu du manque de succès militaires significatifs depuis le début de la guerre et de l’échec des tentatives de désarmement des Cercles de Souabe et de Franconie, il propose à Louis XIV de revenir à la politique de la terre brûlée des décennies précédentes et d’ordonner de « dévaster » le pays.
En avril 1704, il part remplacer le maréchal de Montrevel dans la guerre contre les camisards afin de négocier la fin des combats6. Il est fait duc de Villars en 1705.

Le « vainqueur de Denain »
En 1709, il est blessé à la bataille de Malplaquet, où les alliés victorieux subissent plus de pertes que les Français vaincus. À la suite de cette action, il est fait pair de France.
En 1712, par sa victoire surprise de Denain, il sauve les armées de Louis XIV de la défaite. La même année, il devient gouverneur de Provence, fonction qu’il conservera jusqu’à sa mort, et à laquelle son fils lui succède.

Maréchal général de Louis XV
Il est élu membre de l’Académie française en 1714. De 1715 à 1718, sous la Régence, il préside le Conseil de la Guerre. En 1733, un an avant sa mort, il reçoit de Louis XV la dignité de maréchal général des camps et armées du roi, porté avant lui par Henri de La Tour d’Auvergne, vicomte de Turenne. En 1734, Villars, encore vert à quatre-vingt-un ans prenait, en Italie, le commandement de 40 000 Français, de 12 000 Piémontais et de 21 000 Espagnols pour conquérir en trois mois le Milanais lors de la guerre de Succession de Pologne, il devait mourir dans son lit à Turin le 17 juin 1734.
Parmi les mots qu’on lui doit, quand il apprend que Berwick avait eu la tête emportée par un boulet lors du siège de Philippsburg, Villars dit ” Cet homme a toujours eu plus de chance que moi”.

Courtais (de) Amable (Général)

Général de Courtais (image1.lamontagne.fr)
Général de Courtais (wikipédia)
Générale de Courtais (www2.assemblee-nationale.fr)
Chassigonlles à Doyet (i.ebayimg.com)

Liens bourbonnais :

Naissance :10 janvier 1790 (Montluçon)
Décès : 10 juin 1877 (Doyet)

Le vicomte Amable Gaspard Henri de Courtais (ou Aimable), est une personnalité de la Deuxième République.

Biographie
Il appartenait à une famille bourbonnaise installée à Doyet depuis plusieurs générations, par le mariage de Gilbert de Courtais avec Isabeau de La Souche, héritière du fief et du château de la Souche. La famille possédait aussi à Doyet le château de la Chassignole. Il entre à l’École militaire de Fontainebleau le 26 avril 1807 et est nommé sous-lieutenant au 7e régiment de Dragons le 24 juillet 1809. Il participe aux dernières campagnes de l’Empire, puis sert dans l’armée de la Restauration avant de prendre sa retraite comme chef d’escadron de cavalerie le 29 juillet 1827. Député sous la Monarchie de Juillet (élu en 1842 et 1846), il siège parmi les républicains radicaux. Il est nommé général, commandant de la Garde nationale après la révolution de février 1848. Il est élu député à l’Assemblée nationale constituante en avril 1848. Son indécision face aux manifestants parisiens du 15 mai 1848, lui vaut d’être mis en accusation, démis de ses fonctions (le 26 mai), arrêté, et traduit devant la Haute Cour de Bourges pendant l’hiver 1849. Il est finalement acquitté et reprend son siège à l’Assemblée. Il se retire ensuite à Montfermeil. En 1871, il est élu conseiller général de l’Allier et devient président du conseil général. Il meurt le 10 juin 1877 à la Chassignole, à Doyet.

Ses mandats à l’Assemblée nationale ou à la Chambre des députés
Régime politique : Monarchie de Juillet – Chambre des députés Mandat : du 9 juillet 1842 au 6 juillet 1846
Groupe : Extrême gauche

Régime politique : Monarchie de Juillet – Chambre des députés Mandat : du 1er août 1846 au 24 février 1848
Groupe : Extrême gauche

Régime politique : Deuxième République
Mandat : du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Groupe : Gauche

Bibliographie
-Lourtioux, Le Général du peuple. Vie du général de Courtais ; A. Thorinaud, 1902.
-Jean Cornillon, Deux bienfaiteurs de l’Humanité : le général Amable-Gaspard-Henri de Courtais et sa femme, née Marie-Pierre-Anne-Félicité-Rosalie Buhot, Bull. Amis de Montluçon, no 15, 1931.
-Ferdinand Dubreuil, J’ai vu mourir sainte Barbe au pays des mineurs, 1952.
-Georges Rougeron, Amable-Gaspard-Henri de Courtais, Montluçon : 1967.
-Monique Kuntz et G. Frélastre, Hommes et femmes célèbres de l’Allier, Bonneton,1995.

Hommages
Le principal boulevard de Montluçon, qui ceinture la vieille ville à l’ouest, au sud et à l’est, porte son nom. Un boulevard l’honore également à Moulins. Un monument rappelle son souvenir à Doyet, sur la place du village.