Saint-Pourçain – Le Vin

Etiquette de Saint-Pourçain
Saint-Pourçain carte AOC
La Ficelle (default8988.blob.core.windows.net)
Les Compagnons de la Ficelle (www.laficelle-saintpourcain.fr)
La Confrérie des Fins Palais (image1.lamontagne.fr)

Liens bourbonnais :

Les Compagnons de la Ficelle :

Vignoble (AOC)
Appellation reconnue depuis 2009
Région parente : Vallée de la Loire
Superficie totale : 800 ha
Superficie plantée : 640 ha
Nbre de domaines : 1 cave coopérative, 17 caves indépendantes
Cépages : Gamay et pinot noir. Chardonnay, sacy et sauvignon
Vins produits : rouges , rosés et blancs
Production : 30 000 hl

Le Saint-Pourçain est un vin d’appellation d’origine contrôlée produit autour de Saint-Pourçain-sur-Sioule.
Son aire de production est rattachée au vignoble de la vallée de la Loire.

Le vignoble s’étend sur dix-neuf communes, de part et d’autre de Saint-Pourçain-sur-Sioule : Besson, Bransat, Bresnay, Cesset, Chantelle, Chareil-Cintrat, Châtel-de-Neuvre, Chemilly, Contigny, Deneuille-lès-Chantelle, Fleuriel, Fourilles, Louchy-Montfand, Meillard, Monétay-sur-Allier, Montord, Saulcet et Verneuil-en-Bourbonnais.

Histoire
Le vin de Saint-Pourçain était servi à la table des rois de France Capétiens dès le XIIIe siècle, ainsi qu’à la cour des papes à Avignon (une cour qui en consommait de 60 à 120 hl par an). Il fut servi lors des fêtes données par le roi Saint Louis à Saumur en 1241 lorsque Alphonse de Poitiers fut armé chevalier et investi des comtés d’Auvergne et du Poitou. Lors du sacre de Philippe de Valois en 1328, les habitants de Reims eurent droit à un festin arrosé de Saint-Pourçain. Les qualités de ce vignoble sont vantées par l’évêque de Paris Guillaume d’Auvergne au XIIIe siècle. Sous Philippe Auguste, le poète Henri d’Andelys dans son histoire La bataille des vins énumère les plus grands vins blancs de l’époque et place en troisième position le Saint-Pourçain après les vins de Beaune et de Saint-Émilion. Les ducs de Bourbon appréciaient bien évidemment ce vin, noble produit des terres de leur duché. Il était transporté à Paris par bateaux (“sapinières”) qui descendaient l’Allier puis la Loire, à partir des ports de la Chaise (commune de Monétay-sur-Allier) et de Châtel-de-Neuvre. Arrivés à Briare ou Gien, après un court charroi, la marchandise suivait alors les cours du Loing, puis ceux de la Seine, pour être déchargée sur la place de Grève de la capitale. On démontait alors les bateaux pour réutiliser le bois pour le chauffage. Pour rejoindre Avignon, on acheminait les tonneaux par charroi jusqu’à Chalon-sur-Saône, puis par bateaux en suivant la Saône et le Rhône.

La Résistance
Au début du XIXe siècle, le vignoble Saint-Pourçinois couvre quelques 8.000 hectares. L’apparition du chemin de fer marque un recul de celui-ci, désormais concurrencé par les vins du Midi. La fin du XIXe siècle est aussi marquée par l’invasion du phylloxéra, lequel impose de tout replanter à partir de porte-greffes résistant à l’insecte. Mais, alors que l’autre grand vignoble de l’Allier, celui de la région Montluçonnaise, va disparaître, le vignoble de Saint-Pourçain s’accroche sur ses meilleures communes. La replantation en cépages hybrides fait cependant baisser la qualité du Saint-Pourçain, et le vignoble se doit d’évoluer pour survivre.

Le Renouveau
Le vignoble se voit attribuer le label VDQS (Vin Délimité de Qualité Supérieure) en 1951 et commence sa mutation avec la création à la même époque de la dynamique cave coopérative, aujourd’hui Union des Vignerons. À partir de 1970, coopérateurs et vignerons indépendants se lancent dans une démarche à long terme qui a peu d’équivalent dans les vignobles français. Un renouvellement sans précédent s’opère en effet entre 1973 et 1984 : plus de 250 hectares de vignes sélectionnées sont replantés ; parallèlement, les cuvages sont modernisés et les méthodes de vinification renouvelées. Le nouvel encépagement a rééquilibré le vignoble, les blancs dominants au début du XXe siècle laissent une part plus belle aux rouges, en même temps qu’ils retrouvent plus de typicité avec la replantation des cépages tressallier et chardonnay.

La Reconnaissance :
L’AOC Saint-Pourçain (Appellation d’Origine Contrôlée 27 ans après la dernière demande d’accession en AOC, le Cahier des Charges de l’AOC Saint-Pourçain a été validé le 28 mai 2009. Une vrai reconnaissance de la qualité des vins de Saint-Pourçain et de tous les efforts réalisés par les viticulteurs.
L’AOC Saint-Pourçain Blanc à la dégustation
Le Saint-Pourçain blanc est caractérisé par une robe jaune pâle à reflets verts. Le nez est marqué par des notes fruitées (agrumes, poire, pêche), florale (chèvrefeuille) et de miel. Enfin, la bouche est fraîche et aromatique, équilibrée et d’une belle longueur. Elle laisse une agréable sensation de rémanence fruitée et florale avec des notes de fruits secs (noisette).
L’AOC Saint-Pourçain Rouge à la dégustation
Le Saint-Pourçain rouge est caractérisé par une robe rouge cerise à reflets violets. Le nez est marqué par des notes de fruits rouges et noirs (cassis, groseille, framboise) avec des nuances d’épices (légèrement poivré) et parfois des notes florales (violette, pivoine). Enfin, la bouche est souple, plaisante et fruitée. Le Pinot Noir engendre finesse et longueur en bouche, et le Gamay apporte une bonne partie du fruité. L’AOC Saint-Pourçain Rosé à la dégustation
Ils sont caractérisés par une robe saumonée, soutenue et brillante à nuance violine. Le nez est marqué par des notes de fruits rouges et blancs (framboise, pêche) et des notes florales. Enfin, la bouche, vive et fraîche, bien équilibrée, laisse une finale persistante, parfumée et fruitée.

Confréries :
L’Ordre des Fins Palais
Cette confrérie a été crée en 1962 et perpétue les traditions vineuses depuis maintenant 46 ans avec toujours la même volonté.
Les Compagnons de la Ficelle
C’est en 1987, que la Confrérie des Compagnons de la Ficelle vit le jour grâce à Jean Berthon. Cette confrérie perpétue la tradition et rend hommage à Gaultier un tavernier du XVéme siécle. Site internet : www.laficelle-saintpourcain.fr

La Pompe aux grattons

Confrérie : de la Pompe aux grattons
Grand Gratonnier : Michel VERRIER
Date de Création
Chapitre :
But :
Contact :
Téléphone :
Courriel :
Blog : http://confreriepompeauxgratons.over-blog.com/

Ingrédients :

(pour 6 personnes)
-500 g de farine blanche
-2 oeufs
-200 g de beurre (ou 2/3 beurre+1/3 saindoux)
-1 pincée de sel
-200-250 g de grattons
– 2 paquets de levure boulangère

La recette de la véritable pompe aux grattons Bourbonnaise

Préparation

Prendre 1kg de farine. Le mélanger avec 400 grammes de gratons. Rajouter une pincée de sel (si les gratons sont très salés de nature, faire attention), un bloc de levure de boulanger et 20 cl d’eau. Bien mélanger afin d’obtenir une boule de pâte non collante et homogène. Si l’on dispose d’assez de temps, faire lever pendant 3 heures environ cette pâte dans un endroit chaud et à l’abri des courants d’air. Avec un couteau faire des stries sur le dessus de la boule. Enfourner dans un four chaud (240 degrés) et laisser cuire 50 minutes. Pour éviter que le dessus de la pompe ne soit trop brun, avant d’enfourner mettre une couche de farine assez épaisse (5mm) sur la pompe. De plus, si possible, mettre dans le four un récipient contenant de l’eau .

Paté aux pommes de terre

Confrérie : du Pâté aux Pommes de Terres Bourbonnais
Grand Maître : M. Bernard Moret
Date de Création : 2004
Chapitre : en octobre tous les deux ans
But : Défendre et promouvoir le Pâté aux Pommes de terre, ainsi que tous les produits du terroir Bourbonnais et de son vignoble de Saint-Pourçain.
Contact : M. Didier Lindron
11, rue Maurice ROBIN 03390 Montmarault
Téléphone : 04.70.07.39.19
Courriel : contact@confrerie-bourbonnais.com
Site : www.confrerie-bourbonnais.com

Ingrédients :

(pour 6 personnes)
-500 grammes de pâte brisée (ou feuilletée)
-1,5 kg de pommes de terre ( 1,2 kg épluché)
-4 verres de crème crue (soit 40 cl)
-1 jaune d’oeuf
-sel, poivre, 1 bouquet de ciboulette, 1/2 bouquet de persil, 2 échalotes,  2 gousses d’ail
– 1 verre de vin blanc

La Légende

La Légende du Pâté aux Pommes de Terre Le pâté aux pommes de terre est né dans la campagne entre Target et Voussac dans l’Allier ” Le Bourbonnais ” en 1789, année de grande disette en France. A cette époque, seule la consommation du poisson était autorisée par la religion catholique, par respect de cette règle les paysans composaient leur repas de leur production agraire. Les femmes eurent l’idée de mettre des pommes de terre dans de la pâte brisée qu’elles mirent à cuire dans le four communal après la cuisson du pain. Le rajout de crème fraiche donna du moelleux à ce met. Ce plat remplaça le poisson. Le vendredi, les restaurateurs, les boulangers et les traiteurs proposent ce met bourbonnais, le pâté aux pommes de terre.

La recette du véritable pâté aux pommes de terre Bourbonnais

Préparation
Après avoir épluché les pommes de terre, les couper en rondelles dans une jatte. Les assaisonner avec du sel et du poivre.
Bien mélanger
Beurrer le fond de votre tourtière et fariner puis étendre la pâte brisée dans le fond.
Empiler les rondelles de pommes de terre en rosace en formant un petit dôme central.
Préchauffer votre four, thermostat 7 ou 210°.
Recouvrir les pommes de terre par une pâte brisée jusqu’en butée du bord de la tourtière. Recouvrir à l’aide du bord de la pâte brisée inférieure, celle du dessus. Effectuer au centre du pâté un trou de 5 cm de diamètre (dit « La Cheminée »).
Passer avec un pinceau le jaune d’oeuf sur le pâté.
Mettre au four pendant 1 heure à 210°.
A la sortie du four, mettre la crème par la cheminée à l’aide d’une cuillère à café et faite tourner votre tourtière pour que la crème pénètre bien dans les pommes de terre (ou décalotter le pâté et verser la totalité de la crème sur les pommes de terre).