Tronçais – Le loup de Mazières

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Le Brethon - Mazières (PMSL)

Situation

La Forêt de Tronçais se trouve à 53 km à l’ouest de Moulins.

Le château de Mazières se trouve à 6 km à l’est de Cérilly.

Histoire

Le seigneur de Mazières était connu dans tout le pays d’alentour par ses excentricités et par sa férocité, qui l’avait fait surnommer Le Loup. Il ne pouvait supporter personne, mais il avait une aversion particulière pour les religieux ; cette haine cachait sûrement quelques secrets qu’on n’a jamais pu tirer au clair.
Lorsqu’un religieux se présentait au château, le seigneur le recevait avec la plus grande courtoisie ; souvent même, il l’admettait à sa table ; puis le repas fini, le châtelain, par manière de distraction, prenait son cheval et invitait le religieux à monter sur un autre que l’on tenait tout préparé; s’il refusait, le Loup le faisait hisser par ses domestiques. A peine le pauvre moine était-il en selle que la bête indomptée, voyant la porte ouverte, s’élançait hors de la cour et gagnait la forêt. Lorsqu’elle s’était débarrassée de son cavalier, elle revenait au château manger l’avoine qu’on lui avait préparée, tandis que le méchant seigneur savourait son crime.
Or, un certain jour, un malheureux moine fut précipité à demi-mort par le cheval fougueux dans un profond ravin. Il gisait là, près de mourir, lorsqu’un voyageur qui passait à travers le bois entendit sa plainte. L’étranger accourut vers lui, le releva, lui prodigua ses soins, et lui fit raconter la conduite infâme du seigneur de Mazières. Indigné d’une telle barbarie, l’inconnu jura qu’il empêcherait bien le monstre de recommencer. Il donna au religieux ses propres habits, pris sa robe de bure, et, après l’avoir prié de l’attendre là sans bouger, il alla demander l’hospitalité au châtelain de Mazières. Il fut reçu comme les autres et dîna avec le maître qui, le repas fini, monta sur sa bête et fit placer sur le cheval fougueux le timide religieux qui s’excusait de son inexpérience.
A la grande satisfaction du châtelain, le cheval partit ventre à terre, et l’on entendit pendant quelques instants les cris plaintifs du pauvre cavalier que sa monture entraînait à travers la forêt. Mais, cette fois, le loup avait affaire au renard. Le cavalier eut vite fait de maîtriser sa monture: en quelques minutes il avait rejoint le religieux, il le fit monter derrière lui et disparut à toute allure dans la profondeur du bois.
Le gros Le Mazières comprit qu’il avait été joué ; il crut l’avoir été par un moine, ce qui augmenta encore sa haine contre les gens d’Eglise. Pour comble de malheur, son beau cheval, harassé par les recherches qu’il avait faites, tomba malade et périt. Sa colère, alors, ne connut plus de bornes : il chercha un moyen de se venger. Il se procura de fortes boules de buis et il fit creuser dans la cour un trou profond ; puis il attendit ses victimes. Il attendit longtemps, à son gré. Enfin, un jour, un religieux vint lui demander l’hospitalité. Il le reçut d’une manière courtoise et l’invita à manger avec lui. Ses serviteurs étaient consternés ; Ils se demandaient quelle nouvelle infamie allait commettre leur seigneur. En effet, le repas fini, le châtelain fit enterrer jusqu’aux aisselles le moine, et il força ses gens à lui lancer des boules du buis comme à un jeu de quilles. Comme il s’apercevait que, émus de pitié, certains de ses serviteurs envoyaient leurs boules par côté et sans force, il prit son arquebuse et la déchargea sur eux.
Un grand nombre de moines périt de la sorte. Mais, un jour, un religieux rencontra un petit valet du château qui, battu au sang par le monstre, raconta les crimes épouvantables qui avaient été commis à Mazières depuis la perte de son cheval ; ce religieux se trouvait être précisément celui que Renard avait sauvé. Tout ému au récit de telles horreurs, il se rendit sur-le-champ auprès de son ami Renard et lui conta les atrocités du Loup de Mazières.
Renard, que révoltait tant de scélératesses, résolut de mettre un terme à ses crimes. Il connaissait un superbe cheval des plus dangereux, parce que, d’abord doux, il devenait bien vite féroce. Il l’acheta et alla l’offrir au gros Le Mazières, qui ne reconnut pas dans le maquignon sa victime manquée.
L’intraitable châtelain, trouva le cheval à son goût, le flatte, le monte, le promène dans sa cour ; La bête qui se voyait prisonnière demeure très sage. Mais, après que, ravi, le seigneur eut fait abaisser le pont-levis et ouvrir le portail, le cheval s’élança d’un bond et partit comme une bête en furie à travers la forêt.
Quelques jours plus tard, on trouva le méchant Loup de Mazières étendu mort dans un profond ravin où sa monture l’avait précipité : depuis ce temps, on l’appelle « Saloup ». Comme quoi, tôt ou tard, les méchants sont toujours punis.

