Beaucaire (de) Marquis (Veneur)

Marquis de Beaucaire
Marquis de Beaucaire
Agonges - La Pommeraye

Liens bourbonnais :

Agonges – La Pommeraye

Couzon – Les Bordes

Equipage du Point du Jour

Naissance : 7 septembre 1807 à Couzon
Décès : 9 septembre (71 ans) à Cérilly
Distinctions :
Autres :

Joseph de Beaucaire, dit le « marquis de Beaucaire », né le 27 septembre 1807 au château des Bordes à Couzon (Allier) et mort le 9 septembre 1879 à Cérilly (Allier), est une personnalité qui fait partie de la mémoire collective des habitants du Bourbonnais en tant que veneur et maître d’équipage en forêt de Tronçais (Equipage du point du jour) et comme musicien traditionnel et joueur de musette.

Sa Vie :

Fils de Jean-Baptiste de Beaucaire et de Catherine Françoise Louise Le Borgne, il se rattache du côté maternel aussi bien que paternel à de vieilles familles de la noblesses du Bourbonnais. La famille bourbonnaise de Beaucaire a été notamment illustrée par François de Beaucaire (1514-1591), cardinal, évêque de Metz, théologien et historien.

Joseph de Beaucaire épouse le 17 juillet 1832 à Felletin (Creuse) Constance Morin d’Arfeuille, dont il a une fille, Marie Anne, en 1835. Son épouse, qui supporte mal l’infidélité et la manière de vivre de son mari, le quitte vers 1849 et part vivre dans une de ses propriétés en Creuse, où elle meurt en 1853. En 1849, d’une liaison passagère avec une paysanne, naît Gabriel Auboiron, qu’il ne reconnaît pas mais dont la filiation est de notoriété publique. Enfin, en 1863, il épouse sa gouvernante Marie Joséphine Murolle, qui reste à ses côtés jusqu’à sa mort.

Joseph de Beaucaire possède à l’époque de son mariage une grande fortune ; il a plusieurs châteaux comme La Pommeraie à Agonges (Allier), qu’il tient de sa mère, ou Liénesse à Neuilly-en-Dun (Cher), qui appartenait déjà à la famille de Beaucaire au xvie siècle, ainsi que de nombreux domaines. Mais il mène grand train et dépense sans compter ; les terres doivent être vendues les unes après les autres. Il termine sa vie dans la pauvreté, après avoir tout dilapidé.

Il est inhumé au vieux cimetière de Cérilly.

Sa renommée :

Lieutenant de louveterie pour l’arrondissement de Montluçon, original et doué d’une force peu commune, le marquis de Beaucaire fut un veneur hors du commun. Il prit 1 500 sangliers. Vaniteux et souvent grossier, peu instruit, il ne supportait que la flatterie. L’apparence de Joseph de Beaucaire a contribué à sa légende. C’était une force de la nature, par sa stature, sa corpulence et sa vigueur ; il avait une chevelure d’un blond flamboyant. « Ses cheveux étaient d’une abondance extrême, blonds ardents, ses énormes favoris franchement rouges encadraient un visage plein, jovial et pourtant dur, chaud de couleur comme un soleil de mars à son lever… ». « Quand il parlait, sa voix faisait trembler les vitres et ses gestes pouvaient faire croire qu’il était toujours prêt à enfoncer une porte. C’était un athlète peu ordinaire,… courageux jusqu’à la témérité, capable de braver toutes les intempéries, toutes les fatigues. »

Joseph de Beaucaire était célèbre pour ses excentricités. « Il est entré dans la légende du pays de Tronçais par ses nombreuses excentricités : montant à cheval jusqu’au deuxième étage d’un hôtel, buvant du champagne dans une cuve à fromages remplie à ras bord, la liste de ses exploits fort originaux est très longue. »

(source : Wikipédia et www.memoiredesequipages.fr)

Chacaton (de) Henri (peintre orientaliste)

Henri de Chacaton
Henri de Chacaton (Un campement dans le désert)
Henri de Chacaton (Port de Constantinople)
Henri de Chacaton (Scène de rue orientaliste)
Henri de Chacaton (Enfants à la fontaine, dans un paysage méditerranéen)

Liens bourbonnais :

Chézy : Château des Louteaux

Moulins : Musée Anne de Beaujeu

Naissance : 30 juillet 1813 (Chezy)
Décès : 9 août 1886 (73 ans)
Mouvement  : Orientaliste
Autres :

Sa Vie :

Jean Nicolas Henri de Chacaton naît dans une famille de la noblesse du Bourbonnais. Il est le fils de Jean Baptiste de Chacaton et de Pauline de Fradel.

Il a été l’élève de Prosper Marilhat, de Louis Hersent et d’Ingres. Il est influencé par Alexandre-Gabriel Decamps, qui met l’orientalisme à la mode au Salon de 1831. Les nombreux voyages de Chacaton en Italie, en Espagne, en Grèce et au Proche-Orient l’ont inspiré et il se range parmi les peintres orientalistes, particulièrement en vogue au XIXe siècle. Il a ramené de ses voyages des carnets de voyage, peints à l’aquarelle.

Il expose de 1835 à 1857 au Salon des Indépendants.

Il épouse en 1860 à Cusset Marie Revengé de Bompré, sa cousine par les Fradel. Ils ont un fils, Maurice de Chacaton (1862-1937), qui achète en 1899 le château de Chermont à Creuzier-le-Neuf, qu’il fait restaurer par l’architecte René Moreau, avec des jardins dessinés par les Treyve, horticulteurs-paysagistes de Moulins

Son Oeuvre :

  • Cavalerie d’Ibrahim Pacha (Moulins, musée Anne-de-Beaujeu).
  • La Vallée de Josaphat, 1840 (Moulins, musée Anne-de-Beaujeu).
  • Bazar turc au Caire.
  • Autoportrait (Salon de 1835).
  • Le prisonnier de Chillon (Salon de 1835).
  • Vue de la porta Nuova à Palerme, le jour de sainte Rosalie7 (Salon de 1838).
  • Vue prise dans les gorges d’Amalfi (Salon de 1838).
  • Fabrique dans l’île de Procida (Salon de 1842).
  • Souvenir de la villa Borghese (Salon de 1844).
  • La rue Hourbarych au Caire (Salon de 1844).
  • Fontaine arabe (Salon de 1844).
  • Départ d’une caravane (Salon de 1846).
  • Les Platanes d’Hippocrate (Salon de 1846).
  • Ville de Syrie (Salon de 1846).
  • Intérieur de cour à Grenade (Salon de 1848).
  • Campement d’Arabes à Suez (Salon de 1848).
  • Famille turque en voyage (Salon de 1848).
  • Halte d’une caravane (Salon de 1848).
  • Mosquée à Jérusalem (Salon de 1849).
  • Bergers de la campagne de Rome revenant des champs (Salon de 1852).
  • Maison du muetzelin à Gaza (Salon de 1852).
  • Arabes à la citerne (Salon de 1855).
  • Les Latomies et le couvent des capucins à Syracuse (Salon de 1857).
  • Souvenir des bords du Tibre (Salon de 1857).
  • Cirque de taureaux de Valence (Salon de 1857).
  • Plusieurs aquarelles présentant des sites ou des monuments d’Athènes, au musée Benaki à Athènes.

Il a publié avec le graveur Charles Damour des eaux-fortes tirées de ses souvenirs de voyage :

  • Souvenirs de voyage, 6 planches.
  • Orient. Cinq paysages à l’eau-forte, Paris, 1850.
  • Espagne. Cinq paysages à l’eau-forte, Paris, 1851.

(source : Wikipédia)

Desboutin Marcellin (Peintre – Graveur)

Marcellin Desboutin - Autoportrait
Marcellin Desboutin - Autoportrait
Marcellin Desboutin - Maison natale à Cérilly
Marcellin Desboutin - Autoportrait
Marcellin Desboutin - Autoportrait
Marcellin Desboutin - Autoportrait
Edgar Degas, Un coin de table (1876). Marcellin Desboutin est assis à côté de l'actrice Ellen Andrée.

