Treyve (famille de paysagistes)

Un exemple de plan, le château de Puyfol, à Cindré.

Actualités : Les Treyve (1-2) : Une dynastie bourbonnaise de paysagistes (Semaine de l'Allier 5 juillet 2007)

Les Treyve - Une dynastie bourbonnaise de paysagistes (Semaine de l'Allier 5 juillet 2007)(1-2)

Actualités : Les Treyve (2-2) : Une dynastie bourbonnaise de paysagistes (Semaine de l'Allier 5 juillet 2007)

Liens bourbonnais :

François-Marie Treyve (1847-1906), architecte paysagiste et pépiniériste français, originaire de Trévoux,
François Treyve (1874-1946), architecte paysagiste et radiesthésiste,
Joseph Treyve (1876-1946), architecte paysagiste et radiesthésiste,
François-Annet Treyve (1906-1992), architecte paysagiste D.P.L.G. et radiesthésiste,
Jean Treyve (1909-1940)
Philippe Treyve (1943), ingénieur agronome, architecte paysagiste D.P.L.G.

Histoire :

L’histoire de Treyve est riche et passionnante. Elle remonte à 1845 lorsque l’horticulteur François Marie en effectue la création. S’ensuivent de nombreux apports dans le monde horticole puis, avec les successeurs de la famille Treyve, dans celui du paysage. La dynastie s’enracine dans le Bourbonnais. Elle va façonner de nombreux parcs, notamment à Vichy sous Napoléon III, mais également hors de l’Hexagone, dans l’Empire. Philippe Treyve (né en 1943), ingénieur agronome et architecte paysagiste, qui avait repris l’entreprise familiale en 1971, a également activement contribué à renforcer le patrimoine avec de nombreuses réalisations en France et à l’étranger pour l’activité de paysagiste, mais aussi dans le monde de la distribution des jardineries en tant que cofondateur de l’enseigne Jardiland et propriétaire de deux points de vente, revendus au groupe Botanic en 2011.

(source : treyve-paysages.fr)

Philippe Charles-Louis (Romancier-Poète)

Charles-Louis Philippe (www.babelio.com)
Muséee Charles-Louis Philippe à Cérilly (www.mairiecerilly.com)
Charles-Louis-Philippe Bubu de Montparnasse
Charles-Louis Philippe (www.telerama.fr)
Charles-Louis Philippe (Buste par Antoine Bourdelle)

Naissance : 4 août 1874 à Cérilly
Décès : 21 décembre 1909 (35ans) à Paris
Distinctions :
Autres :

Biographie
Fils d’un sabotier, issu d’un milieu très pauvre, Charles-Louis Philippe a pu suivre des études grâce à une bourse. Il est toujours resté solidaire des humbles. Par exemple, dans sa lettre pour remercier Maurice Barrès de son aide décisive dans l’obtention d’un poste auprès de la préfecture de la Seine, de « piqueur au service extérieur des Concessions » — charge de surveillance du respect concessionnaire de l’emprise des terrasses des cafés sur les trottoirs —, dans un arrondissement de Paris, Charles-Louis Philippe lui déclare[Où ?] sans ambages : « Ma grand-mère était mendiante, mon père, qui était un enfant plein d’orgueil, a mendié lorsqu’il était trop jeune pour gagner son pain. J’appartiens à une génération qui n’est pas encore passé par les livres. […] Il faut que je vous rappelle qu’il est en moi des vérités plus impérieuses que celles que vous appelez « les vérités françaises ». Vous séparez les nationalités, c’est ainsi que vous différenciez le monde, moi je sépare les classes. […] Nous avons été murés comme des pauvres et, parfois, lorsque la Vie entrait chez nous, elle portait un bâton. Nous n’avons eu comme ressource que de nous aimer les uns les autres. C’est pourquoi j’écris toujours plus tendre que ma tête ne le commande. Je crois être en France le premier d’une race de pauvres qui soit allée dans les lettres. »
Après son baccalauréat, Charles-Louis Philippe prépare sans succès les concours d’entrée à l’École polytechnique et à l’École centrale, puis monte à Paris et entre dans l’administration du département de la Seine. Désormais à l’abri du besoin, il mène à Paris une vie modeste, dans son petit appartement de l’île Saint-Louis, situé quai de Bourbon.
Il publie quelques textes critiques dans La Revue blanche, ainsi qu’une partie de son roman Bubu de Montparnasse, extraits repris dans le cadre d’un tiré à part en 1901 par les éditions de la revue ; il écrit des poèmes en prose et un roman qu’il publie dans la revue L’Enclos (où naît une poésie sociale contre les néo-parnassiens et les symbolistes, mais il abandonne vite la poésie au profit de la littérature bio-fictionnelle et publie à compte d’auteur Quatre histoires de pauvre amour (1897), puis La Bonne Madeleine et la Pauvre Marie (1898) et La Mère et l’enfant (1900). Bubu de Montparnasse, récit d’une aventure avec une jeune prostituée qui lui donna l’idée d’un roman du trottoir parisien, est très bien reçu ; traduit en plusieurs langues[réf. nécessaire] de son vivant, c’est son ouvrage le plus connu. Suivent Le Père Perdrix (1902), pressenti par Octave Mirbeau pour le premier Prix Goncourt, mais paru trop tôt pour pouvoir concourir ; puis Marie Donadieu (1904), qui a peu de succès, et Croquignole (1906), tableau de la vie morose d’un petit employé, qui n’obtient pas le Goncourt, malgré le soutien de Mirbeau. Philippe fait partie du « groupe de Carnetin » — du nom d’une maison louée en commun, près de Lagny, sur la Marne — avec Francis Jourdain, Marguerite Audoux, Léon Werth et Léon-Paul Fargue. Il est aussi lié d’amitié avec André Gide et Valery Larbaud. Il meurt prématurément le 21 décembre 1909, d’une typhoïde compliquée d’une méningite.
Il collabora aussi à d’autres revues comme L’Ermitage et Le Canard sauvage.