Les environs

Lavoine – Rocher Saint-Vincent

Situation

Lavoine est situé à 35 km au sud-est de Vichy

Le Rocher Saint-Vincent et situé sur la D995, 2 km au nord de Lavoine

Histoire

Un jour qu’une pauvre fermière se trouvait là-haut avec son nouveau-né, elle se lamentait sur son sort en évoquant son manque d’argent. Soudain, le rocher s’ouvre, et laisse apparaître une caverne. La fermière s’y hasarde, et découvre à l’intérieur un fabuleux tas d’or. Elle dépose son nouveau-né sur le sol, et emplit son tablier d’écus d’or.
Bien vite, elle court au village pour déposer son butin, dans l’espoir de faire un autre voyage. Mais à son retour, la caverne s’est refermée, emprisonnant son bébé.
Durant un an, la malheureuse fille prie la Sainte Vierge pour retrouver son enfant vivant, promettant de restituer tout l’or qui n’est rien par rapport au bonheur d’être mère.
Un an plus tard, jour pour jour, elle se rend au Rocher saint Vincent, la caverne s’ouvre à nouveau, et elle retrouve son bébé vivant après avoir remis l’or maléfique à sa place…

Les environs

Ferrières sur Sichon – Château de Montgilbert à 11 km au nord

Ferrières sur Sichon – Le musée de Glozel à 11 km au nord

Puy de Montoncel – point culminant de l’Allier à 4 km au sud

Souvigny – Diaire le batisseur

Situation

Souvigny et sa Prieurale se situent à 12 km à l’ouest de Moulins

Histoire

Il s’appelait Diaire, était imagier, et appartenait à l’importante et ambulante corporation des sculpteurs qui ont ornés de statues le porche des cathédrales, décoré de gargouilles grimaçantes les frontons et chevets des églises, fleuri de dentelles et de pinacles l’entrée des chapelles. Ils ont également œuvré aux croix dressées aux carrefours des chemins. Malgré tout son savoir-faire et la qualité de son ouvrage, il errait à travers chemins pour trouver labeur qui lui permit de gagner son pain. Mais personne ne souhaitait de ses services. Quelquefois, quelques bonnes âmes lui permettaient de coucher dans une grange, ou d’avoir un morceau de pain dans le ventre.
Son moral était bien bas et lui, pieds nus et appuyé sur un bâton de fortune continuait à errer par monts et par vaux, espérant trouver travail et une certaine bienveillance. Il croisa un jour un homme d’armes, recruteur de mercenaires à la solde du sire d’Archambault. Ils continuèrent leur route ensemble et, au fil des discussions, Diaire se laissa séduire et convaincre par le soldat de s’engager. Enfin, il allait pouvoir dormir dans un lit ! Enfin, il allait pouvoir manger à sa fin !
Mais, il ne tarda pas à déchanter. Il constata rapidement que la plupart de ses camarades sortaient des bas-fonds du peuple, et possédaient en eux les plus viles instincts, conduits en plus par un tempérament impie et brutal. Ils étaient capables de se livrer à tous les méfaits, à toutes les débauches, à tous les crimes. Il n’avait pas sa place au milieu de ces gens grossiers, et il devint leur souffre-douleur et l’objet de leur mépris. Sa vie morale était battue en brèche. Comment faire pour sortir de cet enfer, pour rompre un engagement qu’il avait librement consenti ?
Un jour, un de ses chefs voulut qu’il pris part à une expédition malhonnête. Il refusa. Une violente querelle éclata entre les deux hommes, au cours de laquelle Diaire tua son supérieur. Il prit la fuite. Vivant de rien, traqué, mourant de faim, Diaire fuyait. La misère, la tristesse et la désespérance furent ses seuls compagnons. Un beau matin, il aperçut les tours du Prieuré de Souvigny. Il vit dans cette pieuse demeure un refuge inviolable.
Les religieux l’accueillirent comme un envoyé de Dieu, car c’est ainsi qu’ils considéraient les pauvres. Ils lui donnèrent à manger, à boire, le firent se reposer et refusèrent, invoquant le droit d’asile imprescriptible, de le livrer aux soldats de la cour prévôtale de Monseigneur le duc de Bourbon.
Le prieur demanda à Diaire de raconter ses mésaventures, ce que ce dernier s’empressa de faire avec foi, enthousiasme. Son métier n’était pas celui des armes, mais des arts. Décoré les cathédrales et les abbayes, voilà sa voie !
D’importants travaux étaient précisément en cours au prieuré. La vieille église Saint-Pierre se transformait en une église gothique. Les travaux, colossaux, étaient sous la direction du sous-prieur Guillaume de Longpont, à qui Diaire fut présenté. Ce dernier exposa longuement au saint homme son projet pour l’édifice et promis, une fois ses travaux terminés, de se rendre à la justice. Guillaume de Longpont partagea la foi de l’artiste, et lui donna sa chance. Il travailla de l’aube au crépuscule à l’achèvement de la flèche.
Des merveilles naquirent chaque jour sous ses outils. Avec une maîtrise doublée d’un talent prodigieux, il fouilla la pierre, la festonna d’arabesques, de guirlandes, d’entrelacs, de feuillages. Il attacha des gargouilles fantastiques et grimaçantes au bas des galeries. Leur laideur évoquait l’image du péché et contrastait avec les têtes d’anges, d’une exquise beauté, prodiguées sur les arêtes de la flèche. D’une main inlassable, conduite par son génie, Diaire ne cessait de créer de la splendeur.
Une fois les travaux terminés, fidèle à sa parole, il descendit de son échafaudage, dit adieu à ses bienfaiteurs et leur demanda de le livrer. Ils refusèrent, et se rendirent personnellement à Moulins où résidait le duc. Ils sollicitèrent la grâce de Diaire qu’ils obtinrent. Sauvé par son chef-d’œuvre, ce dernier demeura au monastère et prit l’habit, ce qui lui permit de contempler jusqu’à sa mort sa belle et haute flèche. Lorsqu’il arriva au Ciel, Saint-Pierre lui ouvrit toutes grandes les portes du Paradis, pour lui exprimer sa reconnaissance du clocher magnifique dont il avait doté son église de Souvigny.