Naissance : 26 août 1823 à Cérilly
Décès : 18 février 1902 (78 ans) à Nice
Distinctions :
Autres :

Sa Vie :

Pour évoquer Marcellin Desboutin, il faudrait avant tout évoquer l’histoire de Montmartre. C’est en effet dans ce quartier de Paris, célèbre dans le monde entier, que Desboutin, « Prince des Bohêmes » selon l’expression de Manet et graveur de grand talent, connut ses années de gloire …

Né le 26 août 1823 à Cérilly (Allier), Desboutin y vécut toute sa jeunesse, parcourant longuement l’immense forêt de Tronçais toute proche dont le souvenir allait le hanter sa vie entière. Après de brillantes études au petit séminaire de Moulins-Yzeure d’abord, au collège Stanislas de Paris ensuite (licence en Droit), Desboutin se découvre curieusement une vocation artistique. Ses reproductions à l’encre de Chine de dessins paraissant dans « L’Illustration » sont des merveilles et très vite il est remarqué par le sculpteur ETEX, décorateur de l’Arc de Triomphe et surtout par Thomas COUTURE. Malheureusement les événements de 1848 dérangent quelque peu ses convictions. Destoutin quitte alors Paris et entreprend de voyager. Le voici qui s’installe un temps à Cosne d’Allier où demeure sa mère, puis à Issoire où il se marie. A cette époque, Desboutin est intrépide et le métier de chanteur de rues constitue sa principale activité. Mais l’envie de voyager le reprend et il part s’établir en Angleterre, puis en Belgique, avant de séjourner plus longuement en Hollande. Lors de ce séjour, Desboutin cherche à percer le secret des génies hollandais, principalement celui de REMBRANDT qui va devenir l’un de ses maîtres. Laissant libre cours à son besoin de découvertes, Desboutin reprend la route. Cap sur le sud cette fois-ci et le voici qui arrive à Florence en 1854. Dans cette ville qui, depuis Laurent le Magnifique, n’existe que pour l’Art, Desboutin se sent immédiatement à l’aide et décide de s’y installer. Pour cela il vend toutes les propriétés familiales, situées en Bourbonnais et s’offre le Palais de l’Ombrellino. Dans cette résidence somptueuse, où vécurent avant lui, Boccace et Galilée, Desboutin va rester 17 ans. 17 ans de vie facile, de réceptions, d’hospitalité fastueuse mais aussi de travail acharné. C’est à l’Ombrellino que Desboutin entreprend ses premières gravures et qu’il compose aussi ses drames dont l’un d’eux « Maurice de Saxe » sera joué àla ComédieFrançaise.Après 17 années de vie luxueuse, en raison des événements politiques qui secouent l’Italie à ce moment là (1870), Desboutin se trouve rapidement ruiné ! Il quitte l’Italie, séjourne un temps à Genève, puis vient s’installer à Montmartre. Ce n’est pas le seigneur de l’Ombrellino qui arrive sur la butte, c’est un vagabond, traînant sa démarche nonchalante, ne craignant pas de paraître coiffé d’un large feutre cabossé, vêtu d’une longue houppelande, chaussé de bottes éculées, la pipe aux dents, la barbe dense … Il habite une sorte de baraquement où le principal meuble est un escabeau ! Pourtant Desboutin séduit par la facilité avec laquelle il se détache des embarras du monde et le désespoir ne l’atteint nullement. MANET qui le découvre est frappé par le contraste qui existe entre le vagabond qu’il cotoie et le riche propriétaire de l’Ombrellino dont il avait entendu parler. Il déclare : « c’est le type le plus extraordinaire de Montmartre » et introduit Desboutin au célèbre café Guerbois, puis àla Nouvelle-Athènes, hauts lieux où se retrouvent chaque soir les plus grands noms du moment : Degas, Zola, Fantin-Latour, Mallarmé etc … Desboutin aime fréquenter les cafés « pour se reposer des fatigues de l’atelier » et c’est lui que Degas choisit pour modèle de son célèbre tableau « L’absinthe ».

Très populaire dans tout Montmatre, sa forte personnalité ne lui vaut que des amitiés solides principalement celles de Puvis de Chavanne et d’Emile Zola qui dit de lui : « ce qui me touche le plus chez Desboutin, sous son allure d’ancien chef de bande, c’est le travailleur acharné, l’artiste convaincu et d’une absolue bonne foi ». En effet, derrière le personnage singulier, existe un très grand artiste, peintre, poète et surtout graveur. Parmi les procédés du moment, Desboutin délaisse volontairement la lithographie et se consacre essentiellement à l’eau-forte, au burin et surtout à la pointe-sèche, technique dans laquelle il reste inégalable. Il en produit une quantité très importante, réalisant des portraits magnifiques des plus grands de ses contemporains : Aristide Bruant, Eugène Labiche, Jean Richepin, Zola, Renoir, Villers de l’Isle-Adam, sans compter les chefs-d’œuvres que sont ses autoportraits « l’homme à la pipe », « l’homme au chapeau », « Fumeur allument sa pipe », « Fumeur à la fourrure » et cette oruvre magistrale que sont les cinq épreuves constituant ‘Les Fragonard de Grasse ». Participant aux plus grandes expositions du moment, notamment à celle de se amis impressionnistes en 1876, Desboutin se taille une réputation flatteuse dans un art considéré comme secondaire, la gravure, et de surcroît, dans un genre difficile : le portrait. Voici comment le critique Edouard ROD résumait l’art de Desboutin : « un portrait exige de son auteur une pénétration ou une intuition que peu d’artistes possèdent. Le portraitiste doit être doublé d’un psychologue capable de comprendre la signification le plus intime des traits et des formes et de la traduire. C’est si difficile qu’en un moment où les bons peintres abondent les bons portraitistes se font plus rares que jamais.

Retiré à Nice, Desboutin y vécut les dernières années de sa vie et y mourut le 18 février 1902 sans être jamais revenu en Bourbonnais. Une exposition posthume à l’école des Beaux Arts de Paris en 1902, une rétrospective à Moulins en 1925, furent les dernières traces de l’œuvre de Marcellin Desboutin. Il était donc temps de redécouvrir ce grand artiste et l’hommage que lui rend aujourd’hui sa ville natale, à travers cette exposition, contribuera certainement à réhabiliter définitivement « Le Prince des Bohêmes ».

Bernard DUPLAIX  – Mémoire de Cérilly

Collections publiques :

Belgique : Liège, musée d’art moderne et d’art contemporain

France  :

  • Beauvais : musée départemental de l’Oise : L’Italienne (portrait de Madame Noverra)
  • musée de Cambrai : Portrait de jeune fille, 1823
  • musée de Compiègne : Alphonse Daudet, Autoportrait, Théodore de Banville
  • Dijon : musée des beaux-arts de Dijon : Portrait du docteur Albert Robin, Triomphe de Silène
  • Dijon : musée Magnin : Portrait du fils de l’artiste enfant, Portrait présumé de la mère de l’artiste
  • Montfort-l’Amaury, Le Belvédère : Portrait de Joseph Ravel, père de Maurice Ravel
  • Montpellier, musée Fabre : La Voiture d’enfant
  • Moulins, musée Anne-de-Beaujeu, Portrait de Mme Ackermann,
  • Nice: musée Jules Chéret : Portrait de l’artiste (autoportrait)
  • Nice : musée Masséna : La mère Jacoune, marchande de fruits et légumes
  • Paris: musée du Louvre (département des arts graphiques) : Édouard Manet
  • Paris : bibliothèque d’art et d’archéologie, collections Jacques Doucet : Portrait d’Émile Soldi, modelant sur sa selle
  • Paris : musée d’Orsay : Portrait de Madame Cornereau, Portrait de l’artiste (autoportrait)
  • Troyes, musée des beaux-arts : Autoportrait
  • Versailles, musée de l’Histoire de France : Edgar Degas, Eugène-Marie Labiche, Autoportrait

Pierre II de Bourbon (8° Duc de Bourbon)

Pierre de Beaujeu - Détail du triptyque de Moulins
Armes de Ducs de Bourbon (www.noblesseetroyautes.com)
Pierre de Beaujeu, Diptyque, Jean Hey, 1492-1493, Musée du Louvre
Lettres P et A - Pierre et Anne de Beaujeu (monetay3.free.fr)
Ceinture Espérance

