Son Altesse Royale la princesse Maria-Teresa de Bourbon-Parme a été rappelée à Dieu

Maria-Teresa de Bourbon-Parme
Maria-Teresa de Bourbon-Parme (© Christophe Vachaudez)
Maria-Teresa de Bourbon-Parme (© Droits réservés)

IN MEMORIAM

Son Altesse Royale la princesse Maria-Teresa de Bourbon-Parme a été rappelée à Dieu à Paris le vendredi 26 mars 2020 à l’âge de 86 ans des suites du conoravirus.

Née le 28 juillet 1933,  la princesse était la 3e enfant du prince Xavier de Bourbon, duc de Parme, et de son épouse, née Madeleine de Bourbon-Busset.

Filleule de l’impératrice Zita, la princesse Maria Teresa était docteur en sciences ibériques de la Sorbonne et docteur en sociologie politique de l’université Complutense de Madrid.

Auteur de nombreux ouvrages sur l’Espagne, la princesse Maria Teresa  avait activement soutenu son frère, le prince Charles-Hugues, prétendant carliste au moment de la restauration monarchique en Espagne en 1969.

En 2014, elle avait publié un livre sur l’histoire de sa famille sous le titre « Les Bourbon-Parme, une famille engagée dans l’histoire ». Un sens de l’engagement qu’elle revendiquait en s’inspirant, entre autres, des grands exemples de son père, le prince Xavier, de ses oncles, l’empereur Charles et le prince Sixte sans oublier la duchesse de Berry.

La princesse Maria Teresa aimait à parler, et avec talent, lors de nombreuses conférences de toutes ces grandes figures qui avaient peuplé sa jeunesse ou construit sa personnalité.

Depuis 1996, les Bourbon Parme avaient renoué avec leur souche italienne et chaque année, toute la famille ducale se retrouvait à Parme et Plaisance et, depuis la disparition de son frère, Charles Hugues, duc de Parme en 2010, la princesse ne manquait jamais ce rendez-vous historique.

Chrétienne, humaniste, généreuse, la princesse Maria-Térésa était une femme de cœur, de convictions, profondément attachée à sa famille et très engagée dans les défis du monde d’aujourd’hui.

Elle restait profondément attachée à ce Bourbonnais où elle avait vécu une enfance familiale heureuse et où elle  avait eu le bonheur de pouvoir revenir plusieurs fois se ressourcer.

Cliquez ici pour (re)lire une interview de la princesse à Christophe Vachaudez pour L’Eventail.

(Patrick Guibal)

J’M mon patrimoine. Test – Quel château êtes-vous?

Les châteaux, selon leur style architectural, ont laissé une trace bien particulière dans l’Histoire de France, et dans l’imaginaire populaire. Avez-vous plutôt des tendances forteresse, château Renaissance, Néo-Gothique ou des Temps Modernes ? De quel style êtes-vous le plus proche ?
Découvrez quel château sommeille en vous !

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bilan des châteaux

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Les 52 châteaux ouverts au public.

Les 521 châteaux visibles d’une route.

Les 169 autres châteaux.

Quel spectacle !

73 projets soutenus en 2019 par la Fondation du patrimoine dans l’Allier

Fondation du Patrimoine. Laurent Poirier et Patrice Branlard délégués départementaux (la Montagne 10 février 2020 )

Laurent Poirier, 34 ans, est le nouveau délégué départemental de la Fondation du patrimoine de l’Allier. La Délégation est particulièrement dynamique.

L’Allier est le département le plus dynamique en termes de nombre de projets soutenus par la Fondation du patrimoine, au sein de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Et un des plus dynamiques de France. Il faut dire que le patrimoine à restaurer est particulièrement riche (500 châteaux, entre autres).

Quelles sont les missions de la Fondation du patrimoine ?

Cette fondation, consacrée à la sauvegarde du patrimoine de proximité, est un organisme privé reconnu d’utilité publique qui identifie des édifices menacés, suscite des partenariats avec les associations, pouvoirs publics, entreprises et particuliers, participe financièrement à la réalisation de programmes de restauration, encourage la transmission des métiers. Elle contribue au développement économique, les restaurations générant des emplois et étant souvent synonymes de développement touristique.
Patrice Branlard, qui était le délégué départemental de l’Allier de la fondation depuis 2016, vient de laisser la place à Laurent Poirier. À 34 ans, le propriétaire du château de la Cour, classé monument historique, à Chapeau, est diplômé en histoire et histoire de l’art à la Sorbonne, a aussi des compétences techniques en restauration, suite à des stages avec l’association Rempart.