(source : randos-allier.com)

Les environs

Bourbon l’Archambault – La Forteresse  à 13 km à l’ouest

Besson – château de Fourchaud à 10 km au sud

Saint-Menoux – Eglise à 7 km au nord

Prieuré Saint-Mayeul – Légende de la Bouteille

Epoque : XIII° – Protection : ISMH (1929)
Propriétaire :
Société d’Emulation du Bourbonnais
Visite : libre
Dates et horaires :
Adresse :
Téléphone :
Courriel :
Site internet :
societedemulationdubourbonnais.com

Château des Montais (Le Brethon) (lebrethon.planet-allier.com)
St Mayeul - La Font Saint-Mayeul (zerotrois.fr)
St Mayeul - La Font du tonneau (zerotrois.fr)

Situation

La Forêt de Tronçais se trouve à 53 km à l’ouest de Moulins

Le prieuré de la Bouteille se situe au sud-ouest de la forêt de Tronçais.

Histoire

Le bûcheron François Varin et sa femme Geneviève habitaient anciennement dans cette vaste forêt une mauvaise chaumière. Cette pauvre habitation était placée à l’endroit où se trouve aujourd’hui le couvent de la Bouteille. Ne pouvant, pas suite de maladies et de malheurs divers, payer sa redevance annuelle, l’ouvrier se rendit auprès de son maître arrivé depuis peu de jours à son château des Montais. Il allait lui exposer sa situation difficile et le supplier de lui accorder, pour s’acquitter de sa dette, un délai de quelques mois. Le bon seigneur, touché de compassion, se décidait à lui être agréable lorsque, aigri par son mauvais viguier, il lui déclara qu’il en serait pour lui comme pour les autres. Il lui assura que si, le surlendemain, jour de l’échéance, il ne versait point la somme qu’il devait, il serait aussitôt chassé de sa chaumière. Le malheureux bûcheron, accablé de douleur, rentra chez lui et raconta la fatale nouvelle. Geneviève, alors malade, et leurs petits enfants, Jules et Marie, se mirent à verser toutes les larmes de leurs yeux. Tous les membres de la famille poussèrent des plaintes déchirantes, entendues seulement par les arbres et les bêtes de la forêt. Enfin la pauvre Geneviève, se remettant un peu, encouragea son mari qui était comme anéanti. Après bien des supplications, elle finit par le décider à se rendre le lendemain à la foire de Braize pour vendre leur seule ressource, la vache blanche. Dès l’aube du jour suivant, sans mot dire et dévorant son chagrin en secret, François emmena la vache attachée à une corde. Dans la forêt, il eut plus d’une fois la pensée d’en finir avec la vie. Il enleva même la corde de la bête pour se pendre après le premier arbre qui lui paraîtrait commode. Tout en méditant son sinistre projet, il atteignit une montée où il se disposa à attacher la ficelle à la branche choisie. Avant d’en perpétrer l’exécution extrême, il voulut s’assurer que personne ne l’apercevait. Il regarda derrière lui et vit venir un petit homme, jeune et affable, qui le suivait à une faible distance. Varin se hâta de rattacher la blanche avec la corde et marcha doucement sur le bord du fossé. Le nouveau venu finit enfin par rejoindre François et lui proposa de voyager ensemble. L’inconnu s’aperçut bien vite que son compagnon, plongé dans la plus noire mélancolie, ne cherchait qu’à se trouver seul. Il lui remonta alors le moral et lui fit raconter ses grandes peines. Touché de son triste sort, il décida l’ouvrier en bois à lui vendre sa vache pour une bouteille d’une forme assez bizarre. Je veux, mon ami, dit l’acheteur au bûcheron, vous venir en aide dans votre position si pénible. Cette bouteille que vous semblez regarder avec mépris fera votre bonheur. Vous la placerez à terre et, après avoir étendu une nappe sur la table, vous direz : « Merveilleuse bouteille, fais ton devoir ». Vous comprendrez alors si je veux votre bien. Aussitôt arrivé à la chaumière Varin, pour consoler sa femme qui crut à un nouveau malheur, fit comme l’avait commandé le petit homme que l’on appela ensuite le petit ange. A peine, son bonnet à la main et à genoux, eut-il prononcé les paroles sacramentelles, que le bouchon de la bouteille s’échappa avec bruit et alla se fixer au plancher. Il sortit alors par le goulot deux grooms la serviette au bras. Les petits valets placèrent un couvert en argent et servirent un beau dîner. Ils rentrèrent ensuite dans leur logis étrange et le bouchon redescendit à sa place. Revenus de leur étonnement bien naturel, les habitants de la hutte, presque morts de faim, se mirent à table et trouvèrent les mets exquis. Voyant, après le repas, que les valets ne venaient point reprendre les objets en argent, François courut avec ces objets précieux à la ville voisine et les vendit à un orfèvre. Le lendemain, l’ouvrier pu aller sans trembler trouver son maître qui s’attendait, d’après les dires du viguier, à le voir revenir pleurer. Le seigneur, lui voyant au contraire une poignée d’or, lui demanda où il l’avait pris puisqu’il n’avait pas