Liens bourbonnais :

Pavillon Anne de Beaujeu à Moulins

Naissance : 1er décembre 1438 ( ?)
Décès : 10 octobre 1503 (Moulins)
Duc : 1488-1503
Père : Charles Ier de Bourbon
Mère : Agnès de Bourgogne
Femme : Anne de Beaujeu
Enfants : Charles (comte de Clermont)
Suzanne de Bourbon:

Sa Vie :

Pierre II de Beaujeu, né le 1er décembre 1438, mort dans son château de Moulins le 10 octobre 1503, fut duc de Bourbon et d’Auvergne de 1488 à sa mort. D’abord sire de Beaujeu, il reçut du roi une partie des biens des Armagnacs en 1472 (comté de la Marche, vicomté de Carlat et de Murat) puis devint, du fait de la mort de ses deux frères aînés, le chef de la maison de Bourbon et à ce titre duc de Bourbon et d’Auvergne, comte de Clermont, de Forez et de Gien et prince souverain de la principauté de Dombes. Il fut également grand chambrier de France, gouverneur du Languedoc et l’un des principaux conseillers des rois de France.

Le cadet au service du roi
Il était le troisième fils de Charles Ier, duc de Bourbon, et d’Agnès de Bourgogne. Ses étroits liens de parenté avec les ducs de Bourgogne le poussèrent dans un premier temps à s’opposer avec eux à la monarchie. Il participa ainsi à la Ligue du Bien public, mais Louis XI réussit à le détacher du parti des princes et le maria à sa fille Anne de France. Il combattit le comte d’Armagnac Jean V pour le roi, en Guyenne en 1472. Louis XI lui confia ensuite la lutte contre Jacques d’Armagnac, duc de Nemours et comte de la Marche, et lui donna le comté de la Marche en récompense. Beaujeu était alors l’un des principaux conseillers du souverain. Il fut aussi fait lieutenant général du royaume en 1482, lorsque Louis XI, très malade, se rendit en pèlerinage à Saint-Claude.

Le duc de Bourbon
En 1488, son frère ainé Jean II meurt. C’est leur frère Charles, cardinal archevêque de Lyon qui lui succède avant de mourir dans l’année. Pierre devient alors duc de Bourbon, d’Auvergne etc. Il réaffirme fortement son autorité sur ses États qui couvrent la majeure partie du massif central. Il procède à plusieurs réformes administratives. En dépit de ses fonctions à la cour royale, notamment lors des régences qu’il occupe avec sa femme, il refuse de s’absenter longtemps de ses terres et administre notamment le royaume depuis sa capitale, Moulins.
Pendant toute sa vie, il fut, avec sa femme un mécène actif. Il protégea ainsi le Maître de Moulins (Jean Hey). Il fit reconstruire une partie des châteaux de l’État bourbonnien, comme celui d’Aigueperse ou celui de Moulins.

Le conseiller du roi
Son épouse Anne fut régente du royaume pendant la minorité de son frère le roi Charles VIII. À la majorité du roi, il se retira dans ses terres préférant diriger sa propre cour qu’avoir un rôle subalterne à celle de France. Il déconseilla à Charles VIII de s’engager dans son expédition pour réclamer le royaume de Naples.
De son mariage en 1473, à Montrichard, avec Anne de France (1461-1522), fille de Louis XI, roi de France et de Charlotte de Savoie, il eut pour descendants :
-Charles, comte de Clermont (1476-1498)
-Suzanne (1491-1521), mariée à Charles III de Bourbon (1490-1527)
Après avoir rencontré le roi Louis XII à Mâcon au début du mois d’août 1503 avec son épouse Anne de France, Pierre II de Bourbon prit une fièvre. Deux mois plus tard, Anne aida son bon époux à rédiger son testament, le 6 octobre. Dans le palais ducal de Moulins, le duc reçut l’extrême-onction avec l’eucharistie et décéda le 10 octobre. Son cœur fut envoyé à la collégiale Notre-Dame de Moulins, alors que le corps fut inhumé dans la chapelle neuve du prieuré clunisien de Souvigny où sa fille puis son épouse le rejoignirent. Les funérailles furent somptueuses, en partie calquées sur le cérémonial royal, et attestent la puissance des ducs de Bourbon
Bibliographie
Pierre Pradel, Anne de France (1461-1522), 1986.
André Recoules, Le duc Pierre II de Bourbon, 1438-1503: le duc méconnu, 2008. :

Villars (de) Claude-Louis-Hector (Maréchal de France et Duc)

Portrait du maréchal de Villars, par Hyacinthe Rigaud. (Wikipédia)
Claude-Louis-Hector de Villars, gravure éditée par Daumont. (Wikipédia)
Statue de Claude-Louis-Hector de Villars, Hôtel de ville d’Aix-en-Provence (Wikipédia)
Statue du Maréchal de Villars à Denain (static.panoramio.com.)
Blason du Maréchal de Villars (vial.jean.free.fr)

Liens bourbonnais :

Quartier Villars (musée CNCS) à Moulins

Naissance : 8 mai 1653 à Moulins
Décès : 17 juin 1734 (à 81 ans) à Turin
Distinctions :Maréchal général des camps et armées du roi
Membre de l’Académie française (1714)
Hommages : nombreuses rues dans le Bourbonnais (Moulins -Montluçon)

Sa Vie
I
ssu d’une famille de petite noblesse récente (notables et négociants lyonnais, seigneurs de La Chapelle-Villars, sans lien avec les Thoire-Villars ni les Savoie-Villars), fils de Pierre de Villars et de Marie Gigault de Bellefonds, il est élève au collège de Juilly de 1664 à 1668. Il épouse en 1702, Jeanne Angélique Roque de Varengeville (1682–3 mai 1763), de cette union naît un fils en 1702, Honoré-Armand de Villars. Il se présente dans ses mémoires comme descendant d’une grande famille du Moyen Âge alors que sa famille originaire du Lyonnais a été anoblie en 1586.

Militaire et diplomate
Après de brillantes études au collège de Moulins, Louis-Hector, marquis de Villars, entre aux pages de la Grande Écurie en 1670, puis aux mousquetaires en 1671. Le 28 août 1674, il est fait mestre de camp d’un régiment de cavalerie de son nom, incorporé le 15 août 1679 dans le régiment de Beaupré. Son régiment est rétabli le 15 janvier 1684.
En 1687, en qualité d’envoyé officieux, il est dépêché à Munich en vue d’entamer des négociations avec l’électeur de Bavière pour le convaincre, en vain, d’infléchir sa politique dans un sens plus favorable aux intérêts français. Son ascension est favorisée par Madame de Maintenon qui contrecarre son opposant, le ministre Louvois. Dans les années précédant la guerre de Succession d’Espagne, il est envoyé extraordinaire à Vienne où son action est appréciée par Louis XIV.
Il se démet de son régiment le 20 août 1688, est fait brigadier de cavalerie le 24 août, puis Commissaire Général de la cavalerie le 2 septembre 1688.
Nommé lieutenant général des armées du roi le 30 mars 1693, il est employé à l’armée d’Allemagne où il obtient le commandement de la cavalerie le 27 avril. En 1696, il est employé à l’armée d’Italie où il commande la cavalerie par commission du 17 avril. Il commande encore la cavalerie à l’armée du Rhin en 1697.

Maréchal de France
Villars sert à l’armée d’Allemagne sous le maréchal de Catinat le 8 mai 1702, et prend le commandement d’un corps détaché de cette armée le 18 septembre, devant faire la jonction avec les troupes de l’Électeur. Il se rend à Huningue le 30 septembre où il se retranche, puis prend Neubourg, sur la droite du Rhin, avec mille hommes le 11 octobre à la faveur d’un renseignement ; cette prise ouvrait le Brisgau et menaçait les communications du prince de Bade avec Fribourg.
Après sa victoire sur le prince de Bade à la bataille de Friedlingen le 14 octobre, il devient maréchal de France par état du 20 octobre 1702. L’année suivante, il bat les Impériaux à Höchstädt. En mai 1703, déçu du manque de succès militaires significatifs depuis le début de la guerre et de l’échec des tentatives de désarmement des Cercles de Souabe et de Franconie, il propose à Louis XIV de revenir à la politique de la terre brûlée des décennies précédentes et d’ordonner de « dévaster » le pays.
En avril 1704, il part remplacer le maréchal de Montrevel dans la guerre contre les camisards afin de négocier la fin des combats6. Il est fait duc de Villars en 1705.