Il est enterré au cimetière de Cérilly, où sa tombe est ornée d’un buste d’Antoine Bourdelle.

Fondateur de la Nouvelle Revue Française Oeuvre :

Charles-Louis Philippe après les années de Carnetin fonde avec quelques amis La Nouvelle Revue française.
Charles-Louis Philippe est actif et influent dans la discussion littéraire de son temps, non pas dans les chapelles, mais à travers le réseau de ses rencontres électives et de ceux qui le recherchent à cause de ses œuvres contrastées, comme le dira plus tard par exemple Léon-Paul Fargue, en quête de celui qui a pu écrire à la fois La mère et l’enfant et Bubu de Montparnasse (s’agissant de prostitution et de syphilis) ; et ses idées édifiées par son œuvre manifeste ont un impact critique, non seulement dans le cadre des échanges du groupe de Carnetin, mais encore dans le cadre national et international au-delà (le groupe rend la maison de Carnetin au début de 1908). D’abord il appartient au réseau connu au-delà des frontières des auteurs qui ont publié dans la revue d’« art social » L’enclos, qui portera ses ouvrages personnels après qu’il a publié dans son premier élan parmi ce groupe dans la revue Stella, autour de Louis Lumet, en Belgique, ensuite il est à l’origine de la création de La Nouvelle Revue française, théoriquement et pratiquement.
Au début de l’année 1908 il anime un mouvement avec les écrivains Henri Ghéon, Eugène Montfort, André Ruyters et Marcel Drouin, beau-frère d’André Gide, qui décide de créer une revue littéraire spécialisée intitulée La Nouvelle Revue Française et d’en proposer la direction à Eugène Montfort ; celui-ci allie quelques auteurs de son propre réseau et en tant qu’éditeur porte le no 1 ; André Gide participe solidairement par un article. Mais à l’issue du bouclage Philippe et ses amis s’unissant avec Gide s’opposent à Montfort sur les engagements éditoriaux de l’opus, notamment à propos d’une critique sur Mallarmé — auteur qu’ils défendent même s’ils combattent l’idéalisme — et d’un article en tendance d’éloge sur Gabriele D’Annunzio, qu’ils désapprouvent. Cet opus ne sera jamais distribué bien qu’il reste accessible dans la collection de la revue, redoublé par le no 1 de 1909 (quant à lui distribué comme l’opus inaugural, celui de la création des éditions de la NRF). Ultérieurement ils n’admettront pas davantage les décadentistes a fortiori ceux engagés dans le mouvement d’une renaissance culturelle des nations européennes, ou sensibles à ces avant-gardes idéologiques ; ils se situent contre la réaction « historiciste » qui réintègre les nationalismes en les déplaçant vers une conception impérialiste de l’Europe, sous la nouvelle idéologie de la culture pan-européenne para-révolutionnaire qui se développe alors. Sinon discuter de cela dans leurs pages, dont l’objet formel ne peut inclure le discours politique, contrairement à La Revue blanche (disparue en 1903) qu’ils admiraient cependant, ils veulent du moins que leurs actes d’écrivains en mouvement de revue s’en démarquent radicalement, la visée stylistique constituant la base d’un consensus minimal.
Quant aux engagements stylistiques, ils concernent une critique du naturalisme et du symbolisme qu’ils veulent dépasser ou exclure. Étant en quête de renouvellement littéraire, ils ne veulent pas reproduire les revues du passé ni sur le fond littéraire ni dans le champ éditorial. Le groupe se sépare de Montfort sans délai et André Gide prend sur lui que les instigateurs de l’idée éditent par eux-mêmes la revue ; ils créent l’« Association des éditions de La Nouvelle Revue française », invente le sigle NRF afin de publier le vrai-faux no 1, avec une ligne éditoriale clairement distincte de la précédente, qui paraît le 1er février 1909. Migration et refondation de la Revue dont Charles-Louis Philippe est membre du comité de rédaction fondateur et le demeure jusqu’à sa mort.
Gide est le médiateur des éditions de la NRF auprès de Gaston Gallimard qui les soutient et en deviendra le directeur en 1911 (à la demande des fondateurs), en même temps qu’il demandera à l’écrivain de lancer La Collection Blanche dont on peut considérer qu’elle est l’émergence de la Revue au départ des éditions Gallimard, qui naîtront en 1919. Mais pendant les années de guerre Gallimard (de surcroît irrité par le manque de discernement de Gide à propos de Proust) déserte la revue. Après l’armistice, celle-ci sera relancée magistralement par Jacques Rivière qui en avait été le secrétaire de rédaction en 1911, et auquel Gallimard, créant d’autre part la société des éditions de la Librairie Gallimard, confiera l’autonomie directoriale de la NRF.