Quels sont les projets soutenus par la Fondation du patrimoine dans l’Allier ?

Parmi les 73 projets soutenus par la délégation de l’Allier en 2019 – soit près du double par rapport à 2014 –, 13 concernent des dossiers publics ou associatifs, et 60, des bâtiments privés. « On aide ainsi le patrimoine non inscrit, non protégé. On intervient surtout dans les communes rurales ».
Des maisons de maître, des longères… Le petit patrimoine vernaculaire, du lavoir, à la croix de chemin jusqu’au château.
Quelques exemples pour montrer la diversité des projets soutenus par la Fondation : l’orgue de chœur de la cathédrale de Moulins, trois statues en bois polychrome de la collégiale de Montaiguët-en-Forez, la maison d’Albert Londres à Vichy, l’église romane de Meillers, la tuilerie de Lenax. « Nous intervenons aussi sur le patrimoine industriel », soulignent Laurent Poirier et Patrice Branlard. Par exemple, sur une grue et un train de secours à Montluçon datant des années 1940, « les seuls de ce type qui restent en Europe ».
Ces projets sont repérés grâce aux dix délégués de pays. La Fondation travaille avec l’Architecte des bâtiments de France, la Drac, le Département.
Un club de mécènes réunissant des entreprises du département permet aussi de subventionner des projets comme celui de l’orgue de la cathédrale de Moulins.

Quels sont les projets de la Fondation du patrimoine dans l’Allier pour 2020 ?

Le projet d’extension du CNCS à Moulins

Une convention a été signée avec la ville de Vichy pour aider financièrement les propriétaires à restaurer les façades, dans le cadre de la candidature de Vichy à l’Unesco. Laurent Poirier aimerait conclure une convention du même type avec l’Agglo de Moulins, dans le cadre du pays d’art et d’histoire : les trois centres-villes de Souvigny, Moulins et Besson sont visés.
La relance de la souscription pour aider au financement de l’extension du CNCS, à Moulins, constitue un autre dossier majeur de 2020 (projet à 700.000 €). Le chantier devrait débuter en septembre.

Antoine Paillet présente le projet de l’Hôtel de Cony avec le soutien fondation du patrimoine : réhabilitation de l’orangerie avec changement de la charpente et toiture pour en faire un auditorium et un lieu d’enregistrement.

La Fondation travaille aussi notamment sur les dossiers du temple protestant de Vichy, l’église Saint-André de Taxat-Senat, l’orangerie de l’Hôtel de Cony (Moulins).

Ariane Bouhours

ariane.bouhours@centrefrance.com

En chiffres. 10 délégués de pays bénévoles, répartis sur l’ensemble du département de l’Allier.
73 projets soutenus par la Fondation du patrimoine en 2019 dans l’Allier, soit 4,3M€ de travaux réalisés, et 130 emplois créés ou maintenus.
604 projets publics ou privés soutenus de 2000 à 2019 dans l’Allier, soit 40 M€ de travaux réalisés, ce qui correspond à 1.214 emplois créés ou maintenus.

(source : La Montagne du 10 février 2020)

Dans l’Allier : découvrir des pigeonniers en péril restaurés par les passionnés (TF1 18 février 2020 -13h)

Le petit patrimoine de l'Allier (TF1 18 février 2020)
Véritable passionné du patrimoine, Stéphane Larzat rénove depuis 20 ans les pigeonniers en péril de l’Allier. Plus qu’un passe-temps, ces bâtisses d’exception font sa fierté. Leur restauration se fait généralement en été et peut être parfois très exigeante, voire difficile. Mais le défi n’est jamais assez dur si l’enjeu est de transmettre cet héritage à la génération future.
Ce sujet a été diffusé dans le journal télévisé de 13H du 18/02/2020 présenté par Jacques Legros sur TF1.

Ces femmes bourbonnaises qui ont marqué l’histoire

Journée de la Femme (La Montagne 8 mars 2020)

Ce vendredi 8 mars, pour la Journée internationale des droits des femmes oblige, nous avons choisi de mettre seize femmes en valeur, seize Bourbonnaises aujourd’hui décédées, qui méritent à notre avis un hommage.