Le « vainqueur de Denain »
En 1709, il est blessé à la bataille de Malplaquet, où les alliés victorieux subissent plus de pertes que les Français vaincus. À la suite de cette action, il est fait pair de France.
En 1712, par sa victoire surprise de Denain, il sauve les armées de Louis XIV de la défaite. La même année, il devient gouverneur de Provence, fonction qu’il conservera jusqu’à sa mort, et à laquelle son fils lui succède.

Maréchal général de Louis XV
Il est élu membre de l’Académie française en 1714. De 1715 à 1718, sous la Régence, il préside le Conseil de la Guerre. En 1733, un an avant sa mort, il reçoit de Louis XV la dignité de maréchal général des camps et armées du roi, porté avant lui par Henri de La Tour d’Auvergne, vicomte de Turenne. En 1734, Villars, encore vert à quatre-vingt-un ans prenait, en Italie, le commandement de 40 000 Français, de 12 000 Piémontais et de 21 000 Espagnols pour conquérir en trois mois le Milanais lors de la guerre de Succession de Pologne, il devait mourir dans son lit à Turin le 17 juin 1734.
Parmi les mots qu’on lui doit, quand il apprend que Berwick avait eu la tête emportée par un boulet lors du siège de Philippsburg, Villars dit ” Cet homme a toujours eu plus de chance que moi”.

Courtais (de) Amable (Général)

Général de Courtais (image1.lamontagne.fr)
Général de Courtais (wikipédia)
Générale de Courtais (www2.assemblee-nationale.fr)
Chassigonlles à Doyet (i.ebayimg.com)

Liens bourbonnais :

Naissance :10 janvier 1790 (Montluçon)
Décès : 10 juin 1877 (Doyet)

Le vicomte Amable Gaspard Henri de Courtais (ou Aimable), est une personnalité de la Deuxième République.

Biographie
Il appartenait à une famille bourbonnaise installée à Doyet depuis plusieurs générations, par le mariage de Gilbert de Courtais avec Isabeau de La Souche, héritière du fief et du château de la Souche. La famille possédait aussi à Doyet le château de la Chassignole. Il entre à l’École militaire de Fontainebleau le 26 avril 1807 et est nommé sous-lieutenant au 7e régiment de Dragons le 24 juillet 1809. Il participe aux dernières campagnes de l’Empire, puis sert dans l’armée de la Restauration avant de prendre sa retraite comme chef d’escadron de cavalerie le 29 juillet 1827. Député sous la Monarchie de Juillet (élu en 1842 et 1846), il siège parmi les républicains radicaux. Il est nommé général, commandant de la Garde nationale après la révolution de février 1848. Il est élu député à l’Assemblée nationale constituante en avril 1848. Son indécision face aux manifestants parisiens du 15 mai 1848, lui vaut d’être mis en accusation, démis de ses fonctions (le 26 mai), arrêté, et traduit devant la Haute Cour de Bourges pendant l’hiver 1849. Il est finalement acquitté et reprend son siège à l’Assemblée. Il se retire ensuite à Montfermeil. En 1871, il est élu conseiller général de l’Allier et devient président du conseil général. Il meurt le 10 juin 1877 à la Chassignole, à Doyet.

Ses mandats à l’Assemblée nationale ou à la Chambre des députés
Régime politique : Monarchie de Juillet – Chambre des députés Mandat : du 9 juillet 1842 au 6 juillet 1846
Groupe : Extrême gauche

Régime politique : Monarchie de Juillet – Chambre des députés Mandat : du 1er août 1846 au 24 février 1848
Groupe : Extrême gauche

Régime politique : Deuxième République
Mandat : du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Groupe : Gauche

Bibliographie
-Lourtioux, Le Général du peuple. Vie du général de Courtais ; A. Thorinaud, 1902.
-Jean Cornillon, Deux bienfaiteurs de l’Humanité : le général Amable-Gaspard-Henri de Courtais et sa femme, née Marie-Pierre-Anne-Félicité-Rosalie Buhot, Bull. Amis de Montluçon, no 15, 1931.
-Ferdinand Dubreuil, J’ai vu mourir sainte Barbe au pays des mineurs, 1952.
-Georges Rougeron, Amable-Gaspard-Henri de Courtais, Montluçon : 1967.
-Monique Kuntz et G. Frélastre, Hommes et femmes célèbres de l’Allier, Bonneton,1995.

Hommages
Le principal boulevard de Montluçon, qui ceinture la vieille ville à l’ouest, au sud et à l’est, porte son nom. Un boulevard l’honore également à Moulins. Un monument rappelle son souvenir à Doyet, sur la place du village.

Saint-Odilon (5° abbé de Cluny)

Reliquaire de Saint-Odilon -Souvigny
Médaille de Saint-Odilon (boutique.barroux.org)
Gisants de Saint-Mayeul et Saint-Odilon dans la Prieurale de Souvigny
La Prieurale de Souvigny (medias.sit.auvergne-tourisme.info)
Maison Saint-Odilon à Souvigny

Actualités : La trêve de Noël est-elle Bourbonnaise ?

Saint Odilon (Semaine de l'Allier 5 juillet 2007)

Liens bourbonnais :

La Prieurale de Souvigny

Naissance : 962 probablement à Saint-Cirgues, (Haute-Loire)
Décès :31 décembre 1048 (86 ans) à Souvigny
Ordre : Ordre de Saint-Benoît

Sa Vie :

Saint Odilon de Cluny (parfois connu comme Odilon de Mercœur), né vers 962 au château de Mercœur près de Saint-Cirgues dans la Haute-Loire (France) et décédé le 31 décembre 1048 au prieuré de Souvigny  fut le cinquième abbé de Cluny. Sous son abbatiat se développe un ‘ordre clunisien’ qui acquiert une grande influence religieuse et puissance politique. Il est enterré à Souvigny