le sou l’avant-veille. Le brave Varin lui assura sans détour qu’une bouteille le lui avait donné. Le châtelain, croyant avoir à faire avec un fou ou un voleur, l’avertit qu’il irait le lendemain visiter sa maison et s’assurer de la vérité. Il ajouta que, s’il ne jouissait pas de toutes ses facultés mentales, il prendrait soin de lui mais que, s’il était menteur et coquin, il serait puni sévèrement. Le lendemain, vers onze heures, le maître arriva en effet à la chaumière avec sa femme et ses enfants. Les grooms placèrent cette fois un couvert en or et servirent les aliments les plus recherchés. Le seigneur et se famille mangèrent peu, car saisis d’abord de surprise et dévorés ensuite de jalousie, ils rougirent de se trouver au-dessous de ce pauvre bûcheron qu’ils avaient tant rudoyé quatre jours auparavant. Ils le couvrirent alors de caresses et le supplièrent de leur vendre cette bouteille qu’il ne devait probablement pas garder longtemps. A force de flatteries et de prières, ils parvinrent à leur but et leurs souhaits furent comblés. Le casseur de bois céda son trésor pour le bien de la chaumière, la terre de Montais composée de deux domaines et dix mille francs d’argent. Les maîtres lui promirent de ne l’oublier jamais et l’assurèrent que si, plus tard, il avait besoin de quelque chose, il n’aurait qu’à se présenter au château. Peu de temps après, Varin fit construire une belle maison à la place de la chaumière trop petite et peu élégante et plaça ses deux enfants dans de grandes pensions. Un peu plus tard, ne trouvant plus son habitation assez confortable, il construisit dans sa terre un château. Pour exécuter tout cela, il fallu contracter de grands emprunts et de nouveaux malheurs vinrent encore le frapper. Pendant plusieurs années, ses récoltes furent détruites par la sécheresse ou la grêle. Son manoir de Montais ayant enfin été détruit par le feu du ciel, il retourna avec sa famille habiter la maison bâtie à la place de la hutte. Une profonde détresse les y accompagna. Deux années s’étaient à peine écoulées qu’un créancier de Braize devait venir le mardi suivant après-midi avec un huissier et ses recors pour emmener le mobilier. Tout devait être vendu le lendemain mercredi sur la place publique de la ville. Le lundi, au matin, François désespéré courut supplier son ancien maître de venir à son secours. Celui-ci le mit tout simplement à la porte en le traitant d’imbécile et de mange-tout. Le malheureux évincé rentra encore complètement abattu dans sa demeure qui portait toujours le nom de chaumière. Geneviève, par ses sages conseils, remonta le courage de son époux et le décida à retourner sur le chemin qui traversait la forêt. Elle l’envoyait voir s’il ne retrouvait point le petit ange qui les avait sauvés. Le bûcheron rencontra précisément au même endroit le petit voyageur et reçut de lui, avec des reproches bien mérités, une nouvelle bouteille semblable à la première. Varin emporta cette fois le précieux don avec précipitation. En courant, il poussait les accents de la plus vive joie : « Sauvés ! Sauvés ! » criait-il, en montrant la bouteille à sa femme et à ses enfants accourus au-devant de lui. La mère et les enfants pressèrent sur leurs coeurs le vase qui allait les sauver et furent plongés dans les transports de la plus vive allégresse. C’était pour cette famille éprouvée le calme après la tempête. Arrivés à la maison, ils firent, selon les ordres du bienfaiteur inconnu, exactement comme la première fois Malheureusement, le résultat ne fut pas le même. Il sortit de la bouteille, non deux petits valets, mais deux grands escogriffes armés de triques. Ces deux vengeurs donnèrent une volée de coups de bâton à François et aux membres de sa famille qui poussaient des gémissements désespérés. Les frappeurs, leur besogne terminée, rentrèrent dans la bouteille. Lorsque les victimes, si terriblement châtiés, revinrent pendant la nuit de leur évanouissement, elles n’aperçurent ni la bouteille maudite ni le jeune Jules. Les grands diables les avaient sans doute emportés en enfer. Le père, la mère et la petite Marie, écrasés par le désespoir et les remords, se jetèrent dans les bras les uns les autres et répandirent toutes leurs pleurs. C’était enfin la mardi et alors arrivèrent le créancier et l’huissier et ses recors avec des voitures pour transporter les meubles. Tout était chargé quand, du dehors, le farouche créancier cria à l’huissier qui était toujours dans la maison : « Cherchez partout et ne laissez rien. Le tout ne soldera pas ma dette. Fouillez alors dans tous les coins ». L’officier public, bonhomme, répondit en plaisantant : « Je ne vois plus qu’une vieille image enfumée collée après le mur. Elle ne vaut point la peine qu’on s’expose à se casser une jambe pour la détacher. Cet objet qui sera la seule