(La Montagne 8 mars 2020)

Des femmes bourbonnaises, qui ont vécu du XVe au XXIe siècle, qui sont nées ou qui ont oeuvré dans l’arrondissement de Moulins et alentours.

Nous vous proposons de (re)découvrir des destins aussi divers que ceux d’Anne de France, de la féministe Hubertine Auclert, la résistante Simone Léveillé, la vedette Suzy Carrier, l’amoureuse des arbres Aglaë Adanson, la naturaliste Simone Auclair, les élues Bertille Tortel et Christine de Bartillat, les historiennes Henriette Dussourd et Marie Litaudon, mais aussi l’autrice jeunesse Renée Aurembou, Camille Perrin et son action en faveur de la population rurale, Marie Heckman et son combat contre le cancer, notamment via le sport, la philanthrope Marie Mercier, Suzanne Souchon-Guillaumin, entre l’archivage des oeuvres de son père Emile et son rôle à la Sécurité sociale et Jeanne Schneider, fondatrice d’un institut pour aveugles.

Marie Heckman, pour le sport-santé.

Elle était entre autres « Madame gym après cancer », répétant inlassablement que le sport pouvait aider à guérir, diffusant son programme dans tout le territoire. Marie Heckman (décédée en 2018), était une grande figure du sport en Auvergne, et en particulier du sport-santé, ainsi que de l’émancipation des femmes par une pratique sportive.

Marie Heckmann, officier de l’ordre national du Mérite, milite en faveur de la pratique sportive

Elle fut présidente du comité départemental Allier de l’éducation physique et gymnastique volontaire (EPGV), a siégé au conseil économique et social d’Auvergne de 2001 à 2007, a été responsable de la commission « femme, sport et cohésion sociale » du comité régional olympique et sportif Auvergne. Marie Heckmann a encore largement contribué à un travail vers « l’insertion sociale » des personnes détenues en Auvergne, en organisant une pratique sportive en milieu carcéral, s’adressant particulièrement aux femmes.

Jeanne Schneider, pour les aveugles.

Jeanne Schneider, fille et petite-fille de brasseurs moulinois, est devenue rapidement aveugle, atteinte d’ophtalmie purulente. Cela ne l’a pas empêchée de poursuivre des études à Paris, puis de devenir professeure à Dijon. Elle ouvre l’école pour jeunes aveugles Les Charmettes le 1er octobre 1899, dans un bâtiment acquis par son père à Yzeure, rue de Bourgogne. L’établissement mixte reçut rapidement des élèves : vingt-cinq dès les mois suivants, puis rapidement une cinquantaine. On y enseigne la « chaiserie, la vannerie, la musique, la facture de piano ». Jeanne Schneider a consacré sa vie entière à l’établissement. Elle a confié par legs les locaux à l’association protectrice des aveugles des Charmettes et la gestion à la Croisade des aveugles. L’établissement est aujourd’hui géré par Voir ensemble, qui s’occupe d’une trentaine d’établissements spécialisés en France.

Des ados de l’Institut Les Charmettes récompensés

Simone Léveillé, résistante.

Résistante de la première heure et de premier ordre, membre de plusieurs réseaux, la Moulinoise Simone Léveillé (1919-1984) a su s’imposer dans un monde masculin. Elle était devenue un as du renseignements, le symbole de l’engagement féminin dans la Résistance.

Simone Léveillé, la femme rare

Suzanne Souchon Guillaumin, tête de la Sécu.

Suzanne Souchon Guillaumin, née à Ygrande (1909-1981), n’était pas seulement la fille de l’écrivain Émile Guillaumin, dont elle a « sauvé les archives en les classant », estime Pierre Bordes, membre de sociétés savantes bourbonnaises. « Si elle était dans l’ombre de son père, elle fut une femme d’exception à la tête de la Sécu dans l’Allier », ajoute celui qui fut directeur de la CPAM dans le département. Diplômée en droit (licence), Suzanne Souchon Guillaumin rentre au service des assurances sociales, se retrouvant propulsée à 23 ans sous-directrice de la toute nouvelle caisse départementale de l’Allier, puis directrice à 26 ans. Après la guerre, de haute lutte, et souffrant d’une polyomiélite, elle fut nommée directrice de la Sécurité sociale.
Pendant l’Occupation, elle fit preuve de courage, note toujours Pierre Bordes dans un livre qu’il lui a consacré. Elle refuse de fuir et que les Allemands s’installent dans ses locaux.