C’est un fils de la famille seigneuriale de Mercœur en Auvergne, branche de la famille des comtes d’Auvergne, dont les terres se trouvaient sur les plateaux situés de part et d’autre de l’Allier entre Brioude et Langeac. Il commence ses études comme chanoine à l’église Saint-Julien de Brioude. En 991, Mayeul, quatrième abbé de Cluny l’attire à l’abbaye où il enseigne les novices. Il devient son coadjuteur peu avant sa mort.
Il est élu cinquième abbé de Cluny en 994, à la mort de Mayeul. Il va terminer entre 1002 et 1018 l’église Saint-Pierre-le-Vieil ou Cluny II. En fait, il a été élu abbé vers 990, du vivant de l’abbé Maïolus (Mayeul), en présence de l’archevêque de Lyon, Burchard, de l’évêque de Genève, Hugues et de l’évêque de Grenoble, Isarn.
Dans son développement de la « réforme clunisienne » il augmente le nombre de monastères affiliés à Cluny jusqu’à 68. Il séjourne régulièrement à l’abbaye de Romainmôtier dont il devient l’abbé. À celle de Payerne, il y exerce tous les pouvoirs qui sont attachés à la dignité d’abbé et est souvent désigné comme abbé de Payerne, bien qu’aucune source n’atteste ce propos.
Il est le principal organisateur de l’empire religieux de Cluny, avec ses monastères affiliés. Avec l’appui du pape, il étend l’ordre clunisien au-delà des Pyrénées et du Rhin.
Le 5 mai 999, il reçoit le prieuré de Paray-le-Monial des mains d’Hugues de Chalon, comte de Chalon et évêque d’Auxerre, en présence de trois évêques, du roi de France Robert II de France, dit ‘le-Pieux’, ainsi que du duc de Bourgogne Henri Ier de Bourgogne lors d’une grande cérémonie en l’Abbaye Saint-Marcel-lès-Chalon
Cet accroissement de la puissance de l’ordre de Cluny et l’indépendance juridictionnelle de l’abbaye va créer un conflit avec les évêques au moment où Odilon tente de rattacher l’abbaye de Vézelay à l’ordre clunisien. Au cours du concile d’Anse en 1025, les évêques rappellent que les abbayes dépendent de l’évêque du diocèse où elles sont situées, conformément aux décisions du concile de Chalcédoine. Le pape rappelle sa primauté dans l’Église en 1027. Adalbéron de Laon raille le “roi Odilon”. Sur les conseils de Guillaume de Volpiano, Odilon renonce au rattachement de l’abbaye de Vézelay à celle de Cluny. Finalement ce rattachement sera fait plus tard, vers 1058, par Hugues de Semur.
Le 14 septembre 1025, il fonde avec sa famille le prieuré Sainte-Croix de Lavoûte-Chilhac.
En 1027, il est présent au couronnement impérial de Conrad II à Rome.
En 1037 il introduit la « Paix de Dieu » à Lausanne. Il réunit autour d’Hugues de Bourgogne, l’ordinaire du lieu, différents prélats et seigneurs des environs afin de signer une trêve qui durera neuf mois1.
À la mort d’Odilon, l’ordre de Cluny compte environ 70 prieurés et abbayes.
On lui attribue des pouvoirs thaumaturges, avec la guérison d’un aveugle, et d’autres miracles comme la transformation de l’eau en vin. Ces miracles suscitent de nombreuses vocations et de nombreux dons, à l’avantage de Cluny. Il est à l’un des promoteurs de la Paix de Dieu et de la Trêve de Dieu ainsi que de la commémoration liturgique des morts, célébrée au lendemain de la fête de la Toussaint, le 2 novembre (cette fête est célébrée pour la première fois le 2 novembre 998).
Pour secourir les pauvres, il n’hésite pas à sacrifier une partie du trésor de son Ordre, déjà bien pourvu à l’époque. Il refuse en 1031 l’archevêché de Lyon. Sa pensée théologique a laissé, à Cluny, une empreinte importante même après sa mort, en 1049. Hugues de Semur lui succéda à la tête de l’abbaye. Odilon est décrit comme « un petit homme maigre et nerveux […] Peu éloquent, aimant l’autorité et ne le cachant pas, jaloux de ses prérogatives, il fut un chef très énergique et un organisateur inégalable. Mais il sut aussi être doux et charitable et il lui arriva souvent de comprendre, mieux que ses contemporains, les problèmes de son époque. »
Il est également décrit par son disciple jotsald comme un homme: “de taille moyenne, regard plein d’autorité et de grâce, visage souriant, doux aux humbles, mais terrible aux superbes. Il était maigre et pale avec une démarche grave et des gestes tranquilles. Sa voix était harmonieuse et forte, et il savait aussi bien se taire que parler à propos. Chef prudent et juste toujours à la recherche du vrai[…] conseiller des princes et des papes il était le médiateur par excellence[…] pour les coupables il n’était pas un juge mais un médecin”
Il repose aujourd’hui dans l’église prieurale de Souvigny où il gît aux côtés de saint Maïeul de Cluny (son prédécesseur, quatrième abbé de Cluny, mort en 994). Les sondages et les fouilles archéologiques menés entre novembre 2001 et janvier 2002 ont mis au jour leurs sépultures oubliées depuis les déprédations de la Révolution française.

Fêté les 31 décembre ou 1er janvier (date retenue au martyrologe romain)

(source : “wikipédia”)

Saint-Mayeul ( 4° abbé de Cluny)

Reliquaire de Saint-Mayeul à Souvigny
Vitrail de Saint-Mayeul à Souvigny
Gisants de Saint-Mayeul et Saint-Odilon dans la Prieurale de Souvigny
La Prieurale de Souvigny (medias.sit.auvergne-tourisme.info)
Le Prieuré Saint Mayeul

Liens bourbonnais :

La Prieurale de Souvigny

Le Prieuré de la Bouteille en Forêt de Tronçais

Naissance : 910 à Valensole
Décès : 994 à Souvigny
4° Abbé de Cluny
Ordre : Ordre de Saint-Benoît

Sa Vie :
Saint Mayeul de Cluny (ou de Forcalquier) est né vers 910 à Valensole, en Provence orientale, et mort en 994 à Souvigny. Il était le quatrième abbé de Cluny. Pendant ses quarante années d’abbatiat, ses liens avec le Saint-Empire favorisèrent l’extension de l’Ecclesia Cluniacensis vers l’est. Il fut certainement l’un des conseillers écoutés d’Hugues Capet, duc puis roi des Francs, ce qui lui permit de réformer des monastères et d’y placer des abbés réguliers. Enfin, il poursuivit les relations qu’Odon avait nouées avec la papauté. Le destin de Mayeul est exceptionnel. Il fut spontanément reconnu comme saint immédiatement après sa mort, et son culte, qui constitua le premier grand culte abbatial clunisien, fut l’un des plus importants du Moyen Âge et persista au Puy et à Souvigny jusqu’à la Révolution. Il est fêté le 11 mai.

Une formation d’ecclésiastique
Mayeul naît à Valensole en 910 dans une riche famille alleutière de Haute-Provence. Dans son enfance en 916-918, il fuit avec les siens la Provence ravagée par les guerres féodales entre les familles nobles provençales et les familles bourguignonnes amenées en Provence en 911 par Hugues d’Arles, conflits au cours desquels ses parents trouvent la mort. Il se réfugie en Bourgogne, à Mâcon. Il entre dans le clergé séculier, étudie à Lyon, devient ensuite chanoine de la cathédrale Saint-Vincent de Mâcon, puis archidiacre. En 930, il refuse l’archevêché de Besançon.

Son ascension
Ce n’est que dix ans plus tard qu’il rentre comme moine à Cluny, où il prononce ses vœux en 943 ou 944. Il exerce alors la fonction d’« armarius » (garde des livres et maître des cérémonies).
En 948, l’abbé Aymard de Cluny, devenu aveugle, lui laisse diriger le monastère comme coadjuteur. Aymard démissionne de sa charge d’abbé en 954, ouvrant 40 ans d’abbatiat à Mayeul. Ses bonnes relations avec Adélaïde, sœur du roi de Bourgogne Conrad le Pacifique (937-993) et épouse du roi de Germanie Otton Ier, empereur dès 962, lui confèrent une certaine influence tant à sa cour qu’à celle de son fils Otton II du Saint-Empire. Il intervient jusque dans des querelles privées de la famille impériale, ce qui lui valut de se voir proposer le siège pontifical après la mort de Benoît VI ou Benoît VII, siège qu’il refusa, se jugeant plus utile au milieu de ses moines.

Le rayonnement de Cluny sous Mayeul
Mayeul prit à cœur le développement financier de l’abbaye, gérant avec soin les donations qui affluaient vers un abbé dont le renom était immense. En tout, environ 900 villages, droits et revenus paroissiaux, dîmes, etc., des alentours de Cluny, des régions de la Loire, du Bourbonnais, du Nivernais, des vallées de la Saône et du Rhône enrichirent le patrimoine de l’abbaye. Ces donations sont, pour nombre d’entre elles, liées à l’organisation nouvelle de la mémoire des morts. Le culte qui leur est consacré prend à Cluny une grande importance. Outre les moines, il s’adresse aussi aux bienfaiteurs du monastère. À cette époque, le bourg de Cluny, alors situé au nord-ouest de l’abbaye, se développe et se dote d’une église. Il dépend de l’abbaye, véritable seigneurie incluant probablement une cour de justice.
Dès 967, Mayeul poursuit également l’œuvre de réforme initiée par Odon, instaurant la règle bénédictine dans de nombreux monastères, renforçant ainsi l’influence de Cluny en Occident. Il diffuse ainsi la religion clunisienne dans des régions éloignées, comme Pavie qui la propagera à son tour. Avec lui, l’Ecclesia Cluniacensis, débutée avec Odon, connaît un essor important assuré par le contrôle étroit de Cluny sur l’ensemble des monastères qui lui sont liés. Les trois monastères de Cluny, Souvigny et Charlieu en forment alors le cœur. Mayeul possédait une grande culture et les copistes du scriptorium de Cluny furent très actifs pendant son long abbatiat.
L’abbaye devenue trop petite pour la communauté grandissante, Mayeul engage de nouveaux travaux à Cluny en 955. L’édification d’une nouvelle église, Saint-Pierre le Vieil (Cluny II) est entreprise. Elle sera dédicacée le 14 février 981 par l’archevêque de Lyon.
Lors de l’un de ses voyages à Rome, il ramène avec lui Guillaume de Volpiano. Quoique profondément attaché à sa recrue, Mayeul préfèrera Odilon pour lui succéder à Cluny, confiant au premier l’abbaye Saint-Bénigne de Dijon d’où il réforma de nombreux monastères notamment en Normandie.