fortune du débiteur ne le fera pas aller en carrosse ». « Il me faut tout, répéta avec fureur l’impitoyable habitant de Braize, tout, tout, comprenez-le bien ». Rentrant alors dans la maison, comme un possédé, avec son couteau à la main, le misérable monta sur un chaise et se mit en devoir d’arracher le papier. Marie, jusque-là blottie dans un recoin et en proie à la plus profonde désolation, courut se jeter aux pieds de ce méchant homme. Elle le supplia avec les mains jointes, de lui laisser sa patronne qu’elle avait reçue à la pension, comme récompense. « Cette image, lui dit-elle tout en pleurs, n’a aucune valeur pour vous. Ne m’enlevez pas ma seule consolation ». Ce barbare, malgré les gémissements et les supplications de la jeune fille, arrachait sans désemparer, avec la pointe de son couteau, l’objet qui faisait couler tant de larmes. Soudain, une voix se fit entendre et dit : « Homme sans coeur, laissez cette image que vous n’êtes point digne de posséder et rentrez le mobilier dans la maison. Je vais vous compter l’argent qui vous est dû ». Ce mot d’argent, toujours si enivrant, produit l’effet magique que l’on connaît en tous pays. Le monstre humain prit des pattes de velours et devint doux comme un agneau. Le personnage, arrivé à l’improviste, était, on l’a compris, le courageux Jules. Remis le premier du mauvais état produit par les bâtons, il avait couru avec la mauvaise bouteille faire une visite chez leur ancien maître d’où il arrivait, couvert de sueur. Après avoir fait donner une raclée aux habitants du château, il avait obligé le châtelain à lui remettre la bonne bouteille et à lui remettre la somme nécessaire pour payer l’intraitable créancier. Avec la merveilleuse et généreuse bouteille rentra à la chaumière un bien-être inconnu depuis longtemps. Ces pauvres gens qui n’avaient jamais cessé d’être honnêtes, purent enfin se consoler de leurs rudes épreuves. Ils bénissaient le bon petit ange qui, en les punissant, de leur coupable maladresse, venait encore de les sauver. A deux ou trois cent mètres de la chaumière qui s’appela alors le Bouteille, se dressait une roche toujours existant. François fit creuse dans cette pierre un trou très profond dans lequel, pour ne pas se tromper, il plaça la mauvaise bouteille. Ce trou fut ensuite si bien bouché et scellé que l’on n’en n’aperçut plus aucune trace. A l’instant même où le dangereux vase à goulot y fut déposé, il sortit de cette roche, comme d’un tonneau, une belle fontaine qui porte en effet le nom de Font du Tonneau. L’eau abondante sort par une ouverture lorsque le blé se vend ou doit se vendre bon marché, et par une autre quand il est ou doit être cher. On va donc souvent consulter cette fontaine si serviable. Tout cela paraît quelque peu étonnant, mais c’est vrai. Dans la crainte de se faire rouer de coups, l’on n’a jamais sondé le rocher pour savoir si la bouteille vengeresse s’y trouve encore. Varin releva ensuite son château de Montais et alla l’habiter. Pour remercier son généreux bienfaiteur des services qu’il lui avait rendus, il fit alors bâtir auprès de l’habitation de la chaumière une petite chapelle qu’il dédia à sainte Marie-Madeleine. Dans la maison qui fut, de ce moment, le prieuré de la Bouteille, il plaça des religieux bénédictins. A quelques mètres du petit édifice religieux se trouve une fontaine que saint Mayeul, en visite dans ces lieux, fit sortir de terre. Dans les grandes sécheresses, on y va en procession et l’on est sur de se mouiller en s’en retournant si l’on parvient à arroser convenablement le prêtre au moment où, près de l’eau, il donne la bénédiction. Voilà pourquoi les personnes qui assistent à la procession se munissent d’une pierre qu’elles lancent à la fois dans le réservoir formé par la source. L’ancien bûcheron édifia encore à sainte Marie-Madeleine, pécheresse comme lui, deux autres chapelles : une à Autela où l’on se rend en procession pour demander la cessation des trop grandes pluies et où l’on conduit les petits enfants qui ne peuvent apprendre à parler. Dans la seconde, placée à Chapchy, on mène les petits enfants qui marchent trop difficilement. Pour les faire marcher comme il faut, on étend avec une plume de l’huile bénite sur leurs jambes. L’huile ne manque jamais car chaque personne qui en prend doit en mettre. Tous les ans, au jour anniversaire du complet bonheur, on portait en procession, du château de Montais à la chapelle du couvent la merveilleuse bouteille. Lorsque la messe solennelle était terminée, on rapportait le vase bienfaisant dans la chapelle du château. Au troisième anniversaire, pendant que l’on chantait l’Évangile, la bouteille posée sur un tronc bien orné, s’éleva vers la voute du temple et disparut. Sans doute que le petit ange en avait besoin pour soulager quelque nouvelle m