« En août 1944 elle s’interpose entre quatre miliciens et des employées, dont l’une s’était moquée de leur fuite à quelques jours de la Libération. Madame Souchon réussit à éviter qu’elle ne soit emmenée. Elle apporte également son aide aux œuvres sociales de la Résistance. Ce service, né dans la clandestinité, apporte soutien et réconfort aux résistants emprisonnés, déportés et fusillés et à leurs familles. Suzanne Souchon fait passer des colis à des personnes incarcérées à la prison militaire allemande de la Malcoiffée par des intermédiaires et donne des nouvelles aux familles ».

 

Simone Auclair, naturaliste.

Fille aînée d’une fratrie de onze enfants, Simone Auclair (1941-2004) naît à Beaune-d’Allier et grandit à la ferme familiale dans des conditions modestes, raconte sa famille.  À 17 ans, elle décroche son bac math-élem. dans une classe qui ne compte que deux filles et rencontre René, naturaliste, qui sera son mari et le père de Daniel et Mireille, leurs deux enfants. Cette rencontre déterminera son engagement pour les causes environnementales.

Tous les deux obtiennent en 1970 le permis de baguer les oiseaux pour le Muséum national d’histoire naturelle, puis elle créé le club nature au Foyer rural de Commentry, devient administratrice, puis présidente du centre ornithologique Auvergne, devenu LPO et administratrice de la fédération française des sociétés de protection de la nature, devenue France nature environnement.

Elle crée le CPIE à Saint-Bonnet-Tronçais en 1985 et en assure la direction. Son mari devient animateur à ses côtés. Suite à des désaccords politiques, elle quitte le CPIE en 1992 et crée l’Adater (animation et développement d’actions techniques pour une éco-citoyenneté responsable). Toute sa vie militante des causes écologiques et pédagogiques, elle aura tenu sans faille et avec optimisme un discours d’alerte.

Sa famille résume : “Décédée en 2004, elle aurait sans aucun doute apprécié la mobilisation récente des plus jeunes en faveur d’actes forts pour sauver le climat et la biodiversité”.

Le jardin-refuge pour les p’tites bêtes de l’Adater

 

Aglaë Adanson, botaniste.

 

Aglaë Adanson (1775-1852) est la première femme à rédiger un traité d’horticulture en 1822. La Maison de campagne avait ainsi connu un succès fou, réédité cinq fois. Enfant, elle a pu cultiver « ses goûts sauvages » avec son vieux père botaniste et jardinier expérimentateur (membre de l’Académie royale de Paris) « dans ses escursions pédestres pour herboriser », écrit-elle. Ses parents divorcent quand elle a 7 ans et elle est envoyée au couvent. Mariée à un homme violent dont elle divorce rapidement (alors qu’elle est encore mineure). Elle se remarie sous le régime de la séparation de biens.

En 1797, elle achète, avec un ami de la famille, le domaine de Balaine à Villeneuve-sur-Allier. Elle divorce à nouveau et devient clairement une honte pour la famille, le lot des femmes divorcées à cette époque. En 1804, elle décide de s’occuper activement de son « jardin », qui deviendra au fil des années un arboretum, « le plus ancien parc botanique et floral privé de France », classé monument historique en 1993 et classé « Jardin remarquable».

Le combat de l’arboretum de Balaine contre la sécheresse, à Villeneuve-sur-Allier

Hubertine Auclert, militante féministe.

 

Née à Saint-Priest-en-Murat, Hubertine Auclert (1848-1914) était une sacrée nana. Cette femme partie militer à Paris dès 1873, a consacré sa vie, tambour battant, aux droits des femmes, et en premier lieu au droit de vote, ce qu’elle considérait comme un préalable à tout autre droit. Elle estimait les droits politiques et civils nécessaires à une complète émancipation.

Celle qu’on a appelé la « suffragette française » acquiert une « notoriété considérable », au fur et à mesure de ses centaines de coups de plume dans divers journaux, dont le sien, La Citoyenne (lancé en 1881), et de ses actions d’éclat, notamment quand elle fait irruption, avec son groupe d’action, « Le Droit des femmes », dans un bureau de vote pour renverser l’urne et piétiner son contenu, en 1908.