Sa capture par les Sarrasins et la libération de la Provence
En juillet 972, sa capture dans les Alpes et plus précisément dans les environs d’Orsières par les Sarrasins de Fraxinetum, entraîne une mobilisation générale de l’aristocratie provençale autour du Guillaume Ier de Provence. De nombreux objets de culte et d’orfèvrerie du trésor de Cluny furent fondus pour payer sa rançon. Dès sa libération, le comte Guillaume de Provence organise « au nom de Mayeul » une guerre de libération contre les Sarrasins, qu’il chasse de Provence après la bataille de Tourtour (973). En 993, ce même prince, se sentant mourir le fait appeler à Avignon pour soulager son âme et donner ou restituer à l’abbaye de Cluny plusieurs domaines.

La fin de sa vie
Appelé par Hugues Capet à réformer Saint-Denis, Mayeul s’éteint en route le 11 mai 994, au prieuré de Souvigny où il est enterré. Le roi prend en charge ses funérailles.
Avant sa mort, il avait fait élire Odilon pour diriger la destinée de l’abbaye. Mayeul fut l’organisateur de la réforme monastique au Xe siècle : il fut un personnage « ferme, austère, brillant et séduisant ».

Le culte de saint Mayeul
Le culte de saint Mayeul a revêtu une importance considérable au Moyen Âge en Occident. La reconnaissance de la sainteté de Mayeul est attestée dans les premières années qui suivent sa mort :
Dès 996, le roi de France Hugues Capet se rend en pèlerinage à Souvigny sur son tombeau.
La bulle d’exemption délivrée par le Pape Grégoire V le 22 avril 998 évoque « la bienheureuse mémoire de saint Mayeul » ce qui constitue une sorte de « brevet » de sainteté.
En 999, une chapelle du monastère Sainte-Marie de Pavie est placée sous le vocable de saint Mayeul ; ce vocable est étendu par la suite à l’ensemble du monastère.
L’arrêt à Souvigny de Robert le Pieux, roi de France en 1019-1020, atteste un pèlerinage désormais bien établi.
Son culte se répand jusqu’en Bretagne (Saint-Mayeux, Côtes d’Armor) et dans le Jura (Chapois) et le Lyonnais (Ternay, Rhône).
Libérateur de la Provence grâce à la guerre menée en son nom contre les Sarrasins, il est aussi, dans la perspective clunisienne, « le premier abbé » de Cluny reconnu comme saint, figure emblématique de l’église clunisienne affranchie de la tutelle des laïcs et des évêques.

En 2016, l’évêque de Moulins décide, avec l’appui d’une équipe de bénévoles, de relancer le pèlerinage multicentenaire sur les tombes des abbés Mayeul et Odilon, à l’occasion de l’Année de la miséricorde.

Louis II (3° Duc de Bourbon)

Louis II de Bourbon, collection de Roger de Gaignières (XVIIe siècle).
Louis II de Bourbon et son écuyer
Louis II de Bourbon et Anne d'Auvergne dans l'Armorial d'Auvergne de Guillaume Revel (1450).
Eglise de Souvigny - Gisants de Louis II de Bourbon et de son épouse. (photo-luc-olivier.fr)
Plafond de la chapelle funéraire de Louis II (www.allier.gouv.fr)
Château de Montluçon (mapio.net)
La Tour Qui qu'en Grogne à Bourbon l'Archambault (medias.sit.auvergne-tourisme.info)

Naissance : 4 février 1337 (?)
Décès : 10 août 1410 (Montluçon)
Duc : 1356 à 1410
Père : Pierre 1er de Bourbon
Mère : Isabelle de Valois
Femme : Anne d’Auvergne
Enfants : Jean, Isabelle, Louis

Sa Vie :