Tronçais – Légende de la fontaine Viljot

Epoque : restauration en 1909 – Protection : non
Propriétaire : ONF
Visite : Libre

Situation

La Forêt de Tronçais se trouve à 53 km à l’ouest de Moulins.

La fontaine de Viljot se trouve dans la forêt de Tronçais.

Histoire

Quand Saint Martin vint dans le pays, il renversa un temple et construisit à la place une église et un petit monastère où il installa plusieurs compagnons. Le monastère prospéra rapidement, mais les moines, s’étant enrichis, se relâchèrent peu à peu de leur règle et devinrent paresseux et gourmands. Quand Saint Mayeul convia tous les religieux du pays à venir entendre la bonne parole au prieuré de la Bouteille, ils furent les seuls à ne pas répondre à son appel. La veille d’une fête de Noël, au lieu de jeûner et de se rendre à l’office divin, ils se réunirent pour un profane réveillon. Lorsque vint minuit, la cloche qui, d’ordinaire à cette heure, se faisait entendre pour appeler les fidèles à la messe, se mit à sonner d’elle-même. Il y eut alors dans le réfectoire un moment de silence et de stupeur; mais un des moines les plus libertins prit un verre et s’écria – Entendez-vous la cloche, mes frères, Christ est né, buvons une rasade à sa santé ! Tous les moines répétèrent ses paroles, mais aucun n’eut le temps de boire; la foudre frappa le couvent qui oscilla sous le choc et disparut à une grande profondeur sous terre. Les paysans s’empressaient d’accourir à la messe, ne trouvèrent plus à la place du monastère qu’un grand bourbier d’où s’écoulait une source d’eau limpide, très bonne à boire, et qui, depuis, n’a jamais tari, même par les plus grandes sécheresses. Tous les ans, le jour de Noël à minuit, on entend distinctement les cloches sonner dans les entrailles de la terre; et si le temps est clair, on entend aussi les gémissements des moines qui se désolent de ne pouvoir répondre à cet appel, car ils sont condamnés à rester ensevelis sous terre jusqu’au jour où ils lui auront obéi.

Une deuxième légende veut qu’autrefois les jeunes filles qui espéraient se marier disposaient une épingle sur les hautes herbes autour de la fontaine ; si l’épingle n’était plus là au bout d’un mois, le mariage était imminent. Ou bien une épingle ou une aiguille étaient lancées dans la fontaine. Si le projectile choisi coulait jusqu’au fond, le cœur de l’homme aimé avait été ‘piqué’. La tradition continue, sous une forme différente : puisque l’eau est claire et limpide, les pièces d’argent lancées à l’eau par des filles pleines d’espoir ou bien par des visiteurs qui font leurs vœux sont très visibles.

Sainte-Thérence – château de l’ours – Légende d’Odile de Montluçon

Epoque :  XII° – XV°- Protection : (ISMH 1995)
Propriétaire : Commune de Sainte Thérence
Visite : Libre
Site internet : saintetherencebourg.fr

Situation

Sainte Thérence est située à 16 km au sud de Montluçon.

Le château de l’Ours est situé à 3 km au nord du bourg. Au lieu-dit “la Terrade”, empruntez le chemin d’accès qui, passant par “la Grave”, conduit au flanc sud du château

Odile de Montluçon

La légende d’Odile de Montluçon est étroitement associé à la ville de Montluçon. L’histoire se déroule au Moyen Âge au temps des croisades.
Archambaud, comte de Montluçon, partant en Terre sainte, confia la garde du château à son écuyer Raimbaud. Il laissa également en France sa femme Ermengarde et ses enfants, dont Odile de Montluçon alors âgée de seize ans. Le comte mourut en Palestine et Raimbaud cacha alors son attirance pour la jeune fille.
Mais la veuve d’Archambaud mourut et dans la nuit même, l’écuyer viola Odile. Afin de cacher son forfait, Raimbaud fit boire un narcotique à sa victime, l’enferma dans un cercueil et simula des obsèques.
Peu de temps après, par une nuit noire, il enferma Odile, en compagnie d’une vieille servante, dans le sauvage château des sires de Lignerolles, dont il voulait en faire son tombeau et où elle mit au monde un fils. L’enfant, élevé au milieu des bois, grandissait et errait souvent sur les rochers d’alentour, vêtu d’une peau de fauve, effrayant par sa vue les pâtres du voisinage, qui baptisèrent alors le manoir du nom de Château de l’Ours.
Un jour, sur les bords du Cher, il fit la rencontre d’un ermite habitant l’ermitage de Ste-Radegonde, auquel il conta les souffrances et la triste odyssée de sa mère. L’ermite fit rassembler une troupe d’hommes et de seigneurs et se rendit au manoir. Le crime de l’écuyer dévoilé aux habitants de la cité, il fut pendu aux créneaux du château de Montluçon.
Odile fut ramenée dans la ville et se retira dans un couvent et le fils s’illustra plus tard en Palestine sous le nom de chevalier Sarrazin. Il ne reste à présent que des ruines du château de l’Ours.