La Bourbonnaise Hubertine Auclert a allumé l’étincelle du féminisme au XIXe siècle

 

Renée Aurembou, autrice jeunesse.

 

Renée Aurembou (1908-2006), née dans le Bourbonnais (avec des attaches familiales à Montcombroux-les-Mines), a écrit au moins une vingtaine d’ouvrages pour la jeunesse, d’après la Bibliothèque nationale de France, qui a une fiche à son nom. Des ouvrages qui s’ancrent dans le territoire, avec notamment des heroïnes attachantes et aventureuses, telles les pensionnaires de l’orphelinat du Val d’Allier dans Doucette au coeur d’or (1958) ou encore les deux soeurs voyageuses de L’Escalier bleu (1959). Par ailleurs institutrice, Renée Aurembou a exercé, avec son mari, dans plusieurs communes de l’Allier. Le couple d’instituteurs fait partie des précurseurs des méthodes d’enseignement de Célestin Freinet. Leur fille Marie-Rose Simoni-Aurembou (1936-2012) est également une figure intéressante, linguiste, directrice de recherche au CNRS. La mère et la fille ont cosigné l’ouvrage Il était une fois… le Bourbonnais (1983), qui retrace des souvenirs d’enfance, autour de la mine et du Bourbonnais.

 

Marie Litaudon, historienne.

Marie Litaudon (1886-1970), enseignante de français et de latin, notamment à Notre-Dame à Moulins (la Croix-Rouge) en fin de carrière, a contribué à mieux faire connaître l’histoire de Moulins et de Chevagnes. « Mademoiselle Litaudon, c’est ainsi que de nombreux chercheurs et amateurs de régionalisme bourbonnais désignent l’une des plus rigoureuses historiennes locales », raconte ainsi Bernard Trapes dans ses Figures célèbres de l’Allier.
Méticuleuse, Marie Litaudon s’est dédiée à la recherche, publiant des ouvrages sur Achille Allier (recueil de lettres), L’Histoire du canton de Chevagnes (deux tomes très documentés) ou encore sur Moulins, dont la dernière édition s’intitule Jean et Guy de Bourbon, fils naturels méconnus de Louis Ier, duc du Bourbonnais. Elle a notamment reproduit avec force détails les plans de Moulins aux XVe et XVIIe siècles.

 

Henriette Dussourd, historienne. 

 

Henriette Dussourd (1921-1988) écrivait : « Pour moi qui suis née aux confins du Charolais et du Morvan, de parents charolais avec des  grand-parents charolais et arrière-grand-mère nivernaise, qui me suis mariée à un Bourbonnais [avocat au barreau de Moulins] dont la mère était berrichonne, avec des cousins auvergnats ; pour moi le coeur de  la France est partout, c’est le pays de ceux qui me touchent de près :  je suis du Centre et j’y suis partout chez moi », citation reprise par Bernard Trapes dans son ouvrage Figures célèbres de l’Allier.  Henriette Dussourd a bien rendu, à ce territoire, tout cet amour,  en se penchant d’abord sur son village natal de Toulon-sur-Arroux (Saône-et-Loire), puis sur Moulins, via de nombreux ouvrages : Moulins d’hier, Moulins à la Belle Epoque, Menoux Borveau, bon Moulinois, L’Histoire de Moulins d’après la chronique de ses habitants. Dans le milieu universitaire, c’est son travail sur Les communautés familiales agricoles du Centre de la France qui a marqué les esprits. Ceux qui ont connu ce membre estimé  (mais aussi présidente) de la Société d’émulation du Bourbonnais, se souviennent de son talent pour raconter les histoires et captiver son auditoire. Henriette Dussourd fut également secrétaire parlementaire d’Hector Rolland.

 

Bertille Tortel, 1re mairesse de l’Allier.

 

Élue le 15 mars 1959 à Chapeau, Bertille Tortel fut la première femme maire du département de l’Allier. Le premier de sept mandats en tant que premier magistrat.
De ces quarante-deux années de présence à la mairie, la population de Chapeau lui doit le plan d’eau, le fleurissement du village, les terrains de foot et de tennis, la salle polyvalente…

Première femme maire de l’Allier, Bertille Tortel donne son nom à une place

Camille Perrin, attentive à la ruralité.