Romans : 

Quatre histoires de pauvre amour (1897).
La Bonne Madeleine et la Pauvre Marie (1898).
La Mère et l’Enfant, récit de son enfance (1900) disponible sur Gallica
Bubu de Montparnasse (1901).
Le Père Perdrix (1902).
Marie Donadieu (1904).
Croquignole (1906).
Dans la petite ville (1910).
Lettres de jeunesse (1911).
Charles Blanchard (1913).
Les Contes du matin (1916).
Chroniques du canard sauvage (1923), réédition Plein Chant, 2012.
Œuvres complètes, 5 volumes, avec une étude de David Roe, Ipomée, Moulins, 1986.
Faits divers, Lenka lente, 2016.

(Source : Wikipédia)

Moreau-Jean Bélisaire et René-Justin (Architectes)

Moreau Jean-Bélisaire et René-Justin (archiwebture.citedelarchitecture.fr)
Le Donjon - Contresol (www.randos-allier.com)
La Grillière
Villa Mantin (www.auvergne-tourisme.info)
Les Guichardeaux (Office de tourisme Entr'Allier Besbre et Loire)

Actualités : Aux grands Moreau les beaux édifices

Moreau (La Montagne du 6 novembre 2019)

Liens bourbonnais :

Naissance : Jean-Bélizaire Moreau (1828-1899)
René-Justin Moreau (1858-1924)
Distinctions :
Autres :

Leurs Vies :

Jean-Bélizaire Moreau (1828-1899), architecte et inspecteur des travaux publics et des édifices diocésains, s’installa à Moulins sur recommandation de Lassus à Millet qui y travaillait aux travaux d’agrandissement de la cathédrale (1854).
René-Justin Moreau (1858-1924), fils de Jean-Bélizaire Moreau, après un court passage à l’école des Beaux-arts de Paris (1880), devient très tôt le principal collaborateur de son père. Une étroite relation faite d’assistance et d’influences réciproques se met en place entre les deux: ainsi le père construit deux châteaux (Contresol, et “château de la R.”), mais en 1888, les projets envoyés au Salon sont signés par le fils.
La construction, en 1893, de l’hôtel particulier pour Louis Mantin, collectionneur et amateur d’art, est d’une grande importance dans la carrière des deux architectes. René Moreau signe un projet fort apprécié, qui, partant du manoir néogothique (projet envoyé au Salon de 1893), multipliera dans les faits les emprunts à la villa balnéaire. Ce projet marque l’apparition d’une nouvelle manière: le château-villa. Jean-Bélizaire s’inspirera de cette réalisation pour créer le château de Montrifaud en 1895. De même le château d’Esmyards, bâti en 1898 par Jean-Bélizaire, reprend des motifs de la Caisse d’épargne de Moulins construite par René Moreau la même année, de style néo-Louis XIII.
A la mort de son père le 11 mars 1899 à Moulins, René reprend ses travaux. Il s’associe avec l’architecte Joseph Baury, qui ne semble pas participer aux chantiers du vivant de René, mais achèvera les édifices en cours à la mort de son associé.
René Moreau fut également inspecteur des monuments historiques de l’Allier en 1884, architecte du département de l’Allier, architecte de la ville de Montluçon; il fut maire de Moulins en 1895. Architecte ordinaire en 1898, président de la Société des architectes de l’Allier de 1910 à 1920, vice-président de l’Association provinciale des architectes français, il reçut en outre l’insigne de chevalier de l’ordre d’Isabelle la Catholique.

(source : archiwebture.citedelarchitecture.fr)

Leurs œuvres :