Les environs

Saint Thérence – Château de l’ours

Saint Thérence – église Saint-Thérence à 3 km au sud

Teillet-Argenty – Ruine de l’église Saint-Blaise à 9 km à l’ouest

Souvigny – La maison hantée

Souvigny :

Vers l’an 900, le premier duc de Bourbon y fonda un couvent de Bénédictins. L’église qui a survécu au monastère est un monument dont les caveaux renferment les tombeaux des Sires de Bourbon. À Souvigny, se trouve également « Le Prieuré », une vieille bâtisse construite au XVIIe siècle qui abrita une importante communauté religieuse jusqu’à la Révolution. Entre 1955 et 1960, elle fut le théâtre d’un phénomène de hantise qui reste l’un des plus troublants de l’histoire du paranormal. Dans son livre : « Médiums et fantômes », le professeur Robert Tocquet (Président de l’Institut Métapsychique International en 1982) reviendra en détails sur les évènements qui sont survenus dans « Le Prieuré ».

Le moine de Souvigny
La maison hantée
Le moine de Souvigny

Situation

Souvigny est située à 13 km à l’ouest de Moulins

La maison hantée est située au sud de la Prieurale

Les premières apparitions du fantôme de Souvigny

Le 6 juillet 1955, une femme (Madame V…) accompagnée de ses deux enfants emménagent dans la vieille bâtisse. La nuit du 10 juillet alors qu’elle s’apprête à s’endormir dans « la chambre des prieurs », Madame V… distingue dans l’obscurité une silhouette qui pénètre lentement dans la pièce. Mince et de toute petite taille (à peine 1m50 d’après la description de Madame V…), cette silhouette constituée d’une vapeur floue et incertaine ressemble à un moine. Le fantôme gagne alors la cheminée pour s’y mettre à genoux et prier. Il se prosterne à trois reprises avant de quitter la chambre.
Il y eut également une autre apparition pendant la nuit du 13 au 14 juillet : le fantôme (ou plutôt le moine fantôme) se manifestera dans la même pièce, après avoir ouvert délicatement la porte. Il s’agenouillera
devant la cheminée et priera après avoir imploré Dieu. Mais pour la première fois depuis le début des apparitions, le moine s’adresse directement à Madame V… : « Que faites-vous ici, pourquoi êtes-vous ici ? »
Madame V… lui retourne la question. D’une voie profonde, le moine répond qu’il prie dans cette bâtisse depuis plusieurs siècles pour « effacer » les nombreux crimes qui ont été commis au nom de la religion. Il évoque ensuite la mémoire d’un prisonnier, mort de faim et de froid dans l’obscurité d’un cachot, situé à proximité du couvent. En proie à un réel sentiment de culpabilité, il ira jusqu’à demander à Madame V… de donner à boire au prisonnier.
Le fantôme de Souvigny se manifestera à maintes reprises dans « la chambre du Prieur », la bibliothèque ou le hall de la maison. Il exigera le remplacement d’une statue brisée de la Vierge (en indiquant exactement l’endroit où elle se trouve). Il invitera également Madame V… à effectuer des recherches afin de retrouver des vieux parchemins dont il ne révélera jamais la nature.
Alors que la famille semble s’être habituée aux apparitions et autres requête du moine, un nouveau fantôme va venir troubler les esprits. L’apparition a lieu le matin dans la chambre des prieurs. Un froid intense envahit la pièce, le sang de Madame V… se glace. Tétanisée par la peur, elle est incapable de faire le moindre geste ou de prononcer le moindre mot. Une silhouette s’approche… Elle est différente, plus grande, plus austère. Le fantôme semble porter la mitre et la chasuble d’un évêque. Avant de s’éclipser, d’un ton autoritaire, il exige le départ de Madame V… : « Allez-vous en, cette maison n’est pas la vôtre ! ». Ce sera la seule et unique visite du fantôme aux allures d’évêque dans le Prieuré.
Malgré cette apparition inquiétante, Madame V… ne cède pas à la peur et décide de contacter le professeur Robert Toquet, éminent spécialiste des phénomènes paranormaux. Le futur directeur de l’IMI (1982)
conseille à la famille de prendre une photographie et si possible d’entrer en contact physique avec les entités en présence.
Le 26 octobre 1959, Madame V… parvient à prendre un cliché pour le moins convaincant. Cinq semaines plus tard, elle réussit cette fois, à toucher de sa main le fantôme qui au premier contact s’évapore. Dans les heures qui suivent Madame V… ressent de violentes douleurs. D’étranges marques de brûlures apparaissent sur ses mains. Elle en portera d’ailleurs les stigmates pendant plusieurs mois.
Le 27 mars 1960, dans une dernière apparition, le moine fantôme du Prieuré supplie Madame V… de l’aider à retrouver la paix : « J’ai laissé martyriser et mourir un homme. J’ai eu les mains coupées et j’ai été jeté dans une fosse commune avec d’autres religieux, entre l’église et le prieuré. Je vous en prie, faites sur moi de grands signes de croix, aspergez-moi d’eau bénite. » Madame V… s’exécute en respectant la volonté du moine qui dans un dernier souffle, disparaît définitivement.
Les apparitions des fantômes de Souvigny furent recensées pendant cinq ans. Aucun des précédents propriétaires ne signala leur présence. Pourquoi ne se sont-ils pas manifester plus tôt ? La question reste
aujourd’hui encore sans réponse.

Les environs :

Bourbon l’Archambault – La Forteresse  à 13 km à l’ouest

Besson – château de Fourchaud à 10 km au sud

Saint-Menoux – Eglise à 7 km au nord

Saint- Menoux – Le Débredinoire

Epoque :  XI° – XII° – XV°- Protection : MH (1937)
Propriétaire : commune de Saint-Menoux
Visite : libre
Dates et horaires :
Adresse :
Téléphone :
Courriel :
Site internet :

Saint-Menoux - le Débredinoire (chez.gerarddu63.free.fr)
Saint-Menoux - sarcophage avec orifice (ekladata.com)

Situation

Saint-Menoux est situé à 8 km à l’ouest de Moulins

Le Débredinoire est situé dans le déambulatoire

La légende de Saint-Menoux.

Menoux, ou Ménulphe (les habitants du village sont les Ménulphiens), évêque irlandais, naquit au VIIème siècle. D’Irlande, il se rendit en Grande-Bretagne, puis en Armorique jusqu’à Quimper où il fut ordonné prêtre puis évêque.
Au retour d’un voyage à Rome, épuisé et malade, il parvint au petit village de Mailly-sur-rose, devenu Saint-Menoux, où il s’arrêta pour prendre quelque repos. C’est là qu’il mourut un 12 Juillet, l’année n’étant pas connue. Avant de rendre le dernier soupir, il avait demandé à être enterré au cimetière de Saint-Germain.
Son tombeau devint un lieu de pèlerinage, depuis que son serviteur, Blaise, un simple d’esprit (bredin en parler local) entreprit de percer un trou dans le sarcophage de son maitre afin de pouvoir passer la tête à l’intérieur et d’être plus proche ainsi de celui qu’il vénérait. Il en serait sorti « débrediné », guéri grâce à Menoux.
Un monastère fut créé pour honorer sa mémoire.
On peut encore voir dans le narthex un ancien sarcophage percé d’un trou. Il serait le véritable sarcophage de Saint Menoux, celui-là même que Blaise perça. A son côté, celui de Blaise. Le débredinoire aurait été remplacé par un tombeau plus adapté aux visites de plus en plus nombreuses. Les reliques du saint y furent placées. On peut les apercevoir encore à travers les ouvertures vitrées.
(extraits de « lieuxsacres.canalblog.com »)

Chazeuil – La Vierge d’Agonges

Chapelle de la ronde – Epoque :  XI°- Protection :
Statue de la Vierge d’Agonges – Epoque : XII°
Propriétaire : privé
Visite : oui sur demande
Dates et horaires :
Adresse :
Téléphone :
Courriel :
Site internet :

Situation

Sur un monticule qui longe l’Allier et le chemin de fer, à quelques pas du château de Chazeuil, s’élève l’antique chapelle de la Ronde, datant du XIème siècle.

Histoire

Une légende s’y rattache : une statue de la vierge apparait tout d’abord dans l’église d’Agonges près de Souvigny. Un jour, les habitants voulurent la remplacer par une statue plus récente, et l’ancienne fut reléguée dans un coin obscur. Le lendemain, l’antique image de Marie avait repris son trône d’honneur, tandis que la nouvelle statue gisait à terre. Le sacristain rétablit l’une et l’autre en leur place, enfermant la vieille statue dans une armoire de la sacristie. Cette fois encore la vierge déjoua le projet des hommes et alla se réfugier dans le creux d’un ormeau que l’on voit encore aujourd’hui. Un berger la découvrit en cet endroit, et bientôt les fidèles la réinstallèrent dans l’église d’Agonges, à la place qu’elle occupait jadis. Les fidèles en colère fouettèrent la nouvelle Madone qui disparut encore du pays d’Agonges, et cette fois, sans retour. D’épouvantables fléaux désolèrent alors cette contrée inhospitalière. Le désespoir était à son comble, quand un jour on apprit qu’un pâtre de la forêt de Briailles, près de Saint- Pourçain, à sept ou huit lieues de là, avait trouvé une statue de la Sainte Vierge au milieu des épines. Les habitants de la région s’empressèrent de lui bâtir une chapelle sur le monticule de la Ronde près du château de Chazeuil, et « Les fouetteux d’Agonges », qui reconnurent la Vierge qu’ils n’avaient pas accueilli, repentants, viennent tous les ans, depuis de longs siècles, lui faire amende honorable. La statue miraculeuse fut cachée pendant la révolution, et rapportée plus tard à sa chapelle. En 1866, M. le Comte de Montagnac, propriétaire du château de Chazeuil, prit l’initiative d’une restauration complète. Tous les ans, le lundi de Pâques, ainsi que le premier dimanche d’Octobre, les fidèles s’y rendent très nombreux.

(source : »lieuxsacres.canalblog.com »)

Les environs