 

Camille Perrin, décédée en septembre 2018 à l’âge de 86 ans, s’est illustrée en créant notamment, en 1971, à Jaligny, un hébergement temporaire pour personnes âgées en milieu rural. Une première nationale saluée par la commission du Sénat, qui lui valut d’être décorée de la médaille du Mérite agricole. Au service de la communauté rurale, Camille Perrin avait débuté sa carrière d’assistante sociale à Bessay-sur-Allier et à Neuilly-le-Réal, carrière qui l’a conduite à ouvrir et à prendre la direction du centre social de Jaligny, en 1966.

 

Christine de Bartillat, action sociale et ruralité.

 

Décrite comme enthousiaste et dévouée, Christine de Bartillat fut l’une des premières femmes à siéger au conseil général de l’Allier, en exerçant des mandats de conseillère générale du canton de Dompierre-sur-Besbre, de 1967 à 1985.
Elle fut également conseillère municipale de Saligny-sur-Roudon, puis maire, de 1959 à 1983. À l’assemblée départementale (elle est membre de la commission des affaires sociales), comme dans sa commune, c’est en faveur de l’action sociale et de la santé qu’elle se bat. Intéressée par l’évolution de l’agriculture locale, Christine de Bartillat fut notamment à l’origine de la création d’une « maison familiale d’éducation rurale », aujourd’hui « maison familiale et rurale », centre de formation fréquenté à l’époque par « une trentaine de jeunes gens de 14 à 17 ans, fils d’agriculteurs de la région, qui viennent s’y initier aux méthodes modernes de culture et de gestion des exploitations ». Christine de Bartillat est née en Pologne en 1911. Fille d’un comte ministre de l’agriculture en Pologne et ambassadeur en France, elle rencontre le comte de Bartillat, exploitant agricole à Gennetines, dont elle devient l’épouse en 1934.

 

Suzy Carrier, vedette.

Dans Pas si bête, d’André Berthomieu (1946), Suzy Carrier est cette blonde en cabriolet qui reconnaît Bourvil, suite à un accrochage avec un char à foin. L’actrice, de son vrai nom Suzanne Knabel, crevait l’écran dans les années 1940-1950. Née à Moulins le 13 novembre 1922, elle est morte à Grasse le 29 novembre 1999.

Suzy Carrier, ancienne actrice moulinoise

 

Marie Mercier, philanthrope.

Marie Anne Coulignon (1865-1933), fille d’une grosse famille d’entreprenuers de Tronget, devenue Marie Mercier après son mariage avec l’entrepreneur François Mercier (travaux, chemins de fer), a poursuivi et étoffé l’oeuvre philanthropique de son époux. « Les deux étaient entreprenants, combattifs et républicains, résume Pierre Bordes, membre de sociétés savantes de l’Allier. Le couple n’aura pas d’enfant et changera souvent de résidence au rythme des chantiers ». Après la mort de François, Marie assume la présidence de la commission de surveillance du sanatorium de Tronget de 1922 à 1933, jusqu’à son décès. Et, alors que son mari avait oeuvré pour créer le premier sanatorium pour hommes de l’Allier, elle créé l’équivalent pour les femmes (100 lits), à Rocles. Et ce, à ses frais, tout comme la contruction de logements pour le personnel. Le sanatorium sera remis au Département après sa construction. Les premières malades arrivent le 14 janvier 1933 au sanatorium Marie-Mercier. Elle, décède le 3 mars 1933.

 

Anne de France, femme de pouvoir.
Anne de Beaujeu, ou Anne de France (1461-1522), est une des femmes de pouvoir qui ont compté à la Renaissance, « rompue aux brutalités de la politique et aux finesses de la diplomatie », écrit Jean Cluzel. Fille de Louis XI, épouse de Pierre de Beaujeu, Anne devient régente du royaume de France à la mort de son père. « Une situation inédite pour une femme d’exception qui fait preuve d’une sigulière intelligence politique », résume l’ouvrage Anne de France, Art et pouvoir en 1500, actes du colloque organisé en 2012.

Quand Éliane Viennot, universitaire et féministe, parle d’Anne de Beaujeau

« Dissimulée derrière sa “faiblesse féminine”, elle gouverne à travers les hommes qui l’entourent : le roi Charles VIII, son frère, le duc de Bourbon, son époux et, dans une moindre mesure, le connétable Charles de Bourbon, son gendre. Mécène à l’avant-garde de la Renaissance, elle accueille à Moulins les artistes les plus doués et préside à la création de chef-d’oeuvres, dont le Triptyque du maître de Moulins [sur lequel elle est représentée, voir photo ci-contre] ».