Louis II de Bourbon, né le 4 février 1337, mort au château de Montluçon le 10 août 1410, fut duc de Bourbon de 1356 à 1410, baron de Combrailles en 1400 et comte de Forez par mariage. Grand capitaine de son temps, ce prince sage servit avec fidélité la monarchie française pendant plus d’un demi-siècle. Il était fils de Pierre Ier, duc de Bourbon, et d’Isabelle de Valois, fille de Charles de Valois. Sa sœur, Jeanne de Bourbon, épousa le futur roi Charles V dont il devint le beau-frère et, par la suite, un oncle du roi Charles VI. En 1356, le roi Jean II le Bon l’envoie seconder son fils Jean nommé lieutenant du roi en Languedoc, Auvergne, Périgord et Poitou. Louis commence ses faits d’armes en secourant Reims assiégé par Édouard III d’Angleterre en 1359. Peu après, il est négociateur du traité de Brétigny puis devient l’un des otages livrés à la Cour d’Angleterre en échange de la libération de Jean II le Bon, qui a été fait prisonnier à Poitiers. Pendant sa captivité, le duché de Bourbon est dirigé par sa mère Isabelle de Valois. La captivité et l’anarchie en Bourbonnais
Pendant l’absence du duc, le duché de Bourbon sombre dans le chaos. Les compagnies s’y installent et répandent la terreur, tandis que les seigneurs, loin de les combattre, les laissent faire ou même participent à leurs brigandages. La justice est impuissante face à ces bandes, et le “grand procureur de Bourbon”, un dénommé Huguenin Chauveau, ne peut que consigner les méfaits opérés par les vassaux du duc dans un ouvrage qu’il appelle le Livre Peloux.
Création de l’Ordre de l’Écu d’or (1366)
Louis II n’est libéré qu’en 1366. Lorsqu’il retrouve son duché, son autorité est, on l’a vu, gravement mise à mal par les compagnies et les barons. Plutôt que de combattre ces derniers, il choisit de se les rallier en fondant un ordre de chevalerie, l’Ordre de l’Écu d’or, pour récompenser les principaux gentilshommes de ses domaines. La devise de l’ordre est “Espérance”. Le jour de l’an 1367 a lieu une fête célébrant la création de l’ordre. Selon le chroniqueur Cabaret d’Orville, apparaît ce jour-là à la cour ducale Huguenin Chauveau qui, espérant faire justice, présente au prince son Livre Peloux. Il ajoute qu’avec les amendes et autres confiscations prononcées comme châtiments, le duc pourrait renflouer ses caisses. Mais Louis préfère jeter l’ouvrage au feu et accuse à juste titre le “procureur” de vouloir compromettre la noblesse de ses états. Il prononce donc de fait l’amnistie pour tous les crimes commis par ses vassaux durant son absence. La concorde rétablie entre les seigneurs du duché, l’armée ducale peut écraser les compagnies lors de deux campagnes en 1367 et 1368. L’un des barons turbulents qu’il ramène alors en son giron est son ami le puissant seigneur Goussaut de Thoury, qu’il fait Maître d’Hôtel et qu’il sort d’affaires judiciaires plusieurs fois.
Campagnes de Charles V
Il seconde Charles V lors de la reconquête des territoires conquis par les Anglais. Suivant les consignes du roi et de Bertrand Du Guesclin, de ne pas engager de bataille, mais de mener une guerre d’escarmouche, il réussit à prendre une trentaine de places fortes entre 1369 et 1374, dans le Limousin, en Bretagne et en Guyenne.
Le siège de Belleperche (1369-1370)
Au cours de l’été ou de l’automne 1369, un petit groupe d’une trentaine de “routiers” gascons, du parti des Anglais, réussit à s’emparer par ruse du château, où résidait la duchesse douairière de Bourbon, Isabelle de Valois. Louis II, qui se trouvait alors à la cour, accourut, réunit des troupes et mit le siège devant Belleperche. Le siège dura trois mois ; le duc fit installer quatre grands engins de sièges qui envoyaient nuit et jour des pierres sur la forteresse, faisant de gros dégâts. Mais une troupe de routiers poitevins et aquitains commandée par deux princes anglais, le comte de Cambridge, fils du roi Édouard III, et le comte de Pembroke vint au secours des assiégés et retarda la prise du château. Louis II réussit finalement à prendre Belleperche, mais ne put empêcher les routiers, Bernardon de la Salle, Bernard de Wisk et Hortingo de la Salle de s’échapper en emmenant la duchesse en otage ; elle ne fut libérée que deux ans plus tard contre rançon. Cet épisode contribua grandement à la gloire du duc . Une trêve signée en 1374 entre la France et l’Angleterre lui permet de vaincre des bandes de mercenaires dans son comté, puis il part en Castille combattre les Maures, mais le roi Henri II de Trastamare voulant profiter de la présence des Croisés pour attaquer le Portugal, il refuse de continuer dans l’entreprise et revient en France. En 1378, Charles V l’envoie combattre Charles II le Mauvais en Normandie, où il prend la plupart de ses places fortes.
Sous Charles VI
L’oncle préféré du roi Charles VI, roi de France.
Après la mort de Charles V, Bourbon fait partie du conseil de régence de Charles VI. Son prestige militaire et les liens étroits qui unissent les Bourbons aux Valois contribuent à faire de ce fidèle serviteur de la monarchie un personnage central sur la scène politique. Son influence sur son neveu est très grande. Il le seconde brillamment pendant trente ans, que ce soit à la têtes des armées royales ou sur le terrain diplomatique. Le duc de Bourbon est l’oncle pour lequel Charles VI a le plus d’affection. Le roi voit très régulièrement le “bon duc” qui l’accompagne dans beaucoup de ses déplacements. Bourbon est écouté et respecté au Conseil du roi, bien qu’il ne prenne que rarement parti pour un clan ou un autre. En cela, il suit la ligne de conduite historique de la Maison de Bourbon, celle de fidèle soutien de la monarchie. En effet, sans l’appui et les largesses royaux, les maigres revenus de leur province n’auraient pas permis aux ducs de Bourbon d’occuper une place si importante dans les hautes sphères de la royauté. L’influence du duc se ressent dans de nombreuses décisions symboliques royales. Ainsi pour le premier anniversaire de son avènement le jeune souverain choisit pour emblème le cerf volant (ou cerf ailé), emblème des Bourbons. Il distribue aussi aux gens de sa cour des livrées à ses couleurs et à sa devise, tradition anglaise introduite par Louis de Bourbon. Surtout, lorsqu’en 1388 Charles VI décide de gouverner par lui-même, il est le seul de ses oncles à ne pas tomber en disgrâce. Il apparaît même aux yeux des “Marmousets” qui entourent et conseillent le roi comme le “prince idéal” (ou “modèle des princes”), serviteur de l’État, en opposition aux seigneurs ambitieux et tapageurs que sont les ducs de Bourgogne et de Berry.
Campagnes militaires
Il combat encore les Anglais en Guyenne en 1385. En 1390, il dirige, à la demande de la république de Gênes une expédition contre le
royaume de Tunisie qui met le siège devant Mahdia. La campagne se termine par un demi-échec, et le duc, par son attitude hautaine auprès des chevaliers, perd de sa popularité.
Expansion du duché de Bourbon
Le petit duché de Bourbon ne permet pas à l’oncle maternel du roi de rivaliser avec les grands apanages de ses rivaux Berry et Bourgogne. Afin d’augmenter ses revenus, il espère annexer le duché d’Auvergne, ce qui le met en concurrence avec le duc de Berry. En 1400, son neveu Édouard II de Beaujeu lui lègue le Beaujolais que convoite aussi Philippe de Bourgogne.
Un arbitre du duel entre Orléans et Bourgogne
En 1392, Louis de Bourbon a la garde son neveu lorsque celui-ci connaît sa première crise de folie. Il revint en France peu après, mais, malgré sa position au conseil de régence, ne put empêcher l’anarchie qui s’installe à cause de la folie de Charles VI et des luttes entre Philippe le Hardi puis Jean sans Peur et Louis d’Orléans. En 1401, lors
du premier accrochage entre Philippe et Louis, il obtient avec le duc de Berry leur réconciliation. À partir de 1405, il prend parti pour son neveu Orléans car il désapprouve la volonté du duc de Bourgogne de partager le pouvoir avec les États provinciaux. Lorsqu’en 1407 le duc d’Orléans est assassiné, le vieux prince décide de se retirer dans ses terres et envisage de s’établir dans un couvent de Célestins.
En effet, l’arrivée au pouvoir de Jean sans Peur en 1409 met un terme à son influence sur le gouvernement royal. Son duché est de plus pris en tenaille d’un côté par les possessions du duc de Bourgogne (qui menace le Beaujolais), de l’autre par celles du duc de Berry.
De retour à la Cour en novembre 1408, alors que l’on craint que Jean sans Peur marche sur Paris pour s’emparer du pouvoir, Louis de Bourbon organise l'”enlèvement” du roi, le conduit hors de la capitale et le met en sécurité à Tours.
Ralliement aux Armagnacs et fin de vie
La guerre civile lui faisant horreur, le vieux duc de Bourbon refuse dans un premier temps d’adhérer à la Ligue de Gien conclue en avril 1410 et créant le parti des Armagnacs. Son fils le comte de Clermont ayant rejoint ces derniers, il le tance très sévèrement. Au début de l’été, il se décide finalement à rejoindre les princes d’Orléans dans leur lutte contre Jean sans Peur, mais il meurt en chemin le 19 août 1410, à soixante-treize ans. Il fut considéré comme le premier fondateur de l’État Bourbonnais, celui qui a assuré sa puissance future

(Source :”wikipédia”)

Chabannes (de) La Palice, Jacques II

Jacques II de Chabannes La Palice (son et Lumière)
Buste du maréchal de La Palice par Denis Foyatier dans la galerie des Batailles du château de Versailles. (Wikipédia)
Le Maréchal Jacques de Chabannes La Palice (i.pinimg.com)
Portrait équestre du maréchal de La Palice par Ary Scheffer, 1844, galeries historiques de Versailles. (wikipédia)
Timbre à l'effigie de Jacques II de Chabannes La Palice
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Liens bourbonnais :

Le château de Lapalisse 

Naissance : il était l’aîné des enfants de Geoffroy de Chabannes.
Or son frère Jean était né en 1464 , son autre frère Antoine en 1465
il dut naître entre 1461 et 1464  à Lapalisse et non pas comme toutes les biographies l’écrivent, en 1470.

Décès : 24 février 1525 à Pavie (55ans)
Dignité : Maréchal de France
Famille : Petit fils de Jacques Ier de Chabannes La Palice

Sa Vie :

Jacques II de Chabannes dit Jacques de La Palice (ou de La Palisse), était l’aîné des enfants de Geoffroy de Chabannes. Son frère Jean était né en 1464 , son autre frère Antoine en 1465. Il dut naître entre 1461 et 1464 à Lapalisse et non pas comme toutes les biographies l’écrivent, en 1470 et mort le 24 février 1525 à Pavie en Italie, était un noble et militaire français, seigneur de La Palice, de Pacy, de Chauverothe, de Bort-le-Comte et de Héron, ainsi que maréchal de France. Il servit sous trois rois de France (Charles VIII, Louis XII et François Ier) et participa à toutes les guerres d’Italie de son temps.

Sous Charles VIII, les premiers faits d’armes

Fils de Geoffroy de Chabannes et de son épouse Charlotte de Prie, petit-fils de Jacques Ier de Chabannes qui fut compagnon de Jeanne d’Arc, il entre à l’âge de quinze ans au service du roi de France Charles VIII qui est du même âge. Ses premiers faits d’armes sont, le 28 juillet 1488, sa participation à la Bataille de Saint-Aubin-du-Cormier, au sein de l’ost français commandé par La Trémoille, qui aura un destin similaire au sien. Cette victoire française sur les bretons marquera la fin de la Guerre Folle.

