Quartier Villars – Epoque :  XVIII°- Protection : MH (1984)
Le musée : ouverture en 2006
Propriétaire : Ville de Moulins
Visite : 
Dates et horaires : Du 17 septembre au 13 octobre : de 14h à 18h.
Du 14 octobre au 11 mars : de 10h à 18h.
Du 12 mars au 6 avril : de 14h à 18h.
Du 7 avril au 30 juin : de 10h à 18h.
En juillet et août : de 10h à 18h30 
Adresse : Quartier Villars
Route de Montilly 03000 MOULINS
Téléphone : 04 70 20 76 20
Courriel :
Site internet : www.cncs.fr

Situation

Le CNCS est situé sur la rive gauche de l’Allier, face à la ville de Moulins, à quelques minutes du centre ville en traversant l’Allier par le pont Régemortes.

Histoire

Commencée en 1767, la construction des bâtiments s’étend sur un siècle. Son premier architecte, Jacques Denis Antoine, est un artiste de grande réputation, concepteur, entre autres, de l’Hôtel des Monnaies, à Paris. Sublime, forcément sublime, le Quartier Villars reflète la magnificence de la monarchie et de son armée ! C’est en effet la première caserne édifiée sous le règne de Louis XV, dans le cadre de la réforme des armées initiée par le Duc de Choiseul, mettant fin à l’hébergement des soldats chez l’habitant, source de nombreux désordres.

Nommée Villars, en hommage au maréchal natif de Moulins, Claude Louis Hector, Duc de Villars (1653 -1734),  grand homme de guerre de Louis XIV, la caserne, qui abrite un régiment de dragons de cavalerie, s’inscrit dans l’esthétique classique du XVIIIe siècle : elle se compose d’un bâtiment central, encadré de deux pavillons bas, avec un l’intérieur trois escaliers desservant au rez-de-chaussée les écuries et aux étages les chambrées des cavaliers. Les bâtiments en grès de Coulandon (une carrière locale) relèvent de prouesses techniques dans la taille de la pierre et d’une ingéniosité rare du plan, destiné à permettre une mobilisation rapide des troupes et à loger au mieux hommes et chevaux.

Au cours des siècles, le Quartier Villars reçoit divers corps d’armée ce qui conduit à des modifications sensibles de l’architecture. La magnifique caserne confinant à l’œuvre d’art connaît des heures brillantes rayonnant au-delà de son enceinte : revues, manœuvres, bals et concerts. C’est au bras d’un bel officier de cavalerie cantonné au Quartier Villars qu’une jeune et jolie couturière, Gabrielle Chanel, surnommée Coco, quitte Moulins pour « monter » à Paris et devenir une icône de la mode.

Mais la Première guerre mondiale marque le début du déclin de la caserne, la cavalerie étant progressivement remplacée par des troupes portées. Endommagé en 1940, le bâtiment principal est ensuite occupé par le corps de gendarmerie jusqu’au début des années quatre-vingt, puis délaissé. Avant de renaître en 2006 pour accueillir le CNCS et son régiment de costumes.

Histoire de la rénovation

Quel destin pour ce grandiose bâtiment et son enceinte? À l’entame des années 1980, la question préoccupe la population et les édiles. Après bien des péripéties, le Quartier Villars, voué à la destruction et en grande partie démoli, est finalement sauvé en 1984 grâce à un classement au titre des Monuments historiques.

La question de la réhabilitation se pose alors : que faire du Quartier Villars ?

Dix ans après le classement, l’Etat décide la création du Centre national du costume de scène et de la scénographie, dont les missions premières sont la conservation d’un fonds patrimonial important et sa valorisation auprès du public.

Les restaurations à effectuer sur le quartier Villars sont importantes. Il faut à la fois restituer l’état d’origine des principaux éléments classés, réhabiliter l’ensemble des bâtiments disposés autour d’une immense place d’armes, construire une nouvelle aile et adapter le tout à son nouvel usage.

La rénovation du bâtiment principal est confiée à François Voinchet, architecte en chef des Monuments historiques. L’architecte Jean-Michel Wilmotte remporte, quant à lui, le concours pour les aménagements intérieurs et la création de la nouvelle aile destinée à héberger les collections de costumes du CNCS. Accolées au bâtiment principal, ces réserves, conçues sur la base de volumes contemporains et stricts, s’insèrent parfaitement dans l’architecture originelle dont elles respectent les proportions et la rigueur, tout en évoquant le textile et l’ancienne occupation militaire par la pose d’une maille d’acier recouvrant le béton.

Description de l’architecture

Le bâtiment principal

Ce bâtiment est remarquable à divers titres, l’élégance des proportions, la qualité de l’appareillage, la grandeur des cages d’escalier, comme aussi l’audace de ses procédés de construction, maçonnerie armée, voûtes sarrasines… L’édifice, long de 93m et large de 20m, comporte trois niveaux de 1450m2 chacun. Il est desservi par trois escaliers monumentaux particulièrement élégants, par leur architecture comme par la pierre, du grès de Coulandon, dont les carrières sont situées dans le voisinage de Moulins.

Le bâtiment est distribué de part et d’autre de ces cages d’escalier en 9 travées régulières, anciennes chambrées des cavaliers.

Au rez-de-chaussée, servant autrefois d’écuries, des espaces d’accueil du public et billetterie, l’escalier d’honneur, la boutique, le restaurant et un auditorium de 100 places. Depuis  octobre 2013 trois nouvelles travées sont ouvertes en permanence au public, présentant la Collection Noureev.
Le premier étage est entièrement consacré aux expositions temporaires, avec huit salles vitrines, et une grande salle sur une double hauteur,  équipée d’un gril de théâtre pour la présentation d’élément de décor ou tout autre scénographie théâtralisée.
Au deuxième étage, des espaces pédagogiques (deux salles d’ateliers de 300 m2), des salles de réunion, le centre de documentation (300 m2) et l’administration.

L’ensemble de ces bâtiments était à l’ouverture un site pilote EDF, car équipé d’un système de chauffage / climatisation de PAC (pompe à chaleur) sur une nappe phréatique, faisant du CNCS un site précurseur en matière de développement durable.

Commencés en 1996 et terminés en 2006, ces travaux, d’un montant total de 22 millions d’euros, ont été financés par le Ministère de la culture et de la communication, les collectivités territoriales et le FEDER. L’aménagement de la place d’armes et des abords a été pris en charge par la Ville de Moulins.

Ainsi drapé dans son nouvel habit de lumière, le Quartier Villars transformé en temple du costume est rapidement devenu une bête de scène, l’un des fleurons indispensables de la culture et du tourisme en Auvergne. 

(Source : « www.cncs.fr »)

Les environs

Moulins – la cathédrale  (2 km à l’est)
Moulins – le musée Anne de Beaujeu (2 km à l’est)
Souvigny – église Prieurale (10 km au sud-ouest)