Mathilde Duchatelle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le CNCS de Moulins, 1er musée d’Auvergne-Bourbonnais

Plus de 90 000 visiteurs/an

976 000 visiteurs en 13 ans

(ouverture en juillet 2006)

63 000 visiteurs individuels

18 000 scolaires accueillis

9 000 adultes en groupe

21 000 fans sur Facebook

3 000 Followers sur instagram

(source : Magazine de la ville de Moulins :  “d’une rive à l’autre”)

Le CNCS

Sortie du numéro 16 de Terre des Bourbons

Abonnez-vous ! 20 € jusqu’à fin décembre

Au sommaire,

l’histoire de la Chapelle de la Visitation, témoignage d’un amour indéfectible…,

la découverte d’un remuant lieu de culture, le 109 à Montluçon,

le portrait de Ludovic, attachant musher à Voussac,

les Sabatier, sculpteurs de père en fille,

la pompe aux grattons, si chère aux Bourbonnais et

l’incroyable épopée familiale de l’entreprise BlackRock Games qui fabrique des jeux de société.

L’émission Secrets d’histoire de Stéphane Bern sur Anne de Beaujeu du lundi 2 décembre sur France 3

Tournage secret d'histoire avec Stephane Bern - (La Montagne© Séverine TREMODEUX )

L’EMISSION

La Semaine de l’Allier du 12 novembre

L’émission Secrets d’Histoire tournée dans l’Allier diffusée le 2 décembre 2019.

L’épisode de Secrets d’Histoire tourné en partie à Souvigny et à Moulins en octobre dernier était diffusé le 2 décembre sur France 3. L’occasion de voir de belles images de notre patrimoine et d’en découvrir plus sur : Anne de Beaujeu. L’information a été confirmée à Souvigny.
Stéphane Bern était venu en octobre 2019 pour le tournage
Souvenez-vous, le célèbre animateur, Stéphane Bern, était venu tourner pendant plusieurs jours entre Souvigny et Moulin. Il avait notamment visité la Malcoiffée (ancien donjon du château des ducs de Bourbon, transformé en prison allemande pendant la deuxième guerre mondiale), la cathédrale de Moulins et son fameux Triptyque, et le monastère des bénédictines de Chantelle (où est morte Anne de France).
Anne de Beaujeu, un personnage clé pour l’Allier
Fille du roi Louis XI, Anne de France, dite Anne de Beaujeu (1461-1522), sera le sujet de Secrets d’histoire.
Elle fut une des rares femmes à avoir dirigé la France au Moyen-Age : fille aînée du roi Louis XI et de Charlotte de Savoie.

Anne de France, sur le célèbre retable de la cathédrale de Souvigny.
Mariée à quatorze ans avec Pierre, sire de Beaujeu puis duc de Bourbon.
Fidèle et compétente, c’est « l’homme » de confiance du roi Louis XI. Anne suivant le vœu de son père exerce la régence du royaume pendant la minorité de son jeune frère Charles. Anne a de grandes qualités de chef d’État dont celles de Louis XI avec plus de sang-froid. Elle est admirablement secondée par son époux Pierre de Beaujeu. Ses contemporains lui donnent le surnom de « Madame la Grande ». Elle réunit les États généraux en 1484. Elle triomphe de la révolte féodale la « Guerre folle » dirigé par son cousin Louis d’Orléans, futur Louis XII, qui voudrait soustraire le roi à l’influence de sa sœur probablement pour la remplacer. La guerre dure trois ans ; Louis d’Orléans, Dunois et François II de Bretagne s’opposent et sont battus par les troupes royales commandées par La Trémoille à Saint-Aubin-du-Cormier (1488).
La régente prépare le mariage de son frère Charles VIII avec la duchesse Anne de Bretagne, ainsi que l’annexion du duché au royaume de France. Anne abandonne le pouvoir en 1491, elle le retrouve en 1494 lorsque Charles VIII monte l’expédition d’Italie.
Anne, duchesse de Bourbon depuis 1488, marie sa fille Suzanne au connétable de Bourbon à qui elle lègue tous ses biens.

(Eva Simonnot)

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Article de La Montagne du 20 octobre 2019

Article de La Montagne du 12 novembre 2019