Il épouse en première noces en janvier 1492 Jeanne de Montberon, fille du chambellan Eustache de Montberon, vicomte d’Aulnay, seigneur de Montbron, baron de Matha, et de Marguerite d’Estuer-Saint-Maigrin.

En 1494, il suit le roi en Italie pour conquérir le Royaume de Naples. Il combat d’abord dans le duché d’Asti à Valenza, Tortona et Alessandria. En octobre, il est dans le Milanais dont le duc Ludovic Sforza est allié du roi de France. En février 1495, il participe à la prise de Naples. Le 6 juillet, pendant le retour de l’armée en France, celle-ci se heurte aux forces de la ligue de Venise. C’est la bataille de Fornoue où La Palice s’illustre également.

Sous Louis XII, le commandant

Charles VIII mort en 1498, La Palice accompagne le nouveau roi Louis XII à Milan. Celui-ci a en effet des prétentions sur le duché, et avait déjà attaqué Novare pendant que son prédécesseur et cousin, allié du duc de Milan, était à Naples. Milan est pris en octobre 1499 et Sforza est battu et capturé à Novare en avril 1500. La Palice s’empare en 1501 de plusieurs places dans les Abruzzes et les Pouilles, et est fait vice-roi des Abruzzes en 1502. Cependant, la même année, il est battu au siège de Ruvo di Puglia (Bataille de Ruvo (en)) et est fait prisonnier par Gonzalve de Cordoue. Il sera libéré en 1504, année de la mort de sa femme.

De retour en service, il commande en 1507 l’avant-garde de l’ost français au siège de Gênes, au cours duquel il est grièvement blessé. A la guerre de la Ligue de Cambrai contre la République de Venise, Il participe en 1509 au siège de Treviglio et à la bataille d’Agnadel. Il devient commandant en chef des troupes françaises en Lombardie. Envoyé au secours de l’empereur Maximilien Ier, il dirige en 1509 le siège de Padoue, sans résultat. En 1511, pendant le conflit contre les espagnols et le pape Jules II, il succède au défunt Chaumont d’Amboise à la tête des troupes françaises en Italie. Il obtient également la prestigieuse charge de Grand maître de France.

Quand le jeune Gaston de Foix-Nemours arrive en Italie pour prendre le commandement de l’armée française, La Palice le seconde. Sous ses ordres, il se porte aux secours des bolognais assiégés par les troupes espagnoles. Il réussit à faire lever le siège, puis le 11 avril 1512, participe à la bataille de Ravenne. Cette victoire française sur les espagnols voit aussi la mort de Nemours, et La Palice lui succède comme commandant en chef des armées d’Italie. Il s’attarde trop à Ravenne, et les troupes de ses adversaires se ressaisissent et chassent les français de Lombardie.

Rentré en France à l’automne, il est envoyé dans les Pyrénées au secours de Jean d’Albret, roi de Navarre, puis, sans avoir le temps de conclure, il est envoyé à Thérouanne, seule possession française en Artois depuis la paix d’Arras de 1482, faire face aux forces anglaises d’Henri VIII. Le 6 août 1513, les français sont battus à la bataille de Guinegatte. La Palice est blessé et fait prisonnier. Thérouanne est finalement prise par les Anglais, Jean d’Albret de Navarre a déjà perdu ses territoires au-delà des Pyrénées au profit de l’Espagne, qui achève ainsi son unité, et le traité de Dijon du 14 septembre 1513 scelle la défaite française et la fin du rêve italien de Louis XII. La Palice s’échappe peu après la conclusion de la paix et se retire sur ses terres, au château de La Palice. En février 1514, il y épouse Marie de Melun, de qui il aura quatre enfants.

Sous François I er, le vétéran

Le 1er janvier 1515 meurt le roi Louis XII. Son neveu François Ier lui succède. Soucieux d’accorder des faveurs à ses proches, celui-ci destitue La Palice de sa charge de Grand maître, au profit d’Artus Gouffier de Boissy. Cependant, il connaît la valeur des personnages marquants du règne précédent. Comme d’autres, La Palice est récompensé, élevé à la dignité de Maréchal de France dès le 7 janvier.

François Ier affichant à son tour ses prétentions sur le Milanais, la guerre reprend. L’armée française entre en Piémont à travers les Alpes. L’avant-garde, commandée par La Palice, passe par le col de l’Argentière, surprenant Suisses et Italiens, et enlève Villefranche, où le général italien Prospero Colonna est vaincu et capturé. Il poursuit jusque dans le Milanais et est un des conseillers de François Ier lors de la bataille de Marignan. La victoire française étant scellée au Traité de Noyon, La Palice retourne en France.

Il est ensuite à Calais pour traiter la paix avec les envoyés de l’empereur Charles Quint (entrevue du Camp du Drap d’Or). La négociation n’ayant pas abouti, il retourne en Italie et commande, sous les ordres du maréchal de Lautrec, la ligne principale de l’armée française lors de la bataille de la Bicoque en 1522, qui voit les Français battus par Colonna.

Il est peu après de retour dans les Pyrénées, envoyé au secours de Fontarabie qu’il parvient à ravitailler. Il oblige ensuite le connétable de Bourbon à lever le siège de Marseille, s’empare d’Avignon, puis dirige l’armée française vers Milan abandonnée par les Espagnols. Le 28 octobre 1524, il commence avec son roi le siège de Pavie, défendue par les Espagnols d’Antonio de Leiva. L’armée impériale, commandée par Fernando de Àvalos, Charles de Lannoy et le connétable de Bourbon, passé à l’ennemi, arrive bientôt en renfort des Espagnols.

Le 24 février 1525 se déroule la bataille de Pavie sous les murs de la ville. La Palice, en sa qualité de vétéran des guerres d’Italie, fait partie des proches conseillers du roi. Il ne parviendra cependant pas à empêcher ce dernier de sonner la charge des chevaliers, réduisant ainsi à néant le travail des artilleurs de Galiot de Genouillac. Comme beaucoup d’autres, lancé à cheval, il est mis à terre par des arquebusiers et doit combattre à terre dans une lourde armure, face à de légers lansquenets. Après avoir combattu courageusement, il est fait prisonnier par le capitaine italien Castaldi ; un officier espagnol nommé Buzarto, qui avait lui-même espéré faire prisonnier La Palice, et furieux que l’Italien refuse de partager la rançon escomptée, appuie son arquebuse sur le front du maréchal et lui fait éclater la tête.

Son tombeau

Sa veuve, Marie de Melun, fait construire en 1530 dans la chapelle du château de La Palice, un magnifique tombeau qui sera saccagé pendant la Révolution. Les concepteurs de ce monument appartenaient probablement à l’atelier des Giusti, des florentins co-auteurs du tombeau de Louis XII à Saint Denis. Quelques éléments de ce tombeau étaient abandonnés dans une cour d’auberge. Le baron de Montfaucon, ancien maire d’Avignon vit ces précieux débris en 1830 et les acheta pour une somme de 60 francs de l’époque soit environ 300 euros ; il lègue ces éléments au musée Calvet d’Avignon où ils sont toujours visibles.

La partie conservée de ce tombeau est en albâtre et correspond à la base d’une composition qui devait être beaucoup plus importante. On y voit trois des vertus cardinales. la Prudence devait tenir dans sa main droite un miroir ; sa main gauche est posée sur un crâne symbole de la vanité. La Force extirpe d’une tour, symbole de l’âme chrétienne, le péché représenté par un dragon auquel il manque la tête. La Justice tient le long de son bras une épée ; elle devait tenir dans sa main gauche la balance traditionnelle. La Tempérance figurée traditionnellement avec un mors de cheval est perdue.

(source :”Wikipédia”)

Lapalissade :

Une chanson chantée par ses soldats après sa mort disait : « s’il n’était pas mort il ferait envie », mais elle fut déformée en « s’il n’était pas mort il – serait – envie » ; de cette phrase est sortie le mot lapalissade qui désigne une évidence ou tautologie.