Epoque : X°-XIII° – Protection : MH(1914)
Propriétaire : Commune d’Ebreuil
Visite : Oui
Dates et horaires : Ouverte de 10 à 19h en été, 17h en hiver. Visite de la tribune sur rdv.
Adresse : 21 Place de la Liberté, 03450 Ébreuil
Téléphone :04 70 90 77 55
Courriel :
Site internet :

Situation

Ebreuil est située à 28 km à l’est de Vichy

L’abbaye Saint-Léger est dans le bourg

Histoire :

C’est au VIIIe siècle que Louis le Pieux (dit aussi « le Débonnaire »), fils de Charlemagne, roi d’Aquitaine, puis roi des Francs et empereur d’Occident y établit une résidence.
En 898, les moines de Saint-Maixent en Poitou, qui fuient l’invasion des Normands, trouvent refuge à Redon en Bretagne, où ils restent une trentaine d’années. Les Normands envahissant alors la Bretagne, les moines s’enfuient de nouveau et certains s’arrêtent à Ébreuil, où le roi Charles le Simple les autorise à fonder un monastère. Il s’installent vers 903 avec les reliques de saint Léger d’Autun. En 961, Lothaire fit don du château d’Ébreuil aux moines qui y élevèrent une église et des bâtiments monastiques. En 1080, face au rayonnement du monastère, le pape Grégoire VII l’érige en abbaye de l’ordre de Saint-Benoît. C’est alors que les moines transforment l’église en une magnifique abbatiale.
L’église abbatiale possédant les reliques de saint Léger, les pèlerins venaient les vénérer, ce qui a contribué à la richesse et à la notoriété de l’abbaye. La châsse de saint Léger qui date du XVIe siècle repose actuellement sur une colonne de pierre, derrière le maître-autel.
Les bâtiments monastiques ont été détruits au XVIIIe siècle ainsi que le bas-côté sud de l’abbatiale. Un hôpital-maison de retraite a été construit à la place des bâtiments conventuels.
L’église abbatiale est devenue église paroissiale d’Ébreuil à la Révolution, en remplacement de l’église Notre-Dame, plus petite et en moins bon état, qui fut désaffectée.

Les abbés d’Ebreuil

Les abbés d’Ébreuil ont été au nombre de cinquante, depuis Amblard qui dirigeait la communauté en 961 lorsque Lothaire lui abandonna le château d’Ébreuil jusqu’à Philibert Nicolas Hemey d’Auberive, abbé lorsque l’abbaye fut supprimée par la Révolution.
Des fouilles faites dans le sol de l’église en 1767, avec un compte rendu qui est conservé, ont permis de retrouver les tombeaux de différents abbés, notamment un certain Gerbert, suivi de son neveu maternel Guillaume, premier abbé avant 1072 et mort en 1090.
Le premier abbé commendataire semble avoir été Guillaume IV d’Aubière en 1473.
Parmi les abbés les plus connus, on peut citer :
– François de Tournon (1489-1562), cardinal, successivement archevêque d’Embrun, de Bourges, d’Auch et de Lyon, diplomate, qui fut abbé commendataire d’Ébreuil de 1509 à 1526.
– Jacques-François de Sade (1705-1778), ami de Voltaire et d’Émilie du Châtelet, libertin et érudit, historien de Pétrarque et oncle du marquis de Sade, chargé de l’éducation de ce dernier de l’âge de quatre ans à l’âge de dix ans. Il fut abbé commendataire d’Ébreuil de 1744 à 1778.
– Philibert Nicolas Hemey d’Auberive (1739-1815), dernier abbé d’Ébreuil de 1780 à la Révolution. Il fit construire le logis abbatial. Il consacra la dernière partie de sa vie à la publication d’ouvrages de philosophie et de théologie et à une édition des œuvres complètes de Bossuet.

Architecture

L’église abbatiale.
Elle a été bâtie entre le Xe et XIIIe siècles ; la nef et le transept sont de style carolingien, c’est d’ailleurs la seule église carolingienne d’Auvergne, tandis que le chœur est de style gothique primitif. Le clocher-porche à trois niveaux est de style roman du début XIIe siècle. À noter les très belles peintures murales de la tribune.
Elle a été bâtie sur l’ancienne église du monastère construite à partir de 961 par les moines bénédictins de Saint-Maixent pour abriter les reliques de saint Léger. La châsse qui a contenu les reliques est en cuivre argenté et en bois, elle date du XVIe siècle. La nef est précédée d’un clocher-porche rectangulaire construit à partir de 1125 et inspiré de celui de l’abbaye de Fleury, à Saint-Benoît-sur-Loire. Une charpente en bois protège les cinq travées de la nef carolingienne. En 1180, le chœur carolingien a été détruit et remplacé par un chœur de style gothique naissant.
Il est intéressant de noter que nef, travée, clocher-porche répondent à l’élégance du nombre d’or.
Les bas-reliefs du tympan du portail ont été retrouvés en 1860 sous une dalle de l’église, cette sculpture peut être datée du XIIe siècle.
Les peintures murales du XIIe siècle de la tribune représentent les martyres de sainte Valérie et de saint Pancrace. Dans la nef, à partir du troisième pilier sud on trouve une magnifique peinture de saint Georges terrassant le dragon et au-dessus une peinture du Christ en croix, ainsi que saint Blaise et saint Léger (Leodegarius en latin). Ces peintures sont du XVe et XVIe siècles.

Les bâtiments monastiques
Il n’existe plus rien des bâtiments monastiques à la suite de leur destruction au XVIIIe siècle (1776). Les bâtiments conventuels ont été remplacés par un hôpital dirigé par les religieux charitains (ordre de Saint-Jean-de-Dieu).

(source  » Wikipédia« )

